Histoire de l'électricité

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L'histoire de l'électricité remonte à la nuit des temps, car l'électricité a été vue manière très impressionnante par exemple sous forme d'éclairs.

L'électricité et le magnétisme sont deux phénomènes physiques connus depuis des milliers d'années.

La compréhension du phénomène électrique qui a duré trois siècles est relativement récente, au regard de la période de la prise de connaissance empirique. La théorisation actuelle du phénomène a été faite dans le cadre de la société occidentale. L'intérêt technique pour ce qui était préalablement un élément merveilleux ou une curiosité est devenu mondial pour les sociétés ayant pris le tournant de l'industrialisation dès le milieu du XVIIIe siècle.

L'application pratique s'est appuyée au début sur les méthodes expérimentales. La demande notable en énergie électrique dans la société occidentale a débuté par l'éclairage des rues des villes au XIXe siècle.

La recherche sur l'électricité s'est fortement mathématisée pour effectuer la mécanisation dans la société occidentale. La demande a d'abord été concentrée pour la « Science Mécanique », dans sa conception des débuts l'électricité est seulement utilisée pour activer des éléments secondaires des machines. Cette tendance importante a développé l'« électrotechnique de commande des machines ».

Dans le XXe siècle débutant, les hommes poursuivent leur vision du monde par l'exploration complète de la planète, avec les procédés de communication à distance établis précédemment. On utilise l'électricité qui va s'imposer pour les systèmes d'échange d'informations à longue distance après avoir utilisé des systèmes optiques et mécaniques formalisés en relais à courte distance.

Le vecteur énergie apparaît aussi pleinement à cette époque de la deuxième révolution industrielle pour l'électricité, avec la nécessité de la formulation de sa production en usine et de son transport en réseau dont la formulation est liée à son aspect de marchandise non stockable. L'électricité est mise en concurrence avec les autres énergies, les énergies fossiles stockables. Aussi bien pour le chauffage et aussi pour la mise à disposition du froid (« parvenu dans les foyers » par de l' électricité ° ° ° ) que pour les autres commodités de l'époque dont l'éclairage électrique qui n'est plus réservé aux extérieurs. Et cette énergie finale est obtenue par le « progrès de la connaissance ».

La transformation en énergie fournissant le mouvement mécanique est une demande de l'industrie de fabrication d'objets en série et la transformation chimique par l'électricité (électrochimie) permet l'obtention de matières (par exemple l'aluminium). Et cette application énergétique pure de l'électricité a commencé fin du XIXe siècle. On a ajouté son usage dans toutes les formules de transport urbain et de transport de proximité individuels et collectifs, plus les transports interurbains. Ces circulations sont faites principalement par le chemin de fer qui structure de façon nouvelle et plus dense dans l'entre deux siècles les voies terrestres en replacement des voies maritimes.

Après l'établissement historique de la société de l'homme et de la machine après le XVIIIe siècle, apparaissent dans la société occidentale de façon inséparable la « société des loisirs » et la « société de consommation » dans la première partie du XXe siècle. Dès le début de ces sociétés, la « science » prend son sens moderne s'appuie sur la technologie et s'applique à l'électricité aussi bien dans son aspect de « connaissance pure » que de « connaissance appliquée ».

Le XXe siècle est devenu le siècle de la « mondialisation » des sociétés et les pays ont fait usage de la numérisation des informations pour des usages nouveaux de communication par l'électronique, usages d'organisation pour la société concernée par les ordinateurs, usage de recherche scientifique dans tous les domaines étudiés et usage devenu traditionnel de l'asservissement des machines devenues automates. Dans tous ces domaines le merveilleux dans sa formulation ancienne a disparu par la quantité considérable de chiffres utilisés à tout faire, a donné par le biais de l'électricité qui les rend possibles une formulation prosaïque nouvelle de la société « numérisée » et a entrainé une modélisation nouvelle des activités humaines par les activités mécanisées automatisées.

Par la mise en place de la cybernétique, la société change de modernité, et l'électricité devient irremplaçable après avoir été indispensable. La « virtualisation » présente dans la société pour les modes des relations humaines commence avec pour vecteur l'électricité disponible. L'électricité est là dans la science qui l'étudie sous son double aspect "particules" et "ondes" sur des supports faits avec du "plein" terrestre et du "vide" spatial.

Le XXe siècle est devenu le siècle où on établit la politique agricole dans l'économie néo-classique générale de l'offre et la demande des objets dans les pays occidentaux. L'agriculture devient « intensive » en Europe et « modernisée ». Elle utilise fortement l'électricité dans un espace devenu « non naturel » pour le monde du vivant. Et sur la jonction du XXe siècle au XXIe siècle, l'électricité en conséquence du savoir acquis dans l'agriculture et l'élevage du bétail est utilisée reportée directement sur l'homme et dans les espaces urbains. Le XXe siècle est devenu le siècle où on a établi la politique de la santé pour la population avec des instruments et certaines médicalisations curatives: un usage de l'électricité direct parfois remis en question et un usage indirect mais impératif de l'électricité nécessaire au modèle système santé informatisé adopté.

Le XXIe siècle continue le précédent dans l'acceptation de la place de l'individu mobile dans les sociétés localisées (concept comprenant le "progrès" dont l'électricité fait partie) mais inclut l'usage de l'électricité dans sa problématique environnementale planétaire débutée au siècle précédent. On y intègre les transports individuels longue distance et les moyens de production de l'électricité. On pose dans ces sociétés utilisatrices de cette énergie la question de la place de l'électricité dans la construction de la société.

De la Haute Antiquité à la Renaissance[modifier | modifier le code]

L'électricité et le magnétisme en Grèce antique[modifier | modifier le code]

Le terme « électricité » dérive directement du mot grec « êlektron » (ήλεκτρον) qui désigne l'ambre jaune, une résine fossile possédant des propriétés électrostatiques. De la même manière, le terme « électromagnétique » fait référence à la pierre de magnésie, un aimant naturel utilisé dès la Haute Antiquité (Magnésie est à l'origine une cité grecque, aujourd'hui située à l'ouest de la Turquie).

Ces deux racines indiquent que les effets de l'électricité et du magnétisme ont été découverts tôt dans l'histoire de l'humanité. L'aimantation naturelle, l'électricité de la laine, sont autant de phénomènes que les Hommes apprirent à connaître et à utiliser.
La foudre est perçue chez l'homme depuis la Préhistoire avec son côté dangereux et sa projection psychologique pour l'homme de la puissance°[V 1]. Depuis, "la" foudre fournit une partie des mythes concernant l'Homme et la Nature° (mythes qui sont dans l'Antiquité la fondation de l'art°, reflet "mimétique°" de l'ensemble de l'univers entourant l'homme, c'est-à-dire donnant la beauté°)). La foudre, à la fois éclair et boule fondateurs de l'électricité, a pour côté utile la médecine dès la Préhistoire.

Chez les Hellènes°, vers 600 av. J.-C., Thalès de Milet se voit attribuer la paternité de la réflexion sur l'électricité, plus précisément sur l'"électricité statique" et le "magnétisme". Toutefois, seuls des textes apocryphes° témoignent de son intérêt pour ces phénomènes (c'est Diogène Laërce, au IIIe siècle, qui rapporte les propos d'Hérodote et d'Hypias sur le savant grec). D'après ces textes, Thalès semblait accorder « une âme aux choses qu'on croyait inanimées ». La triboélectricité (celle de la laine), était déjà connue, mais ne pouvait être expliquée autrement que par une vision animiste de la matière, sa structure et ses propriétés physiques et chimiques étant alors inaccessibles.

L'utilisation du magnétisme en Chine[modifier | modifier le code]

En Chine, cf Classique des documents#Chapitre Hong fan, les propriétés magnétiques sont utilisées par les devins à partir des IIe et Ier siècle av. J.-C., pour fabriquer des tables de divinations magiques. De là dérive la première boussole qui indique le sud, elle est perfectionnée après le Ier siècle de notre ère. La boussole sera progressivement utilisée pour la construction de bâtiments terrestres pour orienter leurs ouvertures et pour la navigation des bateaux. De plus, on découvre sous la dynastie Tang (618-907) la discordance entre pôles nord/sud magnétiques et géographiques. Récupérée par les Arabes, la boussole arrive en Occident au XIe siècle, cela relance l'étude du magnétisme.

