Édouard Froment

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Édouard Froment
Fonctions
Maire de Largentière
Élection Paul Mercier
Réélection Léopold Victor
Député de l'Ardèche (1932-1941)
Député de l'Ardèche (1945-1951)
Conseiller général de Viviers
Prédécesseur Henri Pavin de Lafarge
Successeur Henri Chaze
Conseiller général de Thueyts

(12 ans, 7 mois et 4 jours)
Prédécesseur Frédéric Beaume
Successeur Lucien Coudène
Biographie
Nom de naissance Édouard Froment
Date de naissance
Lieu de naissance Largentière, Ardèche (France)
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Antraigues-sur-Volane, Ardèche (France)
Nationalité Française
Parti politique SFIO, PC, SFIO puis DVG

Édouard Froment, né le à Largentière (Ardèche) est un homme politique français et mort le à Antraigues-sur-Volane, dans l'Ardèche, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de paysans, il travaille à la sous-préfecture de sa ville natale et adhère à la SFIO. Il est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, puis est présenté par son parti aux élections législatives de 1919, où il échoue de peu. Au congrès de Tours, il choisit de rejoindre le Parti communiste, mais le quitte dès 1922 et retourne à la SFIO.

Il devient conseiller municipal de Largentière en 1925, maire l'année suivante, et conseiller général en 1931. En 1932, il est élu député dans une circonscription voisine, celle d'Aubenas et démissionne de ses mandats locaux. En 1935, il est élu conseiller municipal d'Aubenas. À la Chambre des députés, Édouard Froment appartient à la commission des Pensions civiles et militaires, et à celle des Assurances et la prévoyance sociale. Réélu en 1936, il rejoint la commission de l'Armée. En 1937, il est élu conseiller général du canton de Viviers contre Henri Pavin de Lafarge. La famille Pavin de Lafarge faisait élire un de ses membres dans le canton depuis 1892.

Le 10 juillet 1940, Édouard Froment vote contre les pleins pouvoirs au maréchal Pétain (voir Liste des 80 parlementaires ayant voté contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940). En mars 1941, il est l'un des cofondateurs du Comité d'action socialiste (CAS), puis travaille pour le Bureau central de renseignements et d'action. En 1943, lorsque le CAS devient la SFIO reconstituée et clandestine, il est l'un de ses principaux responsables pour la zone Nord. À l'automne, il rejoint Charles de Gaulle à Londres, avec Vincent Auriol. Il est membre de l'Assemblée consultative provisoire d'Alger et président de sa commission militaire. Il rejoint les Forces françaises libres et participe au débarquement en Provence, en août 1944.

Il devient ensuite membre du comité départemental de libération de l'Ardèche, puis membre du comité directeur de la SFIO, lors du congrès de novembre 1944. Confirmé en novembre 1944 comme délégué à l'Assemblée consultative provisoire, en octobre 1945, il est élu à l'Assemblée constituante. Il est réélu en 1946, mais battu en 1951. Il se retire de la vie politique deux ans plus tard. Il est également conseiller général du canton de Thueyts de 1945 à 1958 et préside le Conseil général de l'Ardèche à deux reprises.

Le sénateur (PS) Michel Teston, son petit-fils, a été un de ses successeurs à la tête du Conseil général de l'Ardèche entre 1998 et 2006[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]