Histoire de l'électricité

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La section « Histoire » de l'article Électron est une chronologie détaillée de l'étude expérimentale de l'électricité.
La foudre, manifestation spectaculaire de l'électricité.

L'électricité existe depuis les débuts de l'univers. Son histoire vue par les hommes remonte aux débuts de l'humanité, car l'électricité partout présente, très discrète la majorité du temps, se manifeste parfois de manière très spectaculaire et brutale : par exemple sous forme d'éclairs associés au tonnerre et à des destructions.

L'électricité et le magnétisme sont deux phénomènes physiques indissociables connus depuis des milliers d'années, leur théorisation et leur compréhension est relativement récente, au regard de la très longue période d'applications empiriques imaginées par les hommes.

Cet article se propose de retracer les tentatives des hommes pour comprendre, contrôler, utiliser et rationaliser ce vecteur d'énergie, devenu totalement incontournable depuis le milieu du XXe siècle.

Sommaire

De l'Antiquité à la Renaissance[modifier | modifier le code]

La foudre est perçue chez l'homme depuis la Préhistoire avec son côté dangereux et sa projection psychologique pour l'homme de la puissance - potentiel[L 1]. Depuis, "la" foudre fournit une partie des mythes concernant l'Homme et la Nature (mythes qui sont dans l'Antiquité la fondation de l'art, reflet "mimétique" de l'ensemble de l'univers entourant l'homme, c'est-à-dire donnant la beauté). La foudre, à la fois éclair et boule fondateurs de l'électricité, a pour côté utile la médecine dès la Préhistoire.

L'électricité et le magnétisme en Grèce antique[modifier | modifier le code]

Le terme « électricité » a pour racine le mot grec « êlektron » (ήλεκτρον) qui désigne l'ambre jaune, une résine fossile possédant des propriétés électrostatiques. De la même manière, le terme « électromagnétique » fait référence à la pierre de magnésie, un aimant naturel utilisé dès la Haute Antiquité (Magnésie est à l'origine une cité grecque, aujourd'hui située à l'ouest de la Turquie).

Ces deux racines indiquent que les effets de l'électricité et du magnétisme ont été découverts tôt dans l'histoire de l'humanité. L'aimantation naturelle, l'électricité de la laine, sont autant de phénomènes que les Hommes apprirent à connaître et à utiliser.

Chez les Hellènes, vers 600 av. J.-C., Thalès de Milet se voit attribuer la paternité de la réflexion sur l'électricité, plus précisément sur l'électricité statique et le magnétisme. Toutefois, seuls des textes apocryphes témoignent de son intérêt pour ces phénomènes (c'est Diogène Laërce, au IIIe siècle, qui rapporte les propos d'Hérodote et d'Hypias sur le savant grec). D'après ces textes, Thalès semblait accorder « une âme aux choses qu'on croyait inanimées ». La triboélectricité (celle de la laine), était déjà connue, mais ne pouvait être expliquée autrement que par une vision animiste de la matière, sa structure et ses propriétés physiques et chimiques étant alors inaccessibles.

L'électricité en Mésopotamie[modifier | modifier le code]

Les mésopotamiens au IIIe siècle av. J.-C. utilisaient de curieux objets, surnommés aujourd'hui, «pile électrique de Bagdad ». Ces poteries sont nommées ainsi depuis que quelques archéologues du XXe siècle, dont Wilhelm König, ont émis l'hypothèse, qu'elles auraient servi de piles électriques. Cette hypothèse est toujours controversée en 2016, notamment parce qu'il manque les éléments de connexion essentiels pour transmettre l'énergie électrique produite.

L'utilisation du magnétisme de l'Extrême-Orient à l'Occident[modifier | modifier le code]

En Chine, voir le Classique des documents, les propriétés magnétiques sont utilisées par les devins à partir des IIe et Ier siècles av. J.-C., pour fabriquer uniquement des tables de divinations magiques sans usage pour l'orientation dans l'espace. Mais de là dérive la première boussole qui indique le sud: elle est perfectionnée après le Ier siècle de notre ère.

La boussole sera progressivement utilisée en Asie pour la construction de bâtiments terrestres pour orienter leurs ouvertures et pour la navigation sur des bateaux. De plus, on découvre sous la dynastie Tang (618-907) la discordance entre le pôle Nord magnétique et le pôle Nord géographique.

Récupérée par les Arabes, la boussole arrive en Occident au XIe siècle, cela relance l'étude du magnétisme. L'effet des éclairs lumineux pendant les orages sur le comportement de l'aiguille de la boussole est consigné par les navigateurs[L 2].

L'usage de l'électricité produite par des êtres vivants[modifier | modifier le code]

L'électricité produite par des êtres vivants, en particulier des poissons électriques, est également connue depuis l'Antiquité. On trouve par exemple des bas-reliefs de l'Égypte antique représentant des poissons-chats électriques. Par ailleurs, une mosaïque de Pompéi représente une torpille commune. Scribonius Largus, sous le règne de l'empereur Claude Ier (41-54 ap. J.-C.) décrit un traitement contre la migraine ou contre la goutte qui utilise les décharges électriques (d'environ 250 volts[V 1]) produites par un poisson torpille.

Les XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Un tournant historique[modifier | modifier le code]

Le XVIe siècle[L 3]« temps des inventions » de la Renaissance avait été précédé par une inventivité forte pour ce qui concernait la science de la construction qui avait expérimenté des méthodes pour lutter contre la pesanteur.

Au cours des siècles précédents, en Occident, est imposé le conservatisme de la connaissance par l’Église chrétienne monothéiste, qui remplace les structures de l'Empire romain. Elle adopte la philosophie naturelle et la physique d'Aristote, l'astronomie et la géographie de Ptolémée, les deux principales synthèses scientifiques héritées de la culture hellénistique. Elle qualifie les pratiques et les savoirs par une normalisation du surnaturel. La formalisation des phénomènes électriques et magnétiques par les érudits exprimant la nouvelle curiosité s'appuie sur une structuration de conception de l'univers qui « a horreur du vide ». La foudre avec sa lumière est à l'époque un « phénomène divin », c'est-à-dire « normal ».

L'utilité de la connaissance, si elle prend son sens économique pour l'échange des matières et des fabrications, n'est pas à l'époque naissante de la philosophie des Lumières du tout appliquée en prévision économique sur la connaissance de ce que sont les rapports entre force, énergie, mouvement. L'utilité des phénomènes électriques expérimentés est essentiellement celle du plaisir de la connaissance[L 4] et de sa mise en spectacle[V 1]. Dans la période entourant 1600, variable selon la région d'Europe, un large courant culturel de progrès pour séparer l'imaginaire de la réalité s'établit, avec les cabinets de curiosités, une trentaine en Europe, dans lesquels on trouve des objets d'ambre, de porcelaine, de soie, des plumes[E 1]... Les échanges épistolaires entre les différents tenants sont très nombreux et très rapides[E 1]. Ils motivent les participants par delà leur "nationalité" pour prendre « connaissance » avec le monde non encore "classifié"[E 1]. Les cabinets précèdent les salons où se rencontrent les savants au XVIIIe siècle[E 1].

Les débuts de la théorie[modifier | modifier le code]

En 1600, William Gilbert assimile la Terre à un gros aimant[L 5] expliquant les pôles Nord et Sud lorsqu'il étudie les boussoles et invente le mot "électrique"[L 2]. De là nait ce qui s'appelle l'électricité[V 1].

Depuis 1646 en Angleterre le terme « électricité » est employé dans la trilogie « gravité, magnétisme, électricité »[1] dont Isaac Newton[L 6],[L 3] est un des mathématiciens-philosophes.

En 1660, Otto von Guericke crée une production d'électricité expérimentale avec une boule de soufre frottée par rotation: il constate des étincelles qu'il compare avec les éclairs[L 2]. Une lumière a probablement été vue à partir de cette machine.

En 1669, Hennig Brand découvre le phosphore, avec la lumière qui en est issue.

En 1676, Ole Christensen Rømer évalue la vitesse de la lumière à l'Observatoire de Paris[L 7].

En 1733, l'intendant Du Fay, en France examinant l'attraction et la répulsion de corps électrisés par frottement, distingue une électricité positive et une électricité négative (électricité résineuse venue de l'ambre et du soufre, électricité vitreuse ou vitrée venue du verre).

En 1746, le docteur Maimbray en Écosse procède à l'étude de l'effet de l'électricité sur deux plantes, en prémices de l'« électroculture »[L 8].

En 1747, Jean le Rond D'Alembert établit l'Équation de d'Alembert de propagation d'onde. (Elle est analogue aux quatre équations de Maxwell du XIXe siècle)[L 2].

En 1752, Benjamin Franklin a la vision théorique que la foudre est un phénomène dû à l'électricité et invente le paratonnerre: il est mis en place[V 1] en France en toute première application par de Buffon et Dalibard pour le démontrer.

Vers 1770 une expérience de Luigi Galvani, en Italie, va avec des cuisses de grenouilles mises en contact avec différents métaux, mettre en évidence un phénomène de nature nouvelle : la contraction des muscles d'un animal. Pour lui, « l'électricité animale est une électricité d'une nature différente de celle de l'« électricité de la foudre ». Elle n'est pas en mouvement et se situe dans le corps : il écrit en 1786 « de ANIMALI ELECTRICITATE »[V 1].

Cependant en 1773, le chimiste Henry Cavendish en Angleterre avait fabriqué une "maquette" de poisson-torpille avec des bouteilles de Leyde imbriquées enterrées. Et une "électricité" de même nature que la foudre -puisque venant du système du ciel et du sol- y avait été constatée avec les mêmes effets contractants (environ 2 500 V) que l'électricité animale du poisson-torpille (environ 250 V)[V 1].

En 1799, Alessandro Volta invente la pile électrique en empilant alternativement des disques de métaux différents (cuivre, zinc) séparés par des disques de feutre imbibés d’acide.

En Italie, Luigi Galvani qui est un tenant de l'« ordre divin » où « Dieu donne vie » est opposé philosophiquement à Alessandro Volta, ils appartiennent à deux Universités concurrentes[V 1]. Vers 1800, Volta, afin de démontrer et confirmer son point de vue sur les phénomènes électriques, met au point le premier objet qui fournisse de l' « électricité » sans transformation d'un mouvement mécanique et de façon continue : la pile voltaïque ancêtre de la pile électrique[V 1]. Le « fluide électrique » ayant des « goûts différents sur la langue» selon leur inventeur (électricité générée par la transformation chimique de métaux avec la salive).

Le courant continu "artificiel" de basse tension est ainsi une conséquence de la tenue des expériences sur le vivant animal démonstratrices des philosophies différentes[V 1]. Elle montre que la recherche initiale de la connaissance physique est intuitive et associée à la perception par les sens humains.

L'électricité statique : premières découvertes[modifier | modifier le code]

une machine de Ramsden électrostatique à disque en verre frotteurs en cuir, peignes collecteurs et éclateur à l'arrière

Les premières recherches factuelles concernant l'électricité avant l'avènement de l'électromagnétisme, se focaliseront sur la charge électrique donnant les phénomènes électrostatiques.

Précédemment observée par ses effets d'attirance des corps légers ou bien de "décharge" par étincelles, l'électricité résineuse ou vitreuse en équilibre dans les corps "chargés" (analogie avec la charge pondérale et le matériel de levage) aboutit au concept d'« électricité statique ». Avec la production d'une "charge" d'électricité avec des machines à frottement dont le premier exemplaire pratique fut celui de Francis Hauksbee, en 1705 avec du verre[V 1] peuvent commencer les premières expérimentations concrètes. Se popularisent des spectacles électriques grâce aux pouvoirs de fascination sur le mode du merveilleux qu'exerce ce qui est devenu le « nouveau feu sacré ». On crée alors la « physique amusante », physique scientifique. Ainsi des « électriciens »[V 1] (présentateurs) se chargent en électricité capable par décharge de produire des étincelles pouvant allumer de la poudre noire, enflammer de l'alcool ou se décharger sur les spectateurs. La mode est de faire l'expérience de la « béatification électrique »[V 1] chaise isolante sur laquelle se tient une personne portant une couronne métal produisant un halo (d'électroluminescence dû au champ électrique), spectacle du physicien Georg Matthias Bose (de) [L 9], [2].

Démonstration d'une machine d'"électricité médicale" par George Adams (1750-1795) (en) dans son livre « An Essay on Electricity, to which is added an Essay on Magnetism » (1784). Gravure de J. Lodge, (1799).

L'utilisation médicale antique de l'électricité se poursuit. Jean Jallabert, utilise une machine électrostatique en 1748 et parvient à obtenir une amélioration notable en dirigeant la décharge sur les muscles d'avant-bras chez un patient paralysé. L'utilisation thérapeutique de l'électricité se répand en Angleterre, elle est documentée dès 1767 à Londres, avant les démonstrations anatomiques de Luigi Galvani vers 1770. Jean-Paul Marat en août 1783 se voit décerner le prix de l'Académie de Rouen pour son Mémoire sur l'électricité médicale.

Ramsden[3] essentiellement un opticien s'intéressant au repérage des étoiles, en 1766 fabrique sur le mode utile une première machine avec boule de chargement d'électricité qui remplace les machines de Hauksbee à globe de verre. L'effet de pointe déjà vu par Benjamin Franklin y est utilisé.

En 1785, après les travaux de Benjamin Franklin, Luigi Galvani, Henry Cavendish - qui a établi que le « fluide électrique se déplace en surface »[L 2] - et les constats d'existence de l'électricité donnés par les électroscopes, mais avant les travaux d'Alessandro Volta, Charles Coulomb présente un deuxième mémoire à l'Académie des sciences, dans lequel il expose la loi selon laquelle les corps chargés électriquement interagissent avec la quantité d'électricité (charge électrique) et la distance géométrique. Il développe la Balance de Coulomb instrument de démonstration et de mesure permettant la vérification de sa loi.

La conduction électrique[modifier | modifier le code]

Les expériences de Stephen Gray[V 1] marquent la découverte de la conduction électrique et distingue les matières isolantes et conductrices. Dans des spectacles basés sur l'électricité « positive [4] », en 1720, il met en scène ses « electric boys », jeunes garçons suspendus au plafond par des balancelles munies de cordes en soie ou isolés du sol sur des tabourets en verre. Électrisés, ils émettent des étincelles si on place un conducteur devant eux ou attirent avec leur main des feuilles d'or. En février 1729, ayant frotté un grand tube de verre fermé par deux bouchons de liège, il constate « qu'il y avait certainement une vertu attractive communiquée au bouchon par le tube excité ». Il parvient alors à transmettre sur de grandes distances le pouvoir d'attraction en utilisant une ficelle de 80 mètres de longueur environ, suspendue par des fils de soie. L'expérience échoue avec la suspension par des fils en laiton, amenant Gray à diviser les substances en isolants et conducteurs[5].

La découverte de la bouteille de Leyde contenant de l'eau comme récepteur de la charge électrique stockée par l'isolation du verre donne en 1745 l'ancêtre des condensateurs avec leur conception du matériau diélectrique. Mais surtout, par le hasard [V 1] expérimental à Leyde, on remarque la secousse plus violente de la décharge de l'électricité reçue par lui si l'expérimentateur est en contact avec le sol. Par l'analogie faite avec le transport des fluides liquides portés sur un bateau naviguant sur un autre fluide liquide[V 1], la mer immense et sans mouvement de descente, l'électricité est théorisée comme un élément à charge de deux natures: électricité positive et électricité négative qui s'annulent mutuellement et fournissent une force puissante entre la machine de charge et la planète Terre. Il s'agit du « fluide électrique » en excès ou en défaut dans la matière (dont la nature "atomique" n'est pas envisagée au XIXe siècle[L 2]). La notion de courant électrique est née : l'électricité n'est plus seulement statique. Dans la période 1780 Henry Cavendish a imaginé cette notion de « charge condensée d'électricité qui est proportionnelle au "degré d'électrification" (différence de "potentiel électrique") » de la bouteille[L 2].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le courant électrique dans la société[modifier | modifier le code]

Au cours de ce XIXe siècle, la formalisation des phénomènes électriques et magnétiques s'appuie sur une structuration de conception par l'esprit en Occident : la «  pensée moderne ». Elle a pour maxime[L 10] institutionnelle « Scientia et Labore » (savoir et travail -lat.). Elle est une reprise et continuation de la théorie de[L 6],[L 11] Newton constituée en mode de pensée analogique - partant de phénomènes ordinaires tels que les courants d'air légers pouvant emporter une plume et la pomme qui tombe et aboutissant au CQFD des mathématiques. Cette théorie donnant les lois de l'électricité est celle des flux (les fluides ou forces associés aux distances géométriques sans transport de matière, et des entités -(quantités définies unitairement) toutes mesurables même si non visibles et sans masse perceptible. La réforme de la science chimique et physique à la Révolution française élimina la théorie culturelle des « quatre (ou cinq) éléments » et des « humeurs ». Avant cela historiquement, la conception du « plein » et du « vide » posait un questionnement au XVIIe siècle avec par exemple la formulation de l'atmosphère terrestre en épaisseur, forme et consistance. Au XIXe siècle cela se poursuit dans la science pour les deux éléments métaphysiques préalables à la démarche de Newton[6] du « rien » et du « quelque chose », résolus ultérieurement à l'aide de la théorie des ensembles mathématiques qui produira une image correcte de la réalité. Physiquement « le plein » a une transparence à la lumière qui est un problème, et pour « le vide » la conduction de rayonnement attend aussi une explication, et ils peuvent véhiculer des « fluides ». On fait alors usage des inventions pratiques comme celle de l'« éther »[L 2] (dispositif « faux » abandonné[L 12] ultérieurement) et de l'ion[L 13] (dispositif qui sera reconnu « vrai » lorsque les moyens techniques le permettront). On effectue une théorisation déterministe de « savoir exact » et qui s'appelle la « Science »[L 14]. On applique cependant la terminologie grecque qui était, elle, issue de la pensée philosophique de la création « sacrée[L 6] » en même temps que se formule une religion [L 15] dogmatique du progrès humain [L 10] par la science[Note 1].

La nature de l'électricité et du magnétisme est hors de portée de la perception sensorielle humaine usuelle, qui ne perçoit en permanence que la gravité, elle se définit par l'usage conventionnel. Ainsi naît la houille blanche, par analogie de pensée expérimentale avec le courant puissant de l'eau et de ses chutes canalisées, effective au tournant du siècle à partir de la Suisse et l'Autriche puis la France, par le turbinage électrique, qui continue le modèle des moulins mécaniques vent et eau très implantés dans l'industrialisation naissante au Moyen Âge.

