Michel-Étienne Turgot

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Michel-Étienne Turgot,
marquis de Sousmont

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Portrait par Louis-Michel Van Loo. 1739.

Naissance 9 juin 1690
Paris
Décès 1er février 1751 (à 60 ans)
Paris
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Profession
Ascendants
Jacques-Étienne Turgot de Sousmont (1670-1722) (père)
Marie-Claude Le Peletier de Sousy (1671-1711) (mère)
Conjoint
Madeleine-Françoise Martineau de Brétignolles (1698-1764)
Descendants
Michel Jacques Turgot (1719-1773), marquis de Sousmont
Étienne-François Turgot (1721-1789)
Anne Robert Jacques Turgot (1727-1781), baron de l'Aune

Michel-Étienne Turgot, marquis de Sousmont, seigneur de Bons, Ussy, Brucourt, est un magistrat français né le 9 juin 1690 et mort le 1er février 1751. Il fut prévôt des marchands de Paris de 1729 à 1740. Son nom est attaché à l'un des plus célèbres plans de Paris : le « plan de Turgot ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Étienne Turgot était le fils de Jacques-Étienne Turgot de Sousmont (1670-1722), maître des requêtes, intendant en Lorraine, et de Marie-Claude Le Peletier de Sousy (1671-1711). Entré dans la magistrature du Parlement de Paris en 1711, il devint président à la deuxième chambre des enquêtes en 1717.

Le 14 juillet 1729, Louis XV le nomma prévôt des marchands de Paris. Le choix devait être ratifié par les échevins et au moment du vote, ils déposèrent comme de coutume, un bulletin conforme à la décision royale. Si la municipalité parisienne était soumise aux rois de France, elle pouvait néanmoins œuvrer au quotidien pour améliorer la voirie, embellir et approvisionner la ville.

On accorde à Turgot – l’exigeant Voltaire le premier – une gestion dynamique et saine des finances de Paris et plusieurs réalisations heureuses :

Turgot nomma en outre Pierre Nicolas Bonamy, à la charge d’historiographe de la ville et en mars 1735, l’abbé Jean Delagrive à celle de géographe ordinaire de la ville. Ce dernier venait d’exposer le projet d’un cadastre urbain de Paris qui sera réalisé entre 1746 et 1754. En juillet 1737, Turgot fit acheter par la municipalité le plan dit de la « Tapisserie » (plan en élévation de 1570). On voit par là que le nouvel édile s’intéressait autant à la connaissance ancienne de Paris qu’au sort de ses administrés. Cependant, son nom reste essentiellement attaché au plan en perspective cavalière dit Plan de Turgot dont il commanda le dessin à Louis Bretez.

Nommé conseiller d'État par semestre en 1737, il passa ordinaire en 1744. En 1741, il devint président au Grand Conseil. L’Académie des inscriptions et belles-lettres l’admit, en 1743, au nombre de ses membres honoraires, en remplacement du cardinal de Fleury.

Michel-Étienne Turgot épousa en 1718 Madeleine-Françoise Martineau de Brétignolles (1698-1764). Ils eurent trois fils :

Michel-Étienne et Anne Robert Jacques Turgot sont tous deux enterrés dans la chapelle de l'hôpital Laennec à Paris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Boutier, Les plans de Paris des origines (1493 à la fin du XVIIIe siècle, étude, cartobibliographie et catalogue collectif, Paris, BNF, 2002, notice 219, p. 252-256.
  • Jean-Yves Sarazin, Le Paris des Lumières d’après le plan de Turgot (1734-1739), avec Alfred Fierro, Paris, RMN, 2005, 144 p.
  • Le plan de Paris dit de Turgot, Edition 2005, fac-similé, Paris, RMN-Chapitre.com, accompagné d’une notice de 16 p. cosignée Jean-Yves Sarazin et Laure Beaumont-Maillet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]