Jean Gol

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Jean Gol
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Jean J. Gol est un homme politique belge né à Hammersmith (Angleterre) et mort d'une hémorragie cérébrale à Liège .

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Hammersmith (Grande-Bretagne) où ses parents s'étaient réfugiés. Ses parents, Léa Karny et Stanislas Gol étaient docteurs en médecine. Docteur en droit (1959-1964), puis diplômé d'études supérieures et sciences juridiques (1969) de l'Université de Liège, chercheur (1964-1965), aspirant au FNRS (1965-1969) au Centre interuniversitaire de droit public, assistant du professeur François Perin (1969-1971), Jean Gol devient maître de conférence en 1974. Inscrit comme avocat au barreau de Liège (1964), il a installé un bureau d'avocats, spécialisé dans le droit commercial international.

Victime d'une hémorragie cérébrale le 17 septembre 1995, il meurt le lendemain[1].

Vie politique et associative[modifier | modifier le code]

Les premières années de ses études universitaires (à la faculté de droit de l'université de Liège), Jean Gol est membre des Étudiants socialistes et se revendique comme étant marxiste. Il est fort actif dans le syndicalisme universitaire. En 1965, il participe à la fondation du Parti wallon des travailleurs (PWT, voir sur celui-ci la notice : Gauche radicale en Belgique). Le PWT est essentiellement une initiative conduite par la section belge de la IVe Internationale trotskiste. Il fait partie de la tendance réformiste conduite par le professeur de droit François Perin. Perin et Gol vont s'opposer à l'hégémonie des trotskistes sur le PWT. Plus faibles, ils quittent le Parti wallon des travailleurs et créent le Parti wallon (PW) la même année. Élu sur les listes provinciales du Rassemblement wallon en 1968, Jean Gol devient député de Liège en 1971 et se consacre à sa carrière politique. En juin 1974, il est nommé Secrétaire d'État à l'Économie régionale wallonne au sein d'un gouvernement dirigé par le social-chrétien flamand Léo Tindemans.

Vers cette époque (1967), il est aussi membre actif du Centre communautaire laïc juif (CCLJ)[2].

En 1976, avec François Perin, Étienne Knoops, et quelques autres élus du RW, il participe à la création du PRLW (Parti des Réformes et de la Liberté de Wallonie), nouvelle formation politique principalement constituée sur les bases du PLPW (Parti de la Liberté et du Progrès Wallon): à savoir les libéraux d'André Damseaux. Des contacts sont ensuite pris entre les libéraux wallons et les libéraux bruxellois en vue d'accroître une synergie entre les libéraux francophones : le Parti réformateur libéral est créé en 1979 et Jean Gol en devient le premier président (il le restera jusqu'en 1981).

En 1980, ce parti entre dans un gouvernement à coalition tripartite qui contribuera à la deuxième étape des réformes institutionnelles, créant en Belgique de véritables entités régionales et communautaires, entités qui disposeront chacune d'un exécutif et d'une assemblée législative. Le programme économique libéral n'est toutefois pas appliqué, les ministres libéraux mécontents démissionnent du gouvernement. Un an plus tard, en décembre 1981, le PRL entre dans une nouvelle coalition gouvernementale en compagnie de la famille sociale-chrétienne. Jean Gol, devenu ministre de la Justice et vice-premier ministre, exécutif abandonne alors la présidence du PRL. Les deux gouvernements Martens-Gol (Martens-Gol V et VI) successifs développeront notamment une politique d'assainissement des finances publiques. Ils proposeront des lois controversées sur l'immigration et la création d'une brigade spéciale anti-terroriste. Comme ministre belge de la Justice, Jean Gol rédigera notamment, en 1985, un projet d'arrêté royal pour créer un « Conseil supérieur des musulmans de Belgique » (qui préfigurait l'exécutif des musulmans de Belgique). Le projet fut rejeté par le Conseil d'État. Deux lois porteront ultérieurement son nom, l'une (1984, d'application le ) facilitant l'acquisition de la nationalité belge et la rendant automatique par filiation maternelle; l'autre autorisant, sous condition d'être votée par les deux tiers du conseil communal, certaines communes à refuser l'inscription de nouveaux étrangers sur leur territoire.

Les élections législatives de l'année 1987 ayant été marquées par le recul électoral du PRL, ce parti intégrera les rangs de l'opposition durant l'année 1988. Après 3 années de semi effacement, Jean Gol retrouvera la présidence du PRL en mars 1992. Il sera, en 1993, avec Antoinette Spaak, à l'origine de la création de la Fédération PRL-FDF. Député européen depuis 1994, il s'éteint inopinément en septembre 1995 après avoir négocié, la même année, l'entrée du PRL au sein du gouvernement de la Région bruxelloise. Louis Michel sera alors choisi pour le remplacer à la tête du PRL.

Il est inhumé au Cimetière de Robermont à Liège.

Le centre Jean-Gol, centre d’étude du Mouvement réformateur[modifier | modifier le code]

Créé en hommage à sa mémoire, le centre a pour vocation d’alimenter notamment la réflexion sur tous les sujets de société importants. Ce centre se veut un carrefour ouvert au débat, à la réflexion et à la participation. Le centre est présidé par Didier Reynders, et dirigé par Hervé Hasquin. Le site du Centre Jean Gol[3] contient de copieux extraits d’études publiées sur des sujets divers (économie, culture, énergie, éducation, doctrine, institutions, interculturalité, etc.). On y trouve également un portail libéral actualisé renvoyant à près de 600 sites libéraux dans le monde, chaque lien faisant l’objet d’un commentaire critique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les révélations de la veuve de Jean Gol, 20 ans après sa mort, LaLibre.be, 16 septembre 2015
  2. Roland Baumann, « Des Juifs solidaires d'Israël et de la Diaspora », 8 décembre 2009, Site du Centre communautaire laïc juif.
  3. « Centre Jean Gol », sur www.cjg.be