Le constat, dans la période 1820-1825 par André-Marie Ampère lorsqu'il définit la loi du « Bonhomme d'Ampère », que l'aiguille aimantée ne pointe pas vers le fil électrique trouble toute la communauté des savants, qui n'y trouve pas d'explication. Ceci n'est pas cohérent avec la théorie Newtonienne de la Mécanique qui comprend force et direction et vitesse du mobile liés. La « Recherche fondamentale » se déploie pour trouver une explication, c'est le constat qu'il existe une autre « sorte de force »[L 2]. En 1831 Michael Faraday aborde la notion de « courbes magnétiques » avec la limaille de fer jetée sur un papier au dessus d'un aimant: elles dessinent des « lignes de force » du « flux magnétique » comme sur une carte géographique. La notion de « champ » est née[L 2].

La mathématique qui doit représenter cela aborde l'« espace vectoriel » de façon topologique avec le nombre complexe. Cet espace deviendra normé en fin de siècle et cet espace reposera encore la notion Leibnizienne de l'infini du siècle précédent.

L'utilité économique (brevet) des phénomènes que constituent[L 4] le « courant électrique », le « champ électrique », le « champ magnétique » et, les « ondes », est la motivation de la recherche des lois qui modélisent. Dans cette démarche de progrès le hasard a sa part. C'est une démarche autant pragmatique que scientifique, (par exemple l'électrotechnique[7] des machines à noyaux plongeurs reprenant le « Système bielle-manivelle » des machines à vapeur existe en même temps que celle des machines rotatives).

Le déterminisme de la physique classique se met en place pour la pratique avec l'invention des premiers appareils de mesure du « courant électrique ». André-Marie Ampère définit la première unité de mesure du courant électrique, l'intensité d'un courant électrique, aboutissant au premier ampèremètre en 1821, il crée et définit les termes distinctifs « électrostatique » et « électrodynamique », il invente le terme de « tension électrique »[L 2].

L'électricité est un nouveau média technique qui permet la communication à distance dès le milieu du XIXe siècle en remplacement du télégraphe optique (avec un langage articulé à trois états électriques: rien, créneau bref, créneau long)[V 2]. Elle fait l'objet d'une Convention télégraphique internationale[8] avec son usage généralisé après la première liaison Baltimore-Washington aux États-Unis (1844)[L 16].

L'électricité peut devenir à la fin du XIXe siècle une énergie produisant des mouvements mécaniques, le hasard de l'installation d'un « circuit électrique » erroné aboutit au constat de sa conversion en énergie cinétique et de la réciprocité. Cet usage s'ajoute à son utilisation déjà constatée en effets calorifiques, lumineux et chimiques. C'est l'aboutissement du développement induit des industries des matériaux conducteurs avec le développement des ateliers et usines d'emboutissage et de tréfilage d'alliages de cuivre amagnétiques et d'aciers résistants (fils électriques, résistance[9]) et celui des isolants électriques avec le développement des industries du verre, de la porcelaine-céramique, du caoutchouc. À ces matériaux s'ajoutent au début du XXe siècle la bakélite et les vernis puis les huiles pour la science du bobinage[Note 2]. La science mécanique des plaques et coques et profilés métalliques assemblés est mise à profit, l'industrialisation devient possible.

Le transport d'électricité change le paysage -sur des distances qui peuvent être longues selon que l'énergie vienne du charbon ou de l'eau-. Les zones urbaines commencent à se plus fortement différentier encore à la fin du siècle: l'habitat somptueux nouveau est dans cette pratique fortement ostentatoire du luxe de l'électricité pratique et confortable notamment par les premiers gratte-ciels. Et la banlieue industrielle (qui se différencie des faubourgs artisanaux) est une zone qui se définit part le fait de l'usine fabricant son électricité pour la livraison à soi-même et qui agglomère autour d'elle l'habitat de ses ouvriers, géré par elle ou installée « par la force des choses » en « mitage » de la campagne [10].

Au moment où on détermine que l'électricité et la lumière sont liés parce que le plus petit élément porteur d'électricité va à la « vitesse de la lumière »[L 17] s'ajoute à la fin de siècle l'étude de la radio-activité dans ce qui poursuit la mise en théorie du « quelque chose » en dualité onde-corpuscule.

La conduction électrique[modifier | modifier le code]

En 1827 Georg Ohm publie et énonce la loi des courants électriques en circuit sans composant électromagnétique, la loi d'Ohm. Elle deviendra après le XIXe siècle la loi fondamentale des circuits par l'extension de son concept philosophique appartenant à « l'école du contactisme[L 13] », autant que par sa conception physique de système en équilibre, conception modélisée par la mathématique de la géométrie. Une des ébauches de la systémique.

La théorie de l'ionisation se met en place à partir du milieu du siècle. Elle définit « l'école du chimisme[L 13] », elle représente une pensée[11] qui structure de façon transversale la société moderne composant entre le biologique vivant et le physique inerte ou dynamique. Cet ensemble de notions utilise toujours la théorie mécaniste Newtonienne de l'attraction particulaire qui lie celles-ci par le mouvement, tout en donnant à leur ensemble, la structure composée, une forme globale (un volume) et une masse[L 18] en y ajoutant l'attraction par le champ électrique.

L'isolation de circuits électriques a d'abord été un constat de propriétés de matériaux solides dans un environnement en fin de XIXe siècle : les télécommunications ont fait leurs essais avec l'emploi des matières rigides traditionnelles (verre, porcelaine, bois) et ont essayé des matières souples de textile et de papier imprégnés avec des goudrons, des gommes et résines avec des résultats variables.

Les développements de l'électromagnétisme[modifier | modifier le code]

En 1820, Hans Christian Ørsted formalise la relation entre électricité et magnétisme[12]. À la suite de Ørsted, Jean-Baptiste Biot (un disciple de Pierre-Simon de Laplace qui a travaillé sur les forces d'attraction) et Félix Savart formalisent la loi d'attraction électromagnétique[L 2].

En septembre 1820 André-Marie Ampère constate lui aussi que le fil électrique, non seulement dévie l'aiguille aimantée mais aussi l'attire, il en déduit après étude des lois qui font encore foi actuellement. Il fabrique avec François Arago le premier électroaimant [L 2], y adjoint techniquement pour la première fois un « noyau » de fer.

En 1831, Michael Faraday (1791-1867) découvre l'induction électromagnétique : la création d'un courant dans un conducteur à partir d'un champ magnétique mobile.

En 1832, Hippolyte Pixii, constructeur d'instruments de physique à Paris, réalise la première machine électrique à induction comprenant un aimant tournant en face des pôles d'un électroaimant fixe. C'est un générateur de courant alternatif qui permet d'obtenir du courant continu grâce au commutateur de M. Ampère (deux demi-bagues fixées à l'axe permettant l'inversion de la polarité). C'est déjà l'amorce d'un collecteur à lames. Joseph Henry observe l'étincelle se produisant à l'ouverture d'un circuit électrique et nomme ce phénomène extra-courant de rupture. C'est la découverte de l'auto-induction.

En 1833, Heinrich Lenz (1804-1865), physicien russe d'origine allemande, établit la loi qui donne le sens du courant induit.

En 1840, Gustav Kirchhoff définit le « potentiel électrique »[L 2].

Vers 1850 émergent les travaux sur le courant électrique obtenu par le condensateur relié au générateur électrostatique.

En 1865, James Clerk Maxwell publie son traité d'électricité et de magnétisme, véritable fondement de l'électromagnétisme moderne. Les fameuses « équations de Maxwell » sont établies.

En 1885, Galileo Ferraris, ingénieur italien, introduit le principe du champ tournant dans la construction des moteurs électriques.

En 1888, Heinrich Rudolf Hertz valide par la pratique, par la création d'ondes de 60 cm de longueur et leur réception, la théorie de Maxwell des ondes électromagnétiques jusque-là non certifiée[L 13]. En 1897, Joseph John Thomson démontre l'existence et le rôle de l’électron dans le système particulaire des rayons cathodiques.

Les premières machines électromagnétiques à but mécanique[modifier | modifier le code]

Le schéma de la roue de Barlow

En 1816 Francis Ronalds teste un dispositif permettant de transmettre des messages le long d'un fil. Son invention ne convainc pas les militaires de l'Amirauté sur le moment.

Peter Barlow (1776-1862) construit en 1822, la continuation de qui peut être considéré comme le premier moteur électrique de l'histoire par Michael Faraday en 1821[V 1]: le fil métallique suspendu qui tourne autour de l'aimant plongé dans le mercure relié à la pile de Volta[V 1]. La « roue de Barlow » est un simple disque métallique découpé en étoile et dont les extrémités plongent dans un godet contenant du mercure qui assure l'arrivée du courant. Cette sorte de machine à disque a été utilisée par Faraday dans le cycle énergie mécanique - énergie électrique à fluide électrique détecté à la fois comme générateur et comme moteur[V 1]. Faraday en a démontré la réversibilité[V 1].

En 1834, le professeur russe Hermann von Jacobi construit un moteur d'une puissance d'un cheval-vapeur qui propulsera un bateau à roue à aubes sur la Neva, à Saint-Pétersbourg. L'inducteur et l'induit sont des électroaimants en fer à cheval portés par une couronne mobile et une couronne fixe en regard l'une de l'autre. Le commutateur appelé « gyrotrope » inverse aux positions convenables l'excitation des électro-aimants mobiles. Mais ce moteur est encombrant et, finalement, c'est l'américain Thomas Davenport qui sera le véritable inventeur de ce genre de machine. On doit à Jacobi la notion de « force contre-électromotrice ».

Charles Grafton Page (en) expérimente un autotransformateur en 1835. La même année, Thomas Davenport, forgeron à Brandon dans le Vermont aux États-Unis, construit un des premiers véhicules électriques. Le moteur électrique était vraisemblablement un moteur du genre « piston simple effet de locomotive ».

Nicholas Joseph Callan réalise en 1837 le premier transformateur électrique composé d'un primaire et d'un secondaire.

En 1838, le premier télégraphe électrique fonctionnel est construit par Charles Wheatstone entre Londres et Birmingham.

Charles Grafton Page construit en 1838 une bobine d'induction qui peut être considérée comme l'ancêtre de la bobine de Ruhmkorff. Construction d’un moteur électrique semblable au piston simple effet des machines à vapeur, la vapeur étant remplacée par deux électroaimants en U.

1840 voit l'arrivée du moteur électrique de Jean-Gustave Bourbouze. Les pistons d'une machine à vapeur sont remplacés par des électroaimants excités alternativement grâce à des contacts commandés par un tiroir « distributeur ».

Électromoteur de Gustave Froment 1844.

Gustave Froment (1815-1865) construit la première machine à réluctance variable en 1845. Il s'agit d'un moteur rotatif comportant une couronne d'électro-aimants fixes qui attirent des barres de fer portées par une roue.

Entre 1854 où Charles Bourseul publia un article dans L'Illustration du , sous le titre « Transmission électrique de la parole » et le dépôt de brevet contesté d'Alexander Graham Bell, les recherches sur le futur téléphone occupent quelques scientifiques et inventeurs dans le monde.

Heinrich Ruhmkorff met au point en 1856 la bobine qui porte son nom en se basant sur les travaux de ses prédécesseurs et en fait un instrument scientifique performant qu'il commercialise.

Gaston Planté (1834-1889) invente en 1859 l'accumulateur électrique ou « pile réversible ».

Antonio Pacinotti (1841-1912) met au point une machine électrique constituée d'un anneau d'acier entouré d'un fil de cuivre, « l'anneau de Pacinotti ». C'est la base de la dynamo et du moteur électrique ultérieurs. Il publie en 1865, dans le no 19 de la revue Nuovo Cimento. Cette invention préfigure l'induit des machines électriques dont il envisage l'utilisation aussi bien en génératrices qu'en moteurs. N'ayant pu dépasser le stade expérimental, ses réalisations restent sans suite.

Henry Wilde (en) (1833-1919) réalise en 1868 une génératrice dynamo. Il remplace, à la suite des travaux de Werner von Siemens, l'aimant permanent de la génératrice magnéto-électrique par un électro-aimant alimenté par une machine auxiliaire.

En 1869, l'inventeur belge Zénobe Gramme (1826-1901), né à Jehay-Bodegnée (province de Liège), rend possible la réalisation des génératrices à courant continu en imaginant le collecteur. Il améliore les premières versions archaïques d'alternateurs (1867) et devient célèbre en retrouvant le principe de l'induit en anneau de Pacinotti. En 1871, il présente à l'Académie des sciences de Paris la première génératrice industrielle de courant continu, que l'on appela machine de Gramme. Il crée la base de la production industrielle et individuelle d’électricité.

Machines électromagnétiques 1885-1890.

En 1887, David Edward Hughes utilise un éclateur pour produire un signal radioélectrique, il atteint une portée de 500 m. Le , Heinrich Rudolf Hertz, dans l'Université supérieure des techniques de la cité rhénane de Karlsruhe, fait jaillir un arc électrique entre deux sphères de laiton, simultanément à quelques mètres un arc électrique prend naissance dans la coupure d'une spire métallique. Les oscillations du rayonnement électromagnétique sont induites à distance : les « ondes hertziennes » sont officiellement découvertes. Elles inspireront nombre d'inventeurs et de chercheurs sur les voies de la radioélectricité, base de la majorité de nos systèmes de communication modernes.

La diffusion de l'utilisation de l'électricité[modifier | modifier le code]

Première lampe électrique à incandescence.
Transformateur (Déri-Bláthy-Zipernovski, Budapest 1885.)

Vers 1876, l'électricité est utilisée de façon intense dans les rues des trois « capitales de la lumière » : Londres, New-York, Paris[V 1]. L'éclairage est réalisé à partir de l'invention[V 1] de la lampe à arc électrique en 1810 (arc provocant une incandescence forte avec combustion lente ponctuelle des électrodes[13])[L 2] par Humphry Davy (ce chimiste anglais travaille dès 1808 avec des piles de Volta mises en série pour obtenir une décharge continue puissante). L'alimentation des lampes en énergie électrique est effectuée par des câbles aériens[V 1] qui s'ajoutent aux câbles du téléphone et du télégraphe entre les bâtiments où les générateurs sont disséminés.

Article détaillé : lampe à arc.

En 1878, Thomas Alva Edison, inventeur américain, fonde l'Edison Electric Light Co. à New York. L'année suivante, en 1879, il présente la première lampe électrique à incandescence (avec filaments de carbone) développée avec[V 1] l'anglais Joseph Swan et qui reste allumée 45 heures. Elle est d'un usage possible dans les intérieurs, alors que la lumière électrique avec les lampes à arc était trop puissante[V 1]. Le but d'Edison est de rendre l'espace urbain "confortable" en enterrant le réseau électrique depuis la centrale électrique. La même année, en Europe, une centrale hydraulique de 7 kW est construite à Saint-Moritz. Dans les années 1880 Aristide Bergès promeut le concept de Houille Blanche.

En 1881, la France organise, entre le 1er août et le 15 novembre, une Exposition internationale d'Électricité[14] qui consacre la naissance de l'électrotechnique, soulignée par un « Congrès international des électriciens » qui siège à Paris du 15 septembre au 19 octobre. La grande nouveauté est l'emploi industriel de la dynamo Gramme.

Fin août 1883, Marcel Deprez réalise une autre expérience de transport d'électricité entre Vizille et Grenoble sur une distance de 14 km en courant continu, pour éclairer la halle du centre-ville de Grenoble. La même année, Lucien Gaulard, chimiste de formation, présente à la Société française des électriciens un « générateur secondaire », dénommé depuis transformateur. Devant le scepticisme de ses compatriotes, il s'adresse à l'Anglais John Dixon Gibbs et démontre à Londres le bien-fondé de son invention.

En septembre 1884, Lucien Gaulard et John Dixon Gibb se positionnent pour obtenir un prix lors de l'exposition de Turin et contrecarrer les opposants au transport du courant alternatif. Ils mettent en service une liaison bouclée de démonstration (133 Hz) alimentée par du courant alternatif sous 2 000 volts et faisant l'aller-retour de Turin à Lanzo (80 km). On finit alors par admettre l'intérêt du transformateur, qui permet d'élever la tension délivrée par un alternateur et facilite ainsi le transport de l'énergie électrique par des lignes à haute tension. Après le prototype de 1884 qui comportait un circuit magnétique ouvert, d'où un bien médiocre rendement, le transformateur de Gaulard de 1886 est proche des transformateurs actuels, son circuit magnétique fermé est constitué d'une multitude de fils de fer annonçant le circuit à tôles feuilletées.

Ainsi, en 1885, les Hongrois Károly Zipernowsky, Miksa Déri et Ottó Titus Bláthy mettent au point un transformateur avec un noyau annulaire commercialisé dans le monde entier par les Compagnies Ganz à Budapest. Aux États-Unis d'Amérique, William Stanley développe aussi des transformateurs. La même année Galileo Ferraris, ingénieur, introduit le principe du champ tournant dans la construction des moteurs électriques.

L'électricité et la santé[modifier | modifier le code]

Illustration représentant la machine à contractions musculaires sur un muscle à la fois de Guillaume Duchenne dans son ouvrage « De l'électrisation localisée et de son application à la physiologie, à la pathologie et à la thérapeutique. », 1855.

Les procédures électriques à visée thérapeutique sont introduites pour la première fois en médecine moderne par Christian Bischoff médecin allemand. Il les utilise chez l'homme dans le traitement de certaines maladies neurologiques. Il s’agissait de délivrer des décharges électriques au patient pour une valeur thérapeutique supposée. Ce fut très populaire dans le siècle et a été réclamé dans une grande variété de maladies, y compris la névralgie du trijumeau, l'asphyxie, la sciatique, les maux de dents, les rhumatismes et les– tics douloureux dans le visage. En 1855 Guillaume Duchenne constate la supériorité du courant alternatif qui provoque une série de contractions musculaires à la place du courant continu qui n'en provoque qu'une seule. Les différentes techniques d'utilisation de l'électricité médicale se perfectionnent et se développent en Allemagne à la fin du XIXe siècle avec Wilhelm Erb qui en 1882 est l'auteur d'un important manuel (Handbuch der Elektrotherapie).

Véhicules électriques[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, après l'invention du moteur électrique et les problèmes de la distribution de l'électricité à la suite de sa production réglés, les inventeurs et les investisseurs n'ont que l’embarras du choix. Les premières batteries d'accumulateurs au plomb élargiront encore les possibilités des véhicules autonomes et donneront provisoirement une longueur d'avance aux automobiles électriques sur les autres automobiles équipées de moteur à essence ou de moteur à vapeur.

