Traduction du Monde Nouveau des Saintes Écritures

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Traduction du Monde Nouveau

La Traduction du Monde Nouveau des Saintes Écritures (TMN) est une traduction de la Bible en langue moderne éditée et utilisée par les Témoins de Jéhovah. En 2013, les témoins de Jéhovah annoncent qu'elle a atteint un tirage total de plus de 208 millions d'exemplaires en 121 langues. Elle fait l'objet de critiques à cause de certains choix de traduction.

Histoire[modifier | modifier le code]

Traduction du Monde Nouveau, édition normale

Jusqu'à la publication de la Traduction du Monde Nouveau en 1950, les Témoins de Jéhovah d'expression anglaise emploient la King James Version[1],[2] ainsi que l'Emphatic Diaglott, dont leur fondateur Charles Russell a acquis les droits dès le début des années 1900[3]. L'une des principales raisons invoquée par les éditeurs pour produire une nouvelle traduction est que la majorité des versions existantes de la Bible utilisent habituellement une langue archaïque. L'intention affichée est donc de produire une traduction fraîche, agréable à lire, et exempte d'archaïsmes[4]. De plus, les éditeurs affirment que de nombreuses autres copies plus anciennes des manuscrits des textes originaux dans les langues hébraïques et grecques sont devenues disponibles depuis que la King James Version a été produite. En utilisant ces manuscrits, ils espèrent déterminer avec une plus grande exactitude ce que les auteurs originaux voulaient dire, en particulier dans les passages les plus obscurs. Ils estiment en outre que certains aspects des langues hébraïque et grecque originales sont désormais mieux compris par des linguistes[5].

Caractéristiques de la traduction[modifier | modifier le code]

Utilisation du canon protestant[modifier | modifier le code]

La TMN se base sur le canon protestant. Elle ne contient donc pas les livres apocryphes ou deutérocanoniques reconnus par l'Église catholique romaine, les traducteurs ne reconnaissant pas la canonicité de ces livres. En outre, la traduction appelle l'Ancien Testament « Écritures hébraïques et araméennes », et le Nouveau Testament « Écritures grecques chrétiennes ».

Utilisation du nom « Jéhovah »[modifier | modifier le code]

Tétragramme en phénicien (1100 AEC), en araméen (Xe siècle - conquête musulmane) et en hébreu carré

Le point de vue de la société Watchtower est que la perpétuation de la superstition juive pour rendre le nom propre de Dieu a entraîné son remplacement par le titre « Dieu » ou « Seigneur » dans la plupart des traductions de la Bible. Afin de corriger ce qu'ils considèrent comme une erreur, les Témoins de Jéhovah ont donc massivement utilisé le nom « Jéhovah » dans leur traduction de la Bible. Ainsi, il se trouve 6 973 fois dans l'Ancien Testament et 237 fois dans le Nouveau Testament de la Traduction du Monde Nouveau[6]. Les traducteurs ont choisi « Jéhovah » parce qu'ils considèrent que c'est « la prononciation anglaise la plus connue du nom divin »[7].

Dans l'Ancien Testament[modifier | modifier le code]

Dans la majorité des cas (6 828 fois) « Jéhovah » remplace le tétragramme YHWH que l'on trouve dans l'Ancien Testament. Certaines traductions rendent le tétragramme en tant que « Seigneur » dans l'Ancien Testament, souvent en capitales d'imprimerie[8],[9]. Quelques versions rendent le Tétragramme sous la forme de « Jéhovah » ou « Yahweh », mais pas forcément à chaque endroit[N 1][réf. nécessaire]. Selon les traducteurs, la TMN diffère de la plupart des autres Bibles en rendant uniformément le tétragramme par « Jéhovah » dans tous les passages concernés[10]. Cependant, cela est aussi le cas pour d'autres Bibles : Young's Literal Translation, Emphasized Bible de Rotherham, Darby, Modern KJV de Jay Green, American Standard Version et Catholic Jerusalem Bible.

