Guillaume de Rubrouck

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Guillaume de Rubrouck ou de Rubroeck, dit Rubruquis (1215-1295), né à Rubrouck, est un franciscain de langue latine, sujet et intime de Saint Louis. Il se rend en Mongolie en 1253-1254, pour évangéliser les Mongols, précédant ainsi Marco Polo. Il visite Karakorum, la capitale de l'Empire dont il donnera quelques descriptions. Ne pouvant, à son retour, joindre le roi, il lui écrit une longue lettre relatant son voyage dans l'Empire mongol, source essentielle et grande œuvre littéraire, mais qui ne connaîtra pas la popularité du livre de Marco Polo.

Premiers contacts de la chrétienté avec les Mongols[modifier | modifier le code]

Le contexte géopolitique au milieu du XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les Mongols d'Ögödei, le fils de Gengis Khan, s'emparèrent de Moscou en 1238, puis de Kiev, en 1240. Ils envahirent la Pologne, menacèrent Vienne, occupèrent Zagreb, non loin de l'Adriatique. Ce fut la nouvelle de la mort d'Ögödeï qui provoqua le retrait des chefs mongols qui s'en allèrent régler leurs problèmes de succession au cœur de l'Asie centrale. Tout l'Occident avait tremblé mais les possibilités d'entente semblaient plus grandes avec les peuples des steppes qu'avec le monde islamique qui restait l'ennemi principal depuis le XIe siècle. Les hordes mongoles ne s'étaient pas encore intégrées au monde islamique et on savait qu'elles comptaient en leur sein des chrétiens nestoriens. Après sa rupture avec la reste de la chrétienté, l'Église nestorienne s'était en effet réfugiée en Perse. De là elle avait rayonné jusqu'au Tibet et en Chine.

Les missions de Jean de Plan Carpin (1244) et d'Ascelin de Lombardie[modifier | modifier le code]

À la fin de 1244, le pape Innocent IV envoya vers l'Orient, à la rencontre du Grand Khan, le franciscain Jean de Plan Carpin et un dominicain du nom d'Ascelin de Lombardie. Partis de Lyon vers l'Orient, ils étaient porteurs de lettres réprouvant les massacres et les destructions des Mongols et invitant leurs chefs à rentrer dans le droit chemin.

Le nouveau Grand Khan, Güyük, fils d'Ögödei, que Plan Carpin finit par rejoindre près de Karakoroum, s'en montra fort irrité. Le « Khan océanique du grand peuple tout entier » répondit à Innocent IV qu'il n'avait pas précisément l'intention de se soumettre à une quelconque autorité temporelle ou spirituelle. Tout au plus voulait-il bien reconnaître le chef des chrétiens comme son vassal.

La mission d'Ascelin auprès du chef des armées mongoles en Perse faillit plus mal tourner encore. Baïdju renvoya le dominicain, mais flanqué de deux ambassadeurs chargés de remettre au pape une lettre qui évoquait la possibilité d'une alliance entre les Francs et les Mongols. Innocent IV y répondit avec empressement. C'était en novembre 1245.

Quelques mois plus tard, Altigidaï, commissaire mongol en Transcaucasie, proposa à Louis IX une action militaire commune. Saint-Louis était alors installé à Chypre, d'où il dirigeait la septième croisade. Selon le plan envisagé, les armées franques devaient retenir le Sultan du Caire au sud, tandis que les Mongols attaqueraient le califat de Bagdad au nord.

La mission d'André de Longjumeau[modifier | modifier le code]

À la suite de ses contacts avec le commissaire mongol Altigidaï, Saint-Louis avait envoyé en Mongolie, en 1249, une délégation conduite par le dominicain André de Longjumeau. Lorsqu'elle arriva à la cour, Güyük venait de mourir. Sa veuve, la régente Oghul Qaïmish reçut avec satisfaction les cadeaux offerts par Saint-Louis, parmi lesquels figuraient des reliques de la Vraie Croix. Elle en remit elle-même aux envoyés français pour leur souverain. Mais des déclarations hautaines les accompagnaient, et une invitation à Saint-Louis de se considérer comme son vassal.

