Quatuor à cordes nº 10 de Beethoven

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Portrait du prince Lobkowitz par August Friedrich Oelenhainz.

Le Quatuor à cordes no 10 en mi bémol majeur, op. 74, de Ludwig van Beethoven, fut composé en 1809[1] et publié en 1810[1] avec une dédicace au prince Lobkowitz. Les abondants pizzicati de son premier mouvement lui ont valu le surnom de quatuor « Les Harpes ».

Présentation de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Composé pendant la guerre de Wagram contre la France, le dixième quatuor est contemporain du Cinquième Concerto pour piano et de la Sonate « les adieux » et partage avec ces deux œuvres la tonalité chaleureuse de mi bémol majeur.

L'édition originale, en voix séparées, fut assurée à Leipzig par Breitkopf & Härtel en décembre 1810[2]. Le titre est en français: « Quatuor pour deux violons, Viola et Violoncelle. Composé et dédié à son Altesse le Prince régnant de Lobkowitz Duc de Raudnitz par L.v.Beethoven »[3].

Fichiers audio

Il comporte quatre mouvements :

  1. Poco adagio, 2/4, mi bémol majeur (24 mesures)[4]Allegro, 4/4, mi bémol majeur (262 mesures)[4]
  2. Adagio ma non troppo, 3/8, la bémol majeur (169 mesures)[4]
  3. Presto, 3/4, ut mineur - Più presto quasi prestissimo, 3/4, ut majeur (467 mesures)[4]
  4. Allegretto con Variazioni, 2/4, mi bémol majeur (195 mesures)[4]

Dans le troisième mouvement apparaît pour la dernière fois dans l'œuvre de Beethoven la cellule rythmique de la Cinquième symphonie[2].

Sa durée d’exécution est d'environ 31 minutes[5].

Repères discographiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Barry Cooper, Dictionnaire Beethoven, J.C.Lattès,‎ 1991, 613 p. (ISBN 978-2-7096-1081-0), p. 394
  2. a et b Jean Massin et Brigitte Massin, Ludwig van Beethoven, Fayard,‎ 1967, 845 p. (ISBN 978-2-213-00348-1), p. 664 & 665
  3. L'édition originale est visible sur Beethoven-Hauss Bonn, consulté le 6 décembre 2012
  4. a, b, c, d et e Elisabeth Brisson, Guide de la musique de Beethoven, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique »,‎ 20 avril 2005, 878 p. (ISBN 9 782213 624341 et 2213624348), p. 471
  5. Durée moyenne basée sur les enregistrements discographiques cités
  6. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason no 379 du mois de février 1992
  7. « L'intégrale des Végh constitue la référence absolue pour les quatuors de Beethoven ». Le guide 1996 du CD : Tome 1, Répertoire Classique, Marabout,‎ 1996 (ISBN 978-2-5010-2361-0), p. 69
  8. « Le Quatuor Alban Berg a réussi comme nul autre l'ascension de cet Himalaya de la production beethovénienne : clarté, intensité, expressivité, sens aigu de l'architecture caractérisent cette version ». La Discothèque idéale : sous la direction de Bertrand Dermoncourt, Actes Sud,‎ 2012 (ISBN 978-2-3300-0216-9), p. 37
  9. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason du mois de décembre 2012, p. 74
  10. « C'est un Beethoven tout en tendre fraternité, voire en religiosité; les passages passionnés sont joués avec plus de chaleur que de rudesse. Le plus secret, Mozart n'est guère loin ». Guide Akaï du disque : Disques classiques, Akaï France,‎ 1982 (ISBN 978-2-2530-2849-9), p. 52
  11. « Extrait d'une intégrale sensible et soignée. La perfection assurée plus que l'aventure ». Le guide 1996 du CD : Tome 1, Répertoire Classique, Marabout,‎ 1996 (ISBN 978-2-5010-2361-0), p. 70
  12. Enregistrement doublement salué par un Gramophone Editor's Choice en Juillet 2002 et par un Gramophone Awards 2002 de la revue Gramophone
  13. Enregistrement salué par un Gramophone Editor's Choice de la revue Gramophone du mois de novembre 2008
  14. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason du mois de décembre 2011, p. 73

Liens externes[modifier | modifier le code]