Yasmine Hamdan

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Yasmien Hamdan Berlin Nov 2013.jpg
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Yasmine Hamdan (née en 1976) est une actrice, compositrice et interprète libanaise qui vit à Paris. Elle a débuté avec Soapkills, le duo électronique qu'elle a fondé en 1997 à Beyrouth avec Zeid Hamdan. L'approche novatrice de Soapkills (l'un des premiers groupes électroniques du Moyen-Orient) a exercé une influence durable, et Yasmine Hamdan est toujours considérée comme une icône de la musique underground à travers le monde arabe[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Yasmine Hamdan est née dans le sud du Liban en pleine guerre. Deux semaines après sa naissance, ses parents se réfugient en France puis aux Émirats arabes unis, en Grèce, et enfin au Koweït. Ils doivent cependant quitter le Koweit lors de l’invasion irakienne, en 1990. Son père ingénieur rapatrie alors sa petite famille au Liban qui se reconstitue sous la tutelle de la Syrie.

Yasmine Hamdan débute sur la scène musicale libanaise avec Soapkills[2], un duo électronique fondé en 1997 à Beyrouth avec Zeid Hamdan[1]. Zeid Hamdan n'a aucun lien de parenté avec elle malgré l'homonymie : elle est chiite, il est druze de la région du Chouf. Le groupe se fait alors repérer par la télévision libanaise MTV[2].

S'installant ensuite à Paris, elle collabore avec Mirwais pour enregistrer l'album Arabology sous le nom de projet Y.A.S.. Elle travaille également avec CocoRosie, puis s'associe avec Marc Collin (Nouvelle Vague), avec lequel elle produit son premier album solo, intitulé Yasmine Hamdan (2012, Kwaidan Records), qui paraît dans une version internationale remaniée en 2013, sous le titre Ya Nass (Crammed Discs).

Avec ce premier album, solo qui marie sonorités pop, folk et électro avec des mélodies et des textes inspirés par diverses traditions moyen-orientales, Yasmine Hamdan «s'est lancé un défi: affirmer et réécrire l'héritage musical arabe (...) jouer avec cet héritage, dans le sens le plus positif du terme», selon le journal Al-Akhbar[3]. Inspirée par la musique populaire et les divas du monde arabe, telle que Leila Mourad, elle mêle différents dialectes (libanais, koweiti, palestinien, égyptien, bédouin), et joue sur les références et les changements de registres[4]. Elle associe des styles vocaux liés aux traditions de la musique arabe, qu'elle se réapproprie, et des arrangements plus éloignés de ces influences. L'album "Ya Nass" a été bien accueilli par la presse[5],[6],[4].

Yasmine Hamdan joue et chante dans Only Lovers Left Alive du réalisateur Jim Jarmusch[7] avec Tilda Swinton et Tom Hiddleston. Elle y joue son propre rôle, et y interprète une chanson qu'elle a écrite pour l'occasion ("Hal"). Le film est sélectionné au Festival de Cannes en 2013, selection officielle.

Yasmine compose également la musique originale pour la pièce de théâtre Rituel pour une métamorphose, de l'auteur syrien Saad-Allah Wannous, donnée à la Comédie-Française au printemps 2013[8].

En 2014, Yasmine entame plusieurs tournées Européennes, se produit à Glastonbury, Global Festival et aux Francofolies de Moréal. Elle donne plusieurs représentations au Moyen Orient, dont le Liban, la Tunisie et la Jordanie.

Discographie[modifier | modifier le code]

Discographie Ya Nass[modifier | modifier le code]

Soapkills[modifier | modifier le code]

Y.A.S.[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Stayin Alive (Productions 50/50 / La Chose)

Musiques de films[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Classement par date de parution.

  • Cécile Hennion, « Brillant en surface, pourri dedans », Le Monde,‎ 31 mars 2005 (lire en ligne).
  • Stéphanie Binet, « Mirwais & Yasmine, notes arabiques », Libération,‎ 28 février 2009 (lire en ligne).
  • Odile de Plas et Véronique Mortaigne, « « Arabology », odyssée sonore nomade et radicale », Le Monde,‎ 7 juin 2009 (lire en ligne).
  • (en) Glen Johnson, « Yasmine Hamdan Collaborates With Marc Collin », Rolling Stone,‎ 7 décembre 2011 (lire en ligne).
  • (en) Tara Mulholland, « Arabic Music's Modern Voice », The New York Times,‎ 12 avril 2012 (lire en ligne).
  • (en) Ahmad Zaatari, « Yasmine Hamdan: Musical Tradition With an Attitude », Al-Akhbar,‎ 27 avril 2012 (lire en ligne).
  • Marie Ottavi, « Yasmine Hamdan, l'envol pop », Libération,‎ 12 mai 2012 (lire en ligne).
  • Emmanuelle Piganiol, « Leçon de géographie intérieure avec Yasmine Hamdan », Mondomix,‎ 19 juin 2012 (lire en ligne).
  • (en) Arie Amaya-Akkermans, « Vaults of Memory », Reorient Mag,‎ 28 janvier 2013 (lire en ligne).
  • Anne Berthod, « Ya Nass. Yasmine Hamdan », Télérama,‎ 15 juin 2013 (lire en ligne).
  • Jean-Roch de Logivière, « Yasmine Hamdan, la modernité de la musique arabe », Le Monde,‎ 18 juillet 2013 (lire en ligne).
  • Elvire von Bardeleben, « Yasmine Hamdan, une autre vie que la nôtre », Libération,‎ 20 décembre 2013 (lire en ligne).
  • Julien Gester et Yasmine Hamdan, « Yasmine Hamdan : «Shrek a un gros bide… C’est tout à fait mon type» », Libération,‎ 4 mars 2014 (lire en ligne).
  • ATS, « Près de 2000 festivaliers pour le 1066 festival », 20 minutes,‎ 5 octobre 2014 (lire en ligne).

Webographie[modifier | modifier le code]