Napoléon (film, 1927)

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Napoléon
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Réalisation Abel Gance
Scénario Abel Gance
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 330 minutes
Sortie 1927


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution


Napoléon est le titre de référence d'un film historique français, réalisé par Abel Gance, sorti initialement en 1927, dont le titre à l'écran est Napoléon vu par Abel Gance. Le film est également référencé dans de nombreux ouvrages sous le titre Napoléon Bonaparte, reprenant le titre de la version sonore de 1935. L'un des derniers films muets, sortit quelques mois avant l'apparition du cinéma parlant, ce film est considéré comme un chef-d'œuvre du cinéma mondial. Acclamé à sa sortie en 1927, oublié vingt ans après, il a fait l'objet de plusieurs restaurations successives dont la dernière est prévue achevée pour 2021[1].

Il est notamment réputé pour les nombreuses innovations mises en place par le réalisateur pour le film. Les caméras montées sur des chevaux, des voitures, sur des balanciers, ainsi le triptyque final en font partie. Le réalisateur s'appliqua à insuffler à son film un dynamisme jamais vu à l'époque.

Gance avait à l'origine prévu de réaliser une fresque historique complète à la gloire de Napoléon. Mais des difficultés techniques et financières ne permirent pas de les réaliser. Des huit projets prévus à l'origine, il n'en réalisa que deux, le Napoléon de 1927 et Austerlitz en 1960.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film retrace le parcours de Bonaparte, de 1781 à Brienne jusqu'au alors que débute la campagne d’Italie.

Résumé complet[modifier | modifier le code]

Première partie[modifier | modifier le code]

Enfance à Brienne

À l’hiver 1783, le jeune Napoléon Bonaparte (interprété par Vladimir Roudenko) est inscrit au Collège de Brienne, une école militaire pour fils de la noblesse, dirigée par les pères religieux Minimes à Brienne-le-Château. Les garçons de l’école font une bataille de boules de neige organisée comme un champ de bataille. Les Pères Minimes, en regardant la bataille de boules de neige depuis les fenêtres et les portes, applaudissent l’action. Napoléon retourne à ses troupes et les encourage à attaquer férocement. Portant le drapeau de son côté, il mène ses forces dans une charge finale et s'empare le drapeau de la forteresse ennemie.

Les moines sortent des bâtiments de l’école pour découvrir qui des deux camps est sorti vainqueur. Un jeune instructeur militaire, Jean-Charles Pichegru (ici, René Jeanne), demande son nom à Napoléon. Il répond « Na-paille-au-nez » dans un français approximatif aux accents corses, ce qui fait rire ses camarades. Malgré le fait que Pichegru pensait que Napoléon avait dit « Paille-au-nez », il lui dit qu’il accomplira de grandes choses.

En classe, les garçons étudient la géographie. Napoléon est irrité par la description condescendante de la Corse. Ils étudient également l'île de Sainte-Hélène, qui met Napoléon dans une rêverie pensive. Il est raillé par les autres garçons, et frappé par deux brutes.

Malheureux à l’école, Napoléon écrit sur ses difficultés dans une lettre à sa famille. Une des brutes rapporte à un moine que Napoléon cache des lettres dans son lit, et le moine déchire la lettre en morceaux. En colère, Napoléon va visiter les greniers de son ami Fleuri, un lieu de refuge où Napoléon garde son oiseau captif, un jeune aigle qui lui a été envoyé de Corse par un oncle. Napoléon s'absente pour chercher de l’eau pour l’oiseau. Deux brutes profitent de son absence pour libérer l’oiseau. Napoléon trouve l’oiseau parti et court au dortoir pour exiger du coupable qu'il se montre. Aucun des garçons n’avoue avoir libéré le volatile. Napoléon s’exclame qu’ils sont tous coupables, et commence à les combattre tous, en sautant de lits en lits. Dans l’affrontement, les Pères Minimes arrivent pour rétablir l’ordre. Ils punissent Napoléon et le jettent dehors dans la neige. Napoléon pleure sur son sort sur le fut d’un canon, puis il lève les yeux et découvre son aigle perché sur un arbre. Il l'appelle et l’aigle vole vers le canon. Napoléon reste longtemps à contempler son aigle tout en pleurant.

Deuxième partie[modifier | modifier le code]

Napoléon et la Révolution française

En 1792, la grande salle du Club des Cordeliers est remplie de centaines de citoyens qui attendent le début d’une réunion. Les leaders du groupe, Georges Danton (Alexandre Koubitzky), Jean-Paul Marat (Antonin Artaud) et Maximilien Robespierre (Edmond Van Dael), sont réunis dans une salle. Camille Desmoulins (Robert Vidalin), secrétaire de Danton, interrompt ce dernier pour rapporter une nouvelle chanson qui a été imprimée, appelée « La Marseillaise ». Un jeune capitaine de l’armée, Claude Joseph Rouget de Lisle (Harry Krimer) a écrit les mots et apporté la chanson au club. Danton dirige de Lisle pour qu'il chante la chanson au club. La partition est distribuée et le club apprend à chanter la chanson, la ferveur montant à chaque passage. Se tenant à l'écart de la foule, Napoléon (Albert Dieudonné), devenu jeune lieutenant de l’armée, remercie de Lisle en lui disant : « Votre hymne sauvera beaucoup d’un canon. »

Alors qu'il se promène dans les rues de Paris, Napoléon est remarqué par Joséphine de Beauharnais (Gina Manès) et Paul Barras (Max Maxudian) alors qu’ils montent dans une voiture pour se rendre dans la maison de Mademoiselle Lenormand (Carrie Carvalho), la diseuse de bonne aventure. À l’intérieur, Lenormand annonce à Joséphine qu’elle sera, un jour, reine.

