Saly Portudal

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14° 26′ 18″ N 17° 00′ 45″ W / 14.438333, -17.0125

Saly Portudal
Administration
Pays Drapeau du Sénégal Sénégal
Région Thiès
Département M'bour
Maire Ousmane Gueye
Géographie
Coordonnées 14° 26′ 18″ Nord
       17° 00′ 45″ Ouest
/ 14.438333, -17.0125
Altitude 14 m
Démographie
Gentilé Salois
Population 4 000-20 000 hab.
Localisation
Senegal location map.svg
City locator 14.svg
Saly Portudal

Saly Portudal (ou couramment Saly) est une station balnéaire située sur la Petite-Côte, au sud de Dakar. C'est un haut lieu du tourisme au Sénégal, voire en Afrique de l'Ouest.

L'Afrique, « à l'occidentale »

.

Sommaire

[modifier] Histoire

La rue principale de Saly Portudal

Le village d'origine était un ancien comptoir portugais. C'est ainsi que les colons portugais auraient surnommé cet endroit Sali Portugal, une dénomination qui s'est transformée au fil du temps en Saly Portudal.

Créée de toutes pièces à proximité du village, la station balnéaire a été inaugurée le 24 février 1984, au moment où le tourisme prenait son essor au Sénégal, une destination peu familière auparavant.


[modifier] Administration

Saly Portudal a été érigé en commune en juillet 2008[1].

[modifier] Géographie

La plage, côté sud
Pêcheurs en pirogue à Saly Portudal

Certains considèrent que Saly se trouve dans M'bour (le chef-lieu du département) , car rien ne les sépare : les gens marchent de M'bour jusqu'à Saly ou réciproquement.

[modifier] Physique géologique

La station est située sur une côte de sable doré, bordée de cocotiers et baignée par une mer toujours calme et protégée par la baie.

[modifier] Population

Le nombre d'habitants est difficile à chiffrer en raison des allées et venues de touristes et la présence de résidents temporaires qui viennent passer à Saly quelques mois par an.

Lors du dernier recensement, Saly Portudal était crédité de 4 006 habitants et 457 ménages[2], mais d'autres sources, liées au tourisme, avancent le chiffre de 20 000 personnes au total[3].

[modifier] Économie

Un hôtel et sa piscine
Dans les boutiques, un artisanat venu de toute l'Afrique

Les ressources locales sont presque toutes liées au tourisme ou aux activités dérivées. Complexes hôteliers, discothèques, bars, restaurants typiques, boutiques artisanales, sports nautiques, agences immobilières, tous se disputent les faveurs d'une clientèle "fortunée", selon les critères du pays.

  • Saly Portudal, le village de pêcheurs le plus connu, se trouve au sud de la ville. On peut encore y assister au départ des pirogues. D'autres villages, par exemple Saly Niakhniakhale, sont plus préservés et ne manquent pas de charme.
  • Saly Plages, le nouveau village touristique, est situé au centre de la station. Outre les plages de rêve annoncées par les brochures, on y trouve un petit port, un golf, ainsi que de nombreuses résidences et maisons individuelles.
  • Saly Nord est le village artisanal situé au nord de la ville. Les touristes sont ravis de découvrir à même le sol des colliers de coquillages, des bracelets divers, des bibelots, des poteries, des statuettes en bois, des masques, des chaises africaines ou des instruments de musique locaux (sabar, kora, djembé). Dans de minuscules échoppes, les tailleurs proposent aux vacanciers vêtements typiques et tissus colorés.

Séminaires et colloques internationaux sont organisés à Saly, tel celui de 1996 sur le thème « Sciences Sociales et Sida en Afrique. Bilan et perspectives ».

[modifier] Dérives

Le développement rapide d'un tourisme de masse dans un pays assez démuni par ailleurs est à l'origine de certaines dérives, comme la petite délinquance, la prostitution et la pédophilie, ou encore la propagation du sida et d'autres infections sexuellement transmissibles (IST).

Longtemps, pour ne pas ternir l'image de la station, ces problèmes n'étaient guère évoqués publiquement. Pourtant, des mesures gouvernementales draconienes avaient été prises et en 2002, un Observatoire pour la protection des enfants contre les abus et l'exploitation sexuelle, "Avenir de l'Enfant" (ADE), avait été créé à M'bour par une ONG sénégalaise.

En 2003, la chaîne de télévision française M6, dans le cadre de l'émission Ça me révolte[4], a diffusé un reportage centré sur Saly, contribuant à alerter l'opinion internationale qui, jusque là, situait le tourisme sexuel principalement en Asie.

[modifier] Notes

  1. (fr) Décret no 2008-748 du 10 juillet 2008 portant création de communes dans les régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kédougou, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor, Journal officiel de la République du Sénégal, no 6446 du 31 décembre 2008
  2. Source: PEPAM
  3. Source : Guide Lonely Planet, Sénégal et Gambie, 2006, p. 135
  4. « Tourisme sexuel : des images qui font mal, vues de Paris », un article de Karim Fall, journaliste du Soleil, 12 juin 2003 ([1])

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Bibliographie

  • (en) A. K. Diagne, « Impacts of Coastal Tourism Development and Sustainability: A Geographical Case Study of Sali in the Senegalese Petite Cote », Geographical Review of Japan Series B, 2001, vol. 74, 1, p. 62-77
  • (fr) Guy Thilmans, « Sur l'existence, fin XVIe siècle, de comptoirs néerlandais à Joal et Portudal (Sénégal) », Notes africaines, 1968, n° 117, p. 17-18
  • (fr) Effets du projet Sali sur l'économie du Sénégal, Dakar, 1973, 75 p.

[modifier] Liens externes

  • Plans de Saly: 1 et 2.
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