Service (économie)

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Un service est une production économique qui « se caractérise essentiellement par la mise à disposition d'une capacité technique ou intellectuelle »[1] et non par la fourniture d'un bien tangible à un client. Ainsi, la production de services ne se fait pas au moyen d’usines, et la consommation de biens intermédiaires est plus réduite que dans le secteur secondaire.

En ce sens, un coiffeur, un cabinet d'avocat, un hôpital, un restaurant, un commerce, une entreprise de transport ou une banque ne produisent pas des biens mais des services.

Le secteur des services est généralement dénommé « secteur tertiaire ».

On distingue les services marchands, qui sont facilement monnayables, et les services non marchands, qui répondent à la définition de bien public et dont la production est régulée, voire réalisée pour les économies les plus dirigistes, par l’État.

Sommaire

[modifier] Champ d'activité

Article détaillé : Secteur tertiaire.

[modifier] Secteur non marchand

Article détaillé : Services non marchands.

[modifier] Secteur marchand

Article détaillé : Biens et services marchands.

[modifier] Importance de ce secteur économique

Dans les pays développés les plus tertiarisés (on parle parfois d'« économie post-industrielle »), les services représentent jusqu'à 70 % de la production nationale (PIB) et sont devenus leur principal moteur de croissance économique.

Cette évolution peut toutefois être légèrement relativisée par le fait que les entreprises industrielles externalisent une partie de leur processus de production en faisant appel à des prestataires qui sont classés dans les entreprises de services mais qui participent à la production industrielle.

Les services génèrent une grande partie du capital immatériel des entreprises.

[modifier] Services et développement durable

[modifier] Enjeux de développement durable

L'économie des services comporte des enjeux considérables de développement durable.[2]

[modifier] Les services sont-ils immatériels ?

Selon Jean Gadrey, pour construire une économie écologique des services, il faut d’abord s’intéresser aux bilans écologiques complets de ces activités. Il apparaît alors que l’immatérialité parfois supposée des services est un mythe.[3] Toujours selon le même auteur, l'activité de services comporte des externalités environnementales importantes qui auraient besoin d'être internalisées.

Un exemple d'enjeu dans le secteur des services est constitué par la dématérialisation, qui se fait quelquefois dans un objectif de développement durable. La dématérialisation permettrait ainsi d'économiser du papier, voire de passer au zéro papier. Dans les projets de dématérialisation, on utilise massivement des services. Mais établir le bilan global d'une dématérialisation n'est pas aisé ! La dématérialisation agit sur les flux de gestion entre partenaires, pas sur la qualité environnementale des biens vendus.

[modifier] Enjeux environnementaux

Les enjeux environnementaux concernent la pression environnementale et la contribution des services à l'émission de gaz à effet de serre.

  • Une étude de l'IFEN montre que la pression environnementale directe et indirecte des services n'est pas négligeable.[4]

Certains services sont émetteurs directs (transports, logistique), d'autres sont émetteurs indirects de gaz à effet de serre.

[modifier] Enjeux sociaux

Les enjeux sociaux sont également importants :

[modifier] Relations entre les entreprises de services et leurs parties prenantes

Une partie des services est constituée par les sociétés de conseil et les sociétés informatiques qui délivrent des prestations de service aux entreprises de l'industrie (ou d'autres entreprises de services).

En fait, une très faible partie de l'activité des sociétés de conseil s'est orientée vers du conseil en développement durable. Pour les entreprises qui font du conseil en développement durable, encore faut-il que ce concept ne soit pas déformé (voir limites et dérives du concept de développement durable), et que l'entreprise cliente considère le développement durable comme quelque chose de stratégique. La recherche du profit à court terme eclipse trop souvent les questions de fond.

Pour les SSII, la durabilité est souvent vue exclusivement sous l'angle du recyclage des équipements informatiques, pas sous l'angle de la gestion. On notera que la durée de vie des matériels et des matériels et logiciels est très courte en informatique. Par ailleurs, il existe de gros problèmes de compatibilité et d'interopérabilité entre systèmes.

En fait, les enjeux du développement durable sont porteurs de nouveaux business models, et les sociétés de conseil et les sociétés informatiques n'ont pas réellement revu leur business model en fonction de ces enjeux. Selon Jean-Louis Lequeux [6], alors que le Business Model "classique" se vit à deux (l'acheteur, le vendeur), les modèles durables et éthiques se conjuguent à trois. Dans un cas comme l'autre, les deux parties reconnaissent à la fois l'existence, ou plutôt le droit à l'existence et le droit au respect d'une troisième partie :

  • Notre planète Terre pour le "durable"
  • Les hommes, le tissu social et les économies locales pour "l'éthique".

Le business model doit tenir compte des attentes des parties prenantes.

[modifier] Notes et références

  1. cf. définition insee
  2. L'économie des services pour un développement durable Colloque du 14 au 16 juin 2006
  3. La crise écologique exige une révolution de l’économie des services, par Jean Gadrey
  4. Les services Étude de l'IFEN
  5. Un outil pour connaître les émissions de gaz à effet de serre d'une entreprise ou administration : le "bilan carbone" de l'ADEME
  6. De l'éthique dans le Business Model

[modifier] Voir aussi

[modifier] Lien externe

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