Dans la nuit du , Napoléon, de son appartement, observe la foule qui défile dans la rue. Le peuple, armes à la main, se promène avec des têtes plantées sur des piques. Des révolutionnaires grimpent au balcon du logement de Napoléon pour pendre un homme. Effrayé, Bonaparte hésite à se servir de son arme pour se défendre. Puis, voyant la déclaration des Droits de l'Homme placardée au mur, il l'a compare aux excès et aux violences dont il vient d'être témoin, et rit aux éclats face à cette contradiction. Napoléon comprend à cet instant que son destin sera celui de remettre de l’ordre, tandis que le chaos et les excès gagnent la Révolution.

Au même moment, Louis XVI et Marie-Antoinette se trouvent à la Convention nationale. Louis XVI tente de s'expliquer et de convaincre l'assemblée, en vain, il est renversé. Comprenant sa situation, il pleure.

La foule en liesse se rend à une forge où se trouve Danton qui harangue la foule. Pendant qu'un forgeron martèle le fer, Danton se saisit d'un fer à cheval et le brise en deux ; c'est ainsi qu'il veut briser la monarchie. Il entre alors dans une phase de délire durant laquelle le rejoint la foule, séduite par l'orateur.

Napoléon, en congé de l’armée Française, se rend en Corse avec sa sœur, Élisa (Yvette Dieudonné). Ils sont accueillis par sa mère, Letizia Buonaparte (Eugénie Buffet) et le reste de sa famille dans leur maison d’été aux Milelli. Le berger Santo-Ricci (Henri Baudin) interrompt les retrouvailles pour annoncer à Napoléon une mauvaise nouvelle : le président de la Corse, Pasquale Paoli (Maurice Schutz) envisage de donner l’île aux Britanniques. Napoléon déclare son intention de tout faire pour s'y opposer.

Napoléon part revisiter les lieux de son enfance, Napoléon s’arrête dans les jardins de Milelli et se pose la question de se retirer et de protéger sa famille, ou d’avancer dans l’arène politique. Plus tard dans les rues d’Ajaccio, Pozzo di Borgo (Acho Chakatouny) encourage la foule à mettre Napoléon à mort pour s’être opposé à Paoli, et les citadins assiègent la maison Buonaparte. Napoléon se tient devant la porte et regarde la foule, qui se disperse silencieusement. Paoli signe un arrêt de mort, mettant un prix sur la tête de Napoléon.

Les frères de Napoléon, Lucien (Sylvio Cavicchia) et Joseph (Georges Lampin), partent à Calvi pour voir si les autorités françaises peuvent intervenir. Napoléon fait face au danger, seul, en se rendant dans une auberge où les hommes discutent de la politique. Les uns soutiennent les Britanniques, les autres les monarchies italiennes. Il confronte les hommes et dit : « Notre patrie est la France ... avec moi ! » Napoléon échappe à la capture et s’éloigne à cheval, poursuivi par Pozzo di Borgo, et ses hommes.

A l’étage de la mairie d’Ajaccio, un conseil déclare la guerre à la France alors même que le drapeau tricolore flotte devant la fenêtre. Napoléon monte sur le balcon et s'empare du drapeau, en criant au conseil, « C’est trop grand pour vous ! » Les hommes tirent sur Napoléon, mais le manquent, tandis qu'il s’éloigne.

Napoléon continue sa chevauchée à grande vitesse jusqu’au rivage où il trouve une petite embarcation de pêche. Il abandonne le cheval et monte dans le bateau. Découvrant qu’il n’a ni rames ni voile, il déploie le drapeau Français et l’utilise comme voile. Il est entraîné au large. Il est pris dans une tempête.

Pendant ce temps, à Paris, réunis à la Convention, les Girondins majoritaires perdent face aux Montagnards : Robespierre, Danton, Marat et leurs partisans. Robespierre demande que tous les Girondins soient inculpés. (Pendant ce temps-là, le bateau de Napoléon est ballotté par des vagues croissantes.) Les Girondins cherchent à fuir mais sont repoussés. (Une tempête jette Napoléon d’avant en arrière dans son bateau.) La salle de réunion roule avec la lutte entre les Girondins et les Montagnards. (Napoléon écope l’eau pour empêcher son bateau de couler.)

Plus tard, dans l’eau calme, le petit bateau est vu par Lucien et Joseph Buonaparte qui sont à bord d’un navire français, Le Hasard. Celui-ci fait route vers l'embarcation et récupère Napoléon Bonaparte, épuisé. En se réveillant, Napoléon dirige le navire vers une crique en Corse où la famille Buonaparte est secourue. Le navire part pour la France avec une future reine, trois futurs rois et le futur empereur.

Le navire de guerre britannique HMS Agamemnon croise Le Hasard, et un jeune officier du nom de Horatio Nelson (Olaf Fjord), demande à son capitaine s’il pourrait être autorisé à tirer sur le navire ennemi et le couler. Le commandant rejette la demande, arguant que la cible est trop peu importante pour gaspiller de la poudre. Alors que Le Hasard s’éloigne, un aigle s’envole vers les Buonaparte et se pose sur le mât du navire.

