Groupe Barrière

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Groupe Barrière
logo de Groupe Barrière

Fondateurs François André
Personnages clés Lucien Barrière, Diane Barrière-Desseigne, Dominique Desseigne
Forme juridique SAS au capital de 1 215 144,68 euros
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Dominique Desseigne (président directeur général)
Actionnaires Famille Desseigne-Barrière (60 %), Fimalac (40 %)[1]
Activité hôtels de luxe, casinos, restaurants et bars, loisirs et bien-être
Site web www.groupebarriere.com

Chiffre d’affaires 1,17 Mds d'€ (2015)

Barrière est une marque sous laquelle sont commercialisés les établissements de deux groupes distincts : Groupe Lucien Barrière (GLB) et Société Fermière du Casino Municipal de Cannes (SFCMC).

Fondé en 1912 par François André et développé successivement par Lucien Barrière, Diane Barrière-Desseigne et Dominique Desseigne, Barrière est devenu le leader français des casinos, une référence dans l'hôtellerie de luxe et un acteur global des loisirs et du divertissement.

Historique[modifier | modifier le code]

François André, fondateur[modifier | modifier le code]

Lire l'article détaillé François André (1880-1962).

Lucien Barrière[modifier | modifier le code]

La période allant de 1951 à 1987 voit la création et le développement de Barrière en France.

En 1951, Lucien Barrière, neveu de François André, le rejoint au sein du groupe.

Lucien Barrière est nommé, en 1957, au sein des différents conseils d’administration des entités du groupe et devient en 1961 légataire universel de son oncle. Il entreprend un projet de modernisation et développe le groupe en achetant de nouveaux établissements à Trouville-sur-Mer, Dinard, Saint-Malo, Royan et Enghien-les-Bains.

En 1980, la société hôtelière de la chaîne Lucien Barrière (SHCLB) est créée et regroupe les hôtels et le casino de La Baule-Escoublac.

En 1987, le groupe bénéficie de l'autorisation d'exploitation des machines à sous en France décidée par le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua.

Diane Barrière-Desseigne[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, le groupe Accor prend une participation significative dans la société des hôtels et casino de Deauville (SHCD).

En 1990, Diane Barrière-Desseigne succède à son père, Lucien Barrière, et initie d’importants projets de rénovation. Au prestige des établissements est intimement lié le monde de la culture et du cinéma. Ainsi, l’hôtel Barrière Le Normandy et l’hôtel Barrière Le Royal participent au festival du film américain de Deauville.

En 1991 décès de Lucien Barrière.

En 1995, Diane Barrière-Desseigne est victime d’un grave accident d’avion. À partir de 1997, Dominique Desseigne assure avec son épouse la codirection de la SHCD et de la SHCLB.

En 1998, la SHCD fait l’acquisition du restaurant Le Fouquet’s à Paris et de la marque attachée.

Diane Barrière-Desseigne décède en 2001. Dominique Desseigne prend alors seul la direction du groupe.

Dominique Desseigne[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, sous la présidence de Dominique Desseigne, la SHCD et la SHCLB se développent à l’international.

En 2003, la SHCLB ouvre le casino Barrière de Montreux en Suisse qui devient en 2008 le premier casino suisse en termes de Produit Brut des Jeux (PBJ) total[2].

La même année, la SHCD prend le contrôle de Ryads Resort Development, propriétaire des terrains sur lesquels sera édifié l’hôtel Barrière Le Naoura à Marrakech au Maroc.

En 2004, la famille Desseigne-Barrière, Accor et le fonds d’investissement Colony Capital décident de réunir sous la SHCD, renommée Groupe Lucien Barrière, les actifs de SHCD, SHCLB et Accor Casinos, créant ainsi un groupe de casinos et d’hôtels de luxe.

Depuis 2004, l’expansion continue avec l’ouverture des casinos Barrière de Fribourg et Courrendin en Suisse, de Toulouse, du Caire, de Leucate, de Blotzheim et de Lille, de l'hôtel Barrière Le Naoura de Marrakech, du Fouquet's Barrière de Paris, de l'hôtel Barrière de Lille, le Resort Barrière de Ribeauvillé ou encore l'hôtel Barrière les Neiges à Courchevel.

Pendant cette même période, les concessions de service public des casinos de La Baule-Escoublac, Dinard, Deauville, Saint-Malo, Nice, Cassis et Saint-Raphaël ont fait l’objet de renouvellements.

Le , Colony Capital cède sa participation dans le groupe à Accor qui détient depuis 49 % du capital social de la société.

Le , le groupe lance, en association avec la Française des jeux, une société spécialisée dans les jeux de poker en ligne[3].

À la suite d'un recentrage sur ses activités hôtelières, Accor choisit de se désengager du Groupe Lucien Barrière. La famille Desseigne-Barrière prévoit alors d'augmenter sa participation de 51 à 53 % et d'introduire les 47 % restants en Bourse en septembre 2010[3],[4].