  • après 1880, premières voitures électriques.
  • 1888 première installation de transport par funiculaire à câble avec moteur électrique dans les Alpes[15] (suisse).
  • 1888 premiers sous-marins électriques civils (et premier sous-marin militaire espagnol).
  • 1890 première locomotive électrique de métro à Londres (anglaise).
  • période 1890 métros électriques dans les capitales et tramways dans les villes importantes.
  • 1893 premier trottoir électrique (américain) pour la "Columbian World's Fair" à Chicago[L 19].
  • 1894 électrification des tramways zurichois (suisses).
  • 1899 premier chemin de fer européen entièrement électrifié des "Chemins de fer Berthoud-Thoune" ( suisse 40 km ; 750 V ; 40 Hz).
  • 1900 premier trottoir électrique opérationnel (français) pour l' "Exposition Universelle" de Paris ayant transporté 70 000 personnes par jour[L 19].
  • période 1900 une voiture sur trois est électrique, dont des taxis[16].

Production et distribution : le temps des ingénieurs[modifier | modifier le code]

Nikola Tesla

Les travaux d'un grand nombre de scientifiques et d'industriels entre 1860 et 1890 conduisirent à l'apparition de machines capables de produire de l'énergie électrique en grande quantité, ainsi qu'à la possibilité de la transporter sur de longues distances, fournissant ainsi cette énergie à d'autres machines ou moteurs et diverses nouvelles inventions consommatrices d'électricité.

Les conflits internationaux de cette époque expliquent, en partie, pourquoi il est difficile d'attribuer à telle ou telle personne la paternité d'une invention : des scientifiques comme Nikola Tesla ou Lucien Gaulard [Note 3] dont on est sûr qu'ils ont inventé respectivement les machines à courant alternatif et le transformateur (éléments essentiels de la production et du transport électrique) sont morts dans la misère, dépossédés de leurs brevets par d'autres ingénieurs bien meilleurs financiers.

On peut considérer que l'invention de la machine à courant continu, brevetée par le Belge Zénobe Gramme doit beaucoup aux travaux de l'italien Antonio Pacinotti et de l'Allemand Ernst Werner von Siemens. Améliorée et commercialisée aux États-Unis par Thomas Edison, son emploi fut défendu en Europe par de nombreux ingénieurs (dont Marcel Deprez) et des financiers qui y avaient intérêt, ce lobby puissant fit son possible pour imposer le courant continu. En face les tenants de la production et du transport de l'électricité en courant alternatif. Thomas Edison par exemple, déconseillait formellement l'usage en ville du courant alternatif en raison d'un « risque d'électrocution par induction » pour les utilisateurs du téléphone. Dans le cadre de la « guerre des courants », c'est la société Edison qui met au point la première "chaise électrique" qui va exécuter le condamné à mort William Kemmler le 6 août 1890.

C'est Lucien Gaulard et John Dixon Gibbs qui, en 1883, réussissent les premiers à transporter de l'énergie électrique sur une distance de 40 km grâce à un courant alternatif généré sous une tension de 2 000 volts. Le transformateur, inventé par Gaulard, permet d'augmenter fortement la tension au détriment de l'intensité du courant et donc de diminuer énormément les pertes par effet Joule lors du transport sur de grandes distances.

En 1886, la ville lumière de Bourganeuf en Creuse est la première en France, voire en Europe, à inaugurer un éclairage électrique de l'ensemble des rues de la localité avec un site de production éloigné des lieux de consommation.

En 1887, Nikola Tesla, fonde une société pour la construction d'alternateurs. Grâce à ses travaux, le courant alternatif va gagner la bataille du transport à distance et de l'utilisation du courant alternatif. Tesla préconise d'abord l'utilisation des courants polyphasés (1882) et réussit à créer un champ magnétique tournant qui permet d'entraîner en rotation une armature mobile tournante. Il imagine en 1890 le premier montage produisant un courant à haute fréquence. Tesla poursuit des travaux de recherches. On lui doit le fameux montage Tesla dans le domaine de la radioélectricité mais cela n'empêche pas, malgré d'autres inventions, qu'il ne finisse lui aussi ses jours dans la misère. On a donné son nom à l'unité d'induction magnétique dans le système SI, le tesla (symbole T).

Après avoir obtenu en 1887 le brevet d'un transformateur pour la Westinghouse Electric Corporation fondée en 1886, George Westinghouse, inventeur et industriel américain, réalise à Buffalo un premier réseau à courant alternatif pour l'éclairage. Aux États-Unis, il obtient face à Edison le contrat d’installation de toute l’infrastructure électrique. Ces développements industriels vont permettre de distribuer l'énergie sur tout le territoire des pays, dans le monde entier, et impose le courant alternatif pour la distribution de l'électricité. Et cela constitue une seconde révolution industrielle. (Aujourd'hui le groupe Westinghouse est le numéro deux américain du secteur de la production de matériel électrique et électronique, derrière General Electric).

L'examen de l'état de l'art tel que publié dans le Dictionnaire de l'électricité de R. Lefèvre (1895) montre la très grande créativité de cette époque concernant les usages de l'électricité, avec nombre d'applications aujourd'hui disparues comme :

Historique du début du temps des ingénieurs[modifier | modifier le code]

Illustration représentant le premier compteur commercial d'électricité vendu en Angleterre en 1888, extraite du livre "Forty Years of Electrical Progress" auteur Adams Gowans Whyte, 1930.

1877 : le téléphone est exploité commercialement aux États-Unis, et en France dès 1879.

1877 : le rhéostat est un engin exploité pour moduler la puissance[17] des machines. Les alliages métalliques dont le fameux maillechort utilisé pour fabriquer des pièces mécaniques servent de fil de résistance [18] avec dispersion d'énergie calorifique. La notion de « résistance morte » apparaît : un composant actif qui n'a pas de caractère électromagnétique dans le circuit .

1889 : Michail Ossipowitsch Doliwo-Dobrowolski, électricien russe, invente en 1889 le premier moteur asynchrone à courant triphasé à cage d'écureuil (construit industriellement à partir de 1891). En fait le moteur asynchrone était « dans l'air ». Qui fut réellement son inventeur ? Tesla, Ferraris ou Doliwo-Doborwolski ?
Cette même année voit la mise en service de la première ligne de transport en courant alternatif aux États-Unis : Oregon city - Portland. D'une longueur de 21 km, elle est alimentée sous 4 kV.

1891 Allemagne : première installation de transmission de courant triphasé (15 kV, 40 Hz) entre une centrale hydraulique située à Lauffen-sur-le-Neckar et Francfort sur une distance de 175 km (pertes de transport de 25 %).

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Progrès moderne[modifier | modifier le code]

Comme au siècle précédent, l'utilité économique soutenue par le côté brevetable des phénomènes « courant électrique », « champ électrique », « champ magnétique » et « ondes » est la motivation de la recherche des lois qui modélisent l'électricité au XXe siècle, y compris en « cherchant ce qu'il faut chercher » (système) à partir du milieu du siècle. Les prix Nobel décernés en physique concernent en 1901 les rayons X, 1902 les radiations, 1903 la radioactivité, 1905 les rayons, 1906 l'électricité avec l'effet Thomson..., en 1921 la photoélectricité avec Einstein[L 20]. Les laboratoires commencent à exister avec leur importance dans la société marchande, « Les groupes d'intérêts économiques exercent une influence de plus en plus décisive en politique[L 16] ». La politique est centralisatrice en Europe et Asie depuis le siècle précédent avec la constitution-consolidation des Empires à volonté coloniale[L 16].

C'est toujours une démarche autant pragmatique que scientifique de progrès, où le hasard a sa part cette fois en termes de pari sur la statistique (définie depuis le XVIIe siècle). La science est appliquée mais « Sans garantie d'un gouvernement » en mention explicite en Europe et de façon implicite ailleurs. Ce qu'est la puissance et l'énergie prend une place considérable dans les acquis d'à peu près toutes les sciences. La nature de ce qu'on appelle la « force » constatée aux siècles précédents sur les voiles des bateaux et des moulins impliquant le déplacement d'une chose n'est plus un problème philosophique (navire ou bien roue avec une sorte d'ailes, ailes qui ont une fonction inverse de ce que fait l'oiseau dans la nature qui est de se déplacer en dépensant de l'énergie avec). L'électricité devient [L 21]« nécessaire et indispensable ».

Dès le début de ces sociétés "modernes " du « métal - béton - plastique - électricité » où la science prend son sens "moderne" quel que soit le système de gouvernement et d'enseignement des pays et a la même valeur, on se munit d'objets "modernes" : la télévision après le téléphone etc.[L 22] L'électricité fait alors partie des ressources disponibles de l'habitat humain dans tous les pays du monde avec l'univers de la « fée électricité », mais de manière plus ou moins affirmée en dehors des pays de conception de la science électrique. Son application industrielle par la technicité localisée passe de celle du génie mécanique et électrique du temps des ingénieurs[19] à celui de la Recherche et développement puis de l'Ingénierie.

Par le fait, la mise en théorie du monde évolue et se fait en théories spécialisées, celle de la "recherche appliquée". Par le fait, la théorie électrique-électronique ondulatoire/particulaire de la matière a été constatée avec les « rayons "X" » à la fin du XIXe siècle. Puis elle a été expérimentée dès le début du siècle: en Angleterre par la lumière de diode (en), en France avec le rayonnement de matières minérales avec son traçage sur de la matière "photographique", la lumière ayant conservé - sinon augmenté - son attrait dans l'esprit humain scientifique et symbolique.

Les travaux de Louis de Broglie[L 23] permettront après cette époque la vision de l'« infiniment petit » avec la microscopie électronique [L 24] qui touche tous les secteurs de la science qui se constitue, de la géologie au monde du vivant.

Cette mise en théorie des phénomènes physiques aboutit comme pour tous les phénomènes d'art et d'industrie structurant un groupe humain a un positionnement politique d'utilisation sur les deux aspects majeurs d'une société développée d'hommes industrieux avec la performance comme valeur positive. D'un côté le pôle pacifique scientifique de l'usage de l'électricité pour "le bien de l'homme". Et de l'autre côté le pôle belliqueux scientifique de l'usage de l'électricité pour "l'appropriation-protection tribale" selon les traditionnelles méthodes de la force et la ruse. Ainsi cohabitent les usages diversifiés de l'électricité en « courants forts » (énergie) et « courants faibles » (information).

Dans les positivités est mis en place l'avantage de la communication « par les airs » avec l'électricité. D'abord par le SOS qui permet l'aide effective entre bateaux de haute mer[20]. Les transactions quasi instantanées à distance sont possibles dans le système productif capitaliste devenu économiquement fort avec un accroissement rapide la population[L 25]. La diminution de pénibilité de tâche est effective par une motorisation dont l'implantation sur site très aisée.

Dans les commodités « Bonheur et Abondance » de la « Belle Époque », l'éclairage électrique n'est plus réservé aux extérieurs par sa production par de l'arc électrique: il est intégré dans l'architecture aussi bien extérieure qu'intérieure. Après les « ampoules » du début, puis les « tubes » économiques en énergie répandus en milieu de siècle apparaissent après ce qui fut les « leds » lampes témoin les diodes utilisables pour leur niveau d'énergie lumineuse. Ces diodes émettent toutes les couleurs en fin de siècle et peuvent être une composante de l'écologie économique en 1990 (avec par exemple la lumière de pousse du gazon des stades urbains semi-fermés de 2000).
L'électricité vient s'intégrer à la musique d'abord par sa reproduction mécanique pratique existant depuis la fin du XIXe siècle puis dans les instruments. Dans la période de l'entre-deux guerres l'électricité marque pour l'Art la période « contemporaine » qui commence puis se poursuit avec la « nouvelle technologie ».

Sur le pôle opposé agressif pour le genre humain, celui des hommes du XXe siècle qui continuent l'« Époque contemporaine » et fabriquent les guerres mondiales dès le début du siècle avec la civilisation industrielle du fer qui prédomine avec pour ressource additionnelle l'électricité (aussi bien pour la communication, l'armement que l'encadrement[21],[22]), autant d'effort de conception est dépensé pour la bataille avec l'arme atomique; effort de destruction sur des centrales électriques, -Norvège 1940, Irak 1981 2000-; et effort pour faire de l'espionnage de l'ennemi potentiel par satellite une nécessité -monde entier 1980 2000-.
Ou effort encore parvenir à la chosification de l'individu par la mise en équations de l'"image" de chaque personne donnée par "ses" chiffres (« réification de l'individu par la numérisation ») dans la conception « lobbyiste ».

Par la mise en place de la cybernétique, la société change de modernité, et l'électricité devient irremplaçable après avoir été indispensable. La « virtualisation » présente dans la société pour les modes des relations humaines commence avec pour vecteur l'électricité (après avoir été celle des « écrits faisant foi »). Au niveau de la connaissance élémentaire, l'électricité est là sous son aspect particulaire pour l'énergie, sous sa forme ondulatoire (modulée fréquentielle) pour la communication sur des supports faits avec du "plein" terrestre et du "vide" spatial.

Le XXe siècle est devenu le siècle de la mondialisation des sociétés et les pays ont fait usage de la numérisation des informations pour des usages nouveaux de communication par l'électronique, usages d'organisation pour la société concernée par les ordinateurs, usage de recherche scientifique dans tous les domaines étudiés et pour l'usage devenu traditionnel de l'asservissement des machines devenues automates. Tous domaines où le « Merveilleux » dans sa formulation ancienne disparait.

La cyberculture émerge dans l'espace dans les années 1990 avec pour condition d'existence l'électricité. Cette électricité est fournie en partie alors par des « centrales atomiques » devenues « centrales nucléaires »[23]. Elle émerge aussi dans la « protestation écologique » de la nuisance devenue très installée.

L'électricité est à la fois une marchandise produite suivant un modèle économique et une "habitude prise". Dans l'environnement de vie stabilisé dans les années de croissance économique en occident, la surprise ce n'est plus son existence mais sa disparition en tant que ressource "normale" comme l'air ou l'eau[L 26]. Ainsi en Europe dans les pays de l'Est européen changeant de modèle économique, le vol de la marchandise (le "repiquage sauvage" sur le réseau sans avoir d'abonnement) est une pratique en fait tolérée temporairement par crainte d'un effondrement total de l'activité du pays. Cette pratique est en contraste avec les "coupures générales intolérables" dues à la surexploitation de réseaux par des pays développés historiquement suivant le modèle capitalistique, mais a toujours été une banalité de l'électricité par exemple dans des pays Africains et des pays Asiatiques. L'électricité n'est pas « un service général » réparti « dans le monde entier » malgré la mondialisation.

Le XXe siècle est devenu le siècle où on établit la politique agricole dans l'économie néo-classique générale de l'offre et la demande des objets dans les pays occidentaux, et particulièrement en Europe l'agriculture intensive et agriculture hors-sol et hors climat et hors cycle diurne aboutit à la recherche sur les effets de l'[L 8] électricité et de la lumière électrique sur le monde du vivant dès le début du XXe siècle (cf.zootechnie). Ce "progrès industriel" banalise l'utilisation de la lumière électrique hors de l'environnement urbain aussi bien pour l'alimentation humaine directe qu'en objets alimentaires transformés pour le bétail. Et sur la jonction du XXe siècle au XXIe siècle l'électricité est utilisée tout aussi bien pour les autres usages des plantes faits par les hommes urbains.

Le XXe siècle est devenu le siècle où on a établi la politique de la santé pour la population avec des instruments et certaines médicalisations curatives: un usage de l'électricité fait à la place de la chimie pharmaceutique ou du geste médical invasif débuté au XIXe siècle pour l'électricité sur l'homme. L'électricité fait partie des processus admis du monde agricole pour la reproduction du bétail. Mais les gestes utilisant directement l'électricité sur le corps humain sont très déconsidérés dans la jonction du XXe siècle au XXIe siècle cela dans le même temps où les prothèses de corps robotisées apparaissent.

Dans tous les cas de modèle d'industrie le « courant électrique » est une base sur laquelle vient se greffer les autres "progrès", ceux pour le XXe siècle de la connaissance scientifique, dont le côté dogmatique[L 15] reste fort. Après avoir fait l'objet une vision d'économie planifiée plus ou moins affirmée selon le pays[24], l'électricité aboutit à la «  virtualisation » de la société avec [V 3]création selon certains points de vue des «  homo numericus » et la mise à disposition de la connaissance par le développement des modes de représentation comme le « bureau sans papier » après le « bureau efficient » qui achève la période de transmission exclusive du savoir et de l'information par le papier imprimé, y compris dans l'économie du secteur tertiaire devenu prédominant en termes de richesses produites dans les sociétés à modèle industriel.

L'électricité devient mathématique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des mathématiques.
L'ENIAC vers 1947 où le câblage électrique physique du programme du calcul à exécuter utilise un système des « portes logiques» OUI-NON-ET-OU à tubes électroniques pour obtenir le "vrai" résultat.

Le XXe siècle est une période où la modélisation de Newton et sa trilogie « gravité-électricité-magnétisme » laisse la place à la spécialisation théorique. Elle est obtenue par un outillage mathématique, qui permet par le calcul de procéder à la « prédiction du résultat » par des lois scientifiques dès le début du XXe siècle plutôt qu'à la « constatation » des siècles précédents : cette démarche depuis la mise en place des Équations de Maxwell aboutit en ce qui concerne le monde « vrai » et la perception humaine de celui-ci, à la théorie de la relativité qui [L 27] restreint le modèle newtonien à s'appliquer aux objets relatifs à un espace-temps « humain » et aboutira incidemment à l'électricité nucléaire par la fission atomique.

La mathématique devient « appliquée », elle s'emploie par sa formulation à décrire les phénomènes expérimentaux qui passent du « déterminisme absolu de la physique classique» au « déterminisme statistique de la mécanique ondulatoire » (probabilité qu'a un électron d'être à tel instant à tel lieu). La mathématique matricielle utilise le « tenseur » et le « torseur » selon son application. Soit à l'« onde » venue de l'antiquité soit au « grain d'énergie » moderne du machinisme-mécanisation, c'est-à-dire soit pour la détermination du « champ » vide ou bien de la « matière » relativement pleine de particules (égale énergie) mais grandement vide. On pense « Électron-volt », mais l'image encore véhiculée dans les esprits de ce qu'est la matière au cours du siècle n'est pas autre que celles des particules satellites[L 18] sur des orbites[L 28] pour l'atome de Niels Bohr, plutôt que l'image d'un « nuage volumique » dont les électrons-gouttelettes appareillées sont en même temps « là et plus là ».

Les forces « électro-magnétiques » se dissocient de la force de l'attraction par la « gravité », l'interaction entre les corps par leur masses, de la plus petite particule à la plus grande de la création.