Troisième partie[modifier | modifier le code]

La Terreur

En , Charlotte Corday (Marguerite Gance) rend visite à Marat chez lui et le tue avec un couteau. Deux mois plus tard, le général Jean François Carteaux (Léon Courtois), aux commandes de l'armée Française, assiège, sans succès, le port de Toulon, tenu par 20 000 soldats anglais, espagnols italiens et royalistes français. Le capitaine Napoléon est affecté à la section d’artillerie et est consterné par le manque évident de discipline des Français. Il rencontre Carteaux dans une auberge dirigée par Tristan Fleuri, anciennement son ami de Brienne. Napoléon conseille à Carteaux la meilleure façon d’engager l’artillerie contre Toulon, mais Carteaux est dédaigneux. Un tir d’artillerie ennemi frappe l’auberge et disperse les officiers. Seul Napoléon reste pour étudier une carte de Toulon. La belle fille de Fleuri, Violine Fleuri (Annabella), admire Napoléon en silence.

Le général Jacques François Dugommier (Alexandre Bernard) remplace Carteaux et demande à Napoléon de se joindre à la planification d'une stratégie. Napoléon fait tirer sur l’ennemi, et établit la position comme la «batterie des hommes sans peur». Il y rencontre Junot. Dugommier nomme Napoléon au poste de commandant en chef de l’artillerie.

Les troupes françaises sous les ordres de Napoléon se préparent à une attaque vers minuit. Le soldat vétéran Moustache (Henry Krauss) raconte à Marcellin, 7 ans, aujourd’hui batteur, que l’héroïque Joseph Agricol Viala batteur aussi, avait 13 ans lorsqu’il a été tué au combat. Marcellin prend courage. Napoléon ordonne l’attaque en avant au milieu de la pluie et du vent fort. Un revirement fait qu’Antoine Christophe Saliceti (Philippe Hériat) a jugé la stratégie de Napoléon comme hasardeuse et qu'elle se soldera par un échec. Par conséquent, Dugommier ordonne à Napoléon de cesser d’attaquer, mais Napoléon convainc Dugommier en répondant que s'il échoue il en assumera toute la responsabilité. L’attaque se poursuit avec succès malgré les avertissements de Saliceti. Les positions des batteries anglaises sont prises. Un combat sanglant au corps à corps s'engage.

En raison de l’avance Française, l’amiral anglais Samuel Hood (W. Percy Day) ordonne l’incendie de la flotte de Français amarrée avant que les Français puissent reprendre les navires. Le lendemain matin, Dugommier, cherchant à promouvoir Napoléon au grade de brigadier général, le retrouve endormi, épuisé. Un aigle bat ses ailes comme il se perche sur un arbre à côté de Napoléon.

Quatrième partie[modifier | modifier le code]

Après avoir été humilié à Toulon, Saliceti veut faire mettre Napoléon en prison. Robespierre veut, quant à lui, lui offrir le commandement militaire de Paris, mais s’il refuse, il sera jugé.

Robespierre, soutenu par Georges Couthon (Louis Vonelly) et Louis Antoine de Saint-Just (Abel Gance), condamne Danton à mort. Danton est emmené à la guillotine, er la charrette qui l'y conduit passe sous les fenêtres de l'appartement de Robespierre. La foule demande la "grâce pour Danton". Robespierre observe la scène derrière des volets. Danton se lève et s'adresse à celui qui l'a fait condamné en ces paroles prophétiques: "Robespierre tu me suivra". Danton est amené à la guillotine et s'adresse au bourreau en ces mots: "N'oublie pas de montrer ma tête au peuple, elle en vaut bien la peine".

Saint-Just met Joséphine en prison aux Carmes où elle est réconfortée par le général Lazare Hoche (Pierre Batcheff). Fleuri, aujourd’hui geôlier, demande l’exécution de « De Beauharnais », et l’ex-mari de Joséphine, Alexandre de Beauharnais (Georges Cahuzac), se lève pour accepter son sort. Ailleurs, Napoléon est également emprisonné pour avoir refusé de servir sous Robespierre.

Dans son appartement auprès de ses proches, Robespierre médite sur les mots de Danton à son sujet. Il comprend que lui aussi tôt ou tard sera condamné.

Dans une salle d’archives remplie des dossiers des condamnés, les commis Bonnet (Boris Fastovich-Kovanko) et La Bussière (Jean d’Yd) travaillent secrètement avec Fleuri pour détruire certains dossiers dont ceux de Napoléon et Joséphine.

Pendant ce temps, à la Convention, le 9 Thermidor, des voix s’élèvent contre Robespierre et Saint-Just. Jean-Lambert Tallien (Jean Gaudrey) menace de tuer Robespierre avec un poignard. Malgré un émouvant discours de la part de Saint-Just cherchant à justifier les excès de la Terreur, la Convention met en arrestation les Montagnards.

De retour aux archives, les commis de prison reçoivent de nouveaux dossiers sur ceux qui seront exécutés par guillotine : Robespierre, Saint-Just et Couthon.

