Suanpan

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Le zhusuan chinois, connaissances et pratiques du calcul mathématique au boulier *
UNESCO logo.svg Patrimoine culturel immatériel
de l’humanité
Boulier chinois avec représentation du nombre 37 925.
Boulier chinois avec représentation du nombre 37 925.
Pays * Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Région * Asie et Pacifique
Liste Liste représentative
Fiche 00853
Année d’inscription 2013
* Descriptif officiel UNESCO

Un suanpan est un boulier chinois utilisé en Chine. Le zhusuan est la méthode traditionnelle ancienne de calcul mathématique au moyen de ce boulier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le boulier est sans doute l'un des plus anciens instruments de calcul de l’histoire de l’humanité. Avant son apparition, les hommes calculaient en traçant des signes sur des surfaces meubles, puis en manipulant des objets divers. Dans l’antiquité 400 av. J.-C., on utilisait des tablettes recouvertes de sable ou de poussière, les « abaques » (du grec abax : sable), avant que n’apparaisse le premier boulier de l’histoire, 300 av. J.-C.. Quelques siècles plus tard, on y introduit des galets ou des jetons glissant sur des rainures, et ce n’est qu’au Moyen Âge qu’il prendra sa forme définitive, en Chine, sous la Dynastie de Ming (XIVe siècle) pour être largement utilisé dans le commerce. Il y supplante la surface à calculer et les baguettes de calcul.

On en trouve une illustration sur un ouvrage datant du XIIe siècle sous sa forme définitive. Sur chaque tige, on trouve 5 boules représentant une unité et 2 boules représentant 5 unités, séparées par une barre centrale.

Son usage a été enseigné à Hong Kong jusqu'à la fin des années 1960, et jusque dans les années 1990 en République populaire de Chine, avant de reculer significativement au profit des calculatrices électroniques.


Manipulation[modifier | modifier le code]

Il permet en particulier d'effectuer rapidement les quatre opérations de base (addition, soustraction, multiplication, division), ainsi que les racines carrées et cubiques.

Il permet de calculer en base 10 ; mais les deux boules quinaires de chaque tige permettent également de calculer en base 16, ce qui servait peut-être pour manipuler les unités de capacité chinoises (1 livre 斤 jin = 16 onces 兩 liang)[1].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Martzloff, Histoire des mathématiques chinoises, Paris, Masson, 1988, p. 197.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]