Abdelouahab Mokrani

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Abdelouahab Mokrani
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
AlgerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
signature d'Abdelouahab Mokrani
signature

Abdelouahab Mokrani (ou Abdelwahab Mokrani), né le à Taher (Jijel), est un peintre algérien. Il met fin à ses jours[1] le à Alger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abdelouahab Mokrani, encore à l'école maternelle, modèle des figures humaines dans la pâte-à-modeler dont son père a gagné une grosse boîte à une tombola. Venu à Alger en 1967 il fréquente de 1971 à 1974 l'école des beaux-arts d'Alger puis rencontre et se lie avec M'hamed Issiakhem. À l'école des beaux-arts de Paris, de 1976 à 1982, son professeur de gravure est Jacques Lagrange. Il effectue alors des voyages à Florence. Rentré en Algérie en 1983, il est durant deux ans pensionnaire de la villa Villa Abd-el-Tif d'Alger (1987-1989), rencontre Kateb Yacine et réalise sa première exposition personnelle. En 1992 et 1993 il séjourne à la cité internationale des arts de Paris. Après un nouveau passage par Paris à partir de 1997, il vit et travaille à Alger depuis 2004.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

« Avec Kateb, Issiakhem, Lacheraf, El-Anka, Khadda, Djaout et quelques autres, Mokrani fait partie de cette petite bande Cheyenne éparse dans l'espace et dans le temps, d'artistes, de poètes, d'êtres rares en Algérie, qui, pourtant, par un sublime paradoxe, sont des représentants entièrement légitimes et extrêmement précieux de l'âme de l'Algérie, terre, rêve, lumière, douleur et sang ; ceux dont il faut espérer qu'ils finiront par "gagner la guerre" après en avoir perdu chaque bataille ! »

Amin Khan, Al Huffington Post,

Principales expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Centre culturel de la Wilaya d'Alger.
  • 1982 : Centre Gérard-Philippe, Le Plessis-Robinson.
  • 1990 : œuvres autour de Vision du retour de Khadidja à l’opium, recueil de poésies d’Amin Khan, galerie M'Hamed Issiakhem, Alger.
  • 1992 : Le Voyage, Baudelaire, Mokrani, Centres culturels français en Algérie, Alger, Annaba, Constantine, Oran et Tlemcen.
  • 1993 : galerie Bernanos, Paris.
  • 1994 : Université de Paris X, Nanterre.
  • 1995 : Centre culturel algérien de Paris.

Principales expositions collectives[modifier | modifier le code]

Abdelouahab Mokrani a participé à de nombreuses expositions collectives, notamment:

  • 1973 : Foire Internationale d'Alger.
  • 1979-1980 : exposition de gravures à l'École supérieure des Beaux-Arts de Paris.
  • 1986 : Centre culturel de la Wilaya d'Alger. Algérie, peintres des années 80, Centre national d'arts plastiques, Paris. Artistes algériens d'aujourd'hui, galerie M'Hamed Issiakhem, Alger. Six manières d'être artiste, galerie M'Hamed Issiakhem, Alger.
  • 1987 : Artistes de la villa Abdeltif, galerie M'Hamed Issiakhem, Alger. Peintres algériens vingt-cinq ans après, galerie M'Hamed Issiakhem, Alger.
  • 1988 : Papiers peints, galerie M'Hamed Issiakhem, Alger. Alger. Hommage à Picasso, Musée Picasso, Antibes.
  • 1993 : exposition universelle de Séville. Cité internationale des arts de Paris. Artistes du monde, Paris. Expressions algériennes, galerie art 14, Paris.
  • 1995 : Les effets du voyage, 25 artistes algériens, Palais des Congrès et de la Culture, Le Mans.
  • 2005 : Centre Culturel Français d’Alger.
  • 2005 : La nuit contre l'oubli, Place de la République.
  • 2005 : Hommage à M'hamed Issiakhem, Musée national des beaux-arts d'Alger.
  • 2006 : 5e Expo-rencontre internationale, galerie Top Action, El Achour, Alger.
  • 2007 : Regards - Rencontre des peintres arabes, galerie Top Action, El Achour, Alger.
  • 2007 : Exposition collective, galerie Top Action, El Achour, Alger.
  • 2008 : Hommage à M'hamed Issiakhem, Taboudoucht.
  • 2009 : Mosaïque, Hydra, Alger.
  • 2010 : Salon maghrébin des arts plastiques, Bordj Bou Arreridj.
  • 2012 : Trio trié : Abdelwahab Mokrani, Amar Briki et Moncef Guita, galerie Dar El-Kenz, Cherage, Alger.