Joséphine et Napoléon sont libérés de leurs prisons. Napoléon décline la demande du général Aubry de commander l’infanterie dans la guerre en Vendée sous le général Hoche, affirmant qu’il ne combattrait pas les Français contre les Français alors que 200 000 étrangers menaçaient le pays. Il reçoit un ordre de cartographie mineure comme punition pour avoir refusé le poste le plus grand. Il élabore des plans pour une invasion de l’Italie. A Nice, le général Schérer (Alexandre Mathillon) voit les plans et rit de la proposition téméraire. Les plans sont renvoyés, et Napoléon les colle pour couvrir une fenêtre cassée dans le pauvre appartement qu’il partage avec le capitaine Marmont (Pierre de Canolle), le sergent Junot (Jean Henry) et l’acteur Talma (Roger Blum).

Joséphine convainc Barras de suggérer à la Convention que Napoléon est le meilleur homme pour réprimer un soulèvement royaliste. Le , Napoléon accepte et fournit 800 canons pour la défense. Encouragé par Napoléon, Joachim Murat (Genica Missirio) saisit un grand nombre de canons pour combattre les royalistes. Après son succès, Napoléon est nommé général en chef de l’armée de l’intérieur.

Un bal des victimes a lieu aux Carmes, la prison où Joséphine a été détenue. La beauté de Joséphine est admirée par Thérésa Tallien (Andrée Standard) et Madame Juliette Récamier (Suzy Vernon), et Napoléon est également fasciné.

Dans son bureau militaire, Napoléon annonce à Eugène de Beauharnais (Georges Hénin), 14 ans, qu’il peut garder l’épée de son père exécuté. Le lendemain, Joséphine arrive avec Eugène pour remercier Napoléon pour cette gentillesse envers son fils unique. Les officiers de l’état-major attendent des heures pendant que Napoléon tente maladroitement de transmettre ses sentiments pour Joséphine. Plus tard, Napoléon pratique son style amoureux sous la direction de son vieil ami Talma, l’acteur. Napoléon visite Joséphine tous les jours. Elle exige de Barras qu’il place Napoléon à la tête de l’armée Française d’Italie.

Napoléon projette d’envahir l’Italie. Il souhaite épouser Joséphine le plus rapidement possible avant de partir. Les préparatifs précipités vont de l’avant. Le jour du mariage, le , Napoléon a 2 heures de retard. Il se trouve dans sa chambre, à planifier la campagne italienne. La cérémonie de mariage est précipitée.

Juste avant de quitter Paris, Napoléon entre dans la salle vide de la Convention la nuit, et voit les esprits de ceux qui avaient mis la Révolution en mouvement. Les figures fantomatiques de Danton, Robespierre et de Saint-Just parlent à Napoléon, et exigent de lui des réponses concernant son projet pour la France. Tous les esprits chantent La Marseillaise.

Seulement 48 heures après son mariage, Napoléon quitte Paris pour Nice. Il écrit des dépêches et des lettres à Joséphine.

Napoléon accélère à Albenga à cheval pour trouver les officiers de l’armée et les soldats mal nourris, mal vêtus. Il ordonne un examen des troupes. Les troupes répondent rapidement à la présence imposante de Napoléon et se portent à l’attention parfaite. Fleuri, maintenant un soldat, tente et ne parvient pas à obtenir un soupçon de reconnaissance de Napoléon. L’armée d’Italie est nouvellement remplie d’un esprit de combat. Napoléon les encourage pour la campagne à venir en Italie, « l’honneur, la gloire et la richesse » qui leur appartiendront lors de la victoire. La force sous-alimentée et mal armée avance à Montenotte et prend la ville. D’autres avancées portent Napoléon à Montezemolo. Alors qu’il contemple les Alpes, des visions lui apparaissent des armées futures, des batailles futures et le visage de Joséphine. Les troupes Françaises avancent triomphalement alors que la vision d’un aigle remplit leur chemin, une vision du drapeau bleu, blanc et rouge Français s'agitent devant eux.

Production[modifier | modifier le code]

Le projet d'Abel Gance[modifier | modifier le code]

Abel Gance voulait rendre hommage à l'Empereur en lui consacrant une fresque à la mesure de l'épopée. C'est pourquoi il entreprit non pas un film, mais huit épisodes (d'autres sources en évoquent six ou sept)[2] :

  1. La Jeunesse
  2. Vendémiaire ou La Terreur
  3. Arcole
  4. Les Pyramides
  5. Austerlitz
  6. La Bérézina
  7. Waterloo
  8. Saint-Hélène

Il pensa à ce projet dès 1921, après avoir vu Naissance d'une nation de D. W. Griffith, et s'en entretint avec lui lors d'un déplacement aux États-Unis. Il voulait Ivan Mosjoukine dans le rôle principal, mais celui-ci refusa, ne pouvant se consacrer exclusivement aux deux années que demanderait la réalisation de cette fresque[3],[4].

Cependant, à la suite de la faillite en cours de tournage de son principal bailleur de fonds, le financier allemand Hugo Stinnes, Gance dut réduire son projet à la réalisation du premier film seulement, gardant espoir de tourner la suite de son projet en totalité.

Malgré les présentations triomphales de ce premier film en France (à l'étranger, le sonore concurrença lourdement le film), Gance ne parvint jamais à achever l'ensemble de son immense projet, les financiers désistèrent après le coût exorbitant. Le film coûta 17 millions de francs, alors que le coût promis de la totalité de la fresque est de 20 millions. Le montage variant de 4 000 à 9 000 mètres de pellicules (voir la version intégrale de 13 000 mètres) surpasse largement la durée limite des producteurs.