L'électron, George Stoney en 1891 le dénomme et Joseph John Thomson le mesure et en donne la masse en 1897[L 2]. C'est la « plus petite charge électrique existant dans la matière » qui n'est plus un « corpuscule » comme en biologie. Il devient par les découvertes sur la physique-chimie mise en théorie en début de siècle (Atome de Bohr et Principe d'exclusion de Pauli)[V 4] entre 1920 et 1927 une particule élémentaire qui est définie par ses quatre nombre-propriétés à valeurs unitaires (l'électron devient après 1970 un « lepton sans sous-structure »). Cette mise en théorie qui postule l'« antimatière » où les photons de la lumière ont une « charge électrique » nulle requiert pour l'expérimentation des instruments de la "recherche fondamentale" combinant « champ électrique » et « champ magnétique » dont le premier est le cyclotron utilisable vers 1950 suivi des autres machines de la « mécanique des quanta »[L 24]. (Le premier accélérateur linéaire de particules en France a été installé à Orsay en 1970). Et il est aussi mis en place des interféromètres dans des laboratoires institutionnels[R 1].

Par la mise en place conséquente de la statistique applicable aux électrons dans les années 1925-30, incidemment, la recherche sur la constitution de matière hors des voies mathématiques traditionnelles[25] aboutit à la réaction en chaîne « atomique » dont l'énergie extériorisée utilisable est constatée.

Vers 1950, par la mise en place de la cybernétique se servant nécessairement de machines électriques, la société change de mathématiques, et l'« itération » est impérative avec l'algorithmique d'une façon très généralisée. Les fonctions mathématiques sont développées, souvent exploitables dans le parallélisme des machines entre-elles[26]. Et l'électricité est impérative pour effectuer les calculs. Que cela soit pour les machines « temps réel » traitant des choses physiques (objets ou signaux) ou bien les machines « de gestion » traitant de la société (de toute nature) et de son « plan » décidé.

La mathématique en tant que discours formel (rhétorique et méta-mathématique) a été étudiée philosophiquement à partir du milieu du XIXe siècle. La tranquillité philosophique logique de l'espace "vrai / faux", qui traduit dans la pratique intellectuelle la dichotomie "1 / 0" est déjà évaluée dans les années 1910[L 29]. Dans la physique la dualité est complète avec "courant passe / courant ne passe pas". La Théorie mathématique de l'information se met en place utilement dès 1960 dans les Mathématiques discrètes. Et cela produit l'accès massif à la production de machines cybernétiques. Elles utilisent les logiques de structure de données avec physiquement la mémoire à bulles dès 1968 qui est conjuguée avec l'électronique des semi-conducteurs soudés « à la vague » industriellement par des machines. La nécessité de traduire des situations moins grossières aboutit à la mise en œuvre de la logique floue et de l'analyse non standard dans la réalité cybernétique à partir de 1990.

Les méthodes (théorie des graphes orientés ou non, dont PERT issu de la NASA avec les langages informatiques génération 1970) mathématisent leur diagrammes devenus automatisés à partir de 1980. La « virtualisation des machines électriques » à partir des années 1980 apparaît simultanément avec la connectivité-connectique.

Au passage du siècle, le bug de l'an 2000 d'une mathématique appliquée vue trop en restriction historique de sa durée de mise en place se passe sans « dommages collatéraux » aussi bien pour la mémoire électromagnétique de la société que ses actions-processus automatisés. (Ce qui précède du reste le futur bug de l'an 2038 de même nature).

La conduction électrique[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, pour les physiciens de la science appliquée l'électricité s'avère être un flux d'électrons (une sorte de gaz parfait pour les chercheurs au début du siècle) ou une sorte de « flux » de trous d'électron[L 30]. Cette modélisation avec le « tout se passe comme si » fabrique la nouvelle invention pratique de la quasi-particule. Elle poursuit le thème ancien de l'« électricité positive », bien que les recherches avancent sur les raisons du déséquilibre dans le cosmos - comprenant la Terre et les atomes qui lui sont propre - du nombre et de l'existence des particules: entre de nombreuses particules élémentaires chargées électriquement négativement et pérennes et peu de particules élémentaires apparentes chargées positivement et par ailleurs très éphémères.

Avec les possibilités techniques développées au XIXe siècle, les chercheurs affinent les conditions de l'expérimentation en laboratoire au XXe siècle, dès le début de ce dernier : précision de l'usinage des bâtis et des éléments utiles, maîtrise de la température (chaleur traditionnelle et froid nouveau par l'usage d'installations de froid industrialisé et froid expérimental). La résistance ohmique est étudiée en fonction de la température ambiante de l'élément considéré en fonction de son usage.

La conduction électrique donnée par la loi d'Ohm est étudiée au début du siècle par exemple pour l'élaboration des ampoules à incandescence à filament, effets de chaleur recherchés de l'électricité, ou les effets parasites de chaleur constituant des inconvénients, afin de mieux maîtriser les circuits électriques en conditions extrêmes. Ce fut déjà ce deuxième cas vu au XIXe siècle de destruction par une surtension : en 1858 celle de la liaison Etats-Unis - Angleterre de télégraphe par câble sous-marin où sur des très grandes distances l'information véhiculée par des créneaux d'électricité fut complètement déformée et son traitement mauvais[V 1].

Article détaillé : supraconductivité.

La suppression du désordre de la conversion énergie électrique en chaleur rayonnante non voulue par l'intermédiaire de la résistivité, aboutit en "électricité pratique" à la « supraconductivité conventionnelle » située près du « zéro absolu » datée des années 1900, (aucune « perte en ligne »). La mécanique quantique établie à partir des années 1930 "démonte" ultérieurement le côté ressenti d'utopie apparemment atteinte du "mouvement perpétuel" parfait philosophiquement, obtenu avec le froid.

Pour la constitution de circuits à semi-conducteurs parfaits, la supraconductivité a été étudiée avec l'aide de la physico-chimie des cristaux[L 30] dans la deuxième partie du XXe siècle. Par l'excitation thermique donnée par l'électricité au niveau de l'atome sous « champ électrique » (les bandes d'énergie), le rendement nécessaire est atteint: cette supraconductivité trouve un usage dans les ambiances ordinaires non utopiques, et utilise les nanotechnologies.

Pour la chaleur obtenue avec profit par l'électricité, les recherches industrielles dépassent la simple « résistance électrique » des radiateurs de chauffage et des « serpentins », « plaques » ou « tables » de cuisson. Cela avait commencé à petite échelle avec le four à arc dès 1890 et poursuivi industriellement depuis 1900[27].

Après les travaux de recherche de 1920-1930, la conduction par ondes est établie[L 23]. Pour ce qui concerne l'effet de champ électromagnétique comme énergie chauffante, les recherches aboutissent depuis 1923 à la construction de fours à Haute Fréquence[L 19] , avec une théorisation de l'induction électromagnétique[28]. (Cette énergie est utilisée très communément[27] depuis pour le recyclage des ferrailles).

Dans les années 1960, le développement de la recherche appliquée issue de la théorie ondulatoire/particulaire sur la résistivité liée à la lumière des semi-conducteur aboutit[L 31]. Elle permit la première étape du développement de conversion d'énergie de la lumière dans des capteurs physiques (essentiellement pour l'ordinaire utile dans la photographie). La deuxième étape, celle que la technique installe dans le monde développé industriel comme source d'énergie, est la conversion pure de l'énergie de la lumière solaire en énergie électrique[L 31]. Elle aboutit aux panneaux solaires, engins utiles aux satellites en 1960, aux sites terrestres isolés en 1970, aux sites terrestres raccordables au réseau en France en échange-transfert alterné de courants dans les années 1990. Le sigle « énergie nouvelle » apparaît dans les usages commerciaux et il comprend l'électricité qui est faite d'électrons de cette origine valorisée.

La non conduction utile à l'isolation de circuits électriques a été donnée pour les matériaux rigides par la découverte de la bakélite en 1910 suivie par celle de la mélamine en 1930 et suivie par celle du polyéthylène en 1933. Les résines alkydes sont vendues dès 1926 pour isoler les fils conducteurs des bobines électromagnétiques. Les huiles minérales sont isolantes électriques mais conductrices thermiques et refroidissent les transformateurs. Les huiles PCB sans combustibilité apparaissent en 1930 et sont utilisées jusqu'en 1970 dans les transformateurs, supprimées pour toxicité. La non conduction du PVC inventé dans les années 1950 a donné le matériau souple gainant les matériaux conducteurs.

Les applications des propriétés de l'électron[modifier | modifier le code]

Les applications qui découlent des propriétés des électrons sont :

Les applications générales de l'électricité[modifier | modifier le code]

La généralisation de l'usage de l'électricité[modifier | modifier le code]

L'ingénierie sur la base de l'électricité se développe au XXe siècle :

  • 1887 : François Borel, ingénieur constructeur Suisse, conçoit le premier compteur à induction à courant triphasé.
  • 1893 : première ligne de transport triphasé aux États-Unis en Californie, 12 km, sous 2,3 kV.
  • 1907 : "Rectigraph", société américaine commercialisa la première photocopieuse[30].
  • 1908 : Édouard Belin invente le belinographe de transmission de photographies à distance, en 1920 transmission par radio.
  • années 1920 : forte expansion électrique, qui permet un maillage du territoire dans les grands pays industriels.
  • années 1930 : généralisation des clôtures électriques qui ont été utilisées pour contrôler le bétail aux États-Unis avec les brevets de David H. Wilson en 1886 - 1891 et après en 1888 la première clôture électrique en tant que telle dans le Texas[22].
  • années 1970 : généralisation des robots sur les lignes de fabrication, après l'essai en 1961 de "Unimate" chez G.M. Etats-Unis[L 32].

L'électricité pénètre dans les bâtiments[modifier | modifier le code]

Après l'eau et le gaz, l'immeuble reçoit l'électricité à tous les étages. Les entreprises de construction se diversifient installent les circuits électriques et utilisent peu à peu pour les produire des moyens électriques au cours du XXe siècle.

Après l'usage basique de l'éclairage électrique dans les bâtiments en remplacement du gaz explosif[32] à partir de 1880, la « force électromotrice » et les « courants domestiques » continus ou alternatifs, de tensions diverses sont amenés aux usines et aux ateliers d'artisans[L 33] ainsi qu'aux immeubles de bureaux et d'habitation dans les pays occidentaux. Les tarifs d'époque des sociétés d'électricité tiennent compte du marché et y intègrent la force contre-électromotrice.

Le câblage électrique des immeubles est fait essentiellement en parties apparentes sur les murs et plafonds, et au départ le circuit ne comporte que des manettes contacteurs de puissance-interrupteurs et des coupe-circuits fusibles. Les câbles utilisés depuis la décennie 1900 sont isolés avec du textile enrobé de caoutchouc et goudron, ils peuvent être torsadés. Un bon nombre de courroies de transmission de force aux machines dans les usines sont supprimées par l'introduction des moteurs électriques. En plus de l'usage luxueux du téléphone pour les conversations à distance, la « force électrique » s'utilise dans les habitations. La « prise » de courant murale apparaît vers 1910. Le tournant 1930 de la conception moderne fait apparaître le « tableau électrique » dans l'habitat alors qu'il était de fait présent dans des ateliers[33] depuis le début du siècle. Les « années folles » sont historiquement le symbole de la forte croissance économique avec le début d'un art de vivre qui est en rupture avec le passé des "fioritures". L'architecture des bâtiments nouveaux tient compte à partir de cette époque des différents éléments de confort apportés par l'énergie électrique. En 1926 l'"Habitat social" allemand avec la cuisine laboratoire démarre l'intégration à l'architecture[V 5] du mobilier pour la première fois (socle bétonné des éléments bas). Les gratte-ciels imposent les pompes pour la remontée d'eau, les ascenseurs électriques, et suppriment les cheminées du chauffage traditionnel au charbon.

Dans le bâtiment, le second-œuvre devient primordial dans la gestion des « fluides », un « savoir-faire » tenu par les ingénieurs, pour l'arrivée d'eau et son évacuation, pour le chauffage central (avec « circulateur » électrique), pour l'air et son extraction. Une technique devenue ordinaire en situation ordinaire industrialisée dès la seconde guerre mondiale.

L'électricité fait dès lors partie des « sujétions électriques » dans les plans d'ouvrages élaborés avec les « métrés » du bâtiment. Les espaces sont définis par leur usage. Les chemins de câblage ne sont plus apparents dans l'habitat. Pour les bureaux en 1960 l'invention des faux-plafonds avec ses passages de câbles (à isolant PVC mis en place en 1950) est conforme à la nouvelle économie tertiaire prônant pour ses locaux la modularité. À partir de 1960, la mise en place de la cybernétique fait apparaître le « faux-plancher » et les contraintes des salles propres particulières aux ordinateurs qui ne supportent pas poussières et fumées. Ces espaces se déclineront en salles blanches industrielles. La « maison tout-électrique » avec son chauffage à radiateurs électriques ponctuels sans inertie apparaît en France en 1970 après le premier choc pétrolier. Des essais sont faits de dalles chauffantes (chauffage de base) à résistance électrique dans les grands immeubles. En 1970 la tenue de la qualité de l'air est présente dans les usines vendues clés-en-main construites en exportation ; elles sont une architecture d'image de marque pour les sociétés. Et elles reproduisent la notion de l'architecture « corbuséenne » du bloc central des pièces sanitaires où l'électricité est le moyen d'éclairer; le bloc est devenu préfabriqué et placé lors du gros-ouvrage, l'électricité sert pour aérer et parfois évacuer les sanies. L'hygiène dans les hôpitaux impose l'usage de la climatisation en flux d'air poussé. À partir des années 1975, en Europe, les « ventilations mécaniques contrôlées » prennent place dans les immeubles d'habitation, les appareils remplacent les extractions naturelles des cuisines et salles de bains avec gaines et boisseaux (des extracteurs de fumée étaient utilisés dans les ateliers respectant les normes d'hygiène au travail). À partir des années 1980, en Europe, la climatisation est un confort "offert" pour l'habitat, des « pompes à chaleur » sont aussi mises en place. À partir des années 1980 l'architecture des motels, des gratte-ciels d'habitation, des gares et aérogares utilisent globalement la notion du bloc raccordé qui est préfabriqué avec nécessité de disposer d'électricité. En fin de siècle les pompes de relevage d'eau pour les sous-sols sont une alternative possible à l'obligation traditionnelle de la construction en zone naturellement jamais inondable: des zones sont déclarées urbanisables[34] avec cette technique.

Les instances territoriales normatives définissent les capacités des personnes à faire[Note 4] et incitent à l'action[Note 5]. Dans les pays industrialisés sont définis les nouveaux métiers de l'électricité. Les commissions internationales négocient les normes dans l'optique de la production en série avec des matériaux assortis de procédure de sûreté d'emploi dans les contraintes sociales existantes[L 34]. Les Commissions électrotechniques internationales existent depuis 1906, et tentent de rendre les pratiques locales utilisables économiquement pour le plus grand nombre (compatibles). En Europe depuis 1950 le câblage d'immeuble est déclaré « conforme » (recevable selon les prescriptions[35]) et en France le système de production du bâti comporte les DTU concernant l'électricité.

La fée électricité entre dans les foyers[modifier | modifier le code]

Publicité de la "Société pour le développement des applications de l'électricité pour l'usage domestique de l'électricité" parue dans l' "Almanach de l'Agriculteur français (1932)", éditions "La Terre nationale".

L'électricité et la santé[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle le rapport avantages-inconvénient de l'usage de l’électricité sur la santé ne pouvait qu'être «  hors-normes » puisque les références normalisatrices n'existaient pas. Les évidences de la dangerosité de l'électricité étaient pour la population dans la succession de la peur antique de la foudre et avait été utilisée dans « guerre des courants » démarrée au siècle précédent. Mais par cette mise en problème, l'accès plus général à l'électricité a permis de définir selon les pays les conventions de sécurité concernant l'électricité et l'effet des appareils électriques[39] . On normalise la constructibilité des édifices à proximité des lignes haute-tension, l'usage de la haute et basse tension, la mise à la masse et la mise à la terre des objets connectés. On a établi l'interdiction d'utiliser les machines à rayons X dans le commerce à partir du milieu du siècle. Vers ce milieu du siècle déjà, les « pièces humides » des bâtiments seront construites avec des périmètres de sécurité électrique définies par des normes et seront définies les « prises rasoir » isolées.

Depuis la mise en place des systèmes de "sécurité sociale" dans les pays occidentaux, « la santé ne se compte pas » est un slogan établi. Le confort au quotidien des personnes est aussi un facteur pris en compte avec des éléments commercialisés en milieu de siècle. Dans la psychologie de la société de consommation, à l'époque du « tout plastique », on « libère » des contraintes le grand-public y compris par l'usage d'objets comportant l'électricité et l'électronique etc.[L 22].

À partir de la fin de siècle l'appréhension du public face aux effets des rayonnements électro-magnétiques est pris en compte généralement : aussi bien dans les espaces hospitaliers pour les patients traités et leur entourage que dans le quotidien avec l'étude des effets de l'usage intensif des téléphones portables[40] par exemple. L'usage de l'électricité dans la société a particulièrement perturbé le corps par la lumière électrique à volonté (usage dans les élevages d'animaux), par la possibilité du travail de nuit pour l'homme en société industrielle. Par la capacité à mesurer en fin de siècle avec des outils de la statistique de la santé et des outils de détermination des rythmes de l'organisme, en Occident une « norme » préventive de santé s'établit pour la vie (aussi bien pour les périodes d'éveil que de sommeil). Et en même temps une comparaison est faite des apports entre les différentes médecines (selon les cultures: une approche en continuation de la « Philosophie de l'esprit et du psychosomatique » ).

Articles détaillés : Histoire de la médecine et Radiographie.

Au cours de tout le XXe siècle, la médecine occidentale effectue une mutation profonde de sa science. La détermination des désordres de santé est augmenté par l'imagerie médicale, une perception de la visibilité du « désordre » chez le « patient » ayant été commencée au XIXe siècle par des médecins utilisant de la lumière intense[Note 6].

L'électricité est une ressource qui va être employée pour le diagnostic, celui-ci est devenu globalement une technique moins invasive avec les nouvelles façons d'examiner. Les signaux qui sont électriques sont mesurés, ils fournissent des quantités évaluées dans des références qui s'établissent au cours du temps et permettent « le bon jugement » humain. Ou bien ils fournissent par synthèse (processus mathématique) des images interprétables. L'électricité « physiologique » est étudiée aussi bien pour les mouvements que les sensations[L 35]. L'électricité est utilisée dans la technique curative soit directement sur le corps et son système nerveux, rejoignant ainsi l' « électricité animale », soit par son usage dans des machines implantées et des appareils curatifs externes.

L'épopée de l'électronique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : électronique.

