Paul Haviland

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Paul Haviland

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Paul Haviland en 1912

Nom de naissance Paul Burty-Haviland
Naissance 17 juin 1880
Paris
Décès 21 décembre 1950 (à 69 ans)
Yzeures-sur-Creuse
Nationalité français, américain
Pays de résidence États-Unis, France
Profession
Famille
Haviland

Paul Burty-Haviland, né le 17 juin 1880 à Paris 8e , mort le 21 décembre 1950 à Yzeures-sur-Creuse[1], est un photographe, écrivain et critique d’art.

Vie[modifier | modifier le code]

Haviland est né à Paris de l'union de Charles Haviland et de Madeleine Burty[1]. Son père possédait Haviland & Co., célèbre fabricant de porcelaine à Limoges, et sa mère était la fille du critique d'art Philippe Burty. Sa famille était très riche pour l'époque, et Haviland a grandi entouré d'art, de musique et de théâtre. Auguste Renoir fit son portrait enfant en 1884 (aujourd'hui au Nelson-Atkins Museum of Art).

Il a reçu un diplôme de premier cycle de l'Université de Paris, à partir de 1899-1902 et est allé à l'Université Harvard. Après avoir obtenu son diplôme, il a travaillé de 1901 à 1917, à New York en tant que représentant de l'entreprise de porcelaine de son père. Il l'a fait pour faire plaisir à son père mais en réalité, il a passé le moins de temps possible dans son bureau.

Au début de 1908, lui et son frère Franck Burty Haviland, photographe, sont allés voir l'exposition des dessins de Rodin, à la Petite Galerie de la Photo-Secession, où il a rencontré Alfred Stieglitz. Ils ont acheté des œuvres de l'exposition, et bientôt lui et Stieglitz ont été engagés dans de longues discussions sur l'art et la culture. Haviland considérait la galerie comme "une oasis de culture", et bientôt y passa la plupart de son temps.

"Miss G.G." par Paul Haviland. Publié dans Camera Work, No 28, 1909

Quelques mois plus tard, Stieglitz lui annonce que la galerie a été de fermée en raison d'une augmentation substantielle du loyer. Sans le dire à Stieglitz, Haviland va alors aller voir la propriétaire et signer un bail de trois ans pour un espace encore plus grand de l'autre côté du hall. Stieglitz a tellement apprécié la générosité de Haviland que pendant dix ans, les deux amis et collègues ne se sont presque jamais séparés.

À partir de 1909, Haviland commence à écrire des chroniques régulières pour le journal de Stieglitz Camera Work, et plus tard cette année-là une de ses photographies est publiée dans le magazine (Portrait - Miss CC, n ° 28, octobre). Un an plus tard, il est nommé rédacteur en chef adjoint. Il était également secrétaire de la galerie et aidait à organiser de nombreuses expositions d'artistes français.

Miss Doris Keane par Paul Haviland. Publié dans Camera Work, No 39, 1912

En 1912, Haviland remporte le premier prix annuel John Wanamaker Exposition de photographies de Philadelphie (jugé par Stieglitz). Quelques mois plus tard, six autres de ses photographies sont publiées dans Caméra Work (no 39, 1912).

En 1913, Haviland est coauteur, avec Marius de Zayas, de l'un des premiers essais sur l'étendue d'art moderne, "Une étude de l'évolution moderne de l'expression plastique (New York, 1913)."

En 1914, son frère Frank Burty espose à la galerie de Stieglitz, qui était alors connu sous le nom de "291". Plus tard cette année, deux autres photos de Haviland sont publiées dans Camera Work (no 46).

En 1915, Haviland fait équipe avec deux autres personnes qui étaient devenues des habitués de "291", Agnes Ernest Meyer et de Zayas. Avec Stieglitz, ils sont frustrés de la façon dont sont traités les artistes de l'époque et estime se retrouver dans l'ornière. Ils proposent une nouvelle publication pour aider à re-dynamiser Stieglitz et la galerie. Haviland devient rapidement l'une des forces motrices et l'un des rédacteurs en chef d'un nouveau magazine, plus radical, appelé 291. Pour la prochaine année, Haviland met beaucoup de son énergie dans l'édition et la publication de la revue avec ses collègues.

En 1916, son père le renvoi en France pour travailler à l'entreprise familiale de Limoges. Vu la mauvaise santé de son père, il reste en France, et l'année suivante, il épouse Suzanne Lalique[1], la fille du célèbre maître verrier et bijoutier français René Lalique.

Bien qu'en France, Haviland correspond fréquemment avec Stieglitz, mais à cause de son implication croissante dans les affaires de la famille, il n'est jamais retourné à New York.

Son père meurt en 1922 et pendant plusieurs années Haviland est complètement absorbé par des problèmes juridiques concernant la propriété de l'entreprise. La succession est finalement réglée en 1925, et il utilise sa part pour l'achat d'un prieuré du XVIIe siècle. Il transforme le terrain en vignoble et y passe le reste de sa vie, en tant que fermier.

Paul Haviland meurt dans sa propriété à Yzeures-sur-Creuse, en France, en 1950.

Le 3 juin 2007, il obtient la médaille des Juste parmi les nations à titre posthume pour avoir caché son ami juif, Georges-Gabriel Picard lors de la Seconde Guerre mondiale, dans sa propriété du prieuré de la Mothe[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son frère est l’artiste-peintre Franck Burty Haviland.

Citation à propos de Paul Burty-Haviland[modifier | modifier le code]

« Figure méconnue de la photographie américaine du début du siècle, Paul Burty Haviland a joué un rôle important au sein du mouvement pictorialiste et du groupe Photo-Secession, sous la conduite du photographe Alfred Stieglitz dont il fut l’un des plus fidèles alliés. Il fut un ardent défenseur de l’art moderne et de la photographie, mécène de la célèbre galerie 291, rédacteur en chef de la luxueuse revue Camera Work, collectionneur d’œuvres d’avant-garde, d’art africain et précolombien. » (extrait de la 4e de couverture du catalogue P.B. Haviland, édition du musée d’Orsay, 2007).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance no 8/845/1880 ; avec mention marginale du décès. Autre mention : mariage en 1917 avec Suzanne Renée Lalique
  2. Justes parmi les nations

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]