Accord international sur le café

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L'accord international sur le café est un des grands Accords internationaux de produits signés au XXe siècle dans le domaine des matières premières. Il est conçu afin de garder les prix du café élevés et stables sur le marché.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'accord entre les pays producteurs de café et les pays consommateurs de café est signé pour la première fois en 1962, deux ans après l'indépendance de la Côte d'Ivoire. Il est institué pour une période de cinq, plusieurs autres accords internationaux sont entrés en vigueur, à savoir ceux de 1968, 1976, 1983, 1994, 2001 (du 1er octobre 2001 au 30 septembre 2007). À partir de 1989, il n'est plus que symbolique, sa durée réelle aura donc été d'un peu plus d'un quart de siècle[1].

L'accord s'instaure parce qu'il est, à un moment déterminé, le résultat d'un consensus entre les acteurs engagés dans la production, l'exportation, et la transformation du café : il assure aux consommateurs un approvisionnement suffisant et régulier et aux producteurs des débouchés et des prix rémunérateurs[1].

L'accord international sur le café vise au contingentement des exportation, fourchettes de prix révisées annuellement pour chaque type de café et fonds de diversification destiné à financer la reconversion des cultures en cas de très forte surproduction. Son exemple est suivi dans le domaine du cacao, marché également important pour la Côte d'Ivoire. Une première conférence des Nations unies a lieu à la demande du Groupe d'étude du cacao de la FAO, du 26 septembre au 24 octobre 1963[2], pour étudier un des Accords internationaux de produits les plus demandés. L'objectif est d'imposer de quotas de vente (variables) aux pays produisant plus de 10 000 tonnes de cacao par an, sauf ceux produisant la meilleure qualité, la fixation d'un prix international et la création d'un fonds financé par les exportateurs pour aider les pays producteurs à supporter la charge des stocks qu'impliquait automatiquement le respect des quotas.

Depuis fin 2007, il existe un nouvel accord international sur le café, lui aussi symbolique.

Les quotas d'exportation en fonction des volumes de café produits par chaque pays ont encouragé la surproduction[1] et pas stimulé la recherche de qualité. Mais après la disparition de fait de l'Accord international, dans les années 1990, la fin du système de quotas entraîne des faillites spectaculaires[1]. Les États qui avaient centralisé l'offre, déplaçant les grandes maisons internationales de négoce, se désengagent. Les négociants tendent à réapparaître, moins nombreux et adossés aux géants de l'agro-alimentaire, tandis que le marché à terme devient le centre de fixation des cours internationaux[1]. La question de la qualité au premier plan[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f "LA REGULATION DU MARCHE INTERNATIONAL DU CAFE : UNE PERSPECTIVE HISTORIQUE", [1]
  2. "L'Accord international sur le cacao", par Pierre Michel Eisemann, dans l' 'Annuaire français de droit international, 1975 [2]