En plus des 6 828 passages où le tétragramme est rendu par « Jéhovah », les traducteurs de la TMN citent 145 exemples supplémentaires où ils croient que celui-ci figurait à l'origine. Ils utilisent pour cela les travaux de C.D. Ginsburg (1831 - 1914) pour 141 exemples[11]. Les autres exemples sont basés sur une lecture de la Septante et des notes dans Biblia Hebraica de Rudolf Kittel's et la Biblia Hebraica Stuttgartensia[12].

Dans le Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Le Comité de la TMN émet l'hypothèse selon laquelle le tétragramme aurait été enlevé des manuscrits du Nouveau Testament après le Ier siècle. De ce fait, il y emploie 237 fois le nom « Jéhovah », qu'il considère comme son équivalent en français, pour remplacer les mots grecs Kyrios (Seigneur) et Theos (Dieu)[13],[6].

Pour justifier son emploi du nom « Jéhovah » pour remplacer Kyrios et Theos, le Comité avance plusieurs raisons. La principale est selon lui que lorsque les auteurs du Nouveau Testament citent des passages de l'Ancien Testament contenant le tétragramme, les passages du Nouveau Testament y faisant référence devraient le contenir également. Cela concerne 78 passages[14]. Pour la majorité des autres cas, le Comité suggère que certains passages du Nouveau Testament impliquent que le nom devrait s'y trouver dans les manuscrits du Ier siècle. L'exemple le plus mis en avant est celui des paroles de Jésus figurant en Jean 17 : 6, où il dit : « J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde »[15]. Selon le Comité de la TMN, ce passage impliquerait que Jésus connaissait et utilisait le tétragramme.

Ce point de vue est controversé, car aucun des plus de 5 000 manuscrits grecs du Nouveau Testament retrouvés ne contient le tétragramme. Cela s'explique par le fait que c'est la Septante, rédigée en grec, qui sert de base aux rédacteurs du Nouveau Testament, et que cette version remplace dès sa rédaction au IIIe siècle av. J.-C. le tétragramme par des mots grecs plus génériques comme Kyrios et Theos. Les rédacteurs du Nouveau Testament, qui écrivent en grec, ont donc simplement copié les passages tels qu'ils les voyaient dans la version des Septante.

Les mots Kyrios et Theos ne sont toutefois pas systématiquement remplacés par « Jéhovah » dans la TMN. Par exemple, en Romains 10 : 11, le mot grec Kyrios est traduit par Seigneur, alors que deux versets plus loin, le même mot (qui se réfère clairement à Jésus) est traduit cette fois par « Jéhovah »[16].

Le professeur Jason BeDuhn estime que modifier l'Ancien Testament pour y utiliser le terme « Seigneur » (comme dans certaines Bibles) ou le Nouveau Testament pour y mettre « Jéhovah » (comme dans la TMN) sont des pratiques qui « violent l'exactitude en faveur des expressions préférées pour Dieu[17] ».

Autres caractéristiques[modifier | modifier le code]

La TMN traduit le mot « σταυρός » (stauros) par « instrument de torture », alors que ce mot est rendu par « croix »[18] dans presque toutes autres traductions du Nouveau Testament. Cela est basé sur les travaux de John Parsons, qui maintient que « σταυρός » se rapporte à une construction d'une seule pièce de bois ou à un poteau plutôt qu'à une croix[19].

La TMN laisse non traduits les mots « shéol », « hadès », « géhenne », et « tartare », alors que d'autres traductions emploient principalement le mot « enfer » pour la majorité, voire pour tous les mots qui précèdent. Elle emploie le mot « présence » plutôt que « venue », comme équivalent du mot grec Παρουσία (parousia) ; et le mot « âme » pour traduire le mot hébreu ne'phesh ou le mot grec de ψυχή (psykhē).

Puisque le mot « vous » en anglais peut être singulier et pluriel, la TMN anglaise emploie « YOU » en capitales d'imprimerie pour la forme plurielle et « you » en minuscules pour la forme singulière. D'après les auteurs, ceci a été fait pour une plus grande clarté[20].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Différentes éditions de la Traduction du Monde Nouveau, dont la version interlinéaire grec/anglais

En 2013, la TMN a été éditée en 121 langues, et a atteint un tirage total de plus de 208 millions d'exemplaires[21]. Elle est donc l'une des traductions les plus distribuées au XXe siècle[22].