L'usage de l'électricité produite par des êtres vivants[modifier | modifier le code]

L'électricité produite par des êtres vivants, en particulier des poissons électriques, est également connue depuis l'Antiquité. On trouve par exemple des bas-reliefs de l'Égypte antique° représentant des poissons-chats électriques. Par ailleurs, une mosaïque de Pompéi représente une torpille commune. Scribonius Largus, sous le règne de l'empereur Claude Ier (41-54 après J.-C.) décrit un traitement contre la migraine ou contre la goutte qui utilise les décharges électriques (d'environ 250 volts[V 2]) produites par un poisson torpille.

Les XVIIe et XVIIIe siècles : un tournant historique[modifier | modifier le code]

Au cours des siècles précédents en Occident est imposé le conservatisme de la connaissance par l’Église chrétienne qui remplace les structures de l'Empire romain polythéiste. Elle qualifie les pratiques et les savoirs par une normalisation°° du surnaturel. La formalisation des phénomènes électriques et magnétiques par les érudits exprimant la nouvelle curiosité s'appuie sur une structuration de conception de l'univers qui « a horreur du vide ». La foudre est à l'époque un « phénomène divin », c'est-à-dire « normal ». L'utilité de la connaissance, si elle prend son sens économique pour l'échange des matières et des fabrications, n'est pas à l'époque naissante de la philosophie des Lumières du tout appliquée en prévision économique sur la connaissance de ce que sont les rapports entre force, énergie, mouvement. L' utilité des phénomènes électriques expérimentés est essentiellement celle du plaisir de la connaissance[L 1] et de sa mise en spectacle.[V 2]

Dans la période entourant 1600 , variable selon l'endroit en Europe, un large courant culturel de progrès pour séparer l'imaginaire de la réalité s'établit, avec les cabinets de curiosités, une trentaine en Europe, dans lesquels on trouve des objets d'ambre, de porcelaine, de soie, des plumes[V 3]... Les échanges épistolaires entre les différents tenants sont très nombreux et très rapides[V 3]. Ils motivent les participants par delà leur "nationalité" pour prendre « connaissance » avec le monde non encore "classifié°"[V 3]. Les cabinets précèdent les salons où se rencontrent les savants au XVIIIe siècle[V 3]. Ce XVIe siècle[L 2]« temps des inventions » de la Renaissance avait été précédé par une inventivité forte pour ce qui concernait la science de la construction qui avait expérimenté des méthodes pour lutter contre la pesanteur. De là nait ce qui s'appelle l'électricité[V 2].

Depuis [1]1646 en Angleterre le terme « électricité » est employé dans la trilogie « gravité, magnétisme, électricité » dont Isaac Newton est un des [L 3][L 4]mathématiciens-philosophes.

En 1733, l'intendant Du Fay, en France examinant l'attraction et la répulsion de corps électrisés par frottement, distingue une électricité positive et une électricité négative (électricité résineuse venue de l'ambre et du soufre, électricité vitreuse ou vitrée venue du verre).

En[L 5] 1746, le docteur Maimbray en Écosse procède à l'étude de l'effet de l'électricité sur deux plantes, en prémices de l' « électroculture » .

En 1752, Benjamin Franklin a la vision théorique que la foudre est un phénomène dû à l'électricité et invente le paratonnerre: il est mis en place [V 2]en France en toute première application par de Buffon et Dalibard pour le démontrer.

Vers 1770 une expérience de Luigi Galvani[V 2], en Italie, va avec des cuisses de grenouilles mises en contact avec différents métaux, mettre en évidence un phénomène de nature nouvelle : la contraction des muscles d'un animal. Pour lui, « l'électricité animale[V 2] » est une électricité d'une nature différente de celle de l'électricité de la foudre. Elle n'est pas en mouvement et se situe dans le corps : il écrit en 1786 « de ANIMALI ELECTRICITATE ». Cependant en1773 le chimiste Henry Cavendish en Angleterre avait fabriqué une "maquette" de poisson-torpille avec des bouteilles de Leyde imbriquées enterrées. Et une "électricité" de même nature° -puisque venant du système du ciel et du sol- que la foudre y avait été constatée avec les mêmes effets contractants (environ 2 500 V) que le poisson-torpille (environ 250 V).[V 2]

En 1785, Charles Coulomb présente un deuxième mémoire à l'Académie des sciences, dans lequel il expose la loi selon laquelle les corps chargés électriquement interagissent.

Galvani[V 2] qui est un tenant de l'« ordre divin » où « Dieu donne vie » est opposé philosophiquement à Alessandro Volta en Italie. Volta est l'inventeur[V 2]du premier objet vers 1790 qui fournisse de l' « électricité » dans un « fluide électrique » sans transformation d'un mouvement mécanique (conversion d'énergie), cela de façon continue par la chimie de métaux ayant des « goûts différents sur la langue» selon leur inventeur. Le courant continu "artificiel" de basse tension est ainsi une conséquence de la tenue des expériences sur le vivant animal démonstratrices des philosophies différentes. Elle est la démonstration de la recherche intuitive initiale de la connaissance associée à la perception par les sens humains.

L'électricité statique : premières découvertes[modifier | modifier le code]

une machine de Ramsden électrostatique à disque en verre frotteurs en cuir, peignes collecteurs et éclateur à l'arrière

Les premières recherches factuelles concernant l'électricité avant l'avènement de l'électromagnétisme, se focaliseront sur la charge électrique donnant les phénomènes électrostatiques.

Précédemment observée par ses effets d'attirance des corps légers ou bien de décharge par étincelles, l'électricité résineuse ou vitreuse en équilibre dans les corps chargés aboutit au concept d'« électricité statique ». Avec la production d'un flux d'électricité par des machines à frottement dont le [V 2]premier exemplaire pratique fut celui de Francis Hauksbee, en 1705 avec du verre, peuvent commencer les premières expérimentations concrètes ainsi que des spectacles électriques de ce qui est devenu la « physique amusante » grâce aux pouvoirs de fascination sur le mode du merveilleux qu'exerce ce qui est devenu le « nouveau feu sacré » . Ainsi des « électriciens »[V 2] (présentateurs) se chargent en électricité capable par décharge de produire des étincelles pouvant allumer de la poudre noire, enflammer de l'alcool ou se décharger sur les spectateurs. La mode est de faire l'expérience de la « béatification électrique »[V 2] chaise isolante sur laquelle se tient une personne portant une couronne métal produisant un halo (d'électroluminescence du au champ électrique), spectacle du physicien [2]Georg Matthias Bose (de)[3].

Ramsden [4]essentiellement un opticien s'intéressant au repérage des étoiles, en 1766 fabrique sur le mode utile une première machine avec boule de chargement d'électricité qui remplace les machines de Hauksbee à globe de verre. L'effet de pointe déjà vu par Benjamin Franklin y est utilisé.

La conduction électrique[modifier | modifier le code]

Les expériences de Stephen Gray[V 2] marquent la découverte de la conduction électrique et distingue les matières isolantes et conductrices. Dans des spectacles basés sur l'électricité « positive [5] », en 1720, il met en scène ses « electric boys », jeunes garçons suspendus au plafond par des balancelles munies de cordes en soie ou isolés du sol sur des tabourets en verre. Électrisés, ils émettent des étincelles si on place un conducteur devant eux ou attirent avec leur main des feuilles d'or. En février 1729, ayant frotté un grand tube de verre fermé par deux bouchons de liège, il constate « qu'il y avait certainement une vertu attractive communiquée au bouchon par le tube excité ». Il parvient alors à transmettre sur de grandes distances le pouvoir d'attraction en utilisant une ficelle de 80 mètres de longueur environ, suspendue par des fils de soie. L'expérience échoue avec la suspension par des fils en laiton, amenant Gray à diviser les substances en isolants et conducteurs[6].

La découverte de la bouteille de Leyde contenant de l'eau comme récepteur de la charge électrique stockée par l'isolation du verre donne en 1745 l'ancêtre des condensateurs avec leur conception du matériau diélectrique. Mais surtout, par le hasard [V 2] expérimental à Leyde, on remarque la secousse plus violente de la décharge de l'électricité reçue par lui si l'expérimentateur est en contact avec le sol. Par l'analogie faite [V 2] avec le transport des fluides liquides portés sur un bateau naviguant sur un autre fluide liquide, la mer immense et sans mouvement de descente, l'électricité est théorisée comme un élément à charge de deux natures[V 2]: électricité positive et électricité négative qui s'annulent mutuellement[V 2] et fournissent une force puissante entre la machine de charge et la planète Terre. La notion de courant électrique est née : l'électricité n'est plus seulement statique.

