Émile Picault

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Émile Picault
Mariemont 078.jpg
Le Génie du progrès, Morlanwelz, musée royal de Mariemont.
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Émile Louis Picault, né le à Paris où il est mort en 1915, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Émile Picault est l'élève du peintre Henri Royer. Il expose au Salon de 1863 à 1914, où il obtient une mention honorable en 1883 (Valentin 1er). Il est l'auteur du Monument à Joseph Lakanal érigé à Foix en 1882. Son œuvre remportera un grand succès avec ses éditions de statuettes en bronze auprès des particuliers.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Cet œuvre, très abondant, compte principalement des sujets allégoriques ou patriotiques et des figures de guerriers et de héros mythologiques, accompagnés de sentences en latin ou en français. La figure du Génie, si chère au positivisme, y est déclinée à plusieurs reprises alors que les figures de genre privilégient l'harmonie des corps au réalisme social.

Quelques œuvres inspirées par le Moyen Âge dans le goût de l'art troubadour sont traitées dans un style proche des florentins (L'Escholier).

Émile Picault a également réalisé quelques portraits de personnalités historiques (Nicolas Flamel, Jeanne d'Arc, Ambroise Paré, Voltaire) ou de fiction (Le Cid, Macbeth, Don César de Bazan, Le Bourgeois Gentilhomme).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Fontes d'édition[modifier | modifier le code]

L'œuvre d'Émile Picault a fait l'objet de nombreuses éditions en bronze par la fonderie Susse (Le Génie du travail, trois dimensions : 53, 80 et 125 cm), les fonderies Colin et Houdebine, et la Société des Bronzes de Paris[2]. Son travail a aussi été décliné en régule ou en objets d'art (horloges, cassolettes, encriers). Picault est ainsi l'une des figures les plus prolixes du courant de sculpture néo-baroque français[3].

  • Le Supplice de Tantale, 1867, bronze.
  • Persée délivrant Andromède, 1880, bronze.
  • Le Génie du progrès, 1885, bronze.
  • Nicolas Flamel, 1885, bronze.
  • Le Cid, 1886, bronze.
  • La Naissance de Pégase, 1888, bronze.
  • Le Génie des sciences, 1894, bronze.
  • Le Génie des arts, 1895, bronze.
  • Le Livre, 1896, bronze.
  • Le Drapeau “ad unum”, 1898, bronze.
  • Vox progressi, 1903, bronze.
  • Belléphoron, 1906, bronze.
  • Joseph expliquant les songes du Pharaon, 1888, médaillon en bronze.
  • L'Agriculture, 1888, médaillon en bronze.

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1879 : Jason, plâtre.
  • 1892 : Andromède, plâtre.
  • 1894 : Prométhée dérobant le feu du ciel, plâtre.
  • 1896 : La Vaillance, plâtre.
  • 1897 : Vertus civiques, plâtre.
  • 1902 : Le Minerai, plâtre.
  • 1905 : La Forge, plâtre.
  • 1909 : Science et Industrie, plâtre.
  • 1914 : Propter gloriam, plâtre.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Monument à Joseph Lakanal – Foix », notice sur e-monumen.net.
  2. [1]
  3. Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroque français (1870-1914), préface d'Anne Pingeot, Paris, Éditions du CTHS, 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]