Services de renseignements suisses

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Avec le Service de renseignement de la Confédération SRC, la Suisse dispose depuis le 1er janvier 2010 d’un nouvel instrument de la politique de sécurité. Le Service de Renseignement de la Confédération ou SRC[1] est né de la fusion le 1er janvier 2010 des :

Sommaire

Mandats du SRC [modifier]

  • le SRC acquiert et évalue des informations sur l’étranger importantes en matière de politique de sécurité ;
  • le SRC accomplit des missions de renseignement dans le domaine de la sûreté intérieure selon la LMSI ;
  • le SRC garantit une analyse globale de la menace ;
  • le SRC détecte et combat les dangers liés au terrorisme, aux activités de renseignement prohibées, à l’extrémisme violent et à la prolifération ; et
  • le SRC détecte les attaques contre des infrastructures d’information sensibles.

Partenaires et bénéficiaires de prestations [modifier]

En Suisse, ce sont les instances de conduite politique et militaire, l’administration fédérale, en particulier le DDPS (Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports), le DFJP (Département fédéral de justice et police), le DFE (Département fédéral de l'économie) et le DFAE (Département fédéral des affaires étrangères), ainsi que les cantons. Le SRC entretient en outre des contacts avec plus de 100 services de renseignement, de police et de sécurité dans le monde entier. Ces contacts bilatéraux et multilatéraux sont tous approuvés par le Conseil fédéral.

Domaines d'intérêt thématiques [modifier]

Les domaines d’intérêt en Suisse portent sur le terrorisme, l’extrémisme violent, la prolifération, les attaques contre les infrastructures d’information critiques ainsi que le service de renseignement prohibé. A l’étranger, les activités du SRC ont trait à la prolifération, au terrorisme, au développement des forces armées, aux domaines d’engagement de l’armée à l’étranger ainsi qu’à la technologie et au commerce des armements.

Surveillance et bases juridiques [modifier]

Le SRC est contrôlé par le Parlement, le Conseil fédéral, l’administration fédérale et le DDPS. La légalité, l’opportunité et l’efficacité des activités du Service de renseignement sont contrôlées par le DDPS qui est chargé depuis janvier 2009 de la surveillance des services de renseignement. Cet organe de contrôle, qui est directement subordonné au chef DDPS, exerce ces activités de contrôle de manière indépendante.

Les activités du SRC sont basées sur la loi fédérale sur le renseignement civil (LFRC)[2] ainsi que sur la loi fédérale instituant des mesures visant au maintien de la sûreté intérieure (LMSI)[3].

Publications [modifier]

Le SRC publie régulièrement son rapport annuel La Sécurité de la Suisse[4].

Directeur [modifier]

Markus Seiler, âgé de 40 ans, est originaire d'Ermattingen (TG). Il a étudié à l'Université de Saint-Gall (HSG) où il a également obtenu son doctorat éc. pol. Après avoir été l'assistant du prof. Alois Riklin, il a travaillé au Secrétariat général du PRD. De 1997 à 1999, Markus Seiler a occupé le poste de rapporteur de l'état-major du chef du Département fédéral des finances (DFF), puis celui de collaborateur personnel du Conseiller fédéral Kaspar Villiger de 1999 à 2001.

En 2002, Markus Seiler est devenu secrétaire général suppléant du DDPS et chef de l'état-major du chef du DDPS. Le 1er août 2004, il est devenu secrétaire général ad interim du DDPS, puis a été nommé secrétaire général du DDPS par le Conseil fédéral, le 1er janvier 2005. Depuis 2008, il assume aussi la fonction de chef de l'organisation globale du projet de réunion des services civils de renseignement.

Notes et références [modifier]

  1. [1]
  2. la loi fédérale sur le renseignement civil (LFRC) consultable en ligne.
  3. la loi fédérale instituant des mesures visant au maintien de la sûreté intérieure (LMSI) consultable en ligne.
  4. "La Sécurité de la Suisse" publié le 8 mai 2012 sur le site du Département fédéral de la Défense, de la Protection de la population et des Sports (DDPS), consulté le 29 juin 2012.

Voir aussi [modifier]