Christian Chessel

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Christian Chessel
Bienheureux catholique
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Biographie
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Nationalité
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Christian Chessel né à Digne-les-Bains le et mort assassiné à Tizi Ouzou (Algérie) le , est un prêtre catholique et religieux français Père Blanc, qui fait partie des dix-neuf martyrs de l'Église catholique algérienne de 1994 à 1996, dont les plus connus sont les moines de Tibhirine. Il est béatifié le 8 décembre 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre civile algérienne.

Le Père Christian Chessel est le plus jeune des dix-neuf martyrs, puisqu'il venait d'avoir 36 ans.

Christian Chessel obtient un diplôme d'ingénieur de l'INSA de Lyon en 1981, puis fait deux années de coopération en Côte d'Ivoire pour creuser sa vocation missionnaire. Il entre en 1985 chez les Pères Blancs et prononce ses vœux en 1991 à Rome la main posée sur l'évangéliaire en langue arabe d'un autre martyr Père Blanc, le Père Richard mort en 1881 au Sahara. Il est ordonné prêtre le 28 juin 1992.

De retour à Tizi Ouzou, il rejoint les trois autres Pères Blancs de sa communauté, les PP. Alain Dieulangard (1919-1994), Charles Deckers (1924-1994), curé de la basilique Notre-Dame d'Afrique, et Jean Chevillard (1925-1994). Benjamin de la communauté, il s'investit avec ardeur dans un projet de nouvelle bibliothèque pour les étudiants de cette ville populeuse. Il était également ami des moines trappistes de l'abbaye Notre-Dame de l'Atlas, les moines martyrs des Tibhirine, et suivait à l'hôtellerie de l'abbaye les réunions du groupe du « Lien de la Paix » (Ribât-es-Salam) fondé par le Père Christian de Chergé. Il y vint une dernière fois en novembre 1994.

Depuis 1993, les étrangers présents en Algérie sont menacés de mort par le FIS. Les Pères se savaient menacés, mais restent par solidarité envers la population. L'opération du GIGN de libération des otages de l'avion détenu par les 4 terroristes du Groupe islamique armé provoque des représailles en Algérie. Les quatre Pères Blancs sont assassinés à coups de mitraillette dans la cour de leur maison vers midi, le 27 décembre 1994[1],[2],[3],[4].

L'homélie quelques jours plus tard est prononcée par Mgr Henri Teissier. Le P. de Chergé assiste à la cérémonie. Quinze mois plus tard il donnera à son tour sa vie avec ses compagnons de Tibhirine.

Le Père Chessel est enterré dans le caveau familial à Villebois (Ain). L'ouverture de procès en béatification a commencé pour le diocèse d'Alger en 2007. Le P. Motte, dominicain, est le juge diocésain chargé du dossier. La cause aboutit en 2018, Christian Chessel est proclamé bienheureux à Oran le 8 décembre 2018.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Huit religieux catholiques tués en huit mois . L'ordre des Pères blancs » Article publié le 28 décembre 1994 dans Libération
  2. « La paix est passée par Tizi Ouzou » Article publié le 9 janvier 2005 dans La Croix
  3. « Dix-neuf religieux assassinés en deux ans » Article publié le 3 septembre 2010 dans La Croix
  4. « Avant Tibéhirine, les pères de Tizi Ouzou » Article de Pascal Ceaux et Jean-Marie Pontaut publié le 12 octobre 2010 dans L'Express

Articles connexes[modifier | modifier le code]