Sandy van Ginkel

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Sandy van Ginkel (né Harmen Peter Daniel van Ginkel en 1920 à Amsterdam - 5 juillet 2009 à Toronto) était un architecte et un urbaniste néerlandais. Lui et sa femme, Blanche Lemco-van Ginkel, ont tenu un bureau multidisciplinaire à Montréal (en architecture et en urbanisme, entre autres). Il est surtout connu en tant que planificateur principal de l'Exposition universelle de 1967 et pour ses gestes, dans les années 1950, destinés à préserver le patrimoine architectural du Vieux-Montréal[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sandy van Ginkel est né à Amsterdam en 1920. Il était diplômé en architecture et en sociologie d'Universités des Pays-Bas. Avant d'ouvrir son agence d'architecture à Amsterdam, il a travaillé en Suède et en Irlande.

En contact avec Team X, un groupe qui s'opposait aux conceptions rationalistes et technicistes de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale[2], il rédigea pour le compte de Team X le brouillon du manifeste Doorn[1].

Blanche Lemco est entrée en contact avec Van Ginkel lorsqu'elle effectuait un stage auprès de Le Corbusier[1]. En 1957, Van Ginkel épouse Lemco. Cette dernière le convainc d'ouvrir un bureau à Montréal, où ils déménagèrent[2].

Ce bureau produira un plan pour le Vieux-Montréal (1960-1961), une étude du port de Montréal (1958-1959), un plan de circulation de la zone centrale (1960-1961) et une étude pour la planification et la conception de l'Exposition universelle de 1967 (1962-1967)[1]. Il en devint d'ailleurs le principal planificateur, sous la première administration (1963-1964)[2].

Van Ginkel convaincra les responsables de l'exposition universelle de construire Habitat 67 selon les plans de l'un de ses étudiants en maîtrise à l'Université McGill, Moshe Safdie[1].

Lemco a déménagé à Toronto en 1977 en même temps que Van Ginkel pour y enseigner l'architecture[2],[1]. À ce moment, il s'est également concentré sur la sculpture et a présenté ses œuvres lors de différents évènements[2].

Van Ginkel était le père de trois enfants[2].

Selon Kelly Crossman, un historien canadien de l'architecture, Ginkel fut « l'un des premiers architectes qui a appliqué les conceptions modernes de l'urbanisme dans toutes ses formes[trad 1],[3] ».

Distinctions[modifier | modifier le code]

Van Ginkel était membre de l'Ordre du Canada depuis 2007[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. (en) « one of the first architects in Canada to have applied the principles of modern design and planning to the urban environment in all its forms »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Stéphane Baillargeon, « Sandy van Ginkel (1920-2009) - Le sauveur du Vieux-Montréal meurt à Toronto », Le Devoir,‎ 11 juillet 2009 (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f et g (en) Theresa Boyle, « Sandy van Ginkel, 89: Innovative architect and planner », Toronto Star,‎ 11 juillet 2009 (lire en ligne)
  3. (en) Maria Cook, « Sandy van Ginkel's legacy includes saving Old Montreal », Ottawa Citizen,‎ 11 juillet 2009 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]