On n'avait fait aucun progrès depuis la mission Plan Carpin. André de Longjumeau, toutefois, avait rapporté des renseignements utiles, tant sur la rigoureuse neutralité en matière religieuse des Mongols que sur la présence de Chrétiens nestoriens dans la haute administration et jusqu'aux abords du trône. Il avait également rencontré quantité de chrétiens déportés: Géorgiens, Hongrois, Coumans, Alains

Saint-Louis décida d'envoyer en Mongolie une nouvelle ambassade. On disait que la mère et plusieurs des femmes de l'empereur Mongku étaient chrétiennes ? On le disait aussi de Sartaq, un arrière-petit-fils de Gengis Khan, qui commandait pour le compte de l'empereur entre le Don et la Volga. Tout se passait comme si toute l'aristocratie des steppes était près de basculer du côté des chrétiens.

La mission de Guillaume de Rubrouck[modifier | modifier le code]

Le départ de Guillaume (1253)[modifier | modifier le code]

Guillaume, originaire de Rubrouck, un village de la Flandre française, est le frère mineur franciscain choisi pour cette mission à laquelle Saint-Louis, échaudé par les expériences récentes, préfère ne pas donner un caractère trop officiel. Les lettres que le roi remet à Guillaume contiennent quelques politesses pour le prince tartare et le prient d'autoriser le porteur et son compagnon, frère Barthélemy de Crémone, à séjourner dans les contrées qu'il contrôle « pour y enseigner la parole de Dieu ». Saint-Louis demande également à Guillaume de lui faire un rapport sur tout ce qu'il pourrait apprendre des Tatars : l'expédition revêt ainsi un caractère à la fois missionnaire et géographique.

Le récit laissé par Guillaume de Rubrouck (Voyage dans l'empire Mongol, Bibliothèque nationale, 1997) est, avec celui de Jean de Plan Carpin, l'une des rares sources que l'on possède sur la vie mongole au XIIIe siècle.

Après avoir étudié les géographes Solinus et Isidore de Séville, les deux franciscains quittent Constantinople le 7 mai 1253. Guillaume est un robuste Flamand alors que Barthélemy, l'Italien, est plus malingre, avec des faiblesses de l'appareil digestif qui lui donnent un teint verdâtre. Guillaume supporte les difficultés du voyage bien mieux que son compagnon, toujours sur le point de défaillir de fatigue, d'inconfort, de froid, de faim ou de nausées, avec un estomac incapable de s'adapter aux nourritures exotiques.

La route de Guillaume de Rubrouck (1253-55)

La découverte du monde des Tartares[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il franchit l'isthme de Pérékop et les monts de Tauride, Guillaume découvre les Tatars et il a l'impression que « les portes de l'enfer viennent de se refermer derrière lui ». En découvrant la steppe, il décrit un monde « sans forêt, sans montagnes, sans pierres, couvert d'une herbe magnifique ». Il doit accepter de manger la nourriture de ces « démons » et boire une tasse de lait de jument, le « Cosmos » (koumys). En fait, il s'accoutume assez rapidement aux manières de vivre des Mongols, ce qui lui permet de se montrer dans la suite du récit assez bienveillant à leur égard.

La première horde qu'il découvre, sur la rive orientale de la Volga près de son embouchure, est celle de Batou, un petit-fils de Gengis Khan. La horde est un mot mongol qui signifie camp militaire. La demeure du chef se trouve au milieu du camp, et chacun installe sa tente plus ou moins loin du centre en fonction de sa place dans la hiérarchie. Régie par des règles impérieuses, la horde est également le théâtre d'un incroyable grouillement de peuples divers et de troupeaux d'animaux de toutes sortes.

La première rencontre avec Batou se déroule devant toute la cour. Celui-ci se tient assis sur un long siège doré élevé de trois marches au-dessus du sol. Une troupe de hauts fonctionnaires et de courtisans l'entourent. L'entrée de Guillaume et Barthélemy fait le silence. Ils sont assistés par leur interprète Abdallah. Guillaume ouvre les débats en déclarant « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » Et il insiste encore sur les peines éternelles qu'encourrait inéluctablement celui qui repousserait la vraie foi. La joute oratoire qui suit tourne plus ou moins à la déroute des deux religieux occidentaux, sans doute parce que la cour qui assiste au spectacle n'est pas vraiment impartiale, mais Batou reste bienveillant à l'égard de ses visiteurs, il leur offre du lait dans une coupe ornée de pierres précieuses, ce qui est une marque de grande faveur. Cette histoire racontée par Guillaume est recoupée par un récit du roi d'Arménie, Héythoum Ier, à un autre religieux du nom de Jacques Iseo.

