Politique au Ghana

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Politique au Ghana
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Le Ghana est une république à régime présidentiel dans laquelle le président remplit à la fois le rôle de chef de l'État et celui de chef du gouvernement. Le gouvernement exerce le pouvoir exécutif tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le parlement (système mono-caméral) et le gouvernement. La Constitution de 1992, qui inaugure la IVe République, jette les bases d'un État républicain démocratique, déclarant le Ghana comme une république unie dont la souveraineté appartient au peuple. Le partage du pouvoir entre le président, le parlement, le gouvernement ainsi qu'un système judiciaire indépendant, doit contribuer à éviter des coups d'État, la prise du pouvoir par un gouvernement dictatorial ou par un parti unique. La constitution actuelle, qui succède à celles de 1957, 1960, 1969 et 1979, s'inspire en partie de dispositions et d'institutions issues des constitutions britannique et américaine. Une disposition controversée assure l'immunité des membres du PNDC pour tout acte ou omission pendant les années où le PNDC était au pouvoir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 24 juillet 2012, John Dramani Mahama remplace le président John Atta-Mills, brutalement mort à l'âge de 68 ans, à la suite d'une courte et brutale maladie. Selon les termes de la Constitution ghanéenne, John Mahama est à la tête du pays jusqu'au mois de décembre 2012, date de l'élection présidentielle[1].

Il est réélu président de la République du Ghana le 7 décembre 2012 et est investi dans ses fonctions le 7 janvier 2013 malgré l'opposition qui conteste son accession au pouvoir[2].

Le 29 août dernier, la Cour suprême ghanéenne confortait John Dramani Mahama dans ses fonctions présidentielles suite à son élection contestée des 7 et 8 décembre 2012. Le recours devant la Cour suprême par Nana Akufo-Addo, leader de l’opposition, constitue un réel défi pour ce pays qui souhaite incarner un modèle démocratique en Afrique subsaharienne[3].

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Président de la République John Dramani Mahama NDC 24 juillet 2012
Vice-président de la République Kwesi Amissah-Arthur NDC 24 juillet 2012

Le président de la République et le gouvernement se partagent le pouvoir exécutif. Le président occupe les fonctions de chef de l'État, chef du gouvernement et chef des armées. C'est lui qui nomme le vice-président. La Constitution requiert que la majorité des ministres nommés par le président doivent être choisis parmi les membres du parlement.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le Parlement est formé d'une Chambre unique de 200 membres, plus le président. Ce dernier dispose d'un droit de veto, sauf pour les dossiers votés en urgence. Les membres du parlement sont élus au suffrage universel direct et à la majorité simple pour une période de quatre ans. En temps de guerre, la législature peut être prolongée par tranches de 12 mois. Le système majoritaire adopté par le Ghana a favorisé l'émergence d'un parlement bi-partite.

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

Le pouvoir judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif. Les tribunaux peuvent connaître de toute affaire civile ou pénale. La Cour suprême dispose d'un pouvoir d'examen étendu. La Constitution l'autorise à examiner la constitutionnalité de toute loi ou de tout acte du pouvoir exécutif, sur requête de tout citoyen qui fait valoir un intérêt digne de protection.

La hiérarchie des cours est largement inspirée du système britannique:

  • Cour suprême du Ghana;
  • Cour d'appel;
  • Haute cour de justice;
  • tribunaux régionaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ghana : mort soudaine du président Atta Mills, le vice-président lui succède, Le Point, 24 juillet 2012.
  2. [1],RFI,8 janvier 2013.
  3. (fr) « Ghana, le défi démocratique », Jérôme Perrot, Le Journal International, 22 septembre 2013

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pierre Cappeleare, Ghana: les chemins de la démocratie, Paris, L'Harmattan 2007.

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