Aïn Beni Mathar

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Aïn Beni Mathar
عين بني مطهر
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Oriental
Province Jerada
Maire Bouhafs Bentayeb
Démographie
Population 15 365 hab. (2010)
Densité 512 hab./km2
Géographie
Coordonnées 34° 05′ 20″ N 2° 01′ 29″ O / 34.0889, -2.0247234° 05′ 20″ Nord 2° 01′ 29″ Ouest / 34.0889, -2.02472
Altitude 921 m
Superficie 30 km2
Localisation

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Aïn Beni Mathar

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Aïn Beni Mathar

Aïn Beni Mathar (arabe: عين بني مطهر) est une ville marocaine située dans la région de l'Oriental. Elle est peuplée de 15 000 habitants. Ses habitants descendent des Beni Mathar, issu des Maqil originaire du sud de la région de l'Oranie en Algérie située à 81 km de Oujda.

Démographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Rue principale de Ain Beni Mathar durant le protectorat français.

Selon la documentation actuellement disponible, Aïn Bni Mathar a connu plusieurs noms suite à des étapes historiques. Ainsi on le connait sous le nom de:

  • Assa
  • Aioun Za
  • Ras el Ain
  • Ras Aioun Bni Mathar
  • Ain Beni Mathar
  • Berguent
  • Aïn Bni Mathar

Au début du 20ème siècle, Aïn Beni Mathar a été occupée par les Français le 28 février 1904, après avoir conclu un pacte avec les notables des Beni Mathar, habitants de cette localité, en présence de Sidi Allal ben Cheikh ben Tayeb chef des Ouled Sidi Cheikh (Ghraba) et représentant du gouvernement chérifien marocains dans la région [1].

À la fin de 1904, le Maréchal Lyautey, alors chef suprême de la région d'Ain Sefra, vint visiter Aïn Beni Mathar, il trouva ses troupes qui campaient sur la rive droite de l'Oued Charef sur un lieu qui s'appelait "Taberguente" nom berbère qui signifie la noire (dont le masculin est "aberkane" le noir), c'est la première fois qu'il parla - dans ses correspondances avec ses supérieurs de Berguent qui sera le nom du village dont le maréchal Lyautey est le véritable fondateur[2]. Avant 1904 Aïn Bni Mathar (Berguent) ne comprenait que quatre localités dispersées sur les rives droites et gauches de l'oued Charef, la ville actuelle n'existait pas. Dès 1904 Berguent sera le pôle d'attraction des entrepreneurs de bâtiment, des commerçants qui venaient s'installer, et qui donnaient à Berguent un élan urbain et commercial.

Le premier bâtiment qui fut construit est l'actuel bâtiment des travaux publics puis l'école et une caserne militaire qui deviendra plus tard une infirmerie.

Les Bni Mathar formaient la base de la population de Berguent, mais dès la création de ce village, l'afflux des nouveaux venus commence par l'installation des Français, des Espagnols, des Algériens, et des juifs de Debdou. On remarque ensuite l'arrivée de quelques Fassi, plus tard il y aurait des originaires de Figuig, des Béni-Snassen (surtout d'Ain sfa), des Soussi, des commerçants et des fquihs de Tafilalet.

La cohabitation entre les trois religions (Islam, catholique et juive) était indiscutable, un respect total et remarquable règne entre elles, comme partout dans le monde islamique à cette époque.

Aujourd’hui Aïn Beni Mathar est aussi devenu une ville novatrice dans la région, notamment en matière de tourisme et de sport, grâce à la création d'une association de parapente (sport de vol libre) en janvier 2014, présidé par Mr. Hakmi Redwan, cette association a permis l'introduction du tourisme (nature) qui s'inscrit dans le cadre du développement durable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Berguent (Ras-El-Ain) page: 13, par Lagaquière.
  2. Lettres sud Oranais, Vers Le Maroc, par: maréchal Lyautey p. 343.