Édouard Brunner

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Édouard Brunner
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Fonction
Ambassadeur
Biographie
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Canton de VaudVoir et modifier les données sur Wikidata
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Édouard Brunner, né le à İstanbul et mort le à Eysins était un diplomate, ambassadeur et haut fonctionnaire suisse d´origine bernoise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d´une famille de diplomates (son père Alfred était ministre) Édouard Brunner suit des études de droit à Genève avant d´entrer au Département politique fédéral (aujourd´hui appelé Département fédéral des Affaires étrangères) en 1956.

Il commence sa carrière diplomatique comme stagiaire à Genève et à Lisbonne puis occupe différents postes, successivement à Bogota et Washington (district de Columbia) en 1959, à Berne en 1963, à Varsovie en 1966, à La Haye en 1969, à nouveau à Berne en 1971, avant d´être nommé suppléant du chef de la délégation suisse auprès de la CSCE de 1972 à 1975 puis en 1977 - 1978.

En 1975, il est ministre auprès de la mission suisse à l'ONU à New York. En 1980, il est rappelé à Berne comme chef suppléant de la division politique II avec rang d'ambassadeur (États d'Amérique du Sud, d'Afrique et d'Asie), puis comme chef de la division politique I (Europe et Amérique du Nord).

En 1982, il est chef de la Direction des Organisations internationales. Il est nommé en 1984, secrétaire d´État aux affaires étrangères sur proposition du conseiller fédéral Pierre Aubert. Lorsque René Felber devient chef du Département des affaires étrangères, il est nommé ambassadeur à Washington (1989) puis à Paris (1993). Avec les neutres et non-alignés d'Europe, il favorise le rapprochement Est-Ouest avant la chute du mur de Berlin.

Après sa retraite en 1997, il est appelé par le conseiller fédéral Adolf Ogi à présider notamment une commission d´études de 40 membres sur la sécurité de la Suisse après la fin de la guerre froide. Le rapport final de cette commission préconise déjà une réduction des effectifs de l´armée suisse et un engagement international plus important de celle-ci.

Il remplit également plusieurs missions diplomatiques pour le compte de l'ONU, organisant par exemple plusieurs rencontres secrètes entre les Britannique et les Argentins pendant la guerre des Malouines[1].

Il fut membre sans-parti du Conseil général d'Eysins (district de Nyon).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Lambris dorés et coulisses, souvenirs d'un diplomate, Genève, Georg, (ISBN 2-8257-0756-2)

Références et sources[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]