La traduction complète de la TMN est disponible en afrikaans, albanais, allemand, anglais (aussi en braille), arabe, armenien, bulgare, cebuano, chichewa, chinois (standard, simplifié, goupille Yin), cibemba, coréen, croate, danois, l'efik, espagnol (aussi en braille), finlandais, français, géorgien, grec, hongrois, l'igbo, ilokano, indonésien, italien, japonais, kinyarwanda, kirghize, kirundi, lingala, macédonien, malgache, maltais, néerlandais, norvégien, ossète, polonais, portugais (aussi en braille), roumain, russe, samoa, sepedi, serbe (en caractères cryillique et latin), sesotho, shona, singhalais, slovaque, slovène, sranan tongo, swahili, suédois, tagalog, tchèque, tsonga, tswana, turc, twi (akuapem et ashanti), xhosa, yoruba, et zoulou.

Les Écritures grecques chrétiennes ou Nouveau Testament sont disponibles dans la langue des signes américaine, la langue des signes brésilienne, la langue des signes colombienne, la langue des signes italienne, la langue des signes mexicaine, la langue des signes russe, le amharique, l'azéri (en caractères cyrillique et latin), le birman, le cambodgien, le chikaonde, le chitonga, le estonien, le ewe, le fidjien, le goun, le gilbertin, le créole d'haiti, l'hiligaynon, l'hébreu, le hindi, le hiri motu, le braille italien, le kannada, le kazakh, le kongo, le letton, le lituanien, le luganda, le luvale, le malayâlam, le nepalais, l'otètèla, l'ouzbek, le pangasinan, le papiamento (curaçao), le pendjabi, le pidgin salomonien, le sango, le silozi, le tamoul, le tatar, le thaï, le tok pisin, le tshiluba, le tumbuka, le tuvaluan, l'ukrainien et le vietnamien.

Critiques[modifier | modifier le code]

Pour mettre en avant leur traduction de la Bible, les Témoins de Jéhovah citent généralement :

  • l'écrivain Alexander Thomson ;
  • leur propre interview du professeur d'histoire Benjamin Kedar[23] ;
  • certaines critiques positives du professeur d'histoire Jason BeDuhn[24] ;
  • et une critique positive venant d'une lettre du traducteur de la Bible Edgar Goodspeed, écrite en 1950[25].

Cependant, selon Andrew Holden, les théologiens académiques qui ont une formation de bibliste estiment en général que la TMN traduit de façon inexacte certains versets de la Bible[26]. Ainsi, les Dr. John Ankerberg et John Weldon citent plusieurs spécialistes qui pensent ainsi[27], dont :

  • le docteur Robert Countess, qui estime que la TMN « a lamentablement échoué pour ce qui est de ne pas laisser les considérations doctrinales influencer la traduction », ajoutant que « la traduction des Écritures Grecques Chrétiennes doit être considérée comme un travail radicalement biaisé », voire « carrément malhonnête » à quelques endroits[28] ;
  • le professeur Edmond Gruss, selon lequel la TMN « viole ou ignore les règles de la grammaire »[29] ;
  • le professeur Anthony Hoekema, docteur en théologie, qui estime qu'il s'agit d'une « traduction falsifiée[30] » ;
  • et le docteur Julius Mantey, qui qualifie le Nouveau Testament de la TMN de « distorsion » plutôt que de « traduction »[31].

Outre ces exemple, on peut citer encore d'autres spécialistes qui ont critiqué la TMN, tels que :

  • le docteur en théologie Harold H. Rowley, qui a dit que cette traduction « est un brillant exemple de la manière dont la Bible ne devrait pas être traduite », et ajoute qu'elle est « une insulte à la Parole de Dieu »[32] ;
  • et Henry Heydt, qui considère la traduction comme « un travestissement volontaire de la Sainte Parole de Dieu[33] ».

Comité de traduction[modifier | modifier le code]

Les membres du comité qui a traduit la Traduction du Monde Nouveau (TMN) ont souhaité demeurer anonymes, déclarant vouloir s'assurer que la gloire aille à Dieu et non pas à eux[34]. Cette façon de procéder a été critiquée, car elle implique que les qualifications des traducteurs ne peuvent pas être vérifiées.

