Alain Dieulangard

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Alain Dieulangard
Bienheureux catholique
Image illustrative de l’article Alain Dieulangard
Bienheureux martyr
Naissance
Saint-Brieuc, Bretagne
Décès   (75 ans)
Tizi Ouzou
Nationalité française
Ordre religieux Missionnaires d'Afrique
Béatification 8 décembre 2018 Oran
Vénéré par Église catholique
Fête 27 décembre

Alain Dieulangard est un missionnaire d'Afrique, bienheureux et martyr, né en 1919 à Saint-Brieuc, tué le à Tizi Ouzou. Il est béatifié le à Oran, avec les autres martyrs d'Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Dieulangard est né en Bretagne le , d'une famille de dix enfants, dont cinq deviennent prêtres ou religieux[1].

Il entreprend des études de droit, qui sont interrompues par sa mobilisation au début de la Seconde Guerre mondiale[1],[2]. Après la bataille de France, démobilisé, il reprend ses études et obtient sa licence à Rennes en 1943[1],[2].

La même année 1943, Alain Dieulangard entre chez les Missionnaires d'Afrique, ou « Pères Blancs ». Il prononce son serment le à Thibar[2]. Il est ordonné prêtre le , à Carthage[1],[3]. Il désire partir comme missionnaire en Ouganda, mais il est destiné à l'Afrique du Nord et accepte volontiers cette nomination[1],[4]. Il étudie l'arabe littéraire et la culture islamique à Tunis, pendant deux ans[1] ou quatre ans[5].

Il est alors nommé en Algérie, plus précisément en Kabylie, où il passera en tout quarante-quatre ans, et dont il a appris la langue[1]. Réputé bon pasteur, il écoute beaucoup et partage les joies et les peines des chrétiens comme des musulmans, qu'il rencontre souvent lors de ses visites pastorales dans la région[1]. Il travaille dans l'administration et dans l'enseignement[2].

Après la nationalisation en 1976 des écoles et autres institutions chrétiennes, Alain Dieulangard est attiré par la vie contemplative, et il pense que ce mode de vie est plus adapté aux temps actuels[1]. Il passe six mois de vie contemplative à Venasque, en France, dans le silence et la solitude, mais son supérieur l'invite à ne pas prolonger l'expérience[6].

Au sein de la petite communauté de Tizi Ouzou dont il est le doyen, il rend service, assure l'accueil, tient les comptes et s'occupe des courses et de la cuisine[5],[7]. Il part régulièrement se ressourcer lors de retraites chez les Clarisses à Alger, ou au monastère de Tibhirine, ou lors de week-ends du Renouveau charismatique qui l'attire beaucoup[5],[7].

Il est principalement enseignant, et catéchiste pour les enfants[5],[8]. Il parcourt aussi les montagnes de Kabylie pour visiter les chrétiens, ce qui lui vaut le surnom d'« apôtre de la route »[5]. Il en profite pour célébrer la messe pour les Sœurs blanches[8].

Les témoins évoquent sa simplicité, sa sérénité, son goût des contacts, sa capacité d'écoute, son sens du conseil, ses qualités d'accompagnateur spirituel[5]. Son esprit de service, particulièrement réputé[7],[8], s'enracine dans sa foi et sa relation au Père[8].

Après la mort de frère Henri Vergès et de sœur Paul-Hélène Saint-Raymond en , il déclare que son futur est dans les mains de Dieu, et qu'il espère pouvoir rester pour assurer un minimum de présence chrétienne[8]. Sa motivation est de servir le peuple algérien comme expression de son amour pour le Christ[8].

Le , un commando islamiste surgit dans la communauté, tue le P. Alain Dieulangard et les deux autres membres de la communauté (le P. Jean Chevillard, supérieur, et le P. Christian Chessel) ainsi que le P. Charles Deckers qui vient de les rejoindre[8].

Béatification[modifier | modifier le code]

Le pape François reconnaît le qu'il est mort en martyr, comme les autres martyrs d'Algérie[9]. Il est proclamé bienheureux lors de la cérémonie de béatification le en Algérie, à Oran[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]