Il vendit son scénario Napoléon à Saint Hélène au cinéaste allemand Lupu Pick qui le réalisa en 1929.

En 1960, Gance tourna en Yougoslavie un Austerlitz qui peut en être considéré comme le troisième volet, même si on ne saurait y retrouver le souffle initial.

Aspects techniques[modifier | modifier le code]

Au-delà de l'ampleur du sujet abordé, Napoléon est aussi resté dans l'histoire du cinéma pour son approche narrative et technique novatrice. Vingt-cinq ans avant les autres tentatives de format large (Cinérama, CinemaScope), Abel Gance met en œuvre trois caméras projetant sur trois écrans, permettant ainsi différents effets[5],[6] :

  • une image d'une largeur trois fois supérieure au format habituel par juxtaposition ;
  • la répétition de la même image sur les trois écrans ;
  • la projection de trois points de vue d'une même scène (procédé préfigurant le split screen) ;
  • l'obtention d'une symétrie par inversion de l'image latérale.

Gance a d'ailleurs dit de cette technique, qu'il nomme « Polyvision » : « Dans certains plans de Napoléon, j'ai superposé jusqu'à seize images, elles tenaient leur rôle « potentiel » comme cinquante instruments jouant dans un concert. Ceci m'a conduit à la polyvision ou triple écran présentant à la fois plusieurs dizaines d'images. La partie centrale du triptyque c'est de la prose et les deux parties latérales sont de la poésie, le tout s'appelant du cinéma. »[réf. nécessaire]

Ces effets permettent au réalisateur de souligner les exploits et de renforcer le côté « patriotique » du film (en particulier avec les vues de batailles) dans une vision plus épique, voire mythique, qu'historique des événements. Mais plus que la technique, c'est surtout la volonté artistique de son auteur de s'affranchir du cadre qui marque, l'utilisation du triptyque et d'un montage très nerveux n'en étant que les moyens[7].

Lors de la fin du tournage du film (août 1926), pour la séquence du départ de l'armée d'Italie, Segundo de Chomón tourna sous la direction d'Abel Gance quelques plans en couleurs avec un appareil équipé du dispositif Keller-Dorian, plans qui ne purent, pour des raisons techniques, être projetés en l'état[8]. Selon d'autres sources, Gance aurait renoncé au recours à la couleur (voire des essais en relief) car le coté spectaculaire des procédés aurait nui à la dramaturgie et à l'esthétique de son film[9].

Casting[modifier | modifier le code]

Albert Dieudonné avait interprété le rôle de Napoléon Bonaparte au théâtre en 1913. Le Napoléon d'Abel Gance fit la gloire d'Albert Dieudonné. Son interprétation fut si magistrale que par la suite on le lui confia pratiquement plus que le rôle de Napoléon. Il écrivit un livre de politique-fiction en 1938 intitulé Le Tsar Napoléon et fut scénariste. Pour gagner sa vie, il se consacra à faire des conférences sur le Premier Empire. On raconte, mais il ne s'agit sans doute que d'une légende, que son rôle au cinéma le marqua tellement qu'il pensait être la réincarnation de Napoléon Bonaparte. on prétend qu'il surnommait son fils « l'Aiglon », ce qui n'est pas avéré, qu'il se promenait dans les rues de son village vêtu de l'uniforme de l'empereur (en réalité, ce fut à l'occasion d'une fête locale). Il mourut en 1976. Il demanda en dernière volonté à être enterré dans l'uniforme de l'empereur. D'autres acteurs furent pressentis pour le rôle : Edmond van Daële, Lupu Pick, René Fauchois, Ivan Mosjoukine.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage, commencé le , (Paris, château de Versailles, Petit Trianon, Grand Trianon, Briançon, Corse), s'arrête le , à cause de la faillite d'un de ses principaux bailleurs de fonds, le financier allemand Hugo Stinnes. Gance passe alors plusieurs mois à tenter de remettre l'affaire à flot et y parvient en faisant reprendre la production par la Société Générale de Films dirigée par Jacques Grinieff. Le tournage reprend de janvier à [10].

450 000 mètres de pellicule furent impressionnés par dix-huit appareils et le montage exigea plus d'un an de travail[11].

Deux scènes de ce film furent montées en triple écran dont celle, finale, du départ de l'armée d'Italie.

Exploitation initiale à Paris (1927-1928)[modifier | modifier le code]

Abel Gance avec Arthur Honegger.

La grande première se tient le à l'Opéra Garnier. On projette un montage de 5 200 mètres[12] avec triptyque final, la partition musicale est d'Arthur Honegger. C'est la version courte, dite « Opéra », qui connaitra dix représentations.

Les 8/9, et 11/, deux projections sont organisées pour la presse et les distributeurs. C'est la version longue dite « Apollo », métrage de 12 800 m, sans triptyque. Les deux versions sont montées à partir de négatifs distincts, correspondant à des choix artistiques différents[13].

En , on projette au cinéma Marivaux, en exclusivité parisienne, la version d'avril (avec triptyque et orchestre), exploitée en épisodes. En matinée on joue La jeunesse de Bonaparte, le Siège de Toulon et le départ de l'Armée d'Italie, et en soirée les scènes du Club des Cordeliers, La Terreur et Départ de l'Armée d'Italie.

