Passe de Darial
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| Passe de Darial | ||
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| Altitude | 1 447 m | |
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| Massif | Caucase | |
| Latitude Longitude |
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| Pays | ||
| Vallées | Vallée du Terek (nord) |
Vallée du Terek (sud) |
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Ascension depuis
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Vladikavkaz | Kazbegi |
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Déclivité moy.
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Déclivité max.
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Kilométrage
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30 km | 10 km |
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Accès
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Route militaire géorgienne | Route militaire géorgienne |
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La passe de Darial (en russe : Дарьяльское ущелье, en ossète : Дайраны ком, en géorgien : დარიალის ხეობა) est un passage naturel au centre de la crête du Grand Caucase, entre la Géorgie et la Russie. Elle est constituée par le défilé du cours supérieur du Terek, qui au niveau de la frontière entre la Russie et la Géorgie, perce entre deux murs quasi verticaux élevés de 1 800 m et constitue une gorge encaissée à une altitude de 1 447 m. Située à l'est du mont Kazbek, elle est traversée par la route militaire géorgienne, voie importante qui relie Tbilissi, capitale de la Géorgie, à Vladikavkaz, en Russie.
Étymologie[modifier]
Le nom Darial provient de Dār-e Alān qui signifie « Porte des Alains » en persan. La gorge, aussi dénommée « Porte des Ibères » ou « Porte du Caucase », apparaît dans les annales géorgiennes sous les noms de Ralani, Dargani, Darialani. Les Tatars l'appellent Darioly. Strabon la dénomme Porta Caucasica ou Porta Coumana ; Ptolémée, Fortes Sarmatica. Elle est aussi dénommée « Porte d'Alexandre », à l'instar de la porte naturelle à travers le Caucase à Derbent.
La passe de Darial est une des localisations des « Portes de fer »[1] qui, selon la légende, auraient été édifiées par Alexandre le Grand pour contenir les peuples du Nord (Gog et Magog), légende que l’on trouve dans le Pseudo-Callisthène.
Importance historique[modifier]
Darial, seul passage naturel à travers le Caucase, est un accès historiquement stratégique. Le passage a été très tôt fortifié, au moins depuis 150 av. J.-C., les ruines d'une ancienne forteresse sont toujours visibles. Un fort russe, Darial, qui protège une section de la route militaire géorgienne, est construit à l'extrémité nord de la gorge.
La gorge a été immortalisée dans la poésie russe, notamment par Lermontov dans son poème Le Démon ; elle est ainsi devenue un des endroits les plus romantiques du Caucase.
Références[modifier]
- Claude et René Kappler, dans Guillaume de Rubrouck, Voyage dans l'empire mongol, Payot, 1985, p. 270.