Illustration[modifier | modifier le code]

  • Amin Khan, Vision du Retour de Khadija à l’opium, avec des illustrations d'Abdelouahab Mokrani, galerie M'Hamed Issiakhem, Alger, 1989
  • Baudelaire, Le Voyage, poème extrait des Fleurs du mal, Centre culturel français en Algérie, 1992

Musées[modifier | modifier le code]

Jugement[modifier | modifier le code]

« La peinture est, en Algérie, la discipline artistique où s’opèrent le plus de changements heureux. On peut d’ores et déjà affirmer que les Issiakhem, Khadda, Benanteur auront de dignes successeurs. Ils ont pour noms Wahab Mokrani, Hellal Zoubir, Abderrahmane Ould-Mohand. Ils ont tous moins de trente ans et leurs mérites commencent déjà à forcer la reconnaissance. »

Tahar Djaout (1985)[2]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Papiers peints, galerie M'Hamed Issiakhem, Alger, 1988. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alger. Hommage à Picasso, Musée Picasso, Antibes 1988. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Le Voyage, Baudelaire, Mokrani, Centres culturels français en Algérie, Alger, Annaba, Constantine, Oran et Tlemcen, 1992. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Brakim Hadj Slimane, Douloureux Mokrani, dans « Algérie-Actualité » n° 1375, Alger, 20-. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Les effets du voyage, 25 artistes algériens, (textes de Fatma Zohra Zamoum, Ramon Tio Bellido, Michel-Georges Bernard et Malika Dorbani Bouabdellah), Palais des Congrès et de la Culture, Le Mans, (ISBN 2950969801). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dominique Le Boucher, Abdelouahab Mokrani : L’Algérie des masques, suivi d'un entretien avec Abdelouahab Mokrani, Algérie Littérature Action n° 18-19, Paris, février-.
  • Mansour Abrous, Les artistes algériens, Dictionnaire biographique, 1917-1999, Alger, Casbah Éditions, 2002. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Le XXe siècle dans l’art algérien, (textes de Ramon Tio Bellido, Malika Dorbani Bouabdellah, Dalila Mahammad Orfali et Fatma Zohra Zamoum), Château Borély, Marseille / Orangerie du Sénat, Paris, avril-, coédition Aica-press / AFAA, Paris, 2003, p. 211 (ISBN 2950676812). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dominique Le Boucher, Abdelouahab Mokrani, l'Algérie des masques et Entretien avec Abdelouahab Mokrani, dans Algérie Littérature Action n° 18-19, février-.
  • Tahar Djaout, Une mémoire mise en signes, Écrits sur l'art, textes réunis par Michel-Georges Bernard, Préface de Hamid Nacer-Khodja, El Kalima Éditions, Alger, 2013 (p. 131-132; éléments de biographie, p. 173).
  • (en) « Abdelouahab Mokrani », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. il « s'est donné la mort à Alger » (Arris Touffan, « Mokrani, la lumière », dans Le Soir d'Alger, 7 décembre 2014, p. 2).
  2. Tahar Djaout, « Ould-Mohand - l’exubérance, la rigueur », sous le pseudonyme de Ali A., Actualité de l’émigration, n° 11, 20 octobre 1985

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]