En février 1928, est présentée au Gaumont-Palace une version mutilée tandis que s'inaugure le 10 de ce mois, non loin de là, le Studio 28 où l'on projette des essais en triptyques réalisés par Abel Gance (Danses, Galops et Marine), ainsi que le documentaire de Jean Arroy : Autour de Napoléon[14].

Version de 1935 : Napoléon vu et entendu par Abel Gance[modifier | modifier le code]

Connue sous les titres de Napoléon Bonaparte et Napoléon, vu et entendu par Abel Gance. Beaucoup pensent qu'il s'agit là d'une simple sonorisation selon les dialogues initialement écrits pour la version muette de 1927, avec des ajouts de quelques scènes. En fait, cette version de 1935 n'est pas simplement le film de 1927 sonorisé, car elle répond à une structure narrative complètement différente.

Le Napoléon de 1927 nous montrait l'histoire « en direct », au temps présent. Napoléon Bonaparte commence dans une veillée d'une auberge de Grenoble, peu avant les Cent Jours, où l'on retrouve des personnages comme Stendhal et son éditeur, ou bien des protagonistes qui ont connu l'épopée napoléonienne et vont l'évoquer devant le spectateur. Ce sont donc les flash-back qui sont constitués d'extraits de la version de 1927. Le film se termine par les habitants de cette auberge sortant acclamer le passage de l'Empereur, revenant de l'Ile d'Elbe. Puis, par un puissant raccourci, Gance, à travers le personnage d'un grognard, achève son récit en faisant se confondre le visage fatigué de cet homme, après la défaite de Waterloo, avec celui d'un des soldats anonymes sculptés sur la frise de l'Arc de Triomphe.

Seuls quelques comédiens de la version d'origine figurent dans ce nouveau montage (comme Antonin Artaud) - le décès de plusieurs interprètes du Napoléon muet contraignit Abel Gance à les remplacer ou à les faire postsynchroniser (selon les cas) par d'autres acteurs pour les séquences additionnelles tournées fin 1934.

Napoléon Bonaparte sortit le dans la salle parisienne Le Paramount. Gance utilisait pour la première fois son invention mise au point avec le constructeur André Debrie, la Perspective Sonore[15]. Ce système consistait, au lieu d'avoir une seule source sonore dans la salle (généralement les haut-parleurs placés derrière l'écran), à distribuer les sons au travers d'un réseau de 32 haut-parleurs disséminés dans la salle[16]. Souvent présentée comme l'ancêtre de la stéréophonie, la Perspective sonore voulait en fait, dépasser la notion du réalisme et, en variant les provenances des sons, instaurer une véritable dramaturgie sonore.

Napoléon Bonaparte fut restauré en 1988 par Bambi Ballard pour la Cinémathèque française.

Version de 1971 : Bonaparte et la Révolution[modifier | modifier le code]

Bonaparte et la Révolution, produite par Claude Lelouch avec le soutien d'André Malraux, est fondée sur le métrage de 1934 avec une introduction d'Abel Gance lui-même. Quelques scènes sont ajoutées de même qu'une narration en voix off de Jean Topart. La durée de la version intégrale est de h 35 et celle de la version pour la télévision de 3 heures[17],[18].

Ce film comporte des séquences du film de 1927, de celui de 1935, mais aussi d'Austerlitz ( 1960 ) et de Valmy ( 1967 ), autres réalisations de Gance; ce à quoi il faut ajouter des séquences additionnelles tournées spécialement pour le film de 1971.

Cette version est souvent considérée comme très inégale, souffrant des différences de style entre les montages. Au gré des séquences, certains personnages sont tantôt interprétés par les comédiens de la version d'origine, tantôt par ceux des séquences additionnelles ; ainsi, Marat est-il successivement interprété par Antonin Artaud et Henri Virlojeux, et Louis XVI par pas moins de trois acteurs différents.

Les reconstitutions[modifier | modifier le code]

Cinq restaurations argentiques de ce film ont été réalisées à ce jour[19], qui toutes mélangent des éléments des deux versions « Opéra » et « Apollo »[13] :

  1. De 1953 à 1959 : par Henri Langlois et Marie Epstein (19 bobines), présentée au festival de Venise en 1953.
  2. De 1969 à 1982 : première restauration par Kevin Brownlow, historien anglais du cinéma, avec le BFI (6 630 m soit h 50[20]), présentée au festival de Telluride (Colorado, États-Unis), le
  3. En 1983 : seconde restauration de Kevin Brownlow, toujours avec le BFI, mais cette fois avec la Cinémathèque française (7 155 m soit h 13), présentée au Havre les 13 et , puis à Paris au Palais des Congrès, les 23, 24, et .
  4. En 1991-1992 : restauration par Bambi Ballard avec la Cinémathèque française (7 500 m soit h 28), présentée aux arènes de Nîmes les 17 et , puis sous la Grande Arche de la Défense les 29, 30, et .
  5. En 2000 : troisième et dernière restauration par Kevin Brownlow avec réintroduction des teintages et virages (h 30 soit 7 542 m) présentée au Royal Festival Hall de Londres en .

Ces restaurations successives, présentées en divers points du monde (Paris, Rome, New York, Londres, Telluride, Monte Carlo, etc.), ont toutes rencontré un grand succès.

