Maxime Clément

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Maxime Clément
(dit Max Clément)
Naissance
Décès
(à 85 ans)
Lorient
Nationalité
Activité
Formation
Lieu de travail
Distinctions
Médaille de bronze à l’Exposition internationale de 1937 de Paris

Maxime Clément, dit Max Clément, né le à Chasseneuil-sur-Bonnieure[1] (Charente) et mort le à Lorient[2], est un peintre et musicien français, professeur de musique, directeur de l'école de dessin, conservateur du musée de Lorient à partir de 1924.

Biographie[modifier | modifier le code]

Max Clément reçoit le grand prix de l’École nationale des Arts décoratifs de Limoges, puis est lauréat de l’École nationale des Beaux-Arts de Paris à vingt ans. Il est élève dans l’atelier de Gérôme[3].

Le musicien[modifier | modifier le code]

À Lorient, il est particulièrement connu comme professeur de violoncelle, d’abord à titre privé, puis à l’École de musique de la ville de Lorient à partir de 1905[3].

Le peintre[modifier | modifier le code]

En 1910, il expose pour la première fois des œuvres au salon de la Société lorientaise des beaux-arts et en 1913 au salon de la Société nationale des beaux-arts[1] ainsi qu'au Salon des artistes français où il obtient une mention honorable[4]. Il est également présent aux salons internationaux de La Hague et Tokyo, et reçoit une médaille de bronze à l’Exposition internationale « Arts et Techniques dans la Vie moderne » de 1937 de Paris[3].

C'est un peintre de figures et un aquarelliste[1].

« Il a peint une humanité humble, populaire, gentille et sérieuse, solide et traditionnelle, bon enfant de gosses maraudeurs, jouant aux cartes, casquette sur la tête, « clope » au bec comme les grands. Des grands-mères pleines de rides et de bonté, admirant le dernier (ou la dernière) né. Ou bien encore la classe des filles installées derrière leur pupitre avec leur coiffe et l'air sérieux. Œuvres peintes au pastel dans des gris à peine colorés de teintes recherchées et discrètes[5]. »

— Ph. Laiter, Article de La Liberté du Morbihan.

Il exposa au Salon d'Hiver de 1944 à 1948.

Le conservateur du musée de Lorient[modifier | modifier le code]

Maxime Clément est nommé le conservateur du musée de Lorient. C'est le quatrième conservateur après Auguste Nayel, Charles Oge et Alexandre Le Bihan[3].

C'est Max Clément qui est chargé du transfert du musée, décidé le , de la salle Dousdebès dans le quartier de la Nouvelle-Ville à Cité des œuvres sociales[3].

Il se chargea de l’accrochage dans le nouveau musée, choisissant parmi les œuvres de la collection, celles qui devaient être exposées[3].

Après la guerre, les contraintes de la reconstruction d’une ville détruite reléguèrent au second plan la question du musée, qui faisait, moins que jamais, partie des préoccupations municipales[3].

Une fois les collections revenues à Lorient, se posa la question de créer un nouveau musée. Max Clément, réfugié à Paris, entreprit des démarches auprès de la Direction des musées de France, alors que celle-ci entrait en contact avec la municipalité pour suivre le projet et l’influencer. Malgré les démarches de Max Clément et de Georges Salles, directeur des Musées de France, le projet de nouveau musée n’aboutit pas réellement. On finit par se contenter, par manque de moyens et peut-être aussi d’intérêt, d’une solution a minima, avec l’installation des collections, revenues à Lorient en 1950, au dernier étage de l’hôtel de Ville terminé en 1960[3].

Max Clément resta conservateur du musée jusqu’en 1958 (il avait 81 ans), date à laquelle il fut remplacé par André Garrigues[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Expositions et rétrospectives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Dictionnaire Bénézit de 1999, p. 699
  2. Relevé généalogique sur Filae
  3. a b c d e f g h et i Ouvrage Pour une histoire de la ville de Lorient de Lucile Fontaine
  4. René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 301
  5. a et b Article de La Liberté du Morbihan de 1985
  6. a et b Article de La Liberté du Morbihan du 3 mai 1978

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]