Alexandre Denuelle

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Alexandre Denuelle
Biographie
Naissance

Paris
Décès
(à 61 ans)
Florence
Nom de naissance
Alexandre-Dominique Denuelle
Nationalité
France
Activités
Enfant
Thérèse Taine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Alexandre-Dominique Denuelle est un peintre et architecte français. Il est né à Paris le et mort à Florence le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Sculpture de Sainte Clothilde par Eugène Guillaume peinte par Alexandre Denuelle, (1854).

Il commence ses études décoratives dans l'atelier du peintre Bin en 1838 avec lequel il a réalisé le plafond de la salle des Batailles du Château de Versailles. Il entre ensuite dans l'atelier de Félix Duban pour se perfectionner et où il reste jusqu'en 1842. Il a travaillé avec Duban à la décoration du château du duc de Luynes.

À la fin de 1842, il quitte la France pour l'Italie où il réalise des études qui sont remarquées par des architectes.

En 1847, il commence par exécuter la décoration d'une chapelle absidiale de l'église Saint-Merri de Paris. En 1848, il travaille sur la décoration de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, puis au Palais du Louvre sur la décoration du Grand Salon Carré et de la salle des Sept-Cheminées.

En 1849, il est à l'église Saint-Paul de Nîmes dont on lui a donné à réaliser la décoration avec Hippolyte Flandrin qui est chargé de l'exécution des figures. Ce travail commun a conduit la municipalité de Strasbourg de leur confier la décoration picturale et ornementale de la cathédrale.

Il a été peintre de la Commission des Monuments historiques ce qui l'amené à suivre Eugène Viollet-le-Duc dans ses voyages. Cela lui a permis d'assimiler les œuvres du XIIe, XIIIe et du XIVe siècles.

La Commission des Monuments historiques lui confie la tâche de faire les relevés des peintures du Palais des papes d'Avignon. Il a par la suite fait de nombreux relevés de peintures dans différents monuments.

Il a travaillé à la restauration de la galerie des Cerfs du Château de Fontainebleau, au palais de Justice de Paris sous la direction de l'architecte Joseph-Louis Duc.

L'œuvre qui a fait sa réputation est la décoration du chœur de l'abbatiale de Saint-Germain-des-Prés où il a secondé le travail d'Hippolyte Flandrin. l a aussi été chargé de la décoration de la chapelle de la Vierge à l'église Saint-Eustache et de l'église Sainte-Clotilde de Paris.

En 1859, il fait pour l'hôtel de ville de Lyon la décoration de la chambre de l'empereur et du petit salon de l'impératrice. Il travaille sur la décoration d'un des salons de l'hôtel de M. Schneider.

Il réalise la décoration provisoire pour le baptême du prince impérial à Notre-Dame de Paris, celle de la chapelle du château impérial de Biarritz et de l'église de la Trinité de Paris. Il exécute la décoration des salons de réception des préfectures de Versailles et de Grenoble. En 1863, il assurera la décoration de la salle Mollien du musée du Louvre et en 1867, il travaille au pavillon Denon du musée.

En 1868, il réalise la décoration intérieure d'hôtels des Maréchaux situés rue de Tilsitt, ainsi que les salles du Musée-bibliothèque de Grenoble.

Après 1873, malade, il s'est limité à travailler à la décoration du chœur de la cathédrale de Strasbourg et à participer aux travaux de la Commission des Monuments historiques et à celle des Gobelins.

Il est nommé membre du jury pour l'Exposition universelle de 1878.

Il est inhumé à Menthon-Saint-Bernard, dans la chapelle où reposent Hyppolite Taine et sa fille Thérèse Denuelle[1], épouse d’Hyppolite Taine. Son épouse, Louise-Caroline Gautier, décédée le 10 juillet 1870 à Châtenay-Malabry, et ses parents, Auguste-Dominique Denuelle décédé le 11 mars 1868 à Paris 6e et Marie-Thérèse Michau, décédée le 6 décembre 1873 à Paris 7e, sont inhumés au cimetière Montmartre, 21e division.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Médaille de troisième classe en 1844, puis de deuxième classe en 1849.
  • Médaille de seconde classe à l'Exposition universelle de 1855
  • 1858 : chevalier de la Légion d'honneur
  • 1873 : il est promu grand officier dans l'ordre de la Légion d'honneur après l'Exposition universelle de 1873, à Vienne

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mort de Mme Hippolyte Taine, née Denuelle, son inhumation au Roc de Chère où repose son père et son époux, Hippolyte Taine, « Le Temps » 20 juillet 1905

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]