Édouard Lucas

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Édouard Lucas
Description de cette image, également commentée ci-après

Édouard Lucas par Zagel

Naissance
Amiens (France)
Décès (à 49 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Champs mathématiques
Diplôme École normale supérieure
Renommé pour Suite de Lucas
Test de primalité de Lucas-Lehmer

François Édouard Anatole Lucas (1842-1891) est un mathématicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard Lucas naît le , à Amiens. C’est dans cette ville qu’il fait ses études à l'école des frères[1], puis au Lycée impérial (actuel lycée Louis-Thuillier), puis il fait sa préparation à Douai pour intégrer l'École normale supérieure. À cette époque, il rencontre Pasteur qui l'oriente vers l'École normale supérieure plutôt que vers Polytechnique.

À sa sortie, il travaille à l'Observatoire de Paris sous la direction de Le Verrier. Mais les deux hommes s'entendent mal[2] et Lucas démissionne en 1869.

Durant la guerre de 1870, il sert en tant qu'officier dans l'artillerie.

Agrégé de mathématiques, il devient professeur au lycée de Moulins (1872-1876), au lycée Charlemagne (1876-1879 et 1890-1891) et au lycée Saint-Louis (1879-1890).

Lors d'un banquet au congrès tenu à Marseille par l’Association française pour l’avancement des sciences, un garçon laissa tomber, en passant près de Lucas, une pile d’assiettes dont l’une l'atteignit à la tête. Quelques jours après, le , il meurt d'érysipèle (dermite due à un streptocoque).

Œuvre mathématique[modifier | modifier le code]

Édouard Lucas est bien connu pour ses résultats en théorie des nombres, en particulier pour l'étude de la suite de Fibonacci, ainsi que de la suite associée dite de Lucas (généralisation de la suite de Fibonacci et des nombres de Lucas).

Édouard Lucas inventa un test de primalité, amélioré en 1927 par Derrick Lehmer et appelé aujourd'hui le test de primalité de Lucas-Lehmer, qui est encore utilisé couramment de nos jours.

En 1876, il utilisa sa méthode pour démontrer que le nombre de Mersenne M127 = 170 141 183 460 469 231 731 687 303 715 884 105 727 est premier. Également améliorée par Lehmer (en 1930) et utilisée de nos jours, cette application est appelée le test de primalité de Lucas-Lehmer pour les nombres de Mersenne.

Édouard Lucas est aussi connu pour l'invention de quelques jeux comme La Pipopipette ou les tours de Hanoï. Le nom du prétendu découvreur de ce dernier jeu était N. Claus de Siam (anagramme de Lucas d'Amiens). À noter que le nombre minimal de coups pour déplacer une tour est un nombre de Mersenne (huit disques soit 255 coups). Il conçoit également des machines à calculer, dont les réglettes de Genaille-Lucas.

Il publia plusieurs livres sur les mathématiques et les quatre fameux tomes des Récréations mathématiques, dont les deux derniers seront publiés à titre posthume (1882-1894). Sa grande Théorie des nombres devait comporter quatre volumes, dont le premier seul a paru (Gauthier-Villars, 1891 ; rééd. Jacques Gabay, 1991). Il créa le college qui porte son nom. Intéressé par la cryptographie, il échangea avec le cryptanalyste Gaétan de Viaris de Lesegno une correspondance constituée de défis adressés l'un à l'autre[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Edouard Lucas : Les Récréations Mathématiques de Claus de Siam », sur APMEP.
  2. Le Verrier écrit au ministre Victor Duruy pour suggérer le renvoi du jeune normalien et de deux autres collaborateurs ; cf. notamment Anne-Marie Décaillot, « L’arithméticien Édouard Lucas (1842 1891) : Théorie et instrumentation », Revue d'histoire des mathématiques, no 4,‎ , p. 198, note 16 (lire en ligne).
  3. Maurice d'Ocagne, « Déchiffreurs de dépêches secrètes », Le Figaro,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]