Cependant, entre les versions remontées par Gance à différentes époques, celles recoupées par différents distributeurs, les restaurations et les propres coupes qu'elles durent subir certaines fois[21], la situation patrimoniale du film était devenue des plus confuses. Claude Lelouch et Kevin Brownlow identifiaient 19 versions du film, Francis Ford Coppola 23 versions ... C'est pourquoi, en 2008, la Cinémathèque française décide d'arrêter toute exploitation du film et charge le réalisateur et chercheur Georges Mourier d'entreprendre une vaste expertise du fonds « Napoléon » à l'échelle nationale (Cinémathèque française, Archives françaises du film et Cinémathèque de Toulouse), puis internationale, ainsi que de reconstruire et de restaurer numériquement la version originelle « Apollo ».

Les premiers résultats de cette expertise sont présentés par Georges Mourier en janvier 2015, lors du festival « Toute la mémoire du Monde », à la Cinémathèque française, en présence de Francis Ford Coppola et Costa-Gavras[22]. Le lancement de la nouvelle restauration, sous la direction de Georges Mourier, en collaboration avec American Zoetrope et Film Preserve, pour le compte de la Cinémathèque française, y est officiellement annoncé par son directeur général, Serge Toubiana. Les résultats de l'expertise sont à nouveau présentés lors des conférences de Georges Mourier au festival de Telluride (Colorado, États-Unis) en septembre 2015[23], au San Francisco Silent Film Festival, (California, États-Unis) le [24], et l'inauguration de l'exposition « La Séquence Corse » à la Cinémathèque Corse (, Porto-Vecchio)[25],[26].

En , le British Film Institute édite le film en Bluray et DVD dans la version de 5 h 30 établie en 2000 par Kevin Brownlow (3e restauration argentique de Kevin Brownlow)[27],[28].

Le , lors du festival "Toute la mémoire du Monde" à la Cinémathèque française, Georges Mourier donne pour la première fois une projection comparative soulignant les différences artistiques entre les versions "Opéra" et "Apollo"[29]. Cette conférence s'est achevée par la présentation en avant-première mondiale de la première séquence restaurée du "Napoléon" avec le concours des Laboratoires Eclair: "Les Ombres de la Convention" en version "Apollo"[30],[31].

Le , au Marathon Film Festival de Budapest, dans le cadre de la Cinémathèque hongroise, une nouvelle conférence présente les travaux et découvertes effectués depuis 2008 et montre, pour la première fois à l'étranger, la séquence restaurée des « Ombres de la Convention »[32].

Le , à Sofia, lors du festival international du film (SIFF) et en collaboration avec l'institut Français de Bulgarie, une autre conférence, voisine de celle tenue à Budapest (), est donnée avec la projection publique des "Ombres de la Convention", pour la troisième fois au monde[33].

Le , à la Cinémathèque française, est présentée par Frédéric Bonnaud et Georges Mourier, en avant-première mondiale, la séquence restaurée des "Cordeliers" ("la Marseillaise", 18 min).

Une nouvelle conférence, "Le Napoléon d'Abel Gance : invention d'une restauration", est donnée le , à la Cinémathèque française, par Georges Mourier et des ingénieurs et techniciens des laboratoires Eclair pour exposer le protocole méthodologique et les innovations techniques - dont la colorimétrie - de la restauration toujours en cours[34]. La séquence des "Cordeliers" ("la Marseillaise"), qui avait été présentée à l'état de reconstruction basse définition lors de la conférence du , est projetée entièrement restaurée en fin de conférence[35].

Toutes ces projections et conférences ont permis d'apprécier les progrès et compléments significatifs apportés à ces scènes par rapport à la version de Kevin Brownlow de 2000, éditée par le British Film Institute en DVD et Blu-Ray en .

L'achèvement de cette restauration, sous la direction de Georges Mourier, est prévue pour fin 2020[36], soit douze ans après que lui ont été confiés les débuts de l'expertise.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

et parmi les interprètes de la version remontée et sonorisée de 1934 (intitulée Napoléon Bonaparte) mais n'apparaissant pas dans celle de 1927

