Parc national de Peneda-Gerês

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Parc national de Peneda-Gerês
Image illustrative de l'article Parc national de Peneda-Gerês
Parc national de Peneda-Gerês
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 860
Pays Drapeau du Portugal Portugal
Région Région Nord
Coordonnées 41° 43′ N 8° 09′ O / 41.717, -8.15 ()41° 43′ Nord 8° 09′ Ouest / 41.717, -8.15 ()  
Superficie 211 km2
Création [1]
Administration Instituto da Conservação da Natureza e da Biodiversidade
Site web (pt) Site officiel

Géolocalisation sur la carte : Portugal (relief)

(Voir situation sur carte : Portugal (relief))
Parc national de Peneda-Gerês

Le parc national de Peneda-Gerês, créé le 8 mai 1971 et d'une superficie de 72 000 ha, est le seul parc national du Portugal. Il est situé tout au Nord du pays, sur les districts de Braga, Viana do Castelo et Vila Real. Rencogné contre la frontière espagnole, le parc est modelé par les montagnes, les torrents et les rivières, les gorges et les canyons. La plupart des villages occupent les vallées inférieures, au climat plus doux et au terrain plus accueillant pour les hommes comme pour le bétail. Mais le cœur sauvage du parc se situe en altitude, royaume d'imposantes roches de granite déchiquetées, de landes battues par les vents et de plateaux désertiques parsemés de taches vertes des houx géants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La lande se constelle de dolmens gigantesques ; une voie romaine traverse la forêt ; des châteaux du Moyen Âge sont juchés sur des pics rocheux. À flanc de colline, dans les champs en terrasses soigneuses, poussent le maïs et le blé depuis des siècles. Tapissé de lichens et polis par les pluies, nombre de ces édifices bâtis avec la pierre locale se fondent si bien dans le paysage qu'on les croirait sortis de terre naturellement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ces dernières décennies, la construction de résidences secondaires et de barrages hydro-électriques au sein même du parc a quelque peu mis à mal cette harmonie entre le paysage et l'histoire, entre la nature sauvage et la civilisation - tout comme l'une des plus grandes fermes éoliennes d'Europe, juste au delà de la limite occidentale du parc[2]. La question de l'introduction de la modernité dans ce havre naturel peut alors être soulevée.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Ses 700 km2 offrent un mélange concentré et de nature domestiquée. En danger d'extinction, 40 loups ibériques partagent ce territoire avec quelque 11 000 habitants, répartis sur plus de 80 villages ou hameaux - fondés bien avant 1971 et la naissance du parc[3].

Soumis à l'influence de trois types de climat, le parc offre une grande variété d'habitats naturels. Le parc doit relever un défi majeur : protéger la nature sans léser la population humaine.[Comment ?]

Le parc, royaume de cascades (il y pleut plus de cent jours par an) et de gorges abruptes, a été recolonisé par le bouquetin d'Espagne. Les premiers individus sont venus d'un parc contigu, en Espagne, vers 2000. On en compte aujourd'hui (2011) une centaine[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (pt) « Estatutos de conservação », sur Instituto da Conservação da Natureza e da Biodiversidade (consulté le 17 janvier 2010)
  2. National Geographic France N° de juillet 2011 p.96 et 97
  3. National Geographic France N° de juillet 2011 p.90
  4. National Geographic France N° de juillet 2011 p.93