XIXe siècle, courant électrique et électromagnétisme[modifier | modifier le code]

Au cours de ce siècle, la formalisation des phénomènes électriques et magnétiques s'appuie sur une structuration de conception par l'esprit en Occident: la «  pensée moderne  ». Elle a pour maxime [L 6]institutionnelle « Scientia et Labore » (savoir et travail -lat.). Elle est une reprise et continuation de la théorie de [L 4][L 7] Newton constituée en mode de pensée analogique -partant de phénomènes ordinaires tels que les courants d'air légers pouvant emporter une plume et la pomme qui tombe et aboutissant au CQFD des mathématiques. Cette théorie donnant les lois de l'électricité est celle des flux (les fluides ou forces associés aux distances géométriques sans transport de matière, et des entités-(quantités définies unitairement) toutes mesurables même si non visibles et sans masse perceptible. La conception du « plein » et du « vide » posait encore problème au XVIIe siècle avec par exemple la formulation de l'atmosphère terrestre en épaisseur, forme et consistance avant la réforme de la science chimique et physique à la Révolution française qui élimina la théorie des « quatre (ou cinq) éléments ». Au XIXe siècle les deux « éléments » que sont "le plein" et "le vide" peuvent véhiculer des fluides en conception devenue rationnelle dans sa théorisation déterministe de « savoir exact » et qui s'appelle la «  Science   »[L 3]. On applique cependant la terminologie grecque qui était, elle, issue de la pensée philosophique de la création « sacrée[L 4] » en même temps que se formule une religion [L 8] dogmatique du progrès humain [L 6] par la science.

La nature de l'électricité et du magnétisme (qui sont hors de portée de la perception sensorielle humaine usuelle qui ne perçoit en permanence que la gravité) se définissent par leur usage conventionnel. Ainsi nait la houille blanche par analogie de pensée expérimentale avec le courant puissant de l'eau et de ses chutes canalisées, effective au tournant du siècle à partir de la Suisse et l'Autriche puis la France par le turbinage électrique qui continue le modèle des moulins mécaniques vent et eau très implantés dans l'industrialisation naissante au Moyen Âge.

(S'y [L 9] ajoutera à la fin de siècle la radio-activité).

L'utilité économique (brevet) des phénomènes que constituent [L 1] le « courant électrique » et le « champ magnétique » et les « ondes » est la motivation de la recherche des lois qui modélisent. C'est aussi une démarche autant pragmatique que scientifique (par exemple l'électrotechnique [7] des machines à noyaux plongeurs reprenant le « Système bielle-manivelle » des machines à vapeur existe en même temps que l'invention des machines rotatives) démarche de progrès, où le hasard a sa part.

Les développements de l'électromagnétisme[modifier | modifier le code]

En 1820, Hans Christian Ørsted formalise la relation entre électricité et magnétisme[8], dont les lois seront décrites par André-Marie Ampère, Michael Faraday, Jean-Baptiste Biot et Félix Savart, pour être finalement mises en forme par James Clerk Maxwell.

En 1831, Michael Faraday (1791-1867) découvre l'induction électromagnétique : la création d'un courant dans un conducteur à partir d'un champ magnétique.

En 1832, Hippolyte Pixii, constructeur d'instruments de physique à Paris, réalise la première machine électrique à induction comprenant un aimant tournant en face des pôles d'un électroaimant fixe. C'est un générateur de courant alternatif qui permet d'obtenir du courant continu grâce au commutateur de M. Ampère (deux demi-bagues fixées à l'axe permettant l'inversion de la polarité). C'est déjà l'amorce d'un collecteur à lames. Joseph Henry observe l'étincelle se produisant à l'ouverture d'un circuit électrique et nomme ce phénomène extra-courant de rupture. C'est la découverte de l'auto-induction.

En 1833, Heinrich Lenz (1804-1865), physicien russe d'origine allemande, établit la loi qui donne le sens du courant induit.

En 1865, James Clerk Maxwell publie son traité d'électricité et de magnétisme, véritable fondement de l'électromagnétisme moderne. Les fameuses « équations de Maxwell » sont établies.

En 1885, Galileo Ferraris, ingénieur italien, introduit le principe du champ tournant dans la construction des moteurs électriques.

En 1897, Joseph John Thomson démontre l'existence et le rôle de l’électron.

Les premières machines[modifier | modifier le code]

Pile de Volta

En 1799, Alessandro Volta invente la pile électrique en empilant alternativement des disques de métaux différents (cuivre, zinc) séparés par des disques de feutre imbibés d’acide.

Le schéma de la roue de Barlow

Peter Barlow (1776-1862) construit en 1822 la continuation de qui peut être considéré comme le premier moteur électrique de l'histoire par Michael Faraday en 1821[V 2]: le fil métallique suspendu qui tourne autour de l'aimant plongé dans le mercure relié à la pille de Volta[V 2]. La « roue de Barlow » est un simple disque métallique découpé en étoile et dont les extrémités plongent dans un godet contenant du mercure qui assure l'arrivée du courant. Cette sorte de machine à disque a été utilisée par Faraday dans le cycle énergie mécanique - énergie électrique à fluide électrique détecté à la fois comme générateur et comme moteur[V 2]. Faraday en a démontré la réversibilité[V 2].

Le professeur russe Hermann von Jacobi construit en 1834 un moteur d'une puissance d'un cheval-vapeur qui propulsera un bateau à roue à aubes sur la Neva, à Saint-Pétersbourg. L'inducteur et l'induit sont des électroaimants en fer à cheval portés par une couronne mobile et une couronne fixe en regard l'une de l'autre. Le commutateur appelé « gyrotrope » inverse aux positions convenables l'excitation des électro-aimants mobiles. Mais ce moteur est encombrant et, finalement, c'est l'américain Thomas Davenport qui sera le véritable inventeur de ce genre de machine. On doit à Jacobi la notion de « force contre-électromotrice ».

Charles Grafton Page expérimente un autotransformateur en 1835. La même année, Thomas Davenport, forgeron à Brandon dans le Vermont aux États-Unis, construit un des premiers véhicules électriques. Le moteur électrique était vraisemblablement un moteur du genre « piston simple effet de locomotive ».

Nicholas Joseph Callan réalise en 1837 le premier transformateur électrique composé d'un primaire et d'un secondaire.

Charles Grafton Page construit en 1838 une bobine d'induction qui peut être considérée comme l'ancêtre de la bobine de Ruhmkorff. Construction d’un moteur électrique semblable au piston simple effet des machines à vapeur, la vapeur étant remplacée par deux électroaimants en U.

1840 voit l'arrivée du moteur électrique de Jean-Gustave Bourbouze. Les pistons d'une machine à vapeur sont remplacés par des électroaimants excités alternativement grâce à des contacts commandés par un tiroir « distributeur ».

Électromoteur de Gustave Froment 1844

Gustave Froment (1815-1865) construit la première machine à réluctance variable en 1845. Il s'agit d'un moteur rotatif comportant une couronne d'électro-aimants fixes qui attirent des barres de fer portées par une roue.

Heinrich Ruhmkorff met au point en 1856 la bobine qui porte son nom en se basant sur les travaux de ses prédécesseurs et en fait un instrument scientifique performant qu'il commercialise.

Gaston Planté (1834-1889) invente en 1859 l'accumulateur ou « pile réversible ». La même année Antonio Pacinotti (1841-1912) met au point une machine électrique constituée d'un anneau d'acier entouré d'un fil de cuivre, « l'anneau de Pacinotti ». C'est la base du moteur électrique et de la dynamo.

Antonio Pacinotti publie en 1865, dans le no 19 de la revue Nuovo Cimento, une communication sur un anneau tournant dans un champ magnétique. Cette invention préfigure l'induit des machines électriques dont il envisage l'utilisation aussi bien en génératrices qu'en moteurs. N'ayant pu dépasser le stade expérimental, ses réalisations restent sans suite.

