Alice Milliat

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Alice Milliat
Description de cette image, également commentée ci-après

Première Audax d'aviron

Naissance
Nantes
Décès (à 73 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activité principale
Autres activités
fondatrice et présidente de la Fédération Sportive Féminine Internationale (1921)
Formation
enseignante

Alice Milliat née à Nantes et décédée le à Paris[1] est une nageuse, hockeyeuse et rameuse de nationalité française. Cofondatrice et présidente de la Fédération des sociétés féminines sportives de France, elle est aussi reconnue comme une des plus grandes militantes du combat pour la reconnaissance du sport féminin au niveau international.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de Nantes — ses parents, Hyppolite et Joséphine Million, tiennent une épicerie dans le centre-ville, rue Guépin[1] — Alice Milliat a juste 20 ans quand on la retrouve enseignante à Londres où elle épouse, le 10 mai 1904, Joseph Milliat, un jeune Nantais, employé de commerce, qui décède quatre ans plus tard[1].

Si elle n'est pas une sportive émérite depuis sa jeunesse, elle s'y consacre alors, son sport électif devenant l'aviron[2] qu'elle pratique à Fémina Sport[3] dont elle devient présidente en 1915[2]. Elle est aussi la première femme à remporter le brevet Audax rameur 80 km pour avoir réalisé ce kilométrage dans une embarcation légère dans le temps imposé[2].

À l'origine de la Fédération des sociétés féminines sportives de France (FSFSF) puis de la Fédération sportive féminine internationale (FSFI) elle abandonne une première fois en 1926 pour y revenir le 19 mai 1930. Alice Milliat qui parle couramment trois langues est la principale ambassadrice de la défense du sport féminin en Europe[4]. Malade et décriée pour le lancement d'une loterie destinée à l'acquisition d'un terrain d'entraînement, elle se retire définitivement de la scène sportive en 1935. L'année suivante la FSFI disparaît de la scène internationale.

Alice Milliat décède à Paris le 19 mai 1957. Elle est inhumée au cimetière Saint-Jacques dans le quartier sud de Nantes, dans une concession de la famille Brevet, celle de sa mère. Son nom ne figure même pas sur sa sépulture[1].

La Fédération des sociétés féminines sportives de France[modifier | modifier le code]

Avant la fin de la Première Guerre mondiale, en décembre 1917[5], les leaders des clubs de sport féminins créent la FSFSF[6],[3], qui regroupe des clubs déjà existants comme le Fémina Sport (1912) ou En Avant (1912)[7]. Le docteur Raoul Baudet en est le premier président et Mme Surcouf la première présidente. Alice Milliat est trésorière puis secrétaire générale en juin 1918 avant d'accéder à la présidence le 10 mars 1919[3]. Cette même année, elle demande au Comité international olympique (CIO) d'inclure des épreuves féminines d'athlétisme lors des Jeux olympiques suivants, mais sa demande est refusée[6],[3]. Parallèlement, la FSFSF se consacre également au football[8] dont elle organise les premiers championnats de France[7] mais aussi au basket-ball, à la natation et au hockey[3]. L'équipe de France de football féminin apparait en 1920.

La Fédération sportive féminine internationale[modifier | modifier le code]

Alice Milliat organise un meeting international à Monte-Carlo en mars 1921 où se rencontrent des représentantes de 5 pays : France, Grande-Bretagne, Italie, Norvège et Suède[3]. Devant le succès rencontré, elle crée la FSFI le 21 mars 1921[6],[3]. Élue présidente, son domicile du 3, rue de Varenne à Paris devient le siège social de la fédération. Celle-ci décide l'organisation de Jeux mondiaux féminins en alternance avec les Jeux olympiques. Les premiers se tiennent à Paris en 1922[9]. Ils mobilisent 20 000 personnes venues assister à ces jeux où se rencontrent des athlètes de 5 pays dans 11 compétitions sportives[10]. L'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) face à ce succès crée une commission chargée de la mise en place de compétitions athlétiques féminines aux niveaux national et olympique en collaboration avec la FSFI[10]. En 1926[9] la Suède accueille la seconde édition. À partir de 1928 à Amsterdam, l'athlétisme apparait aux Jeux olympiques. Cependant les Championnats mondiaux féminins perdurent jusqu'en 1936, date où l'IAAF intègre la FSFI dans ses structures et proclame leur fin[5],[11].

Notoriété[modifier | modifier le code]

De nombreuses villes ont donné son nom à une de leurs installations sportives et une salle du stadium métropolitain Pierre-Quinon de Nantes porte également son nom[12]. À Nantes, toujours, le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) lui a dédié sa résidence universitaire[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Alice Milliat, pasionaria du sport féminin », sur ouest-france.fr,‎ (consulté le 4 avril 2016).
  2. a, b et c Ghislaine Quintillan, « Alice Milliat et les Jeux féminins », Revue olympique, vol. XXVI, no 31,‎ , p. 27-28 (lire en ligne [PDF]).
  3. a, b, c, d, e, f et g Leigh et Bonin 1977, p. 75.
  4. Sylvain Charlet, « Alice Milliat (1884-1957) l'apôtre du sport féminin français », sur home.nordnet.fr (consulté le 4 avril 2016).
  5. a et b Musée national du Sport, Sportives (Plaquette d’une exposition) (lire en ligne), p. 10.
  6. a, b et c IAAF, Tables de Cotation de l'IAAF pour les Epreuves Combinées, (réimpr. 2004) (lire en ligne [PDF]), p. 28.
  7. a et b (en) Erik Garin; Hervé Morard, « France - List of Women Champions and Runners-Up », sur rsssf.com,‎ (consulté le 4 avril 2016).
  8. Fabienne Broucaret, « Alice Milliat, une héroïne sportive francaise », sur sportissima.wordpress.com,‎ (consulté le 4 avril 2016).
  9. a et b IAAF, Tables de Cotation de l'IAAF pour les Epreuves Combinées, (réimpr. 2004) (lire en ligne [PDF]), p. 29.
  10. a et b Leigh et Bonin 1977, p. 77
  11. Leigh et Bonin 1977, p. 81.
  12. Philippe Gambert, « Le stade d'athlétisme s'appellera Pierre-Quinon », sur ouest-france.fr,‎ (consulté le 4 avril 2016).
  13. « Résidence Alice Milliat », sur crous-nantes.fr (consulté le 4 avril 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]