Pour pallier ce problème, Raymond Franz, un ancien membre du Collège central, a déclaré que le comité de traduction était composé de Frederick William Franz, George D. Gangas, Karl F. Klein, Nathan Homer Knorr et Albert D. Schroeder[35]. Selon William Cetnar, un ex-Témoin de Jéhovah qui travaillé au siège mondial de l'organisation jusqu'en 1958[36], Milton George Henschel a également été membre du Comité de traduction[37]. Raymond Franz et William Cetnar soutiennent tous deux que les traducteurs de la TMN étaient insuffisamment qualifiés pour effectuer cette tâche, et que seul Frederick Franz avait une connaissance suffisante des langues bibliques. La petite taille du Comité de traduction a été aussi pointée du doigt, surtout en comparaison avec le nombre de traducteurs impliqués pour effectuer la plupart des autres traductions en anglais[38].

Passages controversés[modifier | modifier le code]

Les passages controversés concernent principalement la divinité du Christ[39], mais également d'autres sujets tels que l'immortalité de l'âme ou la seconde venue de Jésus.

En Matthieu 25 : 46, les traducteurs utilisent le mot « retranchement » au lieu du mot « châtiment », afin de supprimer l'idée d'un enfer de feu[40]. Ainsi, la TMN rend le texte : « Et ceux-ci s’en iront au retranchement éternel, mais les justes à la vie éternelle », au lieu de « Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. » (Bible Louis Segond).

En Jean 8 : 58, la TMN utilise le verbe « être » au passé au lieu du présent afin de nier la divinité du Christ[41]. Ainsi, le texte est traduit : « Jésus leur dit : « Oui, vraiment, je vous le dis : Avant qu’Abraham vienne à l’existence, j’ai été ». », au lieu de « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis. » (Bible Louis Segond).

En Hébreux 9 : 27, le terme « une fois pour toutes » est ajouté pour justifier l'idée d'une immortalité conditionnelle[42]. Ce verset est donc rendu : « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois pour toutes, mais après cela un jugement » au lieu de « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Bible Louis Segond).

En Luc 23 : 43, la TMN ajoute une séparation qui n'existe pas en grec après le mot « aujourd'hui », ceci afin de défendre l'idée que l'âme peut dormir dans la mort en attendant la résurrection[43],[13]. Ainsi, elle rend le passage ainsi : « Et il lui dit : « Vraiment, je te le dis aujourd’hui : Tu seras avec moi dans le Paradis. » », alors que les autres traductions le rendent généralement comme suit : « Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Bible Louis Segond).

En Jean 1 : 1, Jésus n'est plus « Dieu », mais « un dieu » afin de nier la divinité du Christ[44].

En Matthieu 24 : 3, le terme « venue » est rendu par « présence » pour justifier la théorie de la « présence invisible » du Christ[45].

Ces exemples ne représentent qu'une petite partie des passages de la Traduction du Monde Nouveau qui ont fait l'objet de critiques[46].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens favorables[modifier | modifier le code]

Liens défavorables[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie favorable[modifier | modifier le code]

  • (en) Jehovah's Witnesses defended: An Answer to Scholars and Critics, 3rd Edition, Greg Stafford, Elihu Books, 2009 (ISBN 0-9659814-7-9)
  • (en) Your Word is Truth, Essays in celebration of the 50th anniversary of the New World Translation of the Holy Scriptures (1950, 1953), Anthony Byatt et Hal Flemings, Golden Age books, 2004 (ISBN 0-9506212-6-9)
  • (en) The role of theology and bias in Bible translation: With a special look at the New World Translation of Jehovah's Witnesses, Rolf Furuli, Elihu Books, 1999 (ISBN 0-9659814-9-5)

Bibliographie neutre[modifier | modifier le code]

  • (en) Truth in translation - Accuracy and bias in english translations of the New Testament, Jason BeDunn, 2003 (ISBN 0-7618-2556-8)

Bibliographie défavorable[modifier | modifier le code]