L'Anglais Wilde réalise en 1868 la première machine dynamoélectrique ou dynamo. Il remplace, à la suite des travaux de Werner von Siemens, l'aimant permanent par un électro-aimant alimenté par une machine auxiliaire.

En 1869, l'inventeur belge Zénobe Gramme (1826-1901), né à Jehay-Bodegnée (province de Liège), rend possible la réalisation des génératrices à courant continu en imaginant le collecteur. Il améliore les premières versions archaïques d'alternateurs (1867) et devient célèbre en retrouvant le principe de l'induit en anneau de Pacinotti. En 1871, il présente à l'Académie des sciences de Paris la première génératrice industrielle de courant continu, que l'on appela machine de Gramme et qui était en fait une magnéto. Il crée la base de la production industrielle et individuelle d’électricité.

La diffusion de l'électricité[modifier | modifier le code]

Première lampe électrique à incandescence
Transformateur (Déri-Bláthy-Zipernovski, Budapest 1885.)

Vers [V 2] 1876, l'électricité est utilisée de façon intense dans les rues des trois « capitales de la lumière »: Londres, New-York, Paris. Elle est faite à partir de l'invention [V 2]de l'arc électrique par Humphry Davy chimiste anglais travaillant avec les piles de Volta en 1808 mises en série pour obtenir une décharge continue puissante. La tension est donnée par des câbles aériens [V 2]qui s'ajoutent au câbles du téléphone et du télégraphe entre les bâtiments où les générateurs sont disséminés.

En 1878, Thomas Alva Edison, inventeur américain, fonde l'Edison Electric Light Co. à New York. L'année suivante, en 1879, il présente la première lampe électrique à incandescence (avec filaments de carbone) développée avec [V 2]l'anglais Joseph Swan et qui reste allumée 45 heures. Elle est d'un usage possible dans les intérieurs, alors que la lumière électrique par arc était trop puissante[V 2]. Le but d'Edison est de rendre l'espace urbain "confortable" en enterrant le réseau électrique depuis la centrale électrique. La même année, en Europe, une centrale hydraulique de 7 kW est construite à Saint-Moritz. Dans les années 1880 Aristide Bergès promeut le concept de Houille Blanche.

En 1881, la France organise, entre le 1er août et le 15 novembre, une Exposition internationale d'électricité[9] qui consacre la naissance de l'électrotechnique, soulignée par un « Congrès international des électriciens » qui siège à Paris du 15 septembre au 19 octobre. La grande nouveauté est l'emploi industriel de la dynamo Gramme.

Fin août 1883, Marcel Deprez réalise une autre expérience de transport d'électricité entre Vizille et Grenoble sur une distance de 14 km en courant continu, pour éclairer la halle du centre-ville de Grenoble. La même année, Lucien Gaulard, chimiste de formation, présente à la Société française des électriciens un « générateur secondaire », dénommé depuis transformateur. Devant le scepticisme de ses compatriotes, il s'adresse à l'Anglais John Dixon Gibbs et démontre à Londres le bien-fondé de son invention.

En septembre 1884, Lucien Gaulard et John Dixon Gibb se positionnent pour obtenir un prix lors de l'exposition de Turin et contrecarrer les opposants au transport du courant alternatif. Ils mettent en service une liaison bouclée de démonstration (133 Hz) alimentée par du courant alternatif sous 2 000 volts et faisant l'aller-retour de Turin à Lanzo (80 km). On finit alors par admettre l'intérêt du transformateur, qui permet d'élever la tension délivrée par un alternateur et facilite ainsi le transport de l'énergie électrique par des lignes à haute tension. La reconnaissance de Gaulard interviendra trop tardivement car, entre-temps, des brevets ont été pris aussi par d'autres. Le premier brevet de Gaulard en 1882 n'a même pas été délivré en son temps, sous prétexte que l'inventeur prétendait pouvoir faire « quelque chose de rien » ! Gaulard attaque, perd ses procès, il est ruiné et finit ses jours dans un asile d'aliénés. Le transformateur de Gaulard de 1886 n'a pas grand chose à envier aux transformateurs actuels, son circuit magnétique fermé (le prototype de 1884 comportait un circuit magnétique ouvert, d'où un bien médiocre rendement) est constitué d'une multitude de fils de fer annonçant le circuit feuilleté à tôles feuilletées.

Ainsi, en 1885, les Hongrois Károly Zipernowsky, Miksa Déri et Ottó Titus Bláthy mettent au point un transformateur avec un noyau annulaire commercialisé dans le monde entier par les Compagnies Ganz à Budapest. Aux États-Unis d'Amérique, William Stanley développe aussi des transformateurs. La même année Galileo Ferraris, ingénieur, introduit le principe du champ tournant dans la construction des moteurs électriques.

Production et distribution : le temps des ingénieurs[modifier | modifier le code]

Nikola Tesla

Les travaux d'un grand nombre de scientifiques entre 1860 et 1890 conduisirent à l'apparition de machines capables de produire de l'énergie électrique en grande quantité, ainsi qu'à la possibilité de la transporter sur de longues distances.

Les conflits internationaux de cette époque expliquent pourquoi il est difficile d'attribuer à telle ou telle personne la paternité d'une invention : des scientifiques comme Nikola Tesla ou Lucien Gaulard dont on est sûr qu'ils ont inventé respectivement les machines à courant alternatif et le transformateur (éléments essentiels de la production et du transport électrique) sont morts dans la misère, dépossédés de leurs brevets par d'autres ingénieurs bien meilleurs financiers.

On peut considérer que l'invention de la machine à courant continu, brevetée par le Belge Zénobe Gramme doit beaucoup aux travaux de l'italien Antonio Pacinotti et de l'Allemand Ernst Werner von Siemens. Améliorée et commercialisée aux États-Unis par Thomas Edison, son emploi fut défendu en Europe par de nombreux ingénieurs (dont Marcel Deprez) et des financiers qui y avaient intérêt. Face aux tenants de la production et du transport en courant alternatif, ce lobby puissant fit son possible pour imposer le courant continu. Edison, par exemple, en déconseillait formellement l'usage en ville en raison d'un « risque d'électrocution par induction » pour les utilisateurs du téléphone. Dans le cadre de la [guerre des courants], c'est sa société qui met au point la première "chaise électrique" qui exécute le condamné à mort William Kemmler le 6 août 1890.

C'est Lucien Gaulard et John Dixon Gibbs qui, en 1883, réussissent les premiers à transporter de l'énergie électrique sur une distance de 40 km grâce à un courant alternatif généré sous une tension de 2 000 volts. Le transformateur, inventé par Gaulard, permet d'augmenter fortement la tension au détriment de l'intensité du courant et donc de diminuer énormément les pertes par effet Joule lors du transport sur de grandes distances.

En 1886, George Westinghouse, inventeur et industriel américain né à Central Bridge (État de New York), s'intéresse à l'électricité industrielle et fonde la Westinghouse Electric Corporation. Après avoir obtenu en 1887 un brevet pour un transformateur, il réalise à Buffalo un premier réseau à courant alternatif pour l'éclairage. Aux États-Unis, il obtient face à Edison le contrat d’installation de toute l’infrastructure électrique. C'est ainsi que dans le monde entier s'impose le courant alternatif pour la distribution de l'électricité. Cette invention va permettre de distribuer l'énergie dans tout le territoire des pays développés et provoquer une seconde révolution industrielle. Aujourd'hui son groupe est devenu le numéro deux américain du secteur de la production de matériel électrique et électronique, derrière General Electric.

En 1886, la ville lumière de Bourganeuf en Creuse est la première en France, voire en Europe, à inaugurer un éclairage électrique de l'ensemble des rues de la localité avec un site de production éloigné des lieux de consommation.

En 1887, Nikola Tesla, ingénieur en électronique serbe né à Smiljan, en empire austro hongrois Croatie actuelle, fonde une société pour la construction des alternateurs. Grâce à ses travaux, le courant alternatif va gagner la bataille du transport à distance et de l'utilisation du courant alternatif. Tesla préconise d'abord l'utilisation des courants polyphasés (1882) et réussit à créer un champ magnétique tournant qui permet d'entraîner en rotation une armature mobile tournante. Il imagine en 1890 le premier montage produisant un courant à haute fréquence. Tesla poursuit des travaux de recherches. On lui doit le fameux montage Tesla dans le domaine de la radioélectricité mais cela n'empêche pas, malgré d'autres inventions, qu'il ne finisse lui aussi ses jours dans la misère. On a donné son nom à l'unité d'induction magnétique dans le système SI, le tesla (symbole T).

