Marlène Zarader

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Marlène Zarader

Naissance 1949
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession

Marlène Zarader, née en 1949, est une philosophe française spécialiste de la phénoménologie et de l'herméneutique allemandes. Elle est professeur de philosophie à l’université Paul Valéry de Montpellier où elle dispense en particulier des cours sur Hegel, Heidegger, Gadamer et Sartre. Outre ses activités d'enseignement, Marlène Zarader participe activement à faire connaitre la pensée phénomènologique à travers diverses publications et conférences. Elle est membre de l'Institut universitaire de France depuis 2007. Philosophe d'une grande érudition, mais dans son ouvrage "La dette impensée." elle est victime peut-être, d'une certaine naïveté sur l’œuvre de l'antisémite Heidegger qui est dans un sens un sommet d’hypocrisie, hypocrisie qui fera encore de très nombreuses victimes. Se prendre à Heidegger comme une mouche sur du papier collant n’est pas l’apanage d’esprits faibles. Le « papier » Heidegger colle parce qu’il est particulièrement séduisant pour des esprits forts et bien formés. Marlène Zarader est une de ces brillantes victimes de Heidegger. On ne peut, à fréquenter le guide qu’elle a rédigé à propos d’Être et Temps, qu’admirer sa culture heideggerienne, son sens critique et l’acuité de ses analyses. Mais le « papier » a fait son office et les ailes de cette grande intelligence encollée vrombissent comme pour mieux disséminer l’illusion. Pas un seul instant elle interroge ainsi le sens de Dasein.

« Dasein » est intrinsèquement nazi. Il est l’antonyme de « juif ». Son existence en tant que mot est uniquement justifiée par cette opposition. Autrement dit, dans Être et Temps, Dasein ne cesse de désigner le juif comme celui qui est en trop, qui est « out » de tout sens de l’être. Il est ainsi « théoriquement » exterminé. Dasein chasse les juifs de l’humanité. (Et Husserl parmi les premiers). Il est vrai que la publication allemande des Cahiers noirs a le mérite, tout en constituant un signe très inquiétant quant à la prolifération possible de lectures favorablement nazies de Heidegger, de jeter une lumière décisive quant au sens de l’entreprise heideggerienne. Mais si, au lieu de se soumettre « philosophiquement » à la publicité pro heideggerienne, les lecteurs avaient témoigné d’une vraie indépendance d’esprit – il est vrai destinée à être marginalisée – il leur aurait été possible de rendre la pareille à Heidegger par une déconstruction en accord avec un principe que Derrida a formulé mais pas vraiment mis en pratique : "Je crois à la nécessité d’exhiber, si possible sans limites, les adhérences profondes du texte heideggerien (écrits et actes) à la possibilité et à la réalité de tous les nazismes".

Principales publications[modifier | modifier le code]

Participation à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • « L’origine entre mythe et critique », in : La lingua delle origini nel Novecento. Poeti e filosofi, sous la direction de G. Ferreccio, Allessandria, Edizioni dell’Orso, 2010, p. 15-24.
  • « La poésie, entre langage et silence », in : Poésie, arts, pensée. Carte blanche donnée à Yves Bonnefoy', sous la direction d’ Y. Bonnefoy et P. Née, Paris, Hermann, 2010, p. 141-166.
  • « Entre parole et présence », in : Yves Bonnefoy. Poésie, recherche et savoirs, sous la direction de D. Lançon et P. Née, Paris, Hermann, 2007, p. 219-236.
  • « Le miroir aux trois reflets », in : Heidegger, sous la direction de M. Caron, Paris, Editions du Cerf, collection « Les cahiers d’histoire de la philosophie », 2006, p. 39-65. [Réédition].
  • « Le rien, le neutre, la mort », in : Ligne de risque 1997-2005, sous la direction de Y. Haenel et F. Meyronis, Paris, Gallimard, collection « L’infini », 2005, p. 146-155.
  • « The Event – between Phenomenology and History », in : The Past’s Presence. Essays on the historicity of philosophical Thought, sous la direction de M. Sa Cavalcante Schuback et H. Ruin, Södertörns Hogskola (Suède), 2005, p. 25-55.
  • « Figures du vide », in : Une pensée singulière. Mélanges offerts à J.-F. Marquet, sous la direction de P. David et B. Mabille, Paris, L’Harmattan, 2003, p. 265-278.
  • « Eloge de la subversion » (en italien), in : Levinas e la cultura del XX° secolo, sous la direction de G. Lissa, ed. Guida, Naples, 2002.
  • « Phenomenality and transcendence », in : Transcendence in philosophy and religion, sous la direction de J. E. Faulconer, Indiana University Press, 2002, p. 106-120.
  • « The mirror with the triple reflection », in : Christopher Macann (ed.) : Martin Heidegger : Critical Assessments [4 volumes], Routledge ed., London and New-York, 1992, vol. II, p. 17-36. Réédition in : Critical Heidegger, Routledge ed., London and New-York, 1996, p. 7-27.

Principaux articles[modifier | modifier le code]

  • « Le lieu de l’art », in : Les Temps Modernes, juillet-octobre 2008, n° 650 : « Heidegger. Qu’appelle-t-on le Lieu ? », p. 101-116.
  • « La promesse et l’intrigue », in : Cités, PUF, 2008, n° 33 : « Paul Ricœur, interprétation et reconnaissance », p. 105-118.
  • « Herméneutique et restitution », in : Archives de philosophie, hiver 2007, tome 70, cahier 4, p. 625-639.
  • « L’événement, entre phénoménologie et histoire », in : Tijdschrift voor Filosofie, juin 2004, n° 2, p. 287-321.
  • « Le partage des mots », in : Europe, juin-juillet 2003, n° 890-891, p. 203-216.
  • « L’épreuve de l’impossible » (en finnois), in : Niin et Näin, avril 2003, n°39.
  • « L’événement du désir », in : Etudes phénoménologiques, septembre 2002, n° 36, p. 49-64.
  • « Le miroir. Histoire d’une évolution » (en hongrois), in : Existentia, vol. VIII (1998), n° 164, Budapest, p. 37-51.
  • « Effeti di silenzio », in : Con-tratto. Rivista di filosofia tomista e di filosofia contemporanea, genn.-dicembre 1993, Ann. II, 1-2 : «Heidegger e l’etica », Il poligrafo, Padova, p. 191-197.
  • « Heidegger, Husserl, Sartre », in : Fortuna, avril 1988, n° 4, p. 3-25.
  • « Le miroir aux trois reflets », in : Revue de philosophie ancienne, 1986, t. IV, n° 1 : « Heidegger et les Grecs », p. 5-32.
  • « La pantomime interrompue », in : Exercices de la patience, mars 1985, n° 6 : « Effets de neutre », p. 81-97.
  • « Hegel et Dostoïevski », in : Les cahiers de la nuit surveillée, 1983, n° 2 : « Dostoïevski », p. 141-159.
  • « Etre et transcendance chez Heidegger », in : Revue de métaphysique et de morale, juillet-septembre 1981, n° 3, p. 308-320.
  • « Chirico et Heidegger », in : Critique, février 1980, n° 393, p. 155-173.
  • « La dialectique du crime et du châtiment chez Hegel et Dostoïevski », in : Revue de métaphysique et de morale, juillet-septembre 1976, n° 3, p. 350-375.

Liens externes[modifier | modifier le code]