  • Pierre Oddon, Les Saintes Écritures, Traduction du Monde nouveau - une falsification, Diffusion de l'Évangile, Marseille, 1993
  • Raymond Franz, Crise de conscience, 2003
  • (en) R. M. Bowman, Understanding Jehovah's Witnesses: Why they read the Bible the way they do, 1991
  • (en) David A. Reed, Jehovah's Witnesses: Answered verse by verse, 1986, (ISBN 0-80107-739-7)
  • (en) Robert Countess, The Jehovah’s Witness' New Testament : A Critical Analysis of the New World Translation of the Christian Greek Scriptures, Presbyterian & Reformed (ISBN 0875522106)
  • (en) J. W. Sire, Scriptures Twisting, 1980
  • (en) Anthony A. Hoekema, Jehovah's Witnesses, 1984
  • (en) Anthony A. Hoekema, The Four Major Cults: Christian Science, Jehovah's Witnesses, Mormonism, Seventh-Day Adventism, 1963 (ISBN 0-8028-0445-4)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par exemple : King James Version (Exode 6:3, Psaume 83:18, Isaïe 12:2;26:4.), The Living Bible, et Holman Christian Standard Bible

Références[modifier | modifier le code]

  1. The Watchtower, 1er novembre 1959, p. 672: "Up until 1950 the teachings of Jehovah’s witnesses were based mainly upon the King James Version of the Bible"
  2. (en) Heather Botting et Gary Botting, The Orwellian World of Jehovah's Witnesses, University of Toronto Press (ISBN 0-8020-6545-7), p. 99 :

    « The King James Bible was used by the Witnesses prior to the release of their own version, which began with the Greek Scriptures, in 1950. »