De toutes façons, Batou n'est pas le chef suprême des Mongols, et les relations avec le roi de France dépassent sa compétence. Seul l'empereur Mongku est qualifié pour y répondre. Il faut aller le trouver à Karakoroum, au nord du désert de Gobi. Conduits par un riche marchand mongol, Guillaume et Barthélemy, maintenant habillés de fourrures, avec un bonnet tartare et des bottes de feutre, quittent la Volga le 16 septembre 1253.

D'après le récit, ils ne mettent que deux mois et demi pour arriver à Karakoroum, à plus de 3 000 kilomètres. C'est très peu, même si le voyage leur est facilité par le service des postes de l'empire Mongol, car ils doivent quand même franchir les cols du Tarbagataï, ce qui n'est pas une mince affaire en plein hiver.

La rencontre avec l'empereur Mongku (3 janvier 1254)[modifier | modifier le code]

Guillaume et Barthélemy rencontrent la horde de Mongku avant d'arriver à Karakoroum. Mongku (ou Mangou), 46 ans, est le petit-fils de Gengis Khan. Avant de succéder à Güyük, en 1248, il a participé aux campagnes mongoles en Russie. À Kiev, il aurait cherché à sauver du massacre des richesses byzantines. Une fois monté sur le trône, après avoir éventé un complot, il s'est lancé dans une répression sanglante au cours de laquelle la veuve de l'empereur, Oghul Qaïmich, est cousue et étouffée dans un sac.

Guillaume et Barthélemy sont reçus par Mongku dans le palais de sa fille préférée, Cirina, une chrétienne. On leur offre de l'alcool de riz. Tout le monde boit beaucoup, surtout l'interprète et l'empereur, l'ambiance est euphorique, mais de ce premier contact, les deux voyageurs obtiennent quand même la permission de séjourner à la cour pendant deux mois ou de se rendre à Karakorum, à dix jours de marche. En fait, ils vont rester près de l'empereur qu'ils sont venus évangéliser.

La horde de Mongku est une tour de Babel regroupant, en plus des Mongols, des populations, captives ou non, venant de toutes les régions de l'Empire.

Le séjour à Karakoroum (1254)[modifier | modifier le code]

Entre temps, la horde de Mongku, s'est mise en route pour Karakorum. Elle y arrive le 5 avril 1254. C'est la première fois que des ambassadeurs chrétiens occidentaux pénètrent dans la ville. Ils y sont accueillis solennellement par les nestoriens de la ville, venus en procession au-devant d'eux.

Guillaume compare Karakorum à ce qu’il connaît : cela « ne vaut pas Saint-Denis », dit-il ; et le palais du Khan « ne représente pas la moitié du monastère de cette ville ». Par contre, il est frappé par le quartier des Sarrasins, grouillant de marchés, de bazars, de commerçants de toute espèce, fréquentés par les ambassadeurs et les élégants de la cour; par le quartier chinois, plus pauvre, habité par des artisans merveilleux; par les marchés extérieurs installés aux quatre portes de la ville où arrivent chaque jour 500 chariots de vivres et d'immenses et bruyants troupeaux pour la nourriture de tout ce monde.

Dès leur arrivée, Pâquette lui fait connaître un orfèvre nommé Guillaume Buchier. Il avait tenu boutique à Paris sur le Pont au Change. Les Mongols l'avaient fait prisonnier à Belgrade, et plus tard, Mongku, informé de ses talents, l'avait fait travailler pour son compte et avait fait de lui une sorte de ministre des Beaux-Arts. L'orfèvre organise en l'honneur des voyageurs une petite soirée où tout le monde parle français : son épouse, une Lorraine née en Hongrie, ainsi que le fils d'un Anglais, né en Hongrie également.

Frère Guillaume, cependant, n'oublie pas sa mission. Il note que Karakorum abrite deux mosquées musulmanes, une église nestorienne, douze temples bouddhistes et toutes ces religions officient dans la plus parfaite tolérance.