L'adjectif « électronique » désigne en général ce qui est en rapport avec l'électron et ses interactions au niveau atomique. Le prélude des découvertes concernant l'électronique peut être daté en 1873, lorsque Frederick Guthrie découvre la thermoélectricité et plus précisément l'émission thermoionique. Cet effet est confirmé par différent travaux J.W.Hittorf, Thomas Edison, Owen Richardson et mis en application par John Ambrose Fleming avec l'invention de la diode thermoionique, le premier tube électronique en 1904.

La diode thermoïonique fut le début d'un foisonnement d'inventions et d'améliorations, avec de nouveaux tubes électroniques, souvent nommés trivialement tubes à vide, ou simplement lampes, tous ces tubes électroniques facilitèrent pendant toute la première moitié du XXe siècle l'émergence d'applications de certains phénomènes électriques, comme les ondes radioélectriques et de manière générale le traitement ainsi que l'affichage des signaux électriques et électromagnétiques.

Parmi les dérivés du tube électronique, on se doit de citer le tube cathodique, qui est à l'origine de la télévision, ainsi que d'une foule d'appareils de mesure et de surveillance des signaux électriques et électroniques oscilloscopes, moniteurs, terminaux d'ordinateur, etc.

Article détaillé : Piézoélectricité.

En 1817, l'abbé René Just Haüy, découvre l'effet piézoélectrique. Il fut suivi en 1880 par Pierre et Jacques Curie qui font la première démonstration de l' « effet piézoélectrique direct » (la déformation du matériau fournit une charge électrique) en laboratoire, un effet sans application pratique durant plus d'une trentaine d'années. Le premier usage réel de la piézoélectricité fut le sonar développé par Paul Langevin et ses collaborateurs pendant la Première Guerre mondiale. Depuis cet effet n'a cessé d'être étudié ainsi que l' « effet piézoélectrique inverse » (la charge électrique appliquée au matériau le déforme), ce qui a donné de multiples applications dans les capteurs et les transducteurs.

À la suite des travaux sur les semi-conducteurs, (la fabrication de matière en structure de « cristal dopé » par des impuretés lui fait présenter des jonctions électroniques et font du cristal un conducteur dissymétrique), le transistor a été inventé le par les Américains John Bardeen, William Shockley et Walter Brattain, chercheurs de la compagnie Bell Téléphone. Ces chercheurs ont reçu pour cette invention le prix Nobel de physique en 1956. Dès les années 1970, les transistors ont quasi totalement supplanté les tubes électroniques, sauf pour des applications très particulières. Les premiers postes récepteurs de radio diffusion portatifs sont même, par amalgame, re-nommés des postes à transistors puis simplement des transistors.

En un demi siècle, les évolutions du transistor d'origine conduiront à deux aspects :

  • une miniaturisation et une intégration toujours plus poussée, lesquelles permettront des prouesses en termes de puissance de calcul et de capacité de communication des appareils électroniques, qui modéliseront le XXIe siècle comme le siècle de la communication sans limites.
  • une capacité à traiter l'électricité servant de vecteur d'énergie (les courants forts) sans intermédiaire électromécanique, comme ceux inventés au XIXe siècle : des électroaimants ou éléments à effet Joule (initialisés par les bilames et les rhéostats). La mécanique de commande est remplacée par l'électronique de puissance.

L'électrotechnique s'applique dans l'univers des transports et du quotidien environnant pour l'homme à partir de capteurs et sondes modulant la force de l'électricité.

L'électronique commence à s'associer au biologique par son étude « transversale » des effets électromagnétiques (ce qui donnera les cristaux liquides base de certains afficheurs électroniques à partir de 1975).

À partir de 1990 les écrans tactiles sont présents dans les usines et les gares et les écrans à plasma ultérieurs sont qualifiés de haute définition d'image avec leur modélisation nouvelle du pixel qui l'emporte y compris dans l'art numérique, l'art plastique contemporain mondialisé[42].

Même l'espace inter-planétaire a été conquis avec l'électronique moderne. Une cohorte de satellites civils et militaires flotte au-dessus de nos têtes assurant de multiples services : radiocommunication sans frontière, diffusion de programmes télévisuels, système de positionnement précis (GPS), surveillance et observation de notre planète, expérimentation en situation d'apesanteur et même observation de notre univers sans le filtre de l'atmosphère.

Et à l'opposé dans le changement de dimension par rapport à l'être humain et à son univers perceptible, à la même époque, à partir des années 1950, l'infiniment petit est étudié au niveau électronique avec l'aide de l'électronique (microscope électronique).

L'éclairage[modifier | modifier le code]

L'incandescence va rester la technologie la plus utilisée dans l'éclairage par lampes électriques pendant tout le XXe siècle[13] après les lampes à combustible du siècle précédent. La lampe à incandescence classique fut inventée par Edison et Swan. Et le brevet fut racheté pour son exploitation en Europe par AEG pour faire de Berlin une mégapole ( de surnom « Elektropolis » ) à partir de 1882[43] et disposer du premier réseau urbain d'éclairage au monde en taille et en qualité[V 6]. Cette lampe à incandescence va être déclinée en d’innombrables versions pour l'éclairage aussi bien individuel, industriel, automobile, portatif que public au cours du XXe siècle.

Article détaillé : tube fluorescent.

Le tube fluorescent issu de l'étude du rayonnement au début du siècle et de leur effet sur des sels, à partir des années 1930 arrivera à détrôner les lampes à incandescence pour les usages d'éclairage de locaux industriels, commerciaux ou de bureau à partir de l'étude de l'éclairage et de son coût. Il commencera à être utilisé pour l'éclairage public des locaux et dans les sociétés industrielles, le "tube fluo" ayant pour lui un rendement supérieur, une très longue vie et contre lui une esthétique plutôt moyenne des vasques, un mauvais spectre visible, un clignotement stroboscopique, un bruit électromagnétique résiduel. (Ceci donnant une difficulté d'intégration dans les espaces confortables).

À partir des années 1930[13], la technologie des lampes à décharge haute pression arrive à maturité et grâce à son rendement supérieur, les lampes à décharge sont employées massivement à partir de 1970 pour l'éclairage public et les très grands espaces (stades, monuments).

Depuis les années 1970, une autre technologie, la diode électroluminescente[13] fournit de petites sources d'éclairage ponctuelles et multicolores. Les diodes électroluminescentes seront au XXe siècle surtout utilisées pour la signalisation des automatismes et machines.

À partir de 1975, la lumière artificielle éclairant un espace devient une science étudiée par des ingénieurs urbanistes et les sociétés fournisseuses puis des ingénieurs du bâtiment sur délégation des architectes, essentiellement pour des commerces (et particulièrement les centres commerciaux). Et enfin à partir de 1980 les décorateurs dans l'architecture reprennent la main.

Les années 1980 virent la miniaturisation des tubes fluorescents[13] mis à la taille des lampes à incandescence, les lampes fluorescentes compactes. Elles permettent ainsi la conquête partielle des logements des particuliers.

À partir de 1990, le métier d'éclairagiste du cadre quotidien voit le jour.

Les transports[modifier | modifier le code]

Transport en commun guidé[modifier | modifier le code]

Un tramway en arrêt et son agent de conduite appelant au téléphone de service dans la rue. (Photo extraite de l'ouvrage de Rankin Kannedy, « Electrical installations of electric light, power, traction and industrial electrical machinery », Londres, 1903.)

À la fin XIXe siècle, début du XXe siècle les grandes métropoles Paris, Londres, New-York et bien d'autres, ont un grand besoin de transports en commun fiables et rapides. Les ingénieurs et financiers se lancent dans la fabrication de lignes souvent souterraines, parfois aériennes, de métro (chemin de fer métropolitain). Là, la traction des moteurs électrique associée à l'éclairage électrique et la signalisation électrique assure un service public, que d'autres sources d'énergie comme le charbon et le gaz sont bien incapables de réaliser sans d'énormes inconvénients.

En surface, « lorsqu'on ne peut creuser pour diverses raisons », des lignes de tramways électriques voire de trolleybus plus maniables, pour les zones d'accès délicat assurent des services de transport de masse grâce à l'électricité énergie acheminée le long de câbles tendus au-dessus de la chaussée des rues des villes.

Entre les villes, le chemin de fer, mû exclusivement par la machine à vapeur dans la plupart des cas dans les pays industrialisés passe lui aussi à l'électricité dans ces mêmes pays. Grâce au rapport poids - puissance inédit des locomotives électriques et à la relative facilité d'ajouter des lignes de transport d'électricité dans l'infrastructure existante. À la fin de ce siècle les Trains à Grande Vitesse TGV avec des vitesses de croisière d'environ 300 km/h seront en mesure de concurrencer, les lignes aériennes court courrier.

Dans les bâtiments et grandes infrastructures, s'est développé un usage localisé du transport motorisé par l'électricité qui se constitue en niches sur les très courtes distances. Les trottoirs et tapis roulants, les escalators et ascenseurs qui ont un bâti fixe, mais aussi des véhicules de ramassage d'ordure au début du siècle et surtout les chariots de la manutention, en gare, en marché-gare, en usine.

Transport sur route[modifier | modifier le code]

Malgré des percées remarquables dans les transports en commun guidés, l’électricité n'a pas supplanté toutes les autres sources d'énergie, faute d'avancées suffisantes dans les systèmes de stockage de l’électricité. Car les accumulateurs ou batteries, malgré des recherches incessantes tout au long des deux derniers siècles, n'ont relativement que peu évolué. Les dernières technologies à base de lithium bien qu'ayant des rapports capacité poids et volume plus intéressants utilisent des métaux rares disponibles en quantités limitées.

L'électricité a été une condition nécessaire à l'existence du moteur à allumage commandé, elle a fourni un confort accru par le « démarreur », une certaine sécurité avec les « clignotants » et l'éclairage avec les « phares » dès le début du siècle dans le transport automobile. L'électricité en tant qu'énergie de traction prend une petite place dans le transport sur route, individuel ou collectif, principalement avec les véhicules hybrides (moteur à explosion, moteur électrique) sur la fin de siècle.

Les véhicules « tout électrique » ou Véhicule électrique rechargeable étant cantonnés aux petits déplacements, avec plusieurs avantages : très peu de pollution directe, coût de fonctionnement très bas et souplesse d'utilisation en ville. Mais les désavantages du poids, du coût des batteries d'accumulateurs à l'achat ainsi qu'à leur changement obligatoire (quelques années de durée de vie[réf. souhaitée]), sans parler de la nécessité de recharge quasi quotidienne rapide (donc obligation de disposer d'un point de recharge au lieu de remisage), sont des contraintes qui rebutent bien des acheteurs potentiels. Sauf pour des flottes captives d'entreprise véhicules de ramassage d'ordure au début du siècle et les camions de livraison de lait en Angleterre et bien sur les chariots de manutention de bagage, en gare, en marché-gare et, en usine.

Malgré les excellents rendements des moteurs électriques entre 80 et 95 %, le déplacement des véhicules réclame une grande quantité d'énergie : pour l'instant l'électrification des moyens de transport est subordonnée à une infrastructure alimentation en continu fiable (transport guidé) ou du même ordre que celle de l'alimentation en carburants développée dans le courant du XX siècle.

Véhicules électriques[modifier | modifier le code]

  • période 1900 une voiture sur trois est électrique, dont des taxis[16].
  • 1910 premier téléphérique par la "Société du Funiculaire Aérien de l'Aiguille du Midi-Mont Blanc"[44] (français).
  • 1917 premiers chariots élévateurs Yale et Clark aux États-Unis.
  • 1918 Yale-Fenwick en France[45].
  • période 1920 abandon des recherches sur les voitures électriques à l'"Office national des recherches scientifiques, industrielles, agricoles et des inventions" en France[L 19].
  • période 1930 à Paris, les premières bennes électriques collectent les ordures[46].
  • 1950 premier fauteuil roulant électrique (canada) par Dr. George Johann Klein.
  • 1955 premier sous-marin nucléaire « USS Nautilus » (américain).
  • 1957 premier brise-glace civil « Lénine » (russe).
  • 1962 premier porte-avion nucléaire « USS Enterprise » (américain) .
  • (1999 premier porte-avion nucléaire français « Charles De Gaulle »[47]).

Les communications[modifier | modifier le code]

Voir articles détaillés : Histoire de la radio, Histoire du téléphone.

De nombreux chercheurs et ingénieurs Édouard Branly, Guglielmo Marconi, Camille Tissot, Gustave Ferrié et bien d'autres étudieront les ondes électromagnétiques découvertes par Hertz. Ils inventeront et développeront des appareils d'émission et de réception radio toujours plus performants tout au long du XXe siècle.

Les ondes électromagnétiques sont la base du télégraphe sans fil, de la radiophonie, de la télévision et bien sûr de la téléphonie mobile actuelle.

À la fin du XXe siècle le télégraphe, ainsi que la radiophonie analogique sont tombés en désuétude, seuls les radios amateurs et les marins amateurs qui utilisent encore les systèmes de radiophonie classique, un émetteur-récepteur analogique est encore présent sur les navires, mais en radio de secours. Pour des impératifs de confidentialité des communications, ils ont été supplantés par leurs équivalents numériques, qui bien qu'utilisant toujours les ondes radioélectriques ont été sécurisés et fiabilisés.

Dès les années 1980, la concurrence à l'électricité arrive dans le transport d'informations « voix-images-données » à longue distance : la fibre optique utilise la lumière pour transmettre avec un débit bien supérieur aux câbles en cuivre parcourus par des courants électriques. Les développements ultérieurs de cette technologie ne feront que confirmer cette supériorité. Tous les câbles de transport sous-marin et souterrain de données numériques à longue distance seront désormais constitués de fibres optiques au lieu de fils en matériaux conducteurs d'électricité.

La production industrielle[modifier | modifier le code]

La mécanisation de la production industrielle[modifier | modifier le code]

Développement du réseau[modifier | modifier le code]

  • 1911 : Première ligne 110 kV, de Lauchhammer à Riesa en Allemagne.
  • 1923: Une ligne aérienne à 220 kV est mise en service pour la première fois aux États-Unis.
  • 1924: Début de la construction d'une ligne aérienne nord-sud à 110 kV reliant les centrales à charbon en Allemagne situées près du Rhin aux centrales hydrauliques alpines. Le premier tronçon de Neuenahr à Rheinau est prévu pour être alimenté en 380 kV ce qui permet une augmentation ultérieure de la puissance disponible (mise en service partielle en 1929 avec 110 kV et en 1930 avec 220 kV).
  • 1932: Première ligne 287 kV, aux États-Unis de Boulder Dam à Los Angeles.
  • 1937: Le premier turbo-alternateur refroidi à l'hydrogène est mis en service aux États-Unis (puissance de 100 MW).
  • 1946: Nationalisation en France de l'électricité et du gaz. Naissance d'EDF et GDF.
  • 1952: Première ligne 380 kV, en Suède de Harsprånget à Hallsberg.
  • 1960: Première ligne 525 kV en URSS, de Moscou à Volgograd.
  • 1965: Première ligne 735 kV, au Québec, de Montréal à Manicouagan.
  • 1965: « Black-out » : le 9 novembre, New York États-Unis est restée 13 heures sans électricité après que la foudre fut tombée sur une ligne à 345 kV.
  • 1967: Raccordement au réseau de la première centrale marémotrice du monde (240 MW) située sur l'estuaire de la Rance France.
  • 1967: Les réseaux à très haute tension (380 kV) de la France, de la République fédérale d'Allemagne et de la Suisse sont interconnectés pour la première fois à Laufenburg.
  • 1983: Mise en service de la première grande installation éolienne à Growian près de Brunsbüttel Allemagne (rotor de 100 m de diamètre ; arrêt en 1986 à la suite de problèmes de matériau).

L'électronucléaire[modifier | modifier le code]

  • 1951 : Le 20 décembre est mise en service la première centrale nucléaire du monde. Il s'agit de l'Experimental Breeder Reactor I (EBR-I), construit au laboratoire national de l'Idaho aux États-Unis. Sa puissance est de quelques centaines de watts.
  • 1955 : En Angleterre, mise en exploitation commerciale de la première centrale nucléaire d'Europe (9 MW) à Calder Hall.
  • 1974 : En France deux tranches PWR (900 MW) par an sont construites à la suite du choc pétrolier de 1974[L 21]. Elles succèdent à l'UNGG des années 1950-60 et précèdent l'EPR de 1990-2000.

Incidents et accidents[modifier | modifier le code]

  • 1978 : un grave incident survient dans la centrale nucléaire de Three Mile Island près de Harrisburg États-Unis (sans conséquences pour l'environnement).
  • 1986 : un grave accident survient dans la centrale nucléaire de Tchernobyl République d'Ukraine.

Dans l'Art[modifier | modifier le code]

Le "Golden Nugget" et le "Pioneer Club" bordant la "Fremont Street" en 1952 à Las Vegas.

Dès les années 1880, l'architecture poursuit avec l'électricité ce qui avait été commencé au Siècle des lumières avec les « pot à feu » et les « galeries »: les Salons s'éclairent, qu'ils soient d'exposition ou de démonstration, ludiques ou scientifiques[V 1]. Dans les commodités « Bonheur et Abondance[E 2] » de la « Belle Époque » l'éclairage électrique n'est plus réservé aux extérieurs par sa production par l'arc électrique, il est intégré dans l'architecture aussi bien extérieure qu'intérieure par l'ampoule électrique, il aboutit à la fois à son côté utile-hygiéniste et à son côté artistique banal ou ostentatoire.

Le design en début du XXe siècle impulsé entre autres par la Deutscher Werkbund[L 34] intègre pour les appareils électriques comme pour les autres la formulation esthétique de leur enveloppe. Cela concerne aussi bien les lampes et lampadaires que les moulins à café et mixers.

Ainsi au XXe siècle la lumière des néons est une composante de l'art moderne entre deux-guerres et ses décennies fondatrices 20 et 30, mais elle côtoie vers 1970 la lumière « électronique » des diodes rouges électroluminescentes économiques en énergie et disponibles chez le commerçant de « composants électroniques » de la ville, puis les « leds », diodes émettant toutes les couleurs en fin de siècle qui vont constituer une partie de l'art vernaculaire que construit la « fête ».

En usage plus moderne encore que pour le cinéma et le théâtre, l'électricité vient s'intégrer à la musique avec l'enregistrement de la voix et sa reproduction amplifiée et les instruments électroniques : le premier « synthétiseur de son » est réalisé en 1928, l'orgue électromécanique est créé vers 1930. La « guitare électrique » a son succès en 1950. Après 1970 d'autres instruments se succèdent, le "Synthétiseur", puis l'Orgue numérique, ensembles entièrement électroniques. La numérisation de la commande l'orgue instrument classique restauré se fait à partir des années 1990 en sous-ensemble liant le clavier physique aux tuyaux d'orgue par l'électronique, et en les dissociant parfois sur la scène.

