Adolf Ogi

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Adolf Ogi
Photo officielle d'Adolf Ogi
Photo officielle d'Adolf Ogi
Fonctions
98e conseiller fédéral
Élection
Président 1993, 2000
Vice-président 1992, 1999
Prédécesseur Leon Schlumpf
Successeur Samuel Schmid
Chef du Département fédéral de la Défense, de la protection de la population et des sports
Prédécesseur Kaspar Villiger
Successeur Samuel Schmid
Chef du Département fédéral des transports, des communications et de l'énergie
Prédécesseur Leon Schlumpf
Successeur Moritz Leuenberger
Conseiller National
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Kandersteg
Origine Canton de Berne
Parti politique Union démocratique du centre (UDC)
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Adolf Ogi, né le 18 juillet 1942 à Kandersteg, est un homme politique suisse, membre de l'Union démocratique du centre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi ses études à l'école supérieure de commerce de La Neuveville, il devient directeur de la Fédération suisse de ski[1] ainsi que directeur-général d'Intersport suisse. Élu comme représentant du canton de Berne au Conseil national de 1979 à 1987, il préside la Commission des affaires militaires du Conseil national en 1986 et 1987 et est président de l'UDC de 1984 à 1988. En 1993 et 2000, il exerce la charge de Président de la Confédération.

Le 9 décembre 1987, il est élu au Conseil fédéral. Pendant huit ans, Adolf Ogi est chef du Département des transports, des communications et de l'énergie (DFTCE) où il est confronté à plusieurs problèmes complexes. À peine élu, il est placé devant le refus de la politique coordonnée des transports en 1988, contestée par les milieux routiers[2].

Il obtient divers succès lors de votations populaires. Si les initiatives « trèfles à quatre » contre de nouveaux tronçons d'autoroutes sont repoussées, le nouvel article sur l'énergie est massivement accepté en 1990. De même, si l'initiative pour l'abandon du nucléaire est refusée, la solution du moratoire fut acceptée. L'adoption de l'arrêté sur les nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA) en 1992 est également à mettre à son l'actif.

En 1994, l'acceptation de l'initiative populaire « Pour la protection des régions alpines contre le trafic de transit »[3] complique les relations de la Suisse avec ses voisins et ce n'est que grâce à une diplomatie agissante qu'une solution pour les transports des poids lourds devient possible dans le cadre des accords bilatéraux avec l'Union européenne.

Adolf Ogi et le secrétaire d'État américain à la Défense William Cohen, le 28 juillet 2000.

À partir de novembre 1995, Adolf Ogi prend la tête du département militaire qui est rebaptisé en 1999 « département de la défense, de la protection de la population et des sports » (DDPS).

En juin 1999, il présente une nouvelle politique de défense intitulée « la sécurité par la coopération » où le rôle de l'armée n'est plus la défense militaire autonome du territoire suisse, mais consiste à faire face aux menaces diverses contre l'État et les conditions d'existence de ses habitants, la Suisse devant prendre une part active aux efforts de la communauté internationale en faveur de la paix[4]. C'est dans cette direction qu'il faut comprendre la révision de la loi sur l'armée qui permettra l'armement de militaires suisses.

Présentant ses vœux télévisés aux Suisses pour son année de présidence en 2000, quelques jours à peine après le passage de l'ouragan Lothar, il brandit alors un jeune sapin. symbole de résistance aux tempêtes, qu'il promet de revenir planter au printemps dans la région de son village natal[5].

La dernière campagne d'Adolf Ogi concerne le combat contre l'initiative visant à diminuer les dépenses militaires. Son successeur, Samuel Schmid, hérite des projets Armée XXI et Protection de la population. Sous l'égide d'Adolf Ogi, la Suisse s'est largement engagée dans les efforts internationaux en faveur de la paix, que ce soit avec les bérets jaunes en Bosnie-Herzégovine, une compagnie suisse au Kosovo, la Swisscoy, ou encore le soutien aux missions de l'OSCE et de l'ONU. A Genève, un centre international de déminage humanitaire est fondé.

Pendant la durée de son mandat, il établit des relations particulièrement confiantes avec le président Mitterrand qu'il invite dans son village natal. En politique étrangère, il apporte la 4e voix décisive qui conduit le Conseil fédéral à déposer une demande d'ouverture de négociations sur une adhésion à l'Union européenne. Il incarne alors une ligne politique opposée à celle du conseiller fédéral Christoph Blocher.

Après son départ du gouvernement fédéral, il est nommé en 2001 conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour le sport au service du développement et de la paix[6]. Dans ce rôle, il a pour mission d'appuyer la démarche engagée par le Secrétaire général afin de promouvoir dans le milieu du sport les activités et idéaux des Nations unies et de rallier son soutien. Il échoue ensuite dans sa tentative d'entrer au Comité international olympique.

Adolf Ogi est également Ambassadeur de Peace and Sport, organisation internationale basée à Monaco et œuvrant pour la construction d'une paix durable grâce au sport.

Véritable pari d'avenir, son prénom lui portera en définitive préjudice. Il le qualifiera de fardeau professionnel à plusieurs reprises.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. swiss-ski.com, « Direktoren - Directeurs » [PDF] (consulté le 9 janvier 2008)
  2. www.anneepolitique.ch, « Votation sur la RPLP » (consulté le 9 janvier 2008)
  3. ecolu-info.unige.ch, « Cahier de l'ASPAN - SO 2 / 97 » (consulté le 9 janvier 2008)
  4. www.admin.ch, « La sécurité par la coopération - Rapport du Conseil fédéral à l’Assemblée fédérale sur la politique de sécurité de la Suisse (RAPOLSEC 2000) » [PDF] (consulté le 9 janvier 2008)
  5. rts.ch, « Les vœux d'Adolf Ogi » (consulté le 11 juin 2014)
  6. (en) United Nations, « Special Adviser on Sport for Development and Peace: Adolf Ogi » (consulté le 9 janvier 2008)

Sources[modifier | modifier le code]