L'examen de l'état de l'art tel que publié dans le Dictionnaire de l'électricité de R. Lefèvre (1895) montre la très grande créativité de cette époque concernant les usages de l'électricité, avec nombre d'applications aujourd'hui disparues comme :

Historique du début du temps des ingénieurs[modifier | modifier le code]

1889 : Michail Ossipowitsch Doliwo-Dobrowolski, électricien russe, invente en 1889 le premier moteur asynchrone à courant triphasé à cage d'écureuil (construit industriellement à partir de 1891). En fait le moteur asynchrone était « dans l'air ». Qui fut réellement son inventeur ? Tesla, Ferraris ou Doliwo-Doborwolski ?

Cette même année voit la mise en service de la première ligne de transport en courant alternatif aux États-Unis : Oregon city - Portland. D'une longueur de 21 km, elle alimente sous 4 kV.

1890 : Mise en service de la première locomotive électrique de métro à Londres Angleterre.

1891 Allemagne : première installation de transmission de courant triphasé (15 kV, 40 Hz) entre une centrale hydraulique située à Lauffen-sur-le-Neckar et Francfort sur une distance de 175 km (pertes de transport de 25 %).

1894 : Électrification des tramways zurichois Suisse.

1899 : Premier chemin de fer d'Europe entièrement électrifié des Chemins de fer Berthoud-Thoune (40 km ; 750 V ; 40 Hz).

XXe siècle: Le Progrès moderne[modifier | modifier le code]

Comme au siècle précédent, l'utilité économique soutenue par le côté brevetable des phénomènes qui sont constitués par le « courant électrique », le « champ magnétique » et les « ondes » est la motivation de la recherche des lois qui modélisent. C'est toujours une démarche autant pragmatique que scientifique de progrès, où le hasard a sa part cette fois en termes de pari sur la statistique (définie depuis le XVIIe siècle). La science est appliquée mais « Sans garantie du gouvernement » en mention explicite en Europe dont la politique est centralisatrice depuis le siècle précédent, et de façon implicite ailleurs. Mais c'est une période où aussi la modélisation de Newton laisse la place à la spécialisation théorique obtenue par un outillage mathématique qui permet par le calcul de procéder à la « prédiction du résultat » par des " lois scientifiques " dès le début du XXe siècle plutôt qu'à la « constatation » des siècles précédents : cette démarche depuis la mise en place des Équations de Maxwell aboutit en ce qui concerne monde "vrai" et la perception humaine de celui-ci à la théorie de la relativité qui [L 10]restreint le modèle Newtonien à s'appliquer aux objets relatifs à un espace-temps « humain » et aboutira incidemment à l'électricité nucléaire par la fission et la fusion atomique.

Ce qu'est la puissance et l'énergie prend une place considérable dans les acquis d'à peu près toutes les sciences. La nature de ce qu'on appelle la « force » constatée aux siècles précédents sur les voiles des bateaux et des moulins impliquant le déplacement d'une chose (navire ou bien roue avec ailes, ailes qui ont une fonction inverse de ce que fait l'oiseau dans la nature, se déplacer en dépensant de l'énergie) n'est plus un problème philosophique. L'électricité devient [L 11]« nécessaire et indispensable ».

Dès le début de ces sociétés "modernes " du « métal - béton - plastique - électricité » où la science prend son sens "moderne" quel que soit le système de gouvernement et d'enseignement des pays et a la même valeur, on se munit d'objets "modernes": la télévision après le téléphone etc. L'électricité fait alors partie des ressources disponibles de l'habitat humain dans tous les pays du monde avec l'univers de la « fée électricité », mais de manière plus ou moins affirmée en dehors des pays de conception de la science électrique. Par le fait, la mise en théorie du monde évolue et se fait en théories spécialisées.

Par le fait, la théorie électrique-électronique ondulatoire/particulaire de la matière a été constatée avec les rayons X à la fin du XIXe siècle puis a été expérimentée dès le début du siècle en Angleterre avec la lumière des diodes° et en France avec le rayonnement de matières minérales° avec son traçage sur de la matière "photographique". Cette théorie aboutit comme pour tous les phénomènes d'artefact humain structurant la société a un positionnement politique d'utilisation sur les deux aspects majeurs d'une société développée d'hommes industrieux avec la performance comme valeur positive.

D'un côté le pôle pacifique scientifique de l'usage de l'électricité pour "le bien de l'homme". Et de l'autre côté le pôle belliqueux scientifique de l'usage de l'électricité pour "l'appropriation-protection" selon les traditionnelles méthodes tribales de la force et la ruse.

Ainsi cohabitent les usages de l'électricité en « courants forts » (énergie) et « courants faibles » (information) d'une utilité ou d'une autre.

Ainsi au XXe siècle la lumière des néons est une composante de l'art moderne 1930, elle côtoie dès 1970 la lumière des diodes rouges électroluminescentes économiques en énergie et disponibles chez le commerçant de « composants électroniques » de la ville, puis les « leds »°, diodes émettant toutes les couleurs et qui peuvent être une composante de l'écologie économique en 1990 ( avec par exemple la lumière de pousse du gazon des stades urbains semi fermés de 2000 ). En usage plus moderne encore que pour le cinéma et le théâtre, l'électricité vient s'intégrer à la musique avec l'enregistrement de la voix et sa reproduction amplifiée et les instruments électroniques: le premier «  synthétiseur »° de son est réalisé en 1928, la « guitare électrique »° a son succès en 1950, et l' « Art numérique »° démarre en 1960 sur la base des images nouvelles et du son nouveau de la période « contemporaine »° ° de la « nouvelle technologie ».

Sur le pôle opposé agressif pour le genre humain, celui des hommes du XXe siècle qui fabriquent les guerres mondiales dès le début du siècle avec la civilisation industrielle du fer qui prédomine avec pour ressource additionnelle l'électricité, autant d'effort de conception est dépensé pour la bataille avec l'arme atomique; effort de destruction sur des centrales électriques, -Norvège 1940, Irak 1981 2000-; et effort pour faire de l'espionnage de l'ennemi potentiel par satellite une nécessité -monde entier 1980 2000-.
Ou effort encore parvenir à la chosification de l'individu par la mise en équations de l'"image" de chaque personne donnée par "ses" chiffres (« réification de l'individu par la numérisation ») dans la conception « lobbyiste »°°.

Par la mise en place de la cybernétique, la société change de modernité, et l'électricité devient irremplaçable après avoir été indispensable. La « virtualisation » présente dans la société pour les modes des relations humaines commence avec pour vecteur l'électricité (après avoir été celle des « écrits faisant foi »°). Au niveau de la connaissance élémentaire, l'électricité est là sous son aspect particulaire pour l'énergie, sous sa forme ondulatoire ( modulée fréquentielle ) pour la communication sur des supports faits avec du "plein" terrestre et du "vide" spatial.

Le XXe siècle est devenu le siècle de la mondialisation des sociétés et les pays ont fait usage de la numérisation des informations pour des usages nouveaux de communication par l'électronique, usages d'organisation pour la société concernée par les ordinateurs, usage de recherche scientifique dans tous les domaines étudiés et pour l'usage devenu traditionnel de l'asservissement des machines devenues automates. Tous domaines où le « Merveilleux » dans sa formulation ancienne disparait.

L'électricité est à la fois une marchandise produite suivant un modèle économique et une "habitude prise" et la surprise ressentie après la deuxième guerre mondiale dans les années de croissance économique en occident n'est plus son existence mais sa disparition en tant que ressource "normale" comme l'air ou l'eau. Ainsi en Europe dans les pays de l'Est européen changeant de modèle économique, le vol de la marchandise (le "repiquage sauvage" sur le réseau sans avoir d'abonnement) est une pratique en fait tolérée temporairement par crainte d'un effondrement total de l'activité du pays. Cette pratique est en contraste avec les "coupures générales intolérables" dues à la surexploitation de réseaux par des pays développés historiquement suivant le modèle capitalistique, mais a toujours été une banalité de l'électricité par exemple dans des pays Africains et des pays Asiatiques. L'électricité n'est pas « un service général » réparti « dans le monde entier » malgré la mondialisation.