La musique instrumentale « classique » est augmentée des sons de l'électroacoustique dès 1960 avec la radiophonie (par le Groupe de recherches musicales[48]).

Dans la « peinture expression d'art », essentiellement dans la première moitié du XXe siècle, l'électricité est un thème de modernité figurative ou un thème symbolique ou encore un thème « abstrait »[E 2]. La sculpture accentue son caractère théâtral par l'animation parfois électrique[49] depuis l' « époque dada » (qui établit son principe de « déraison » après la première guerre mondiale). Dans les Arts plastiques l'« Art cinétique » l'« Art cybernétique » l'« Art numérique » démarrent dans la période 1955-1965. Cela comprend la nouvelle sculpture animée ou bien exprime la déformation du matériau, une déformation figée comme sur un instantané photographique tel que l'hologramme connu depuis 1950 et mis en place de façon spatiale avec des lasers en 1960[L 32].

En France a lieu l'exposition « Lumière et mouvement » de 1967 au Musée d'art moderne de la ville de Paris[50]. Puis en 1984 au même endroit a lieu l'exposition « Electra, l'électricité et l'électronique dans l'art au XXe siècle » où « Modélectricité » y présente le vêtement et l'électricité organisée par le Musée de la Mode et du Costume[51].

Dans l'art qui se constitue en Occident dans la deuxième moitié du XXe siècle l'aspect contestataire[52] est donné en marge du mouvement Pop art multifonctionnel utilisant le « cliché » de la consommation positive. Ces arts peuvent procéder d'une démarche d'Artiste individu ou de groupe multi-têtes. Et dans ses principes voulus en général en avant-garde, on re-trouve parfois l'idée que l'œuvre ne doit être jamais être terminée et doit être « participative » sur place ou hors place grâce aux moyens de communication contemporains. Les œuvres en trois dimensions se servent de sources de lumières d'images et de son nouveaux. Les œuvres en deux dimensions -écran succédant à la toile peinte- produisent et se servent de la base des images nouvelles entièrement synthétiques et se servent du son nouveau. Cette période « contemporaine » est celle de la « nouvelle technologie ».

Après l'époque de la littérature de science-fiction, l'hyperréalité électrique succède aux mouvements d'art connexes de 1970 : de l'hyperréalisme, à Supports/Surfaces etc. qui n'avaient pas besoin d'électricité ou de l'inclusion du spectateur comme personnage dans l'œuvre (mais parfois seulement de l'inclusion de l'artiste).

À l'inverse les installations sonores et visuelles de l'art contemporain qui captent physiquement par de l'électronique la présence humaine pour se programmer-dérouler en happening parfois « aspirent à "incarner" toutes les données informatiques par nature impalpables dont notre quotidien est fait...[53] ».

Les enregistrements de son « laser » sont utilisés vers 1980 en technique usuelle. La « lumière cohérente » sert de façon directement visible à la mise en scène, des « shows » à « ambiance électrique » sont utilisés en fin de siècle pour tout sujet.

Le code-barres de l'Union Européenne proposé en 2002 par Rem Koolhaas.

La cyberculture[54] émerge dans les années 1990[55], elle intègre le cyberespace qui fournit un nouveau référentiel pour définir la valeur (concept de la mode à l'art, concept de l'archivage et de la reproduction quantifiée qui succède au « problème » connu avec la lithographie, concept de « déjà vu » copier-coller/à-la-façon-de). Le nouveau référentiel définit aussi la méthode de création (la technique assimilée, l'idée et le geste, l'ouvrage-œuvre qui peut être corrigé(e), la sponsorisation/mécénat...).

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Évolutions sociétales et constats philosophiques[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle poursuit le siècle précédent dans le sens de la place de l'individu dans la société d'un pays: une société qui s'applique quelque part. Mais l'ensemble des sociétés contemporaines importantes déclarent de façon protocolaire que l'usage de l'électricité est dans la problématique environnementale planétaire. Elle a débuté au siècle précédent, et elle prend en compte la totalité de la planète, incidents nucléaires des centrales de production d'électricité compris.

Cependant le stockage des combustibles nucléaires des pays producteurs d'électricité (après un retraitement délocalisé par le fait, pour des raisons de technologie utilisée), montre le problème du modèle économique et politique. Il s'agit de la mise en commun d'un produit qui est jugé être strictement générique et jugé être sans usure d'acheminement mais pas en partage réel de risques écologiques pour ses scories industrielles.

Au moment même on constate que les besoins du public et de l'industrie ne décroissent pas et modulent de façon nouvelle la formulation dans le temps et dans l'espace du vecteur électricité (à cause de la « climatisation » due au changement de confort et de l'urbanisation) : un besoin plus fort l'été que l'hiver. Mais aussi au sens où l'individu pense faire partie d'un groupe méta-individu : une micro-société coexistant avec d'autres micro-sociétés parfois sans "frontières". La formulation du besoin de nomadisme de l'individu en restant en contact voix et vue pour les groupes de la population poursuit l'usage des services nécessitant de l'électricité. Il prend une formulation de produit indispensable à la « survie » de l'individu selon la mentalité de la population et la structure industrielle présente dans le pays. L'électricité est devenue alors une des composantes pour faire fonctionner le mobilier urbain des villes et faire fonctionner les réseaux de routes et les véhicules qui les parcourent, mais aussi être à disposition par des bornes de recharge de "carburant" dans des "stations" et par des prises pour les multiples formes d'appareils électroniques.

Le pôle pacifique scientifique de l'usage de l'électricité s'affirme avec le suivi possible de l'homme de la naissance à la mort dans les pratiques médicales de diagnostic et de soin[V 3], suivi qui s'appuie sur la conception économique de la santé. Cet usage est fait aussi à l'aide des statistiques de traçage fournies dans la « mutualisation des services » par le pôle de suivi épidémique à l'échelle mondiale puisque les capacités de déplacement des hommes rejoint celles des oiseaux migrateurs. Les technologies présentes au XXe siècle sont amorties « comptablement » et pour leur « rentabilité » (coût de recherche et "nouvelle économie globale") pour les fournisseurs. Ceci s'applique à travers l'interactivité dans le monde de la santé pour les populations dans le modèle mis en place en Europe aussi bien pour son « union politique » que son système économique au tournant du siècle.

Sur le pôle opposé autant d'énergie de conception qu'au siècle précédent est dépensée avec pour ressource l'espionnage des réseaux terrestres et sous-marins de transfert de données du « Big data » entre continents pour parvenir à la « réification de l'individu » dans la conception « lobbyiste ».

Le XXIe siècle continue le précédent dans l'acceptation par des populations de la place de l'électricité dans la société. Elle se pose à travers le modèle normatif de la société occidentale mondialisée avec ses limites d'applications physiques : la question de la place de l'électricité dans la construction de sociétés (ou même d'individus[56]) et la question de la crédibilité du choix de cette place prennent place dans la « nouvelle crise » de la « modernité », « crise » qui n'est pas « éphémère ».

Les transports[modifier | modifier le code]

En ce début de XXIe siècle, poursuivant les chantiers entrepris au siècle précédent, par exemple le Système de transport intelligent, les pays industrialisés modernisent sans arrêt leurs réseaux de transport, grâce aux nouveaux développements en électrotechnique et en électronique. Comme au XXe siècle, ce sont surtout les réseaux ferrés qui en bénéficient, sous un aspect directement visible de consommation électrique, moins le transport individuel : les accumulateurs d'énergie sont en retard de développement par rapport au reste des applications pour obtenir un phénomène économique face au Troisième choc pétrolier.

Dans les grandes villes à la faveur d'une prise de conscience générale des contraintes écologiques posées par les transports, de nouvelles lignes de tramways reprennent leur place après avoir été éliminées du début jusqu'au trois quart du XXe siècle, supplantées par les autobus. Les moteurs linéaires reprennent place après leur abandon en 1970[57]. De plus en plus d'expérimentations de véhicules de transports voient le jour, mais pour l'instant cela reste des projets expérimentaux, en attendant de nouveaux développements sur les systèmes de stockage ou les générateurs d'électricité embarqués.

En ville comme à la campagne les vélos se mettent à l'assistance électrique, on pédale toujours, mais sans trop d'effort. Les ingénieurs ont miniaturisé les moteurs électriques, changement dû en grande partie à une électronique de contrôle toujours plus performante, ils prennent place un peu plus là où on veut les mettre dans l'ergonomie XXIe siècle associée au design. Des coureurs cyclistes tricheurs ont même réussi à se faire aider, "ni vu ni connu", par l'électricité.

Sur route rien de bien neuf, ce sont toujours les mêmes problématiques (stockage ou production de l'électricité embarqué) qui freinent le développement de véhicules électriques vraiment concurrentiels avec les véhicules à moteurs à explosion. Les véhicules hybrides (essence/électrique) sont de plus en plus nombreux sur les routes. Par contre les tout électriques sont toujours cantonnés aux abords des villes et au porte à porte, malgré des démonstrateurs spectaculaires avec toujours plus de technologie embarquée et connectée, notamment par des « véhicules intelligents »[58], mais aux capacités de déplacement limitées: les infrastructures nécessaires ayant beaucoup de mal à s'implanter notamment pour des raisons de concurrence et surtout de coût.

L'électricité et la santé[modifier | modifier le code]

Article détaillé: - Santé-environnement -

Dans les pays occidentaux l'espérance de vie de la population a grandement augmenté au cours du XXe siècle. L'appréhension du public face aux effets des rayonnements électro-magnétiques est traitée comme une question de première importance[40]. Et par ailleurs le confort du quotidien des personnes est donné par des objets électriques-électroniques commercialisés dans le grand-public par la diminution des coûts de fabrication en très grande série pour les sous-ensembles définis fonctionnellement. La technique intégrée est mise au point localement pour chaque secteur qui profite de l'avancée de la miniaturisation : stimulation musculaire électrique, tensiomètres intégré dans équipements paramédicaux pour sportifs etc.

L'éclairage[modifier | modifier le code]

Au début de siècle, les recherches sur les technologies des Leds ont fait des avancées majeures. De technologies embryonnaires, elles ont abouti à une multitude d'offres industrielles, utilisant les diodes électroluminescentes comme moyen d'éclairage principal.

Au niveau du rendement, elles concurrencent sans problème les autres sources d'éclairage: les progrès de leur électronique de commande et des systèmes optiques qui leur sont associés leur permettent des adaptabilités dont sont incapables les autres lampes et tubes. Leurs formes et leurs dimensions intrinsèques les rendent adaptables à pratiquement tous les designs.

De plus les diodes électroluminescentes sont censées avoir une durée de vie inconnue des autres technologies utilisées pour l'éclairage, de l'ordre de 20 000 heures avec une fin de vie en douceur. Comparativement aux lampes à incandescence qui tiennent environ 2 000 heures et ont une fin de vie brutale, et aux tubes électroluminescents qui endurent 6 à 8 000 heures de fonctionnement avant un déclin assez rapide.

Elles ont réussi à détrôner les lampes à incandescence aux halogènes et même les toutes récentes lampes aux xénon dans les phares des automobiles haute et moyenne gamme. Il n'y a que leur coût encore supérieur qui freine leur expansion aux petites automobiles.

Elle remplacent désormais, pour un surcoût acceptable, les lampes d'éclairage de nos habitations dont elles ont repris les designs et agrémentent d'une manière inédite des endroits où les lampes classiques étaient exclues. Elles remplacent dorénavant très avantageusement les tubes de rétroéclairage dans des écrans plats (télévision, moniteurs, écrans d'ordinateur, tablettes et smartphones). Les diodes électroluminescentes sont toujours utilisées dans la signalisation des automatismes et machines.

Même l'éclairage public est en train de passer progressivement aux diodes électroluminescentes.

Les communications[modifier | modifier le code]

Les communications au début XXIe siècle évoluent au rythme des innovations technologiques. Mais les principes fondamentaux de l'utilisation de l'électricité dans les systèmes de communication ont été découverts il y a plus de 150 ans, la majorité des évolutions sont dues à la miniaturisation toujours plus poussée de l'électronique ; électronique devenue tellement compacte que le génie logiciel prend toute sa place dans le moindre téléphone. Bien sûr les technologies comme l'optique, la chimie des matériaux et bien d'autres ne sont pas étrangères aux progrès des appareils de communication tous basés sur l'électronique, électronique que l'on retrouve partout et souvent en remplaçant par quelques capteurs des mécanismes complexes, fiabilisant ainsi les machines et les automates.

Les smartphones des années 2015 sont l'équivalent des plus puissants ordinateurs des années 1970, ce ne sont plus seulement des téléphones, mais de véritables ordinateurs de poche capables de communiquer avec le monde entier à travers les réseaux de téléphonie mobile, eux-mêmes interconnectés avec d'autres réseaux de communication à travers la planète, Internet par exemple.

Les infrastructures (antennes relais, central téléphonique) nécessaires aux réseaux de téléphonie mobile ont été installées dans les villes les plus reculées de notre planète, parfois le téléphone mobile a devancé le téléphone filaire classique, il y a dorénavant sur terre plus d'abonnés à la téléphonie mobile qu'à la téléphonie classique.

Le téléphone analogique filaire dit fixe utilise des réseaux de câbles reliés à des commutateurs dans les centraux téléphoniques, les systèmes ADSL utilisent les mêmes supports filaires, mais n'utilisent pas les mêmes commutateurs, les communications du téléphone fixe passent désormais en majorité par l'intermédiaire de protocoles voix sur IP (voix sur protocole Internet), donc les réseaux dits RTC ou réseaux commutés sont sous-exploités et désormais déficitaires sur la cible grand public pour le transporteur d'informations en France[59]. Mais ils sont jugés nécessaires pour des usages sécurisés par certaines corporations (par exemple les ascenseurs et les guichets automatiques bancaires) [60]. Les sociétés responsables de ces infrastructures préparent activement leur modification. Il faudra bientôt un boîtier type ADSL pour faire fonctionner un téléphone fixe ou bien plus certainement on intégrera le système dans les téléphones.

Après les commutateurs ce sera le tour, à relativement brève échéance (2022 annoncé), des lignes supports en cuivre, laissant la place à la fibre optique[61].

La production industrielle[modifier | modifier le code]

Développement des réseaux[modifier | modifier le code]

Incidents et black-outs[modifier | modifier le code]

  • 2002 : 730 explosions de transformateurs aux Etats-Unis.
  • 2003 14 août : Black out aux États-Unis, environ 50 millions de personnes sont restées sans électricité durant deux jours.
  • 2003 28 septembre : en Italie, 57 millions de personnes sans électricité pendant deux heures.
  • 2006 4 novembre : Environ 10 % de la population française a été plongée dans le noir pendant près d'une heure. En Allemagne plusieurs centaines de milliers d'habitants en Rhénanie-Westphalie ont été touchés, de même en Belgique et en Italie du nord[62].
  • 2011 : à la suite d'un séisme de magnitude 9 induisant un puissant tsunami, la centrale nucléaire de Fukushima est endommagée, puis partiellement détruite provoquant de nombreuses coupures de courant au Japon, et montre la limite des modélisations concernant l'énergie.
  • 2012 31 juillet : En Inde, 600 millions de personnes (soit près de 10 % de la population mondiale) ont été privées de courant pendant plusieurs heures.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En français électricité : 1720 « une des formes de l'énergie » (P. Coste, Trad. du Traité d'optique par Newton, p. 534-535 : Les corps agissent les uns sur les autres par des attractions de gravité, de magnétisme, et d'électricité). Empr. à l'angl.electricity (electric + -ity) cf. attest. supra, dep. 1646 (CNRTL)
  2. Pierre Zweiacker, Sacrée foudre ! Ou la scandaleuse invention de Benjamin F., PPUR Presses polytechniques,‎ , p. 225
  3. Source
  4. « Électricité positive, vitrée (vieilli). Électricité accumulée dans le verre frotté : 3. Elle [la femme] en diffère [de l'homme] comme l'électricité négative et l'électricité positive, c'est-à-dire par le sens et la direction, non par l'essence. Renan, L'Avenir de la sc., 1890, p. 524. —(CNRTL) »
  5. (en) Science And Scientist, Salem Press,‎ , p. 185
  6. L’histoire du vide, Pierre Marage, Physique des Particules élémentaires Université Libre de Bruxelles.
  7. [http|http://www.amperemusee.fr/ Site du Musée de l'électricité], Maison d'Ampère, Poleymieux-au-Mont-d'Or.
  8. Source : Convention télégraphique internationale de Paris (1865) et Règlement de service international (1865).
  9. Dont les systèmes de protection des circuits électriques feront usage par les “fusibles[1].
  10. Référence: « L'Urbanisme », (la ville industrielle, p. 21...), Pierre Merlin, PUF, 2009.
  11. Référence : chimisme CNRTL.
  12. L'expérience de Hans-Christian Œrsted (1820) (vidéo, documents historiques)
  13. a, b, c, d et e Source
  14. Exposition internationale d'électricité, sur le site cnum.cnam.fr
  15. [2]
  16. a et b Source: [3].
  17. Nom de l'engin attesté en France. Source CNRTL
  18. « Les rhéostats sont formés soit de fils en un métal très résistant, le maillechort par exemple, soit simplement d'un récipient plein d'eau rendue légèrement conductrice par du sel ou du carbonate de soude. » (Soulier, Gdes applic. électr.,1916, p. 80). Source citation : CNRTL [4].
  19. Cf. Bouchayet-Viallet et ses références [5]
  20. L'entente effective entre le trust d'économie libérale anglaise Compagnie Marconi et le cartel d'économie dirigée allemande Telefunken.
  21. Cf. Manuel du canonnier breveté: Guerre mondiale (1914-1918) -- Histoire des unités -- France -- Forces armées -- Règlements. -Neuvième partie du tome premier du règlement sur le service de l'artillerie à bord des bâtiments de la flotte (18e édition approuvée par décision ministérielle du 13 janvier 1914, mise en service par circulaire du 11 juillet 1915) / Marine nationale, 1915. TITRE XI: NOTIONS D'ÉLECTRICITÉ.