Dans l'entourage de l'empereur, Guillaume et Barthélemy découvrent le monde des nestoriens, bien en cour puisqu’ils exercent les fonctions d'interprètes, de fonctionnaires, de ministres, de précepteurs des enfants royaux. On les trouve aussi dans les bureaux des chancelleries et dans les cours des tribunaux. Ils ont une réputation exécrable. D’après le récit de Guillaume, ils sont un peu plus cupides, corrompus et dépravés que la moyenne. Il note la présence d'évêques qui ordonnent tous les enfants mâles « même ceux qui étaient au berceau… de sorte, écrit-il, que chez les nestoriens, presque tous les hommes étaient prêtres. »

Sergius, un ancien tisserand qui se disait moine arménien, avait réussi à se faire passer pour le guérisseur d'une des femmes de Mongku nommée Cotta. Il s’était commandé un trône épiscopal, des gants, une mitre en plumes de paon, ornée d'une croix d’or, avait fait décorer une bannière de croix peintes, qu’il promenait en procession à travers le camp, attachée à une sorte de lance surmontée d'une croix. Il se montrait d'une brutalité inouïe avec les Sarrasins qu’il traitait de chiens et accablait de coups de fouet. Appelé auprès d'un nestorien mourant, ce Sergius l’avait piétiné avec rage, le laissant mort, et se vantant ensuite de l’avoir fait mourir, par ses prières, comme ennemi de la vraie foi. De tels imposteurs, accourus de tous les coins du monde, fourmillaient dans la horde de Mongku. Il en était rejailli un certain discrédit sur le christianisme.

Des prisonniers catholiques, originaires de l'Occident, viennent se confesser à Guillaume : certains ont volé des maîtres qui ne leur donnent pas de quoi se nourrir et se vêtir. Frère Guillaume les apaise. « Vous n’avez pas péché, en conscience ; vous pouvez prendre sur le bien de vos maîtres ce qui est nécessaire pour vivre. » D’autres sont soldats. À ceux-là, il interdit de se battre contre les chrétiens.

Les rencontres entre Guillaume et les chrétiens de Karakorum sont publiques et Mongku, qui en est informé, ne sévit pas. Il décide d’organiser une controverse entre musulmans, idolâtres, bouddhistes et catholiques. Elle se tient à la veille de la Pentecôte. Les controversistes doivent promettre de ne pas se servir de « paroles désagréables ou injurieuses pour leurs contradicteurs, ni provoquer un tumulte qui puisse empêcher cette conférence, sous peine de mort. »

Rubrouck raconte que les nestoriens l’ont chargé de parler à leur place. Il rencontre d’entrée de jeu un représentant bouddhiste, l’une des célébrités de la Chine. Il raconte l’avoir emporté si vite sur le point de l’unité et de la toute-puissance de Dieu que les Sarrasins ont éclaté de rire, mais il note cependant que ce succès d’éloquence ne déclenche aucune conversion. Les nestoriens et les musulmans chantent ensemble, les bouddhistes se taisent, et pour finir tous boivent « copieusement ». Comme l’écrira Bernard de Vaulx, « Avec tristesse, le franciscain voyait s’évanouir ses rêves d’apôtre. »

Le lendemain de la controverse, Guillaume est reçu par Mongku en même temps que son adversaire bouddhiste. Il rapporte ainsi les propos de Mongku : « Nous, Mongols, nous croyons qu'il n’y a qu'un seul Dieu par qui nous vivons et par qui nous mourons, et nous avons pour lui un cœur droit… De même que Dieu a donné à la main plusieurs doigts, de même Il a donné aux hommes plusieurs voies. Dieu vous a fait connaître les Écritures saintes, et vous autres, chrétiens, vous ne les observez pas… À nous, Il a donné des devins. Nous faisons ce qu'ils disent et nous vivons en paix…» Finalement, Mongku clôt le débat et signifie aux deux religieux qu’il est temps pour eux de repartir. Il demande à Guillaume de transmettre ses paroles et ses lettres en Occident. Guillaume acquiesce, mais refuse tout présent. Mongku l’assure qu’il sera à nouveau le bienvenu si son roi le charge d’une autre mission.

Épilogue[modifier | modifier le code]

De retour à Saint-Jean-d'Acre, Guillaume fait parvenir à son roi ses notes manuscrites qui sont un témoignage extraordinaire sur les contrées traversées et l’aventure que cela représentait pour un moine occidental.