  3. La Tour de Garde du 15 janvier 2001, p. 30
  4. "Announcements", The Watchtower, August 1, 1954, page 480
  5. Bible Knowledge Made Plain Through Modern Translation, The Watchtower, October 15, 1961, page 636
  6. a et b Bowman, Robert M. Understanding Jehovah's Witnesses. Grand Rapids: Baker Book House, 1991, p. 114
  7. Étude perspicace des Écritures, vol. 2, p. 5
  8. Translation of the Bible, J. M. Powis Smith et Edgar J. Goodspeed, préface : « In this translation we have followed the orthodox Jewish tradition and substituted ‘the Lord’ for the name ‘Yahweh’ and the phrase ‘the Lord God’ for the phrase ‘the Lord Yahweh.’ In all cases where ‘Lord’ or ‘God’ represents an original ‘Yahweh’ small capitals are employed. »
  9. Revised Standard Version, préface : « For two reasons the Committee has returned to the more familiar usage of the King James Version [omitting the name of God]: (1) the word ‘Jehovah’ does not accurately represent any form of the Name ever used in Hebrew; and (2) the use of any proper name for the one and only God, as though there were other gods from whom he had to be distinguished, was discontinued in Judaism before the Christian era and is entirely inappropriate for the universal faith of the Christian Church. »
  10. TMN, avec références, 1984, appendice 1A, p. 1561, § 8
  11. TMN, avec références, 1984, appendice 1B, p. 1562
  12. TMN, avec références, 1984, appendice 1A, p. 1561, § 9, 10
  13. a et b (en) Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah, Brepols, coll. « Fils d'Abraham » (ISBN 9782503500638), p. 27
  14. Truth in Translation, BeDuhn, p. 174 : « There are actually seventy-eight passages where a New Testament author rather directly quotes an Old Testament passage in which YHWH appears in the original Hebrew. »
  15. TMN, appendice 1D, p. 1564
  16. The New World Translation of the Jehovah's Witnesses, « Examples of Mistranslation », 14
  17. (en) Jason David BeDuhn, Truth in Translation : Accuracy and Bias in English Translations of the New Testament, University Press Of America (ISBN 076182555X), p. 170
  18. The standard lexicographical work of the Greek language donne « croix » comme signification de ce mot, mais indique que sa signification première est un « pieu » enfoncé servant de base
  19. The non-christian cross, John Denham Parsons. Expository dictionary of New Testament words, Vine : « 'Stauros' denotes, primarily, an upright pole or stake... Both the noun and the verb stauroo, to fasten to a stake or pole, are originally to be distinguished from the ecclesiastical form of a two-beamed cross. The shape of the latter had its origin in ancient Chaldea (Babylon), and was used as the symbol of the god Tammuz (being in the shape of the mystic Tau, the initial of his name)...By the middle of the 3rd century A.D. the churches had either departed from, certain doctrines of the Christian faith. In order to increase the pretige of the apostate ecclesiastical system pagans were received into the churches apart from regeneration by faith, and were permitted largely to retain their pagan signs and symbols. Hence the Tau or T, in its most frequent form, with the cross piece lowered, was adopted... »
  20. TMN, p. 1547
  21. Assemblée générale annuelle « Le Livre de Dieu : un trésor »
  22. http://download.jw.org/files/media_bible/bi7_SP.pdf
  23. Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile, Watchtower Bible and Tract Society, p. 236
  24. « « La meilleure version interlinéaire du Nouveau Testament » », La Tour de garde, Watchtower Bible and Tract Society,‎ 1er février 1998, p. 32 ; « Une traduction « remarquablement bonne » », La Tour de garde, Watchtower Bible and Tract Society,‎ 1er décembre 2004, p. 30
  25. « Une étape réjouissante dans l’histoire de la Parole de Dieu », La Tour de garde, Watchtower Bible and Tract Society,‎ 15 octobre 1999, p. 31
  26. (en) Andrew Holden, Jehovah's Witnesses : Portrait of a Contemporary Religious Movement, Routledge (ISBN 0415266092), p. 158 : « Academic theologians who are trained in biblical scholarship often express concern at what they claim are inaccuracies in all the organisation's materials, including its own version of the scriptures »
  27. http://www.johnankerberg.org/Articles/ATRI-Bible-School/Fall-Bible-School/fall-bible-school-jw-new-world-translation.htm
  28. (en) Robert Countess, The Jehovah’s Witness' New Testament : A Critical Analysis of the New World Translation of the Christian Greek Scriptures, Presbyterian & Reformed,‎ 1982 (ISBN 0875522106), p. 91-93
  29. (en) Edmond Gruss, Apostles of Denial, Presbyterian & Reformed (ISBN 0875523056), p. 236-37
  30. (en) Anthony A. Hoekema, The Four Major Cults : Christian Science, Jehovah's Witnesses, Mormonism, Seventh-day Adventism, William B. Eerdmans (ISBN 0802831176), p. 242
  31. (en) Julius Robert Mantey, Depth Exploration in the New Testament, Vantage Press (ISBN 0533045355), p. 136-137
  32. « How Not To Translate the Bible », The expository Times, November 1953, p. 41-42
  33. (en) Henry Heydt, Jehovah's Witnesses : Their Translation, American Board of Missions to the Jews
  34. Les Témoins de Jéhovah - Prédicateurs du Royaume de Dieu, 1993, p. 608
  35. Crisis of Conscience, Raymond Franz, 4e édition, Commentary Press, Atlanta, 2004, p. 56
  36. Edmond C. Gruss, The Four Presidents of the Watch Tower Society (Jehovah's Witnesses)"
  37. (en) A critical look at the Jehovah's Witness Bible, M. Kurt Goedelman
  38. (en) The New World Translation : God's world ?, Mike Spencer
  39. « Jehovah's Witnesses and their New Testament », Andover Newton Quarterly, 3.3 (1963), p. 31
  40. The New World Translation of the Jehovah's Witnesses, Examples of Mistranslation, 1
  41. The New World Translation of the Jehovah's Witnesses, Examples of Mistranslation, 2
  42. The New World Translation of the Jehovah's Witnesses, Examples of Mistranslation, 3
  43. The New World Translation of the Jehovah's Witnesses, Examples of Mistranslation, 4
  44. The New World Translation of the Jehovah's Witnesses, Examples of Mistranslation, 11
  45. The New World Translation of the Jehovah's Witnesses, Examples of Mistranslation, 13
  46. The New World Translation of the Jehovah's Witnesses, Conclusion