Le XXe siècle est devenu le siècle où on établit la politique agricole dans l'économie néo-classique générale de l'offre et la demande des objets dans les pays occidentaux, et particulièrement en Europe l'agriculture intensive et agriculture hors-sol et hors climat et hors cycle diurne aboutit à la recherche sur les effets de l'[L 5] électricité et de la lumière électrique sur le monde du vivant dès le début du XXe siècle (cf.zootechnie). Ce "progrès industriel" banalise l'utilisation de la lumière électrique hors de l'environnement urbain aussi bien pour l'alimentation humaine directe qu'en objets alimentaires transformés pour le bétail. Et sur la jonction du XXe siècle au XXIe siècle l'électricité est utilisée tout aussi bien pour les autres usages des plantes faits par les hommes urbains.

Le XXe siècle est devenu le siècle où on a établi la politique de la santé pour la population avec des instruments et certaines médicalisations curatives: un usage de l'électricité fait à la place de la chimie pharmaceutique ou du geste médical invasif débuté au XIXe siècle pour l'électricité sur l'homme. L'électricité fait partie des processus admis du monde agricole pour la reproduction du bétail. Mais les gestes utilisant directement l'électricité sur le corps humain sont très déconsidérés dans la jonction du XXe siècle au XXIe siècle cela dans le même temps où les prothèses de corps robotisées apparaissent.

Dans tous les cas de modèle d'industrie le « courant électrique » est une base sur laquelle vient se greffer les autres "progrès", ceux pour le XXe siècle de la connaissance scientifique, dont le côté dogmatique[L 8] reste fort. Après avoir fait l'objet une vision d'économie planifiée plus ou moins affirmée selon le pays[10], l'électricité aboutit à la «  virtualisation » de la société avec [V 4]création selon certains points de vue des «  homo numericus » et la mise à disposition de la connaissance par le développement des modes de représentation comme le « bureau sans papier »° après le « bureau efficient » qui achève la période de transmission exclusive du savoir et de l'information par le papier imprimé, y compris dans l'économie du secteur tertiaire devenu prédominant en termes de richesses produites dans les sociétés à modèle industriel.

Machines électromagnétiques 1885-1890

La fée électricité entre dans les foyers[modifier | modifier le code]

  • 1887 : François Borel, ingénieur constructeur Suisse, conçoit le premier compteur à induction à courant triphasé.
  • 1906 : Le premier aspirateur électrique est commercialisé sous le nom de « pompe à dépoussiérage ».

L'éclairage[modifier | modifier le code]

Les transports[modifier | modifier le code]

La communication[modifier | modifier le code]

Les ordinateurs[modifier | modifier le code]

La production industrielle[modifier | modifier le code]

La mécanisation de la production industrielle[modifier | modifier le code]

Développement du réseau[modifier | modifier le code]

1911 : Première ligne 110 kV, de Lauchhammer à Riesa en Allemagne.

1923: Une ligne aérienne à 220 kV est mise en service pour la première fois aux États-Unis.

1924: Début de la construction d'une ligne aérienne nord-sud à 110 kV reliant les centrales à charbon en Allemagne situées près du Rhin aux centrales hydrauliques alpines. Le premier tronçon de Neuenahr à Rheinau est prévu pour être alimenté en 380 kV ce qui permet une augmentation ultérieure de la puissance disponible (mise en service partielle en 1929 avec 110 kV et en 1930 avec 220 kV).

1932: Première ligne 287 kV, aux États-Unis de Boulder Dam à Los Angeles.

1937: Le premier turbo-alternateur refroidi à l'hydrogène est mis en service aux États-Unis (puissance de 100 MW).

1946: Nationalisation en France de l'électricité et du gaz. Naissance d'EDF et GDF.

1952: Première ligne 380 kV, en Suède de Harsprånget à Hallsberg.

1960: Première ligne 525 kV en URSS, de Moscou à Volgograd.

1965: Première ligne 735 kV, au Québec, de Montréal à Manicouagan.

1965: « Black-out » : le 9 novembre, New York États-Unis est restée 13 heures sans électricité après que la foudre fut tombée sur une ligne à 345 kV.

1967: Raccordement au réseau de la première centrale marémotrice du monde (240 MW) située sur l'estuaire de la Rance France.

1967: Les réseaux à très haute tension (380 kV) de la France, de la République fédérale d'Allemagne et de la Suisse sont interconnectés pour la première fois à Laufenburg.

1983: Mise en service de la première grande installation éolienne à Growian près de Brunsbüttel Allemagne (rotor de 100 m de diamètre ; arrêt en 1986 à la suite de problèmes de matériau).

L'électronucléaire[modifier | modifier le code]

1951: Le 20 décembre est mise en service la première centrale nucléaire du monde. Il s'agit de l'Experimental Breeder Reactor I (EBR-I), construit au laboratoire national de l'Idaho aux États-Unis. Sa puissance est de quelques centaines de watts.

1955: En Angleterre, mise en exploitation commerciale de la première centrale nucléaire d'Europe (9 MW) à Calder Hall.

1974: En [L 11]France 2 tranches PWR (900 MW) par an sont construites suite au choc pétrolier de 1974.

incidents et accidents[modifier | modifier le code]

1978 : un grave incident survient dans la centrale nucléaire de Three Mile Island près de Harrisburg États-Unis (sans conséquences pour l'environnement).

1986 : un grave accident survient dans la centrale nucléaire de Tchernobyl République d'Ukraine.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle poursuit le siècle précédent dans le sens de la place de l'individu dans la société d'un pays: une société qui s'applique quelque part. Mais l'ensemble des sociétés contemporaines importantes déclarent de façon protocolaire l'usage de l'électricité dans problématique environnementale planétaire débutée au siècle précédent qui prend en compte la totalité de la planète, incidents nucléaires des centrales d'électricité compris.

Cependant le stockage des combustibles nucléaires des pays producteurs d'électricité (après un retraitement délocalisé par le fait) montre le problème du modèle économique et politique de la mise en commun d'un produit qui est jugé être strictement générique et jugé être sans usure d'acheminement mais pas en partage réel de risques écologiques pour ses scories industrielles .

Au moment même on constate que les besoins du public et de l'industrie ne décroissent pas et modulent de façon nouvelle la formulation dans le temps et dans l'espace du vecteur électricité (à cause de la « climatisation » due au changement de confort et de l'urbanisation) : un besoin plus fort l'été que l'hiver. Mais aussi au sens où l'individu pense faire partie d'un groupe méta-individu: une micro-société coexistant avec d'autres micro-sociétés parfois sans "frontières". La formulation du besoin de nomadisme en restant en contact voix et vue pour les individus de la population poursuit l'usage des services nécessitant de l'électricité qui prend une formulation de produit indispensable à la « survie » de l'individu selon la mentalité de la population et la structure industrielle présente dans le pays. L'électricité est devenue alors une des composantes pour faire fonctionner le mobilier urbain des villes et faire fonctionner les réseaux de routes et les véhicules qui les parcourent, mais aussi d'être à disposition par des bornes de recharge de "carburant" dans des "stations" et par des prises pour les multiples formes d'appareils électroniques.

Le pôle pacifique scientifique de l'usage de l'électricité s'affirme avec le suivi possible de l'homme de la naissance à la mort dans les [V 4]pratiques médicales de diagnostic et de soin, suivi qui s'appuie sur la conception économique de la santé. Cet usage est fait aussi à l'aide des statistiques de traçage fournies dans la « mutualisation des services » par le pôle de suivi épidémique à l'échelle mondiale puisque les capacités de déplacement des hommes rejoint celles des oiseaux migrateurs.

Sur le pôle opposé autant d'énergie de conception qu'au siècle précédent est dépensée avec pour ressource l'espionnage des réseaux terrestres et sous-marins de transfert de données du « Big data » entre continents pour parvenir à la «  réification de l'individu » dans la conception « lobbyiste ».

Le XXIe siècle continue le précédent dans l'acceptation par des populations de la place de l'électricité dans la société. Elle se pose à travers le modèle normatif de la société occidentale mondialisée avec ses limites d'applications physiques: la question de la place de l'électricité dans la construction de sociétés et la question de la crédibilité du choix de cette place prennent place dans la « nouvelle crise »° de la « modernité », « crise » qui n'est pas « éphémère ».

