Philipp von Boeselager

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Philipp Freiherr von Boeselager
Image illustrative de l'article Philipp von Boeselager

Naissance 6 septembre 1917
Heimerzheim
Décès 1er mai 2008 (à 90 ans)
Altenahr
Origine Allemand
Allégeance Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Proposed German National Flag 1944.svg Résistance allemande
Arme Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade Major Bw251-Major.png
Années de service 1938-1945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Opération Walkyrie
Distinctions Croix de chevalier avec feuille de chêne
Chevalier de la Légion d'honneur (2004)

Le Baron Philipp von Boeselager (né le 6 septembre 1917 à Heimerzheim et mort le 1er mai 2008[1], à Altenahr) est l'avant-dernier[2] survivant des conjurés de l'opération Walkyrie ayant participé à la tentative d'assassinat du 20 juillet 1944 contre Hitler, dirigé par von Stauffenberg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Boeselager est né à Burg Heimerzheim près de Bonn. À 25 ans il participera à l'Opération Walkyrie, plan conçu pour reprendre le contrôle en Allemagne après l'assassinat de Hitler.

L'opinion de Boeselager envers le gouvernement nazi changera en juin 1942, après avoir appris que cinq Roms avaient été assassinés à cause de leur appartenance ethnique. Avec Günther von Kluge, dont il dépendait hiérarchiquement, il rejoindra le complot en vue d'assassiner Hitler. La première tentative d'attentat est prévue pour le 13 mars 1943, date de la visite de Hitler et Himmler au maréchal Kluge. Mais celle-ci sera annulée au dernier instant. Il était trop risqué d'éliminer le Führer sans s'occuper du Reichsführer SS, qui prendrait aussitôt le pouvoir.

« Le 12 mars 1943, la veille de la visite du Führer, on apprit que Himmler ne serait pas du voyage. Kluge retira in extremis son agrément : tuer Hitler sans s'assurer de la personne de Himmler, c'était risquer de déclencher une guerre civile. Les SS s'empareraient du pouvoir dès la disparition du Führer et se livreraient à une répression sans merci… » [3]

La seconde tentative aura lieu pendant l'été 1944, les comploteurs, après l'échec de l'assassinat au révolver, planifièrent d'assassiner Hitler à l'aide d'une bombe pendant une autre réunion militaire. Quand Claus von Stauffenberg faillit assassiner le leader nazi, Boeselager fut informé que son régiment de cavalerie était renvoyé en première ligne sur le front de l'Est pour une raison inconnue, alors qu'il était prévu qu'il prendrait le contrôle de Berlin et s'emparerait de Heinrich Himmler et Joseph Goebbels. Grâce à ce contre-temps, Boeselager ne sera jamais inquiété, malgré son engagement aux côtés des conjurés qui furent pour la plupart exécutés. À cause de ce renvoi au front, Georg, son frère, sera tué au combat.

Après la guerre, Boeselager, du fait de sa participation au complot contre Hitler, sera considéré en Allemagne et en France comme un héros et recevra, à ce titre, de nombreuses hautes distinctions militaires. Il étudiera l'économie et deviendra expert forestier.

Jusqu'à sa mort, hanté par la conspiration et par ses proches perdus pendant la guerre, il exhortera les jeunes à s'impliquer dans la vie politique considérant qu'avec l'inexpérience du peuple allemand de la politique, il s'agissait des deux raisons qui avait permis à Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. À l'entrée de sa résidence était gravée la citation latine : « Etiamsi omnes ego non »

Boeselager était un membre des K.D.St.V. Ripuaria Bonn, une confrérie catholique étudiante qui appartenait à la Cartellverband der katholischen deutschen Studentenverbindungen (en). Jusqu'à sa mort le 1er mai 2008, il fut toujours en possession du révolver Walther PPK avec lequel il était censé assassiner Hitler.

Le 18 avril 2008, deux semaines avant son décès, il accordera une dernière interview pour le documentaire The Valkyrie Legacy, diffusé au printemps 2008 par la chaîne Histoire, parallèlement à la sortie de Walkyrie, réalisé par Bryan Singer avec Tom Cruise.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philipp Von Boeselager, Nous voulions tuer Hitler : le dernier survivant du complot du 20 juillet 1944, Paris, Librairie Académique Perrin, 2008 (ISBN 2-2620-2798-8[à vérifier : isbn invalide])

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. France Info
  2. Le dernier étant Ewald-Heinrich von Kleist-Schmenzin (1922-2013)
  3. in Nous voulions tuer Hitler, de Philipp Freiherr von Boeselager, Tempus, p. 135.