Émile Rocher

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Émile Rocher
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Nationalité
Activités

Émile Rocher, né en et mort en [1], est un peintre, sculpteur et céramiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Émile Rocher étudie d'abord à l'École des beaux-arts auprès du peintre et musicien Maxime Clément (1877-1963), conservateur du musée de Lorient à partir de 1924, et du sculpteur Émile Le Neuthiec, son parrain. 1948, il part pour l'Afrique du Nord où il peint des paysages du Maroc et de l'Algérie, ainsi que des scènes de la vie quotidienne des habitants (porteurs d'eau, marchands, etc.).

À son retour en France, il s'installe à Saint-Renan, connue pour son activité d'extraction d'étain, métal qui lui servira quelques années plus tard dans ses créations d'émaux. Il loge à l'hôtel des Voyageurs, et y rencontre sa future épouse, Anne, la fille des propriétaires. Il installe son premier atelier dans le grenier de l'ancien manoir devenu hôtel. En , il part vers la Côte d'Azur à la rencontre des peintres et céramistes de Provence. Cannes, Nice, Saint-Paul-de-Vence, Vallauris sont ses lieux d'inspiration. Il y rencontre aussi François André, directeur du casino de Cannes, qui reçoit le jeune artiste.

Puis il revient en Bretagne, il achète un four à céramique avec toutes ses économies pour se lancer dans les arts du feu. Les années 1950 voient la naissance d'une école artistique et créative à laquelle Émile Rocher participe activement. Oiseaux et poissons sur fond rouge, Tahitiennes, scènes de marins, illustrent plats et tables en céramique. Les premiers succès arrivent : une commande pour le président de la République René Coty, puis la Marine nationale et quelques écoles ou lycées lui commandent des œuvres. Les Faïenceries de Quimper lui proposent de diriger leurs créations : Rocher hésite, puis refuse craignant de perdre sa liberté d'artiste. En 1956, ce sont les Faïenceries de Saint-Jean-la-Poterie, situées à proximité de Nantes, qui lui font la même proposition, qu'il décline. Il collabore toutefois avec cette maison pour l'édition d'une collection de pièces signées de son nom (notamment les Petites filles de Plougastel au panier de fraises). Voir le livre "Faïencerie de Saint-Jean-la-Poterie" de Pierre Lorent aux éditions Liv'éditions. Il commande un deuxième four pour son atelier et produit une collection importante et recherchée de céramiques.

Rocher continue à peindre ses huiles, aquarelles et réalise de nombreux dessins. Dans les années 1970, ses toiles sont exposées à la galerie Vallombreuse (Paris - Biarritz) et au Salon de l'art libre au Petit Palais à Paris (notamment le tableau Les deux amies). Fin des années 1970, il se retire dans le golfe du Morbihan dans une chaumière au bord de l'eau et refuse toute exposition pour se consacrer à ses recherches picturales.

En 1989, il installe son atelier à Carnac. Il change totalement de facture et peint par Périodes ou par Collections, avec de grands aplats de couleurs : Périodes rouge, jaune, bleue, or. Sa période rouge (nombreux nus et vues de Venise), sa période or (« Carnaval de Venise ») ainsi que sa période « Costumes de Bretagne » sont les plus célèbres[2].

Il peint des vues de Bretagne (les îles du Golfe du Morbihan, Pont-Aven, Plougastel, Carnac), mais aussi de nombreuses huiles et aquarelles de Venise, Paris, Londres, et des paysages de Grèce, de Provence et d'Italie, ainsi que des portraits de jeunes filles dans des jardins ou à la terrasse en Méditerranée.

En 2002, le groupe Accor Casinos apporte son mécénat à la rétrospective Émile Rocher (juillet - )[3].

Ses œuvres figurent au musée des beaux-arts de Brest, au musée du Faouët, à l'Institut culturel de Bretagne, au Conseil régional de Bretagne, dans des collections privées dans 21 pays (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Liban, Suisse, Belgique, Luxembourg, France, Italie, Mexique, Japon…)[4].

En est créé le Fonds de dotation Émile Rocher afin de préserver son œuvre[5].

En , revenant d'un voyage en Toscane où il realisait une collection d'oeuvres sur l'Italie, Émile Rocher s'éteint, laissant une collection exceptionnelle d'huiles, d’aquarelles, de dessins et de sanguines.

Expositions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]