Les transports[modifier | modifier le code]

La communication[modifier | modifier le code]

La production industrielle[modifier | modifier le code]

Le monde de la santé[modifier | modifier le code]

Développement des réseaux[modifier | modifier le code]

Incidents et Black-outs[modifier | modifier le code]

2003 14 août : Black out aux États-Unis, environ 50 millions de personnes sont restées sans électricité durant deux jours.

2003 28 septembre : en Italie, 57 millions de personnes sans électricité pendant deux heures.

2006 4 novembre : Environ 10 % de la population française a été plongée dans le noir pendant près d'une heure. En Allemagne plusieurs centaines de milliers d'habitants en Rhénanie-Westphalie ont été touchés, de même en Belgique et en Italie du nord[11].

2011 : à la suite d'un séisme de magnitude 9 la centrale nucléaire de Fukushima est partiellement détruite provoquant de nombreuses coupures de courant au Japon, et montre la limite des modélisations concernant l'énergie.

2012 31 juillet : En Inde, 600 millions de personnes (soit près de 10 % de la population mondiale) ont été privées de courant pendant plusieurs heures.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En français électricité : 1720 « une des formes de l'énergie » (P. Coste, Trad. du Traité d'optique par Newton, p. 534-535 : Les corps agissent les uns sur les autres par des attractions de gravité, de magnétisme, et d'électricité). Empr. à l'angl.electricity (electric + -ity) cf. attest. supra, dep. 1646 (CNRTL)
  2. Couronne électrique avec des pointes émoussées autour de la tête d'une personne, Bose y ayant dissimulé un fil électrique discrètement relié à une machine électrostatique, la décharge électrique provoquant une auréole lumineuse. Source : (de) Georg Matthias Bose, Die Electricität nach ihrer Entdeckung und Fortgang mit poetischer Feder entworffen, Wittenberg, Ahlfeld, 1744
  3. Pierre Zweiacker, Sacrée foudre ! Ou la scandaleuse invention de Benjamin F., PPUR Presses polytechniques,‎ 2011, p. 225
  4. Source: [1]
  5. « Électricité positive, vitrée (vieilli). Électricité accumulée dans le verre frotté : 3. Elle [la femme] en diffère [de l'homme] comme l'électricité négative et l'électricité positive, c'est-à-dire par le sens et la direction, non par l'essence. Renan, L'Avenir de la sc., 1890, p. 524. —(CNRTL) »
  6. (en) Science And Scientist, Salem Press,‎ 2006, p. 185
  7. Musée de l'électricité, Maison d'Ampère, Poleymieux-au-Mont-d'Or. http://www.amperemusee.fr/
  8. L'expérience de Hans-Christian Œrsted (1820) (vidéo, documents historiques)
  9. Exposition internationale d'électricité, sur le site cnum.cnam.fr
  10. « le communisme, c'est les Soviets plus l'électricité ». Lénine, "Les citations sur le socialisme et le communisme", L'Étudiant [2].
  11. La France subit une coupure d'électricité de grande ampleur l'article sur Wikinews

-- regroupement L : références livres

[L 4] [L 9] [L 11] [L 1] [L 2] [L 8] [L 6] [L 10] [L 3] [L 5] [L 7]

  1. a, b et c Source: « Histoire des sciences », Livre: -Coordination Georges Barthélémy, -Éditeur Éllipses, 2009 : p:116 #Héritage de Newton et nouveaux concepts:...Son œuvre...a passionné les philosophes du Siècle des Lumières...tels Voltaire...Jean Le Rond d'Alembert...De grands observatoires (ont) été bâtis en Europe...Greenwich...Paris... (Mais après Alembert et le XVIIIe siècle dans la mécanique des fluides)...Les suisses Euler et Bernoulli au XIXe siècle... (inventent les fonctions mathématiques et traitent) l'Hydrodynamique.
  2. a et b Source: « Découvrir l'architecture » Livre: -Jeremy Melvin -Éditeur: Eyrolles, 160p, p:44 Recherches, expérimentation et regain d'intérêt pour la culture classique [post-gothique] caractérisent les débuts de la "Renaissance" (étiquette appliquée rétrospectivement). Cet esprit d'invention contribue à modifier la perception de bâtiments [qui concrétisent et montrent la plus grande valeur de fortune acquise]... innovation, expérimentation, défi, nouveauté, construction artisanale...
  3. a, b et c Source: « Découverte des Mathématiques », Livre: -Irving Adler (trad. anglais D. Meunier, préface Henri Cartan ), -Édition des deux coqs d'or - littérature enfantine, 1961, 140p. :
    p:12 #La science des nombres et de l'espace: (L'utilité a conduit aux notions de nombre avec la numération pour distinguer dans la communication orale concernant les objets ce qu'est leur chiffrage d'avec la désignation d'entité par leur nature, soit quantité-qualité(s)) p:13...Dans l'Antiquité, les Grecs désignaient sous le nom de mathématique tout l'ensemble des connaissances et, pendant très longtemps, ce mot est employé au singulier. On peut donc dire qu'à l'origine, elle était la science par excellence. Puis, peu à peu, son sens s'est restreint. Pour Descartes, on ne doit « rapporter aux mathématiques que toutes chose dans lesquelles on examinera l'ordre ou la mesure. » Pour d'Alembert, c'est « la science qui a pour objet les propriétés de la grandeur. »
    p:14 l'activité [moderne] oblige à travailler sur des corps qui se déplacent ou se modifient; aussi pour avoir des notions précises sur le mouvement et le changement est inventé le calcul infinitésimal...
    p:126 #Trois grands mathématiciens: ...p:130...(Newton et les débuts du calcul infinitésimal par des différentielles)...p:134&135&136 ...Karl Friedrich Gauss...en 1799 apporta la première démonstration sans faille de ce qui est connu sous le nom de « théorème fondamental de l'algèbre », à savoir que toute équation algébrique a une solution...Mais il ne s'intéressait pas qu'aux mathématiques pures, et nombreuses sont aussi les applications pratiques qu'il a su tirer des théories abstraites° ° ° °...En collaboration étroite avec le physicien Wilhelm Weber, il accomplit des travaux en électricité et en magnétisme, domaine dans lequel son influence a été particulièrement puissante. C'est ainsi qu'il étudia le magnétisme ° ° ° de la terre ° ° et d'après ses observations et ses calculs, prédit l'endroit où devait se trouver le pôle sud. Par la suite les navigateurs devaient constater que ses prévisions étaient exactes. Il inventa également une sorte de Magnétomètre...
  4. a, b, c et d Source: « Histoire des sciences », Livre: -Coordination Georges Barthélémy, -Éditeur Éllipses, 2009 : p:19 #L'apport des Grecs; premières modélisations:...Refusant le surnaturel et les explications mythologiques des phénomènes (telles que ces serpents dévoreurs de Soleil pour justifier les éclipses...), Thalès posa le premier un certain nombre de questions fondamentales: « De quoi le Monde est-il fait? Comment l'Univers s'est-il formé? »... P:41 #Newton et la loi de la gravitation:...Isaac Newton était né en 1642 année de la mort de Galilée...(mais doit selon ses propres dires) « plus à Descartes, Huygens, Kepler (p:112) »... (Il formula circa 1665-1666) les trois lois de la mécanique qui...permettent d'accéder aux relations entre les forces et les mouvements...(Sur) les bases du calcul différentiel (établies conjointement avec) Leibniz...les techniques du calcul infinitésimal...(expriment la) force attractive en 1/r2...(expression) impossible à réaliser par les méthodes géométriques « classiques »...À son époque la notion de vitesse et de force étaient encore à éclaircir (p:113)... (Newton) s'intéressait aux mouvements curvilignes (p:114)...
  5. a, b et c Source: « Rêves de savants », Livre: -Denis Guthleben (collab. C.N.R.S.), -Éditeur Armand Colin, 2011, 160p. :
    p:28 #L'électroculture: ...Pour (percer) les secrets de la Nature, (la) curiosité désintéressée a cédé le pas à une préoccupation plus impérieuse: l'accroissement des rendements... En octobre 1746, le docteur Maimbray (en Écosse) se livre à la manipulation inédite (de soumettre) deux myrtes à l'influence d'une génératrice électrostatique...Les observations du savant exposées devant la Royal Society de Londres (sont que) les plantes ont poussé au-delà de la moyenne...(et encouragent des recherches dans toute l'Europe)... En France... l'abbé Nollet (rédige) en 1749 un opuscule sur les « effets nuisibles ou avantageux » des phénomènes électriques, puis Pierre Bertholon de Saint-Lazare est l'auteur en 1783 d'un mémoire sur « L'électricité des végétaux ». (Il) conçoit l'"électrovégétomètre"...[perche verticale de 15 m apportant l'électricité de la foudre aux plantes]...
    p:30 Premier Congrès international d'électroculture (France) octobre 1912...Electro-Culture-Commitee britannique 1918...(En France) Jules-Louis Breton [ de Office de inventions -devenu le C.N.R.S ] et Lucien Plantefol de l'École normale supérieure en 1923 ( obtiennent des choux des céleris et des poireaux de 18 à 50 % plus gros que ceux sur les parcelles témoins - photos p:31 & 33)...(Actuellement) certains défendent vertus de l'électroculture, en même temps que la radiesthésie, la musicothérapie agricole ...
  6. a, b et c Source: « L1 » Livre: -Dictionnaire encyclopédique Larousse L1 -Éditeur: Larousse, 1979, 1515p, Saint-Simon (p:1259): pour (Saint-Simon), le terme industriel a le même sens que producteur, et c'est avec tous les producteurs qu'il faut construire une société nouvelle d'où seront absents les oisifs...(dans) « Lettres d'un habitant de Genève à ses contemporains » (1803), (il) élabore la doctrine de la "capacité", il souhaite la création d'un nouveau pouvoir spirituel au-dessus des États, une religion de la Science se substituant au catholicisme.
  7. a et b Source: « L1 » Livre: -Dictionnaire encyclopédique Larousse L1 -Éditeur: Larousse, 1979, 1515p, Karl Friedrich Gauss (p:608): ... s'occupa d'optique, d'électricité et surtout de magnétisme, dont il formula la théorie mathématique dans sa « théorie générale du magnétisme terrestre »... en 1805 dans la théorie des nombres Disquisitiones arithmeticae il développe la congruence, convergence des séries et les formes quadratiques. Il contribue au développement de la Méthode des moindres carrés [pour la « science appliquée »].
  8. a, b et c Source: « Le Livre des Religions » Livre: -Coordination Jaqueline Vallon -Éditeur: Gallimard, collection découverte cadet, 1989, 261p, (p:250, 251) Le culte de la science: Au XIXe siècle, alors que l'Europe commence à s'industrialiser, certains philosophes, nourris des principes de la Révolution française, posent en dogme que le progrès humain passe non par la religion mais par la science...penseurs scientistes.
  9. a et b Source: « Histoire des sciences », Livre: -Coordination Georges Barthélémy, -Éditeur Éllipses, 2009 :
    p:56 #D'où les étoiles tirent-elles leur énergie?:...Dès lors que l'on admet que les étoiles...évoluent, on peut s'interroger sur l'origine de leur énergie...On crut un moment que le Soleil tirait son énergie de réactions chimiques (anté 1700)
    p:57...Le problème ne (sera) résolu que dans la première moitié du XXe siècle, par Arthur Eddington notamment, après la découverte de la radioactivité et de l'énergie nucléaire...
  10. a et b Source: « Histoire des sciences », Livre: -Coordination Georges Barthélémy, -Éditeur Éllipses, 2009 :
    p:66 #La photographie entre en scène#Einstein contre Newton:Le premier cliché astronomique, un daguerréotype du Soleil, fut publié en 1845...(Léon Foucault et Hyppolyte Fizeau)... p:68...Les éclipses et la photographie...(« véritable rétine du savant p:66 »)...ont...permis d'apporter la preuve expérimentale de la déviation des rayons lumineux passant à proximité d'un corps massif, déviation prédite par la théorie de la relativité d'Einstein.
  11. a, b et c Source: « 1946-1996 Chroniques de nos années lumière » Livre-brochure: -P. Coupechoux/ A. Beltran -Éditeur: Textuel & EDF, 1996, 110p, diff. EDF....