      CHAPITRE 1. Gourant électrique. 165
      CHAPITRE II. Lampes à incandescence. 176
      CHAPITRE III. Electro-aimants. — Appareils électriques. 178
      CHAPITRE IV. Piles. 187

  22. a et b Une clôture expérimentale dans le Texas Etats-Unis en 1888, dans le but de réduire les blessures causées au bétail. Pour contraindre les personnes: en 1906, lors de la guerre russo-japonaise pour des prisonniers, en 1915 l'armée allemande a électrifié des clôtures le long de la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas ...Sources : via le "Guichet du Savoir"
  23. Qui ont suivi une vision pacifiste après 1950.
  24. « le communisme, c'est les Soviets plus l'électricité ». Lénine, "Les citations sur le socialisme et le communisme", L'Étudiant [6].
  25. Cf. Heisenberg et la Mécanique matricielle.
  26. Par exemple méthode de plus profonde descente, méthode de Monte-Carlo, générateur d'aléas, étreinte fatale, Convergence uniforme, Machine de Turing ...Catégorie:Algorithmique.
  27. a et b Source développée sur les métaux ferreux
  28. Référence : travaux de G. Ribaud livres en ligne: [7] et [8].
  29. Poids d'une particule projetée (Source via : Guichet du savoir).
  30. Source: « Depuis quand ? » par Pierre Germa via le "Guichet du Savoir".
  31. Fabien Bonnet, « La mise en récit de la relation au client par l’entreprise Le cas de la communication d’EDF », Communication et organisation [En ligne], 39 | 2011, mis en ligne le 01 juin 2014, consulté le 18 avril 2016. [9].
  32. Reconnue comme peu sûre, l'utilisation du gaz pour s'éclairer est passée dans le langage courant avec ses idiotismes mais aussi dans la littérature (Cf. Gas from a burner (De l'eau dans le gaz) (1912) de James Joyce).
  33. Un « tableau électrique » (un panneau en bois) comportait les ampèremètres, les voltmètres, les rhéostats et des borniers vissants. Source: photo de dispositif électrique à câble torsadé aérien aux environs de 1920 p. 33 dans « Rêves de savants », par Denis Guthleben (collab. C.N.R.S.), Éditeur Armand Colin, 2011, 160 p.
  34. Avec des techniques après 1970 de rabattement de nappes phréatiques.
  35. La norme française NF réglemente les installations électriques en basse tension en France (Source via Guichet du savoir).
  36. Source: [10].
  37. Référence dans la langue française : 1949, source CNRTL
  38. Cette passion est une composante sociale mesurée (Médiamétrie : [11])
  39. Sté Legrand.
  40. a et b Conséquences pour la santé de l'usage des téléphones portables 12e législature Sénat en France 2002; Étude 2014 de l'OMS .
  41. Sources: [12].
  42. Exemple urbain type: Le Tunnel de Fourvière à Lyon, France [13].
  43. (Cf:Fig. 7]) Elektropolis
  44. .[14]
  45. Référence: Histoire de Yale-Fenwick-Linde [15].
  46. [16]
  47. Référence: INA [17].
  48. La musique spatiale découle de l'électricité-électronique étudiée par sa forme autant que par son contenu qui s'écarte de la « gamme » théorisée.
  49. Cf. les "mobiles" selon Marcel Duchamp qui démarrent par ceux d'Alexander Calder qui a utilisé la motorisation électrique et la sonorisation « Calder, LES ANNÉES PARISIENNES (1926-1933) » au Centre Pompidou, 2009
  50. Les figures phares : Nicolas Schöffer, Julio Le Parc, Piotr Kowalski. (Source: « 1946-1996 Chroniques de nos années lumière » Livre-brochure par -P. Coupechoux/ A. Beltran - Éditeur: Textuel & EDF, 1996, 110p, diff. EDF p:95).
  51. Exposition présentée par Frank Popper. (Sources : « 1946-1996 Chroniques de nos années lumière » Livre-brochure par -P. Coupechoux/ A. Beltran - Éditeur: Textuel & EDF, 1996, 110p, diff. EDF p:95 ; collection du FRAC Centre ombres et lumières).
  52. Cf. Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle, Erró...
  53. [Cartel] Grame pour Ryoji Ikeda : "...genre minimaliste au tournant des années 2000, beauté plastique des mathématiques et informatiques, comportement humain...".
  54. de-la-contre-culture-la-cyberculture
  55. Effets sociaux de l'explosion des réseaux électroniques.
  56. Par la notion de Corps Augmenté [18].
  57. Transports-en-commun-le-retour-du-coussin-d'air, (Erasmus)[19] en surface et sous terre Métro de Fukuoka.
  58. L'intelligence se comprend d'abord comme assistance technique mécanique débutée au XXe siècle puis comme intelligence artificielle à la place de l'homme en 2016. Référence C.N.R.S. : [20] [21]
  59. [22] Site d'information
  60. [23] Sur le site d'Orange
  61. [24] Sur le site de l'ARCEP
  62. La France subit une coupure d'électricité de grande ampleur l'article sur Wikinews

-- Notes [Note 3] [Note 4] [Note 2] [Note 5] [Note 6] [Note 1]

  1. a et b Dans l'expression des modèles de pensée aboutis au XIXe siècle, la pensée cléricale et anticléricale sont déterminées en opposition (dogme). Ce qui continuera en fin de XIXe siècle (à travers l'herméneutique de Friedrich Nietzsche puis la conception de la personne humaine évoluant dans son espace environnant dans le mouvement de pensée incarné par Sigmund Freud) à la problématique de la conscience humaine et de la réalité naturelle… et à l'inversion de sens du mot cartésien réduit à « rationalisation » avec ou sans action fonctionnelle.
  2. a et b Pour les bobines électriques il n'est pas fait usage dans le tournant du XIXe siècle au XXe siècle de l'aluminium comme conducteur d'électricité, par son coût de fabrication avec l'électrochimie. Il n'apparaîtra qu'au milieu du XXe siècle lorsque les contraintes de poids deviennent importante pour les "systèmes embarqués".
  3. a et b La reconnaissance de Gaulard interviendra trop tardivement car, entre-temps, des brevets ont été pris aussi par d'autres. Le premier brevet de Gaulard en 1882 n'a même pas été délivré en son temps, sous prétexte que l'inventeur prétendait pouvoir faire « quelque chose de rien » ! Gaulard attaque, perd ses procès, il est ruiné et finit ses jours dans un asile d'aliénés.
  4. a et b Le Bahreïn a pour la première fois de son histoire utilisé de l'électricité en 1942 dans un édifice avec un petit groupe électrogène. En France la capacité à changer les lampes dans les parties communes des habitations résulte des directives élaborées après la deuxième guerre mondiale (la capacité d'une personne à changer des tubes au néon n'est pas subordonnée au métier d'électricien , alors que cette capacité est requise pour les autres lampes, une situation issue de l'usage établi dans l'industrie).
  5. a et b En France, pendant la période de construction des grands ensembles débutée en 1960, la mise à disposition du téléphone pour un chantier de construction est prioritaire dans un environnement de réseau téléphonique insuffisant.
  6. a et b Les essais au XIXe siècle d'utiliser une lumière très vive pouvant traverser par transparence les corps de très jeunes enfants aboutira de fait au XXe siècle par des médecins aux rayons X en changeant de longueur d'onde. Si Wilhelm Röntgen a choisi de ne pas breveter sa découverte pour le bienfait de l'humanité, la tomographie qui est un empilement de radiographies successives permettant d'établir un volume a été brevetée en 1915 par André Bocage. Mais elle n'a eu de réalité que lorsque l'algorithmique a été efficace sur les calculateurs électroniques. Sur encore l'expérimentation de l'effet des ondes apparaitra dans le même but l'échographie en utilisant cette fois du son produit avec l'effet piézoélectrique.

-- regroupement R : références revues magazines journaux [R 1]

  1. a et b Source: "Einstein avait raison" in The Economist, 13/2/2016, trad. Courrier international no 1320, 18/2/2016. Cf. Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory.
    « Les ondes gravitationnelles vont rejoindre les rayons Gamma, les rayons X et les ondes radio dans la "boite à outils" dont nous disposons pour comprendre l'Univers. » Ilya Mandel, physicien théoricien de l'université de Birmingham.
    « Ces observations étonnantes sont la confirmation de nombreux travaux théoriques, y compris la théorie de la relativité générale, qui postule les ondes gravitationnelles. » Stephen Hawking, directeur de recherche à l'Université de Cambridge.

-- regroupement L : références livres [L 36] [L 2] [L 24] [L 7] [L 6] [L 17] [L 27] [L 4] [L 20]. [L 5] [L 23] [L 35]. [L 18]. [L 37] [L 38] [L 30] [L 31] [L 28] [L 14] [L 19] [L 8] [L 15] [L 16] [L 25] [L 33] [L 21] [L 22] [L 26] [L 34] [L 3] [L 10] [L 11] [L 29] [L 13] [L 1] [L 9] [L 32] [L 12]

  1. a et b Source: CNRTL[25]... Foudre, par métonymie:
    ...Faisceau de dards de feu en zigzags terminés par une flèche et qui constitue l'attribut des puissances divines ou guerrières, notamment entre les mains de Jupiter et d'Indra:
    « Son peintre facétieux l'a [Alexandre], comme fils de Jupiter, armé grotesquement du foudre, qui est là, entre ses jambes (Jules Michelet, « Mon Journal »,1857, p. 367) ».
    « Le foudre ailé du roi Zeus (Théodore de Banville, « Les Exilés »,1874, p. 34) ».
    ...En Littérature par analogie avec la puissance destructrice de la foudre]: Puissance de feu d'une arme; puissance des armes à feu:
    « Cette tombée sifflante d'obus martèle et écrase à coups de foudre l'extrémité béante du poste (Henri Barbusse, Le Feu,1916, p. 320). »
    « C'est alors que, les 6 et 10 août, tombe sur Hiroshima et sur Nagasaki la foudre des bombes atomiques (De Gaulle, « Mémoire de guerre »,1959, p. 227) »
    « Tu fouilleras toutes les caves de la section pour en extraire les substances nécessaires à la fabrication de la poudre. L'ennemi sera peut-être demain devant Paris : il faut que le sol de la patrie nous fournisse la foudre que nous lancerons à ses agresseurs. Anatole France, « Les Dieux ont soif »,1912, p. 164 ».
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Source: « Histoire des Sciences » coordonné par Georges Barthélémy (section: Physique; auteur Isabelle Desit-Ricard, chapitre: l'électromagnétisme) -L'esprit des sciences- Éditeur: ellipses, 2009, 745 p.
  3. a, b et c Source: « Découvrir l'architecture » par Jeremy Melvin, -Éditeur: Eyrolles, 160 p., p:44 Recherches, expérimentation et regain d'intérêt pour la culture classique [post-gothique] caractérisent les débuts de la "Renaissance" (étiquette appliquée rétrospectivement). Cet esprit d'invention contribue à modifier la perception de bâtiments [qui concrétisent et montrent la plus grande valeur de fortune acquise]... innovation, expérimentation, défi, nouveauté, construction artisanale...
  4. a, b et c Source: « Histoire des sciences », -Coordination Georges Barthélémy - Éditeur Éllipses, 2009, 745 p.: p:116 #Héritage de Newton et nouveaux concepts:...Son œuvre...a passionné les philosophes du Siècle des Lumières...tels Voltaire...Jean Le Rond d'Alembert...De grands observatoires (ont) été bâtis en Europe...Greenwich...Paris... (Mais après Alembert et le XVIIIe siècle dans la mécanique des fluides)...Les suisses Euler et Bernoulli au XIXe siècle... (inventent les fonctions mathématiques et traitent) l'Hydrodynamique.
  5. a et b Source: « Histoire des Sciences » coordonné par Georges Barthélémy (section: Physique; auteur Isabelle Desit-Ricard, chapitre: l'électromagnétisme) p. 132. -L'esprit des sciences- Éditeur: ellipses, 2009, 745p.
    William Gilbert publie "De Magnete", croit à la suite de Kepler que la Terre qui est un gros aimant tourne sur elle-même à cause de cela.
  6. a, b, c et d Source: « Histoire des sciences » -Coordination Georges Barthélémy - Éditeur Éllipses, 2009, 745 p.: p:19 #L'apport des Grecs; premières modélisations:...Refusant le surnaturel et les explications mythologiques des phénomènes (telles que ces serpents dévoreurs de Soleil pour justifier les éclipses...), Thalès posa le premier un certain nombre de questions fondamentales: « De quoi le Monde est-il fait? Comment l'Univers s'est-il formé? »... P:41 #Newton et la loi de la gravitation:...Isaac Newton était né en 1642 année de la mort de Galilée...(mais doit selon ses propres dires) « plus à Descartes, Huygens, Kepler (p:112) »... (Il formula circa 1665-1666) les trois lois de la mécanique qui...permettent d'accéder aux relations entre les forces et les mouvements...(Sur) les bases du calcul différentiel (établies conjointement avec) Leibniz...les techniques du calcul infinitésimal...(expriment la) force attractive en 1/r2...(expression) impossible à réaliser par les méthodes géométriques « classiques »...À son époque la notion de vitesse et de force étaient encore à éclaircir (p:113)... (Newton) s'intéressait aux mouvements curvilignes (p:114)...
  7. a et b Source: « Histoire des Sciences » coordonné par Georges Barthélémy (section: Astronomie; auteur Marie Christine de La Souchère, chapitre: Vers une Renaissance des idées) -L'esprit des sciences- Éditeur: ellipses, 2009, 745 p.
  8. a, b et c Source: « Rêves de savants », par Denis Guthleben (collab. C.N.R.S.), -Éditeur Armand Colin, 2011, 160 p. :
    p:28 #L'électroculture: ...Pour (percer) les secrets de la Nature, (la) curiosité désintéressée a cédé le pas à une préoccupation plus impérieuse: l'accroissement des rendements... En octobre 1746, le docteur Maimbray (en Écosse) se livre à la manipulation inédite (de soumettre) deux myrtes à l'influence d'une génératrice électrostatique...Les observations du savant exposées devant la Royal Society de Londres (sont que) les plantes ont poussé au-delà de la moyenne...(et encouragent des recherches dans toute l'Europe)... En France... l'abbé Nollet (rédige) en 1749 un opuscule sur les « effets nuisibles ou avantageux » des phénomènes électriques, puis Pierre Bertholon de Saint-Lazare est l'auteur en 1783 d'un mémoire sur « L'électricité des végétaux ». (Il) conçoit l'"électrovégétomètre"...[perche verticale de 15 m apportant l'électricité de la foudre aux plantes]...
    p:30 Premier Congrès international d'électroculture (France) octobre 1912...Electro-Culture-Commitee britannique 1918...(En France) Jules-Louis Breton [ de Office de inventions -devenu le C.N.R.S. ] et Lucien Plantefol de l'École normale supérieure en 1923 (obtiennent des choux des céleris et des poireaux de 18 à 50 % plus gros que ceux sur les parcelles témoins - photos p:31 & 33)...(Actuellement) certains défendent vertus de l'électroculture, en même temps que la radiesthésie, la musicothérapie agricole ...
  9. a et b Couronne électrique avec des pointes émoussées autour de la tête d'une personne, Bose y ayant dissimulé un fil électrique discrètement relié à une machine électrostatique, la décharge électrique provoquant une auréole lumineuse. Source : (de) Georg Matthias Bose, Die Electricität nach ihrer Entdeckung und Fortgang mit poetischer Feder entworffen, Wittenberg, Ahlfeld, 1744
  10. a, b et c Source: « L1 » -Dictionnaire encyclopédique Larousse L1 - Éditeur: Larousse, 1979, 1515 p., Saint-Simon (p:1259): pour (Saint-Simon), le terme industriel a le même sens que producteur, et c'est avec tous les producteurs qu'il faut construire une société nouvelle d'où seront absents les oisifs...(dans) « Lettres d'un habitant de Genève à ses contemporains » (1803), (il) élabore la doctrine de la « capacité », il souhaite la création d'un nouveau pouvoir spirituel au-dessus des États, une religion de la Science se substituant au catholicisme.
  11. a et b Source: « L1 » -Dictionnaire encyclopédique Larousse L1 -Éditeur: Larousse, 1979, 1515 p, Karl Friedrich Gauss (p:608): ... s'occupa d'optique, d'électricité et surtout de magnétisme, dont il formula la théorie mathématique dans sa « théorie générale du magnétisme terrestre »... en 1805 dans la théorie des nombres Disquisitiones arithmeticae il développe la congruence, convergence des séries et les formes quadratiques. Il contribue au développement de la Méthode des moindres carrés [pour la « science appliquée »].
  12. a et b Source: « Depuis quand ça existe? », Pierre Germa, Éditeur: Belin, 2014, 355 p. Article chaleur: ...Au milieu du XIXe siècle, la chaleur est une substance qui passe de la partie plus chaude à la partie plus froide dans un corps, en 1857 Rudolf Clausius pose que la chaleur est entropique. Source CNRTL entropie: énergie littéralement « action de se retourner » pris au sens de « action de se transformer », terme proposé en 1850 par Rudolf Clausius pour désigner à l'origine la quantité d'énergie qui ne peut se transformer en travail.
  13. a, b, c, d et e Référence: Thèse de Axel PETIT, le 11 décembre 2013, "Histoire du concept d'ion au XIXe siècle", en ligne:[26].
  14. a et b Source: « Découverte des Mathématiques », par Irving Adler (trad. anglais D. Meunier, préface Henri Cartan ), -Édition des deux coqs d'or - littérature enfantine, 1961, 140 p. :
    p:12 #La science des nombres et de l'espace: (L'utilité a conduit aux notions de nombre avec la numération pour distinguer dans la communication orale concernant les objets ce qu'est leur chiffrage d'avec la désignation d'entité par leur nature, soit quantité-qualité(s)) p:13...Dans l'Antiquité, les Grecs désignaient sous le nom de mathématique tout l'ensemble des connaissances et, pendant très longtemps, ce mot est employé au singulier. On peut donc dire qu'à l'origine, elle était la science par excellence. Puis, peu à peu, son sens s'est restreint. Pour Descartes, on ne doit « rapporter aux mathématiques que toutes chose dans lesquelles on examinera l'ordre ou la mesure. » Pour d'Alembert, c'est « la science qui a pour objet les propriétés de la grandeur. »
    p:14 l'activité [moderne] oblige à travailler sur des corps qui se déplacent ou se modifient; aussi pour avoir des notions précises sur le mouvement et le changement est inventé le calcul infinitésimal...
    p:126 #Trois grands mathématiciens: ...p:130...(Newton et les débuts du calcul infinitésimal par des différentielles)...p:134&135&136 ...Karl Friedrich Gauss...en 1799 apporta la première démonstration sans faille de ce qui est connu sous le nom de « théorème fondamental de l'algèbre », à savoir que toute équation algébrique a une solution...Mais il ne s'intéressait pas qu'aux mathématiques pures, et nombreuses sont aussi les applications pratiques qu'il a su tirer des théories abstraites... En collaboration étroite avec le physicien Wilhelm Weber, il accomplit des travaux en électricité et en magnétisme, domaine dans lequel son influence a été particulièrement puissante. C'est ainsi qu'il étudia le magnétisme de la terre et d'après ses observations et ses calculs, prédit l'endroit où devait se trouver le pôle sud. Par la suite les navigateurs devaient constater que ses prévisions étaient exactes. Il inventa également une sorte de Magnétomètre...
  15. a, b et c Source: « Le Livre des Religions » -Coordination Jaqueline Vallon - Éditeur: Gallimard, collection découverte cadet, 1989, 261 p., (p:250, 251) Le culte de la science: Au XIXe siècle, alors que l'Europe commence à s'industrialiser, certains philosophes, nourris des principes de la Révolution française, posent en dogme que le progrès humain passe non par la religion mais par la science...penseurs scientistes.
  16. a, b, c et d Source: « Calendrier de l'histoire universelle » K. Ploetz, marabout-université Éditeur: Marabout. 1957, 350p.
  17. a et b Source: « Histoire des sciences », -Coordination Georges Barthélémy - Éditeur Éllipses, 2009, 745 p.:
    p:56 #D'où les étoiles tirent-elles leur énergie?:...Dès lors que l'on admet que les étoiles...évoluent, on peut s'interroger sur l'origine de leur énergie...On crut un moment que le Soleil tirait son énergie de réactions chimiques (anté 1700)
    p:57...Le problème ne (sera) résolu que dans la première moitié du XXe siècle, par Arthur Eddington notamment, après la découverte de la radioactivité et de l'énergie nucléaire...
  18. a, b et c Source: « Histoire des Sciences » (section: Chimie; auteur Claude Lécaille, chapitre: Le XVIIe siècle ). -L'esprit des sciences- Éditeur: ellipses, 2009, 745p.
    P.199: #La chimie mécaniste. ...Newton apparaît comme celui qui portera le plus loin les conceptions de Gassendi et de Boyle...le monde constitué par des corpuscules et de vide. La matière est constituée de particules solides, pesantes, dures, impénétrables et mobiles...Comme tous les chimistes mécanistes Newton fait dépendre les propriétés de la matière du mouvement des choses, des contacts, de la forme des particules. Il va ajouter un concept nouveau : l'attraction...par analogie avec l'attraction universelle...Newton va ainsi fournir aux chimistes une explication des réactions chimiques, de la cohésion des corps et de l'expansion des corps volatils...Dans la deuxième moitié du XVIIe siècle la chimie devient autonome et s'écarte de la philosophie alchimique...(p.196) Une science rationnelle autonome...
  19. a, b, c, d et e Source: « Rêves de savants », par Denis Guthleben (collab. C.N.R.S.), Éditeur Armand Colin, 2011, 160 p.
  20. a et b Source: « Histoire des Sciences » (section: Prix Nobel; auteur Michel Beugniez) p. 581. -L'esprit des sciences- Éditeur: ellipses, 2009, 745p.
  21. a, b et c Source: « 1946-1996 Chroniques de nos années lumière » Livre-brochure par -P. Coupechoux/ A. Beltran - Éditeur: Textuel & EDF, 1996, 110p, diff. EDF p:41 ....

