Amin Khan

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Amin Khan
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Amin Khan au 20e Maghreb des Livres (Paris, le 8 février 2014).
Naissance
Alger (Algérie)
Activité principale
Auteur
Genres

Amin Khan (ou parfois Amine Khan, ou Khene), né le 18 octobre 1956 à Alger, est un poète algérien contemporain de langue française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans un entretien en 2011 avec Ahmed Djebbar pour The Post-Apollo Press, Amine Khan confie avoir écrit son premier poème, Le désert, en 1966.

Il suit des études de philosophie, d'économie et de sciences politiques à Alger, Oxford et Paris. Il publie sous le nom d'« Amine » ses premiers recueils à Alger en 1980 et 1982. En 1984 il fait partie des poètes réunis par Tahar Djaout dans son anthologie Les Mots migrateurs. Il est plus tard fonctionnaire international à l'UNESCO.

En 2009 des poèmes extraits de son recueil Archipel Cobalt accompagnent une exposition d’art contemporain organisée au château de Chenonceau.

En juin 2012 le 1er Prix Méditerranée de la poésie « Nikos Gatsos » et le prix François Coppée de l'Académie française sont attribués à Amine Khan pour Arabian blues.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Colporteur, poèmes prosaïques 1972-1979, Société Nationale d'Édition et de Diffusion, Alger, 1980
  • Les Mains de Fatma, Société Nationale d'Édition et de Diffusion, Alger, 1982
  • Vision du Retour de Khadija à l’opium, avec des illustrations d'Abdelouahab Mokrani, Isma, Alger, 1989
  • Archipel Cobalt, préface de Dominique Sorrente, Éditions MLD, Saint-Brieuc, 2010 (ISBN 978-2-917116-16-6)
  • Vision of the Return, traduction de Dawn-Michelle Baude, Post-Apollo Press, Sausalito, California, 2012
  • Arabian blues, préface de René Depestre, Éditions MLD, Saint-Brieuc, 2012 (ISBN 978-2-917116-29-6)
  • Rhummel , Éditions Apic, Alger, 2014

Articles[modifier | modifier le code]

  • Chronique d'un cas de malchance dans l'histoire [les années Boumediène ], dans Algérie, 30 ans, Les enfants de l'indépendance, Éditions Autrement, Paris, 1992 (ISBN 978-9931-325-49-9) ; « Algérie Actualité » n° 1419, 23-29 décembre 1992.

Édition[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

  • Archipel cobalt, mise en musique par Erik Marchand, la rencontre inopinée d'un poète algérien et d'un chanteur breton, soulignée d'un ûd arabe et de percussions afro-cubaines, France Culture, 17 juillet 2010.

Anthologies, ouvrages collectifs et revues[modifier | modifier le code]

Sur Amin Khan[modifier | modifier le code]

  • Tahar Djaout, « Colporteur » par Amine, dans Algérie-Actualité, Alger, 8 janvier 1981
  • Les Mots migrateurs, Une anthologie poétique algérienne, présentée par Tahar Djaout, Office des Publications Universitaires, Alger, 1984, pages 31-32
  • Hélène Hazera, « Archipel cobalt » d'Amin Khan, dans Les Lettres françaises, 3 juillet 2010

Jugements[modifier | modifier le code]

  • « Les poèmes de Colporteur chantent essentiellement et sous une forme souvent voilée l'amour et un quotidien parcellaire, écartelé entre sensualité et dérision. (...) Dans Les mains de Fatma, son deuxième recueil, Amine Khan poursuit, avec le même regard incisif et souvent insolite, cette entreprise de déchiffrement de notre environnement immédiat, de distillation de l'essence des choses. Le livre est constitué de fêlures dans le silence et la nuit de l'attente. Les poèmes sont comme de courtes pulsations qui crèvent la monotonie et la solitude. Ironie, pirouettes langagières, métaphores oniriques, érotisme discret. »
Tahar Djaout, Les Mots migrateurs, Une anthologie poétique algérienne, Office des Publications Universitaires, Alger, 1984 (p. 31-32)
  • « L’Algérie, El Djazair en arabe, porte en son nom présence d’îles. Pour celui qui d’outre-Atlantique où il séjourna en fait l’expérience intérieure, il s’agit d’instaurer un dialogue, sans cesse activé, entre le temps de la mélancolie et l’appel du désir, l’Algérie faite archipel et la couleur à l’origine de tous les bleus rêvés. Écrire sera ainsi tenter des séjours brefs, pleins d’une humanité blessée mais survivante qui dans le prologue de la nuit n’oubliera pas de dire : « D’abord, cette tendresse de la dune ».
Dominique Sorrente, préface à Archipel Cobalt, 2010
  • « La fulguration surréaliste d’Amin Khan intègre une expression elliptique et dépouillée à divers héritages transnationaux et transculturels. Son énergie migratoire est partie prenante du cafard musicien des noirs et du feeling douloureux à la Baudelaire ou encore à la William Carlos Williams. Il met la tradition musulmane en contrepoint fécond aux valeurs esthétiques des cultures française et anglo-saxonne. En un temps où l’interdépendance des imaginaires de la planète n’arrête pas de s’accroître, sa maison philologique de poète n’est ni la nation arabe, ni les anciens empires coloniaux, sinon le sentiment de mondialité qui pousse son errance « d’éternel poursuivant de la poussière et du sel. »
René Depestre, préface à Arabian blues, 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]