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel Cirodde, « Napoléon ressuscité », Point de Vue,‎
  2. Jean-Jacques Meusy, « La Polyvision, espoir oublié d'un cinéma nouveau » », 1895, no 31,‎ (lire en ligne)
  3. Cf Lettres d'Abel Gance et d'Ivan Mosjoukine, in L'Enfant du Carnaval, documentaire filmé, version française, éditions Bach (DVD), Galina Dolmatovskaïa
  4. Archives BnF: Lettre de Mosjoukine à Gance.
  5. Jean-Jacques Meusy, « La Polyvision, espoir oublié d’un cinéma nouveau », 1895, no 31 (Abel Gance, un nouveau regard), octobre 2000, p. 153-211
  6. Valérie Peseux, La projection grand spectacle, Commission supérieure technique de l'image et du son, Paris : Dujarric, 2004, p. 74-77
  7. Les inventions techniques d'Abel Gance : mythe ou réalité ? - Conférence de Georges Mourier du 15 novembre 2013 à la Cinémathèque française
  8. « Un épisode de l’histoire de la couleur au cinéma : le procédé Keller-Dorian et les films lenticulaires », par François Ede, in: 1895, revue de l'Association française de recherche sur l'histoire du cinéma, 71 | 2013 : « Le cinéma en couleurs », pp. 171-200en ligne.
  9. Déclaration d'Abel Gance à Roger Icart en 1955. Roger Icart, Abel Gance ou le Prométhée foudroyé, Éditions L'Âge d'Homme, 1983, p 185
  10. Roger Icart, Abel Gance ou le Prométhée foudroyé, Éditions L'Âge d'Homme, 1983
  11. Roger Icart, Abel Gance ou le Prométhée foudroyé, Éditions L'Âge d'Homme, 1983, p. 171
  12. « Article de georges Mourier JFP N°86 Avril 2012 »
  13. a et b https://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/la-restauration-du-napoleon-d-abel-gance-est-lancee-211065 : La restauration du "Napoléon" d'Abel Gance est lancée
  14. Kevin Brownlow, Napoléon, le grand classique d'Abel Gance, Paris : Armand Colin, 2012, p. 182.
  15. Brevet no 750681 du 10 mai 1932 d'Abel Gance et André Debrie.
  16. Valérie Peseux, Archives no 87, Institut Jean Vigo, avril 2001, p. 4
  17. Roger Icart, Abel Gance ou le Prométhée foudroyé, Éditions L'Âge d'Homme, 1983, p 468
  18. « Bonaparte et la Révolution », sur kinematoscope.org (consulté le 21 octobre 2019)
  19. Georges Mourier, « La Comète Napoléon », Journal of Film Preservation no 86, avril 2012
  20. Les durées sont calculées à une cadence de 20 images par seconde.
  21. La version projetée au Radio City Music Hall de New York en janvier 1981 par Francis Ford Coppola (American Zoetrope) en collaboration avec Robert Harris[Lequel ?] (Images Film Archive) était un montage ramené à 4 heures (à 24 im/s, environ 6 584 m) de la première restauration de Kevin Brownlow présentée à Telluride.
  22. Conférence de Georges Mourier du 29 janvier 2015 1/1 et Conférence de Georges Mourier 2/2: exemple de reconstruction de la scène de "La Marseillaise".
  23. (en-US) Meredith Brody, « The Inadvertent Telluride Silent Film Festival », sur Indiewire, (consulté le 8 juin 2016).
  24. « Amazing Tales from the Archives | Silent Film Festival », sur www.silentfilm.org (consulté le 8 juin 2016).
  25. « La Séquence Corse ».
  26. http://www.cinematheque.fr/intervention/1639.html
  27. (en) Mark Brown, « Epic five-hour silent film Napoleon to be released on DVD », sur theguardian.com, (consulté le 28 octobre 2016).
  28. (en) « Page de vente du Bluray », sur bfi.org (consulté le 28 octobre 2016).
  29. « Conférence de Georges Mourier à la Cinémathèque française du 7 mars 2018: "La Lumière retrouvée?" »,
  30. « "Le Napoléon d'Abel Gance: la lumière retrouvée?" »
  31. « Sujet diffusé JT TF1 20h le 7/3/2018 », sur lci.fr
  32. « Programme du Marathon Film Festival de Budapest 2018: présentation de Georges Mourier. »
  33. « Conférence de Georges Mourier sur la restauration du film "Napoléon" d'Abel Gance — Institut Français de Bulgarie », sur institutfrancais.bg (consulté le 16 mars 2019)
  34. Georges Mourier, « "Napoléon d'Abel Gance: l'invention d'une restauration" », sur cinematheque.fr
  35. La Cinémathèque française, « Invention d'une restauration par Georges Mourier » (consulté le 6 novembre 2019)
  36. « A la découverte de l'incroyable restauration du "Napoléon" d'Abel Gance », LCI,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2018)
  37. Voir Napoléon vu par Abel Gance (1927), technical specifications, IMDb.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abel Gance, Napoléon : épopée cinégraphique en cinq époques, scénario édité par Jacques Bertoin, préface de Jean Tulard, Éditions Jacques Bertoin, Paris, 1991 (ISBN 978-2-87949-002-1)
  • Jean Arroy, En tournant Napoléon avec Abel Gance: Souvenirs et impressions d'un sans-culotte, Éditions la Renaissance du Livre, Paris, 1927.
  • Kevin Brownlow, Napoléon, le grand classique d'Abel Gance, Armand Colin, Paris, 2012 (Traduction de Abel Gance Gance's Classic Film de Kevin Brownlow - Alfred A. Knopf, New York - 1983, 2004).
  • Sylvie Dallet, La Révolution française et le cinéma : de Lumière à la télévision, Éditions des Quatre-Vents, coll. « Le Cinéma et son histoire », , 240 p. (ISBN 2-907468-04-9, présentation en ligne)
    (Ouvrage issu d'une thèse de doctorat sur le cinéma et la télévision, soutenue en 1987 à l'université Paris-X Nanterre devant Serge Berstein, Marc Ferro et Paul Gerbod, [présentation en ligne].)
  • Raymond Lefèvre, Cinéma et Révolution, Edilig, Paris, 1988.
  • Jacques Lourcelles, Dictionnaire du Cinéma - Les films, Robert Laffont/Bouquins, Paris, 1992 (ISBN 2-221-05465-2)
  • Georges Mourier, « La comète Napoléon », Journal of Film Preservation, Fédération internationale des archives du film (FIAF), no 86,‎ (lire en ligne).
    Introduction de Joël Daire, directeur du Patrimoine de la Cinémathèque française.
  • Dimitri Vezyroglou, « Le Bonaparte d'Abel Gance : un héros pour « apprentis fascistes » ou pour néo-romantiques ? », Sociétés & Représentations, no 26,‎ , p. 115-130 (lire en ligne).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]