    « Nous allons faire de la gymnastique nucléaire »

    — Marcel Boiteux, président d'EDF, 1969

    ...
  22. a, b, c et d Source: « 1946-1996 Chroniques de nos années lumière » Livre-brochure par -P. Coupechoux/ A. Beltran - Éditeur: Textuel & EDF, 1996, 110p, diff. EDF p.26: Le temps du plastique, L'affranchissement de la ménagère. « ...En 1948 63 % des Français n'ont pas l'eau courante à la maison...En 1954, on inaugure le salon des arts ménagers...En 10 ans, c'est simple: on invente tout, et on rattappe à grandes enjambées le retard pris sur le modèle d'outre-Atlantique...1956, c'est l'arrivée du moulin à café lancé à bas prix par Moulinex. Trois millions d'exemplaires vendus dans la seule année 1957. Puis vient le tour du fer à repasser à vapeur, du sèche-cheveux, des robots, des mixers, du grille-pain, comme dans les films américains… Sans oublier les poids lourds de l'équipement ménager: le frigo, l'aspirateur, la machine à laver le linge…C'est aussi la couverture chauffante ou chauffe-lit...Très vite apparaissent différents types de chauffe-eau électriques...les brosses à chaussures rotatives, les allume-gaz électriques, et surtout la machine à coudre électrique.
    En une année de 1953 à 1954, le nombre de ménages équipés d'un aspirateur passe de moins de trois cent mille à plus de deux millions... En 1962 22 % des français possèdent un poste de télévision... En 1964, 47 % des familles possèdent un réfrigérateur, contre 7,5 % seulement 10 ans avant. Même chose pour les machines à laver...Bref, c'est la vie moderne qui met à mal les différences de classe. Riche ou pauvre on achète les mêmes aspirateurs et les mêmes réfrigérateurs…Du moins le croit-on... ».
    P.29: La vie en bleu. « ...1962, 24 % des familles sont équipées de machines à laver...cinq ans après 65 %... »
    p.32: La vie moderne, Mozart dans le canapé. « ...En 1973 93 % des ménages ont au moins un transistor...[En 1962 22 % des Français possèdent un poste de télévision]...plus de 78 % en 1973…Mais seulement 6 % en couleur...En 1972 cent soixante mille chaînes hi-fi sont vendues en France contre quatre-vingt mille trois ans avant... Décidément, la maison n'est plus seulement le lieu où on dort et où on mange. Elle devenue celui des loisirs et de la culture.  »
  23. a, b et c Source: « Histoire des Sciences » coordonné par Georges Barthélémy (section: Astronomie; auteur Marie Christine de La Souchère, chapitre: Les grands observataoires ). -L'esprit des sciences- Éditeur: ellipses, 2009, 745p.
    P:77 #Le rayonnement électromagnétique...Une onde électromagnétique résulte de la propagation d'une perturbation qui, de proche en proche, de la source au récepteur, modifie les propriétés électriques et magnétiques du milieu qu'elle traverse. Elle a de ce fait une action à distance: sans transporter de matière, elle transporte de l'énergie...La distance parcourue par l'onde pendant une période , et dans un milieu donné est appelée longueur d'onde... dixième de micromètre pour la lumière...millimètre pour la radio...même dans le vide...(contrairement aux ondes sonores, sismiques).
  24. a, b et c Source: « Histoire des Sciences » coordonné par Georges Barthélémy (section: Physique; auteur Isabelle Desit-Ricard, chapitre: Le XXe siècle) -L'esprit des sciences- Éditeur: ellipses, 2009, 745 p.
  25. a, b et c Source: « Calendrier de l'histoire universelle » K. Ploetz, marabout-université Éditeur: Marabout. 1957, 350p.
    p. 191: Accroissement de la population en millions d'habitants entre 1800 et 1910 (Crise de logement croissante) pour:
    *l'Allemagne de 25 à 65;
    *la Grande-Bretagne de 16 à 46;
    *la France de 37 à 39;
    *la Russie de 33 à 140;
    *les U.S.A de 6 à 83.
  26. a et b Source: « 1946-1996 Chroniques de nos années lumière » Livre-brochure par -P. Coupechoux/ A. Beltran - Éditeur: Textuel & EDF, 1996, 110p, diff. EDF p.44: Ne coupez pas. « ...14 juillet 1977 Nex-York 24 heures de panne...19 décembre 1978, c'est au tour de la France...par réseau de transport surchargé. Le monde prend alors conscience de l'importance de l'électricité... »
    p.105: De l'ombre à la lumière.« 1994...[L'électricité,] au Nord elle est devenue un produit banal...Afrique du Sud...Brésil...Laos...la lumière demeure un rêve: Ils sont deux milliards sur cette terre, les hommes qui n'ont pas encore accès à cette conquête élémentaire. »
  27. a et b Source: « Histoire des sciences », -Coordination Georges Barthélémy, -Éditeur Éllipses, 2009, 745 p.:
    p:66 #La photographie entre en scène#Einstein contre Newton:Le premier cliché astronomique, un daguerréotype du Soleil, fut publié en 1845...(Léon Foucault et Hyppolyte Fizeau)... p:68...Les éclipses et la photographie...(« véritable rétine du savant p:66 »)...ont...permis d'apporter la preuve expérimentale de la déviation des rayons lumineux passant à proximité d'un corps massif, déviation prédite par la théorie de la relativité d'Einstein.
  28. a et b Référence: « Le Trésor, Dictionnaire des Sciences » coordonné par Michel Serres et Nayla Farouki (Electron p. 312), Éditeur: Flammarion, 1997, 1092 p
    L'électron n'est pas vraiment un corpuscule ni d'ailleurs une onde car ni la mécanique d'Isaac Newton ni une théorie purement ondulatoire ne sont capables de la décrire correctement...Sa description relève de la physique quantique, qui empêche de le représenter comme une minuscule bille véhiculant de l'électricité ou tournant autour du noyau des atomes. L'électron est certes un objet minuscule mais il n'y a guère de sens à parler d'une « taille » propre à l'électron...On ne sait pas très bien aujourd'hui pourquoi la charge électrique de l'électron - ou de toute autre particule élémentaire- a la valeur qu'elle se trouve avoir.
  29. a et b Source: « Logique » par Paul Mouy (section: Logique et psychologie; Point 10 La logique, « science normative » de la vérité). Librairie Hachette 1944. Avec citation de André Lalande, Du parallélisme formel des Sciences normatives, Revue de méta-physique 1911.
  30. a, b et c Référence: « Le Trésor, Dictionnaire des Sciences » coordonné par Michel Serres et Nayla Farouki (Semi-conductivité p. 878-880), Éditeur: Flammarion, 1997, 1092 p.
  31. a, b et c Référence: « Le Trésor, Dictionnaire des Sciences » coordonné par Michel Serres et Nayla Farouki (Semi-conductivité p. 878-880), Éditeur: Flammarion, 1997, 1092 p
    p:880...Par l'agitation thermique...des électrons de la bande de valence...peuvent "sauter" dans la bande de conduction...du semi-conducteur...la conductivité augmente avec la température (au contraire des métaux)...Lorsque des photons viennent frapper un semi-conducteur...ils augmentent la conductivité [et produisent] l'effet de Photoconductivité...des cellules photoélectriques...Si les photons viennent frapper une jonction N-P, ils engendrent un courant électrique par l'effet Photovoltaïque.
  32. a, b, c, d, e, f, g et h Source: « Depuis quand ça existe? », Pierre Germa, Éditeur: Belin, 2014, 355 p.
  33. a et b Source: « Calendrier de l'histoire universelle » K. Ploetz, marabout-université Éditeur: Marabout. 1957, 350p.
    p. 215: l) ...Essor économique avant la première guerre mondiale: Essor rapide de l'économie grâce à l'expansion du capital européen et américain...Le développement des sciences et des techniques semble offrir des possibilités de progrès illimitées; cette évolution est un moment stoppée par la catastrophe que fut la première guerre mondiale.
    p. 216: ...Emprise du monde industriel: dans la plupart des pays européens, comme en Amérique, s'opère une migration des travailleurs agricoles vers les centres industriels.
  34. a, b, c et d Source: « Design industriel a-z» Charlotte & Peter Fiell, Éditeur: Taschen". 2003, 190p.
  35. a et b Source: « Histoire des Sciences » (section: Prix Nobel; auteur Michel Beugniez, chapitre: Physiologie ou médecine ). -L'esprit des sciences- Éditeur: ellipses, 2009, 745p.
    P:529-530 #Les atouts de l'organisme. Les neurones...Camillo Golgi visualise les neurones moteurs en 1906 ... 1932 Charles Sherrington et Edgar Douglas Adrian découvrent leur mécanisme fonctionnel chimique entre le sensoriel et le moteur [du à l'électricité mise en évidence à l'aide de d'appareils électroniques]... 1944 Joseph Erlanger et Herbert Gasser prouvent la « fonction hautement différenciée des nerfs » avec le seuil d'excitabilité lié à la fréquence de l'influx nerveux...1939 début de la caractérisation de l'influx avec son phénomène ionique par la caractérisation du courant électrique en tension et intensité par John Eccles, Alan Hodgkin et Andrew Huxley prix Nobels en 1963. [Différenciation entre motricité et sensations].
  36. Source: « Histoire des sciences », -Coordination Georges Barthélémy, -Éditeur Éllipses, 2009, 745 p.
  37. Référence: « Le Trésor, Dictionnaire des Sciences » coordonné par Michel Serres et Nayla Farouki ,Éditeur: Flammarion, 1997, 1092 p.
  38. Référence: « Le Trésor, Dictionnaire des Sciences » coordonné par Michel Serres et Nayla Farouki (électron p.312-313), Éditeur: Flammarion, 1997, 1092 p.

-- regroupement V : références vidéos et audios [V 1] [V 2] [V 3] [V 4] [V 5] [V 6]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z et aa Source: « L'histoire de l'électricité » Vidéo: -Coordinateur Jim Al-Khalili, prof. Univ. of Surrey, Guildford -Production: The Open University & BBC, 2011, diff. Arte, 11/2014.
  2. a et b Source: « L'histoire de l'électricité » Vidéo: -Coordinateur Jim Al-Khalili, prof. Univ. of Surrey, Guildford -Production: The Open University & BBC, 2011, diff. Arte, 11/2014. Samuel Morse, artiste, exprime son crédo dans le pacifisme à partir de 1845: "le monde est plus petit, par le télégraphe et la communication à distance il n'y aura plus de guerre".
  3. a, b et c Le Sens des Choses #7 Le cerveau et l'intelligence artificielle. [27] (Entretien avec Laurent Alexandre, chirurgien-urologue, président de la société de séquençage de génome DNA Vision, en Belgique. Passionné de génétique, il s'intéresse aux bouleversements qu'entraîneront pour l'humanité les progrès de la science, de la techno-médecine et des biotechnologies. Diff. France-culture 2014-08-23.
  4. a et b La conversation scientifique (Entretien avec Jacques Ball "et-si-pour-une-fois-osait-parler-du-spin"). http://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/et-si-pour-une-fois-osait-parler-du-spin] Diff. France-Culture 2016-01-02.
  5. a, b et c Architecture rationnelle de Margarete Schütte-Lihotzky disciple d'Adolf Loos pour une cuisine de 6,5 m2 avec modularité. Comporte une planche à repasser pour fer électrique, prise au dessus du plan de travail sous la fenêtre. "Montée sur rail [au milieu du plafond dans sa longueur], une balladeuse [lampe électrique] est partout disponible". 10 000 cuisines installées de 1926 à 1930. Hotte à extraction naturelle. (Source: document Anna-Célia Kendall, "La cuisine de Francfort", Centre Musée G. Pompidou/Arte 2010 [28]).
  6. a et b Source: « Paris Berlin Destins croisés » Epoque contemporaine (4/4) Réalisateur: Frédéric Wilner, Producteur: Iliade Productions, Les films de l'Odyssée, diffusion Arte [29].

-- regroupement E : références expositions, conférences [E 1] [E 2]

  1. a, b, c, d et e Exposition « Chambres des merveilles » [30] Musée des Confluences: ...Des hommes, fascinés par la complexité du monde, accumulent des objets émanant du génie humain, les Artificialia, et les plus prodigieuses créations de la nature, les Naturalia. Ils présentent alors leur propre vision du monde dans des chambres de merveilles.
    À partir de la Renaissance, ces « esprits curieux » récoltent des objets à la fois insolites, fascinants, extraordinaires ou mystérieux, qu’ils rassemblent et présentent à des visiteurs privilégiés. Dans ces cabinets de curiosités, ils font ainsi partager à leurs contemporains leur soif de connaissance. Animés d’un insatiable désir de découvertes, certains se feront aussi grands voyageurs.
    Au départ, les mises en scène et compositions devaient susciter admiration et émerveillement. Peu à peu, guidés par l’émergence d’un esprit scientifique, les collectionneurs se spécialisent et proposent de nouvelles classifications de leur collection. Des questionnements et d’importants débats émergent au sein d’un vaste réseau européen où, entre crédulité et scepticisme, la science va se construire. Les cabinets de curiosités jouent alors un rôle majeur dans la circulation du savoir et des idées de l’époque....Jusqu'au XVIIIe siècle les Universités en Europe dispensent un savoir qui retrace un savoir catalogué par le seul livre de science admis: La Bible. La classification apparaît nécessaire avec les échanges et découvertes, la mise en collection. La continuité du monde selon Georges-Louis Leclerc de Buffon et sa discontinuité selon Carl von Linné s'opposent en deux théories distinctes.
  2. a, b et c Source: « La couleur dans la lumière, Le postimpressionnisme et Rhône-Alpes (1886 -1914) », Musée Paul Dini Villefranche-sur-Saône, janvier 2016:
    "...L'année 1914 vit à Lyon s'ouvrir l'Exposition internationale des beaux-arts où la plupart d'entre eux fut présents. L'impact de cette manifestation qui mettait en avant le projet d'une cité moderne et originale servie par les arts, se dilua cependant dans les affres de la première guerre mondiale....[Toile en exposition: Albert Besnard, "La Vérité entraînant les Sciences à sa suite répand la lumière sur les hommes", 1890, fonds Petit-Palais Paris] ... Paysages mystiques et nuits baignées par la « fée électricité »: la lumière de la nuit est aussi celle de l'électricité qu'Albert Besnard a mis en scène dans un des plafonds du Salon des Sciences du nouvel Hôtel de ville de Paris [de 1882], qui permet de peindre des scènes de genre nocturne reflet d'un temps de « Bonheur et d'Abondance » (Louis [Claude] Paviot). En intérieur, des réunions de personnages apparaissent au milieu desquelles l'électricité fait naître des lumières et des ombres nouvelles..."[cartels]. "Le symbolisme de "la main d'ombre" [toile en exposition de Charles Lacoste, 1896, fonds Musée d'Orsay Paris] montre la fatigue des ouvriers en foule voûtée éclairée sur la jetée dans la nuit avec au loin la ville. Cela montre en symbole ce qui s'écarte des conventions, avec une expression allant de l'affinité avec les groupes anarchistes jusqu'à celle avec le dandysme." [guide].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colin Ronan, Histoire mondiale des sciences, Édition du Seuil, coll. « Points », série « Sciences », 1988.
  • Caron François, Cardot Françoise, Histoire de l'électricité en France, tome premier 1881-1918, Édition Fayard, 1991.
  • (en) Joseph Priestley, The History and present state of electricity, with original experiments, 1767.
  • Alain Beltran, La fée électricité, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes / Sciences et Techniques »,‎ (ISBN 2070531465, OCLC 27027322).
  • Christine Blondel, Histoire de l'électricité, Paris, Pocket,‎ , 127 p. (ISBN 9782266050142 et 2266050141).
  • Gérard Borvon, Histoire de l'électricité : de l'ambre à l'électron, Vuibert, coll. « Va savoir ! »,‎ , 266 p. (ISBN 9782711724925 et 2711724921, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]