Albert Gayet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gayet.
Albert Gayet
Égyptologue
Image illustrative de l'article Albert Gayet
Pays de naissance Drapeau de la France France
Naissance
Dijon
Décès
Paris
Nationalité française
Parents Antoine Gayet et Claudine Emélie Flessière
Famille Marie Gayet
Découvertes principales dégage le temple de Ramsès II à Antinoé

Albert Gayet, né à Dijon le - mort à Paris le , est un égyptologue français, directeur des fouilles d'Antinoé de 1895 à 1911.

Jean Marie Philippe Albert Gayet, de son nom complet, est le fils d'Antoine Gayet, marchand de peaux, et de son épouse, née Claudine Emélie Flessière.

Lorsqu'Auguste Mariette fonde, en 1858, le Service des antiquités égyptiennes, au Caire, l'Égypte romaine et copte ne fait pas partie de ses priorités. Il accepte toutefois d'envoyer Albert Gayet, alors jeune chercheur élève de Gaston Maspero à l'école des Hautes Études, à 300 kilomètres du Caire, en Moyenne-Égypte, sur le site d'Antinoé, une cité fondée du temps de l'empereur Hadrien, en 130[1]. Cette mission est financée par Émile Guimet (1836-1918), un riche industriel lyonnais passionné d'archéologie à travers la Chambre de Commerce de Lyon, puis la Société Française de Fouilles Archéologiques[2].

Antinoé, la Pompei égyptienne[modifier | modifier le code]

Pendant quinze ans, Albert Gayet fouille dans la région, dégageant le temple de Ramsès II en 1896, et mettant au jour des nécropoles coptes, tandis que Jean Clédat, un autre élève de Maspero, découvre les monastères Saint-Jean, à Saqqarah, et de Baouit, en Moyenne-Égypte. Les deux savants redécouvrent ainsi l'art copte dont les plus beaux objets sont partagés entre le musée du Caire et le Louvre.

Coptomanie en Europe[modifier | modifier le code]

En 1902, Albert Gayet rédige le premier livre jamais écrit sur l'art copte. Son enthousiasme fait venir le Russe Vladimir de Bock (1850-1899) qui va suivre ses traces et rapporte des stèles, des portes sculptées, des tissus pour le musée Pouchkine de Moscou et celui de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Les tissus coptes montrés à l'Exposition universelle de Paris en 1900 sont à l'origine d'une véritable « coptomanie » en Europe. Peintre et créateur de tissus à Venise, Fortuny reprend, dans les années 1930, les motifs des broderies et la forme des tuniques qui viennent d'être exhumées[1].

Albert Gayet meurt à son domicile parisien en 1916, et lègue ses collections à sa sœur Marie. À la mort de Mlle Gayet en 1924, elles sont léguées à la ville de Dijon, et ainsi au musée des beaux-arts de Dijon qui récupère ces collections de tissus coptes qui comptent 450 pièces de fragments de vêtements et de linges tissés et décorés.

Une rue porte son nom à Dijon.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Exploration des ruines d'Antinoë et la découverte d'un temple de Ramsès II enclos dan l'enceinte de la ville d'Hadrien, E. Leroux,
  • Le Costume en Égypte: du IIIe au XIIIe siècle, E. Leroux, (réimpr. BiblioLife, 2010) (ISBN 978-1-141-67742-9)
  • Fantômes d'Antinoë : les sépultures de Leukyoné et Myrithis, Société française d'éditions d'art,
  • La Civilisation pharaonique, Plon-Nourrit,
  • L'art persan, Paris, Librairies-imprimeries réunies May et Motteroz, , 319 p. (lire en ligne)
  • Art arabe, Paris, Librairies-impr. réunies, , 316 p. (lire en ligne)

Compte rendu bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Florence Calament, « La révélation d’Antinoé par Albert Gayet, Histoire, archéologie, muséographie », Bibliothèque d’études coptes, Le Caire, IFAO, no 18/1,‎ (ISBN 2-7247-0366-9)

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]