Paul Finsler

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Paul Finsler est un mathématicien suisse né en 1894 et mort en 1970.

Le nom de Paul Finsler est connu pour les "espaces de Finsler" qui sont des variétés métriques plus générales que les variétés riemanniennes. C'est avec l'article "Les espaces de Finsler" de Élie Cartan en 1933 que le nom de Finsler sera connu d'un grand nombre de mathématiciens.

Formation[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

  • 1922 : Habilitation. Lecteur à l'université de Cologne.
  • 1927 : Professeur associé de mathématiques appliquées (géométrie descriptive) à l'université de Zurich (Suisse).
  • 1944 : Professeur ordinaire (Zurich).
  • 1959 : Retraite.

Les contributions de Paul Finsler[modifier | modifier le code]

Théorie des ensembles[modifier | modifier le code]

Paul Finsler a tout d'abord étudié la théorie des ensembles jusqu'en 1926. Il y développera alors des thèses sur la 'circularité', une approche personnelle d'une problématique méthodologie importante en théorie des ensembles : les conditions de définissabilité axiomatique. De nos jours c'est à l'axiome de fondation au sein de l'axiomatique du premier ordre 'ZFC', que l'on reconnait l'aptitude à répondre aux exigences techniques de définissabilité exigées. Contestées à l'époque, ces idées ont connu un regain d'actualité avec les travaux sur les hyperensembles de Peter Aczel[1]. On rappelle que 'ZFC' est communément (!) daté par les historiens de la logique contemporaine, de 1922 pour l'apport principal dû à Fraenkel, et de 1926 pour les précisions de Skolem.

Géométrie[modifier | modifier le code]

L'apport de l'étude en 1918[2] de Paul Finsler réside dans une variation d'une hypothèse de base d'un théorie très importante : la théorie de Riemann des fondements de la géométrie. Les espaces de Finsler ou "variétés de Finsler" sont des variétés topologiques (différentiables) qui se définissent par une MÉTRIQUE dont la définition reste LOCALE, mais sans être une forme quadratique (racine carrée d'une forme quadratique, plus précisément) de coordonnées locales, comme le spécifie la théorie riemannienne. Très exactement, on impose seulement à l'expression d'un "petit élément de distance" d'être seulement une forme homogène du premier degré par rapport aux dxi . Ainsi une variété de Riemann est un cas particulier des espaces de Finsler, et tout espace de Finsler reste localement euclidien.

E. Cartan mentionne[3] deux points importants pour apprécier l'apport finslérien :

  • Paul Finsler est le théoricien ayant su tirer les conclusions les plus générales de ces hypothèses affaiblies, hypothèses généralisant celles de Riemann, tout en conservant des résultats substantiels (sur les géodésiques, par exemple).
  • Mais que pour autant, le concept de transport parallèle (Levi-Civita) éminemment important pour les théories riemanniennes, ne trouve pas de place naturelle dans les espaces définis par les conditions imposées par Finsler.

E. Cartan motive ainsi l'intérêt des espaces de Finsler par le fait qu'ils sont un cas d'espèce des espaces à connexion euclidienne les plus généraux, dont E. Cartan élabore la théorie.

Astronomie[modifier | modifier le code]

Paul Finsler était aussi astronome amateur. Il a découvert des comètes.

Philosophie métaphysique[modifier | modifier le code]

Il a rédigé en 1958 un opuscule de métaphysique "De la vie après la mort". Dans un essai dédié à cet ouvrage au titre 'surprenant', Daniel Parrochia propose des rapprochements possibles entre les opinions scientifiques et philosophiques du mathématicien suisse[4].

Philosophie des sciences[modifier | modifier le code]

Attaché fortement à un idéalisme platonicien, plusieurs textes de Paul Finsler furent publiés dans Dialectica, la revue de l'épistémologue suisse Ferdinand Gonseth.

Notes, références et bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. P. aczel. Non well founded sets. 1988. CSLI
  2. Uber kurven und flashen in allgemeinene raumen
  3. Exposés de géométrie. Elie Cartan. 1971. Hermann. Réuni 2 exposés de 1933, reproduits en intégralité : "Les espaces métriques fondés sur la notion d'aire" (Actualités Scientifiques et Industrielles, Hermann. n° 72), et "Les espaces de Finsler" (Actualités Scientifiques et Industrielles, Hermann. n° 79 ; Contient une bibliographie).
  4. De la vie après la mort. Daniel Parrochia .1999. Encre Marine. ISBN 2-909-422-41-0.

Liens internes[modifier | modifier le code]