Néanmoins, le , Accor annonce renoncer à l'opération du fait du faible intérêt des investisseurs. L'introduction en bourse est annulée.

À la suite de la décision du groupe Accor de céder sa participation dans Groupe Lucien Barrière, le Groupe présidé par Dominique Desseigne annonce le la signature d’un accord entre Fimalac, le groupe Lucien Barrière et Accor en vue de la cession par celui-ci de sa participation de 49 %.

À l’issue de l’acquisition de cette participation par Fimalac et Groupe Lucien Barrière et de la réduction de capital de Groupe Lucien Barrière, la famille Desseigne Barrière, actionnaire majoritaire détient 60 % du capital du groupe et le groupe Fimalac, quant à lui, en détient 40 %[1].

En 2012, le Groupe Lucien Barrière fête un siècle d'existence[5].

Le , le groupe ferme son site de poker en ligne[6].

En 2015, "Lucien Barrière Hôtels et Casinos" devient "Barrière". Ce changement d’identité permet à Barrière de renforcer les synergies entre toutes ses activités pour se positionner comme un acteur global des Loisirs et du Divertissement. 

2015 : Partenariat Le Fouquet’s avec Pierre Gagnaire. La célèbre brasserie des Champs-Elysées s’associe au meilleur Chef du monde pour twister sa carte. Son offre “brasserinomique” est déclinée dans les différents restaurants Fouquet’s de Barrière (Cannes, Toulouse, Marrakech, La Baule, Courchevel et Enghien-les Bains).

2016 : Barrière prend une participation de 48,59 % dans Moma Group, pour créer le leader français de l’événementiel intégré.

Le Groupe acquiert par ailleurs en 2016 l’Hôtel Le Westminster au Touquet. Déjà présent dans la ville avec un casino, Barrière propose ainsi un nouveau Resort.

En décembre 2016, ouverture de l'Hôtel Barrière Les Neiges Courchevel. Barrière continue son développement, notamment avec l'implantation d’un premier hôtel de grand luxe à la montagne, avec un spa de 1000m2, un ski room et 2 restaurants, dans la très prisée station de Courchevel.

Mai 2017 : Ouverture du Casino Barrière Abidjan. Le Groupe Barrière inaugure son premier casino en Afrique Sub Saharienne, au sein du Sofitel Ivoire à Abidjan

Établissements du Groupe Barrière[modifier | modifier le code]

Hôtels[modifier | modifier le code]

Lucien Barrière hôtels et casinos est une marque sous laquelle sont commercialisés les hôtels et casinos de deux groupes distincts : le groupe Lucien Barrière (GLB) et la société fermière du casino municipal de Cannes (SFCMC).

Le Groupe Barrière exploite 18 hôtels en France, à Marrakech et à Saint Barth (ouverture courant 2018), totalisant 2 300 chambres auxquelles s’ajoutent les 17 ryads de Marrakech

Casinos[modifier | modifier le code]

Le Groupe compte 34 casinos implantés dans les villes suivantes :

Sport et « bien-être"[modifier | modifier le code]

  • Le Spark, soins, sport et spa d'Enghien-les-Bains
  • Le Spa Diane Barrière de l'Hôtel Barrière Le Fouquet's Paris
  • L'Escal'Bien-Être de l'Hôtel Barrière de Lille
  • Le Spa Diane Barrière du Naoura de Marrakech
  • Le Spa Diane Barrière et centre de balnéothérapie du Resort Barrière Ribeauvillé
  • Le centre de thalassothérapie Thalgo La Baule
  • Les golfs : Golf Barrière de Deauville ; golf Barrière Saint-Julien ; golf International Barrière La Baule
  • Tennis : le tennis country club de La Baule

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Figaro.fr
  2. Selon la Commission fédérale des maisons de jeux en Suisse
  3. a et b Jean-Michel Normand, « Lucien Barrière mise sur l'étranger pour contourner la crise des casinos en France », sur www.lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 16 septembre 2010)
  4. « Lucien Barrière : le numéro 1 français des casinos de jeux arrive en bourse », sur www.boursier.com, Groupe Lagardère, (consulté le 17 septembre 2010)
  5. "Dominique Desseigne : « Notre entreprise ? Une affaire de générations »", entretien avec Jean-Pierre Thiollet, France-Soir, 26 octobre 2009, http://www.francesoir.fr/actualite/societe/dominique-desseigne-“notre-entreprise-une-affaire-generations”-44572.html
  6. Barrière Poker ferme et dit merci à ses membres (Poker Attitude).
  7. Groupe Lucien Barrière, « Ouverture de l’Hôtel Barrière de Lille », sur www.presse-fr.com, sociétés Toucouleur & B. Huber, (consulté le 1er novembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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