L’alliance si souvent discutée et espérée entre les chrétiens d’Occident et les Mongols ne fut cependant pas conclue. En 1260, lorsque les Mongols commandés par le général Hülegü entreprirent une expédition contre les musulmans du califat des Abbassides auxquels ils prirent Damas, un chevalier franc, Julien de Sidon, voulut en profiter pour piller le territoire de la ville. Mais les Mongols s'y étaient déjà installés et prirent cela pour une agression. Le poursuivant, ils assiégèrent sa ville de Sidon et dévastèrent ses terres. Ruiné, Julien de Sidon dut revendre son comté aux Templiers au cours de l'année 1260.

Guillaume de Rubrouck vécut âgé, jusqu’en 1295 au moins.

Voyage dans l’Empire Mongol [1][modifier | modifier le code]

Voyage dans l’Empire Mongol est le titre du rapport de mission établi par Guillaume pour le roi Louis IX.

Ce rapport, malgré ses grandes qualités, a été peu diffusé. En effet, il n’a pas eu la chance, comme ceux de Jean de Plan Carpin ou de Simon de Saint-Quentin, de figurer dans la plus riche des encyclopédies médiévale le Speculum Historiale de Vincent de Beauvais dont la rédaction s’est achevée en 1253. Néanmoins, il est connu de Roger Bacon qui l’utilise dans son Opus Majus.

Henry Yule le spécialiste de Marco Polo du XIXe siècle a rendu à Rubrouck un éclatant hommage :

« Son récit, par son caractère richement détaillé, la vivacité des images, l’acuité d’observation et le robuste bon sens, me paraît constituer un livre de voyages à plus juste titre que n’importe quelle série de chapitres de Marco Polo ; un livre certes à qui il n’a jamais été rendu justice car il en est peu qui lui soient supérieurs dans toute l’histoire des Voyages. » (Yule, The Book of ser Marco)

Cinq manuscrits du voyage de Rubrouck sont actuellement connus :

  • Corpus Christi College, Cambridge, ms° 181. Le plus ancien et le meilleur. Utilisé par Van den Wyngaert pour son édition. Le manuscrit comprend également l’historia Mogolarum quod nos Tartaros appellamus de Jean de Plan Carpin ;
  • Corpus Christi College, Cambridge, ms° 66. Le manuscrit rassemble 26 textes sur le thème de l’Imago mundi ;
  • Corpus Christi College, Cambridge, ms° 407. Le texte est incomplet. Le manuscrit comprend également le récit de voyage d’Odoric de Pordenone ;
  • British Museum, Reg 14 C. XIII. Manuscrit incomplet. Il a été utilise par Richard Hakluyt pour établir son édition latine et la traduction anglaise en 1598 ;
  • Université de Leyde, n° 77, copie fidèle du ms° 181.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source principale, Claude et René Kappler, op. cité.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions du texte latin[modifier | modifier le code]

  • Richard Hakluyt, dans The first volume of the principall Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English nation…, Londres, 1598.
  • Francisque Michel et Theodor Wright, dans Recueil de voyages et mémoires, t. IV, Société de géographie, Paris 1839.
  • Anastasius Van den Wyngaert, dans Sinica Franciscana, Vol.1, Florence 1929.

Traductions en français[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

  • Céline Lhote et Elisabeth Dupeyrat, Dame Pauvreté chez les Mongols : l'épopée franciscaine de Jean de Plan Carpin et de Guillaume de Rubrouck, au XIII°s, Paris, Éditions Franciscaines, 1947.
  • Bernard de Vaulx, Histoire des missions catholiques françaises, Fayard, 1951.
  • René Guennou, Les Missions catholiques dans: Histoire des Religions, Gallimard, 1972.
  • Jean-Paul Roux, Les Explorateurs au Moyen Âge, Fayard, coll. « Pluriel », Paris, 1985.
  • René Grousset, L'Empire des steppes, Payot, 1965, p.342-348.
  • Solange Marin, Rubrouck ou Rubroek Guillaume de (1215 env.-apr. 1295). dans: Encyclopédia Universalis. Encyclopaedia universalis France, Paris 2001, online partielle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]