Vittoria della Rovere

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Vittoria della Rovere, portrait par Justus Sustermans

Vittoria della Rovere (née le à Pesaro, dans le duché d'Urbino et morte le [réf. nécessaire] à Pise, Toscane) est grande-duchesse de Toscane de 1633 à 1670. Vittoria est l'unique épouse de Ferdinand II de Médicis, avec qui elle a deux enfants : Cosme III de Médicis et François-Marie de Médicis. Vittoria est l'enfant unique de Claude de Médicis et de Frédéric Ubaldo della Rovere.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Vittoria est la dernière descendante de la famille Della Rovere qui donna de nombreux ducs d'Urbino. Elle est ainsi la fille du duc d'Urbino Frédéric Ubaldo della Rovere et la petite-fille du duc d'Urbino François Marie II della Rovere. Sa mère est Claude de Médicis, la fille de Ferdinand Ier de Médicis.

Vittoria reçut une éducation catholique approfondie.

Mariage[modifier | modifier le code]

Ferdinand et Vittoria, peints par Justus Sustermans
Les armes de la grande duchesse.

Vittoria est fiancée à son cousin Ferdinand en 1623 et l'épouse en 1634[réf. nécessaire].

Héritage des Della Rovere[modifier | modifier le code]

Le père de Vittoria, Frédéric Ubaldo della Rovere meurt en 1623, et François Marie II della Rovere récupère le trône d'Urbin qu'il lui avait donné quelques années auparavant. Lorsqu'il meurt à son tour en 1631, Vittoria est donc l'héritière potentielle du duché d'Urbino. Sous la pression du pape Urbain VIII, le duché est finalement annexé aux états pontificaux. La famille Médicis reçoit tout de même la collection d'œuvres d'art de la famille Della Rovere, aujourd'hui déposée à la galerie des Offices et au palais Pitti à Florence.

Disputes conjugales[modifier | modifier le code]

Après avoir mis au monde deux enfants qui moururent jeunes, des disputes éclatent entre Ferdinand et Vittoria à propos de l'éducation de leur fils Cosme né en 1642 : Ferdinand souhaite qu'il reçoive une éducation moderne et laïque, alors que Vittoria défend une éducation catholique stricte. C'est finalement Vittoria qui l'emporte.

D'une réconcilation temporaire, naît un autre enfant, François-Marie, en 1660. Il sera destiné à l'Eglise et nommé cardinal.

Le mariage de Ferdinand et Vittoria n'est pas heureux et ils vivent séparés de nombreuses années. Devenue âgée, Vittoria passe de longs séjours au couvent de Montalve et dans la villa di Poggio Imperiale. Elle meurt à Pise en 1694.

Les enfants[modifier | modifier le code]

Proche de sa belle-mère aussi pieuse qu'elle, Vittoria s'entendra assez mal avec sa belle-fille Marguerite-Louise d'Orléans, nièce du roi Louis XIII de France qui a épousé son fils en 1661. Ce mariage brillant avec une "petite-fille de France", ne sera pas plus réussi que le sien.

Marguerite-Louise est une jeune fille frivole et pleine de vie qui s'entend très mal avec son mari austère et pieux jusqu'à la bigoterie. Le couple se séparera en 1675 après avoir eu trois enfants et Marguerite-Louise retournera en France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


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