    « Nous allons faire de la gymnastique nucléaire »

    — Marcel Boiteux, président d'EDF, 1969

    ...

-- regroupement V : références vidéos et audios [V 2] [V 4] [V 3] [V 1]

  1. a et b Source: CNRTL[3]... Foudre, par métonymie:
    ...Faisceau de dards de feu en zigzags terminés par une flèche et qui constitue l'attribut des puissances divines ou guerrières, notamment entre les mains de Jupiter et d'Indra:
    « Son peintre facétieux l'a [Alexandre], comme fils de Jupiter, armé grotesquement du foudre, qui est là, entre ses jambes (Jules Michelet, « Mon Journal »,1857, p. 367) ».
    « Le foudre ailé du roi Zeus (Théodore de Banville, « Les Exilés »,1874, p. 34) ».
    ...En Littérature par analogie avec la puissance destructrice de la foudre]: Puissance de feu d'une arme; puissance des armes à feu:
    « Cette tombée sifflante d'obus martèle et écrase à coups de foudre l'extrémité béante du poste (Henri Barbusse, Le Feu,1916, p. 320). »
    « C'est alors que, les 6 et 10 août, tombe sur Hiroshima et sur Nagasaki la foudre des bombes atomiques (De Gaulle, « Mémoire de guerre »,1959, p. 227) »
    « Tu fouilleras toutes les caves de la section pour en extraire les substances nécessaires à la fabrication de la poudre. L'ennemi sera peut-être demain devant Paris : il faut que le sol de la patrie nous fournisse la foudre que nous lancerons à ses agresseurs. Anatole France, « Les Dieux ont soif »,1912, p. 164 ».
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z et aa Source: « L'histoire de l'électricité » Vidéo: -Coordinateur Jim Al-Khalili, prof. Univ. of Surrey, Guildford -Production: The Open University & BBC, 2011, diff. Arte, 11/2014.
  3. a, b, c, d et e Exposition « Chambres des merveilles » [4] Musée des Confluences: ...Des hommes, fascinés par la complexité du monde, accumulent des objets émanant du génie humain, les Artificialia, et les plus prodigieuses créations de la nature, les Naturalia. Ils présentent alors leur propre vision du monde dans des chambres de merveilles.
    À partir de la Renaissance, ces « esprits curieux » récoltent des objets à la fois insolites, fascinants, extraordinaires ou mystérieux, qu’ils rassemblent et présentent à des visiteurs privilégiés. Dans ces cabinets de curiosités, ils font ainsi partager à leurs contemporains leur soif de connaissance. Animés d’un insatiable désir de découvertes, certains se feront aussi grands voyageurs.
    Au départ, les mises en scène et compositions devaient susciter admiration et émerveillement. Peu à peu, guidés par l’émergence d’un esprit scientifique, les collectionneurs se spécialisent et proposent de nouvelles classifications de leur collection. Des questionnements et d’importants débats émergent au sein d’un vaste réseau européen où, entre crédulité et scepticisme, la science va se construire. Les cabinets de curiosités jouent alors un rôle majeur dans la circulation du savoir et des idées de l’époque....
  4. a, b et c Le Sens des Choses #7 Le cerveau et l'intelligence artificielle. [5] (Entretien avec Laurent Alexandre, chirurgien-urologue, président de la société de séquençage de génome DNA Vision, en Belgique. Passionné de génétique, il s'intéresse aux bouleversements qu'entraîneront pour l'humanité les progrès de la science, de la techno-médecine et des biotechnologies. Diff. France-culture 2014-08-23.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colin Ronan, Histoire mondiale des sciences, Édition du Seuil, coll. « Points », série « Sciences », 1988.
  • Caron François, Cardot Françoise, Histoire de l'électricité en France, tome premier 1881-1918, Édition Fayard, 1991.
  • (en) Joseph Priestley, The History and present state of electricity, with original experiments, 1767.
  • Alain Beltran, La Fée électricité, Édition Gallimard, coll. « Découvertes », série « Sciences et Techniques », 1991.
  • Christine Blondel, Histoire de l'électricité, Paris, Pocket, 1994.
  • Gérard Borvon, Histoire de l'électricité, de l'ambre à l'électron , Éditions Vuibert, coll. « Va savoir ! », 2009, 264 p. (ISBN 978-2711724925) [présentation en ligne].

Liens externes[modifier | modifier le code]