Vittoria Colonna

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vittoria Colonna, dessin à la craie de Michel-Ange (ca 1550).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Colonna.

Vittoria Colonna (Marino, 1490 - Rome, 1547), marquise de Pescaire, est une femme de lettres italienne du début du XVIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vittoria Colonna était la descendante d'une des familles les plus importantes de la noblesse italienne, la famille Colonna, la fille de Fabrizio Colonna, grand connétable de Naples et d'Agnès de Montefeltro. Elle épousa Fernando de Àvalos, marquis de Pescara, général de Charles Quint, le 27 décembre 1509, au château des Aragons dans l'île d'Ischia. Son séjour à Ischia, de 1501 à 1536, correspond à une période faste pour l'île. Entourée d'une élite d'artistes et d'hommes de lettres, elle cultiva la poésie avec succès et se plaça au rang des plus heureux imitateurs de Pétrarque. Amie de Michel-Ange, elle connut aussi Ludovico Ariosto, Pierre l'Arétin, Girolamo Britonio, Annibal Caro, Giovanni Pontano, Jacques Sannazar, Bernardo Tasso, et bien d'autres.

Elle ne se rendit pas moins célèbre par son amour conjugal. Son mariage, fruit d'arrangements entre familles alliées, fut heureux d'un point de vue sentimental. Cependant les époux ne purent vivre longtemps ensemble car Fernando dut partir faire la guerre à la France pour le compte de son beau-père. Prisonnier à la bataille de Ravenne en 1512, emprisonné en France, il y compose pour sa femme un Dialogue de l'amour. À peine libéré, il s'enrôle dans les armées de Charles Quint et est gravement blessé à la bataille de Pavie en 1525. Vittoria se précipite pour rejoindre son époux, mais la nouvelle de sa mort l'atteint avant qu'elle n'arrive. La dépression l'assaille, et elle n'échappe à ses pensées suicidaires que par la proximité d'amitiés profondes. Devenue veuve, elle se retira momentanément dans un couvent de Rome, déplorant dans ses vers la mort de son époux. Ses œuvres ont été réunies à Parme (1538), et à Rome (1840, par Pietro Ercole Visconti).

On peut admirer son buste en marbre réalisé par Maurice David de Gheest au musée des beaux arts de Lille.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • (it) Rime, édition établie par Alan Bullock, Bari, Laterza, 1982, 526 p.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]