Jeux mondiaux féminins

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jeux mondiaux féminins
Généralités
Sport AthlétismeVoir et modifier les données sur Wikidata
Création 1922
Disparition 1934
Autre(s) nom(s) Jeux olympiques féminins
Organisateur(s) FSFI
Éditions 4

Les Jeux mondiaux féminins, initialement appelés Jeux olympiques féminins sont mis en place entre les deux guerres mondiales afin de permettre aux femmes de s'affronter au niveau mondial dans de multiples disciplines, devant le refus par le CIO de leur intégration dans les jeux classiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Jeux olympiques avaient bien ouvert timidement leur porte aux femmes depuis 1900, mais les 65 femmes présentes à Anvers aux Jeux olympiques d'été de 1920 faisaient plutôt office d'alibis face aux 2561 hommes en compétition. En 1936, la situation n'a pas vraiment évolué au niveau olympique avec seulement 331 femmes en compétition à Berlin contre 3 632 hommes. Face à ce blocage des instances et afin d'accompagner le mouvement de féminisation des sports, les Jeux mondiaux féminins sont mis en place par Alice Milliat, fondatrice de la Fédération Féminine Sportive de France en 1917, à la suite du refus catégorique de Pierre de Coubertin en 1919 d'ouvrir le programme de certaines disciplines aux femmes. Après des essais à Monte-Carlo en avril 1921 et avril 1922, la première édition des Jeux mondiaux se tient à Paris le 20 août 1922, au stade Persching[1].

Initialement baptisés « Jeux olympiques féminins », ils suscitent l'indignation de J. Sigfrid Edström, président de la Fédération internationale d'athlétisme, qui y voit un putsch contre sa fédération. Alice Milliat accepte de renoncer à l'adjectif « olympique », mais maintient la compétition[2].

Devant le succès remporté par ces jeux, et notamment celui des éditions de 1922 et 1926, Sigfrid Edström propose à Alice Millat et aux dirigeants de la Fédération sportive féminine internationale que les femmes puissent participer dans les jeux masculins à 5 des 13 épreuves d'athlétisme concourues dans les jeux féminins. Il insiste pour rapprocher les deux fédérations, avec notamment une harmonisation des règlements techniques. Malgré le désaccord affiché et défendu auprès de la FSFI par Alice Millat, qui voit dans ces propositions une tentative de mainmise sur le sport féminin, les autres dirigeants de la FSFI acceptent. Leurs espoirs sont vite déçus, puisqu'après les Jeux d'Amsterdam de 1928, la fatigue à l'arrivée du 800 mètres d'une des concurrentes sert de prétexte à dénoncer le danger pour les femmes de l'épreuve, entrainant sa suppression lors des jeux suivants[1].

Alice Millat continue d'organiser les jeux mondiaux.

En 1936, le départ d'Alice Millat affectée par une maladie et des attaques contre sa stratégie, ainsi que les difficultés financières de la FSFI à laquelle les subventions ont été coupées signent sa disparition et l'arrêt des jeux mondiaux féminins[1],[3].

Éditions[modifier | modifier le code]

Édition Ville Pays Stade Date Participation
1922 Paris Drapeau de la France France Stade Pershing 20 août 77 athlètes et 5 pays
1926 Göteborg Drapeau de la Suède Suède Slottsskogsvallen Stadium 27–29 août 100 athlètes et 9 pays
1930 Prague Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie Stadion Letná 6–8 septembre 270 athlètes et 17 pays
1934 Londres Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni White City Stadium 9–11 août 270 athlètes et 19 pays

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Thomas Bauer , La sportive dans la littérature française des Années folles, Presses universitaires du Septentrion, 2011 (ISBN 9782757401736), 235 pages, p. 36-40, 43, extraits en ligne
  2. Pierre LAGRUE, « JEUX OLYMPIQUES - Les femmes et les Jeux  », Encyclopædia Universalis, consulté le 30 octobre 2015, lire en ligne
  3. Annick Davisse, Catherine Louveau, Sports, école, société. La différence des sexes : féminin, masculin et activités sportives, Éditions L'Harmattan, , p. 72

Liens externes[modifier | modifier le code]