Maladie de Sanfilippo

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Maladie de Sanfilippo
Mucopolysaccharidose de type III
Référence MIM 252900, 252920, 252930 et 252940
Transmission autosomique récessive
Prévalence 1-9/100 000
Liste des maladies génétiques à gène identifié
Maladie de Sanfilippo
Classification et ressources externes
CIM-10 E76.2
CIM-9 277.5
OMIM 252900

252920, 252930 252940

MeSH D009084
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La maladie de Sanfillipo ou syndrome de Sanfillipo est une mucopolysaccharidose. Les mucopolysaccharidoses sont des maladies génétiques lysosomales. En effet ce syndrome est due à une déficience en une enzyme lysosomiale, la héparane-N-sulfatase. Cette enzyme réalise une étape cruciale du catabolisme du sulfate d'héparane, un glycosaminoglycane que l'on trouve dans la matrice extracellulaire et dans les glycoprotéines de la surface cellulaire. Bien que le sulfate d'héparane soit le substrat stocké en premier lieu, des glycolipides comme des gangliosides sont également stockés bien qu'il n'y ait aucun déficit génétique des enzymes associées à leur catabolisme.
Elle se traduit par une dégénérescence nerveuse très importante aboutissant à un état grabataire vers l'âge de 20 ans et un décès entre 20 et 30 ans.

Il y a quatre sous-types (MPS 3A à MPS 3D) :

  • MPS 3A : déficience en héparane-N-sulfatase
  • MPS 3B : déficience en N-acétyl-α-glucosaminidase
  • MPS 3C : déficience en α-glucosaminide N-acétyltransférase
  • MPS 3D : déficience en N-acétylglucosamine-6-sulfate sulfatase.

MPS-III A a une incidence d'environ 1 sur 115 000 naissances viables. Dans certaines populations, comme les juifs ashkénazes, on retrouve de plus hauts taux. Il s'agit d'une maladie rare.

Autres noms[modifier | modifier le code]

  • Mucopolysaccharidose de type IIII (MPS III)
  • Déficit en héparane sulfamidase (héparane-N-sulfatase) dans la maladie de Sanfilippo A - MPS III A
  • Déficit en alpha-N-acétylglucosaminidase dans la maladie de Sanfilippo B - MPS III B
  • Déficit en acétyl-CoA alpha-glucosaminide-N-acétyltransférase dans la maladie de Sanfilippo C - MPS III C
  • Déficit en N-acétylglucosamine-6-sulfatase dans la maladie de Sanfilippo D - MPS III D

Causes[modifier | modifier le code]

MPS 3A[modifier | modifier le code]

Mutation du gène SGSH 605270 (en) situé sur le chromosome 17 codant la N-sulfoglucosamine sulfohydrolase.

MPS 3B[modifier | modifier le code]

MPS 3C[modifier | modifier le code]

MPS 3D[modifier | modifier le code]

Historique naturelle et diagnostic[modifier | modifier le code]

L'enfant ne présente aucune anomalie à la naissance et le développement est normal jusque 3 à 4 ans. Les premiers signes de la maladie sont un changement de comportement de l'enfant, il devient hyperactif (il court tout le temps) avec des tendances à l'automutilation.
Cette période est suivie par une diminution de l'activité, une perte de l'audition survient. Le visage se transforme et apparait un faciès aux traits moins fins avec élargissement de la base du nez. La chevelure change aussi et devient crépue. La perte progressive de l'activité aboutit à une diminution de l'autonomie de la personne atteinte. Une perte totale des contrôles sphinctériens survient aboutissant à une incontinence urinaire et fécale. Le malade perd peu à peu contact avec son entourage. Des convulsions sont fréquentes
Le diagnostic se fait soit par mise en évidence d'un déficit en héparane N-sulfatase lors de la culture de fibroblaste ou mise en évidence d'une excrétion urinaire d'héparane N-sulfatase.

La MPSIII est une maladie rare dont la prévalence est difficile à établir, car la maladie est vraisemblablement sous-diagnostiquée. Toutefois, les chiffres connus font état d’une prévalence variant entre 1/24000 (Pays Bas) et 1/120000 (Australie) pour la MPS de type A. La prévalence est plus faible pour les MPSIII de type C et D (en dessous de 1/1000000). Historiquement, on considère que la MPSIII prend principalement une forme sévère, même si certains patients connaissent une forme plus modérée de la pathologie.

Les types A, B, C et D de MPS III font référence à l’enzyme spécifique qui fait défaut pour dégrader l’héparane sulfate : héparane sulfamidase pour la MPS IIIA, alpha-N-acétylglucosaminidase pour la MPS IIIB, alpha-glucosaminide N-acétyltransferase pour la MPS IIIC, et N-acétylglucosamine-6-sulfate sulfatase pour la MPS IIID.

Traitement[modifier | modifier le code]

Lysogene, société de biotechnologie, a débuté en octobre 2011 un essai clinique de thérapie génique intracérébrale[1] pour traiter le syndrome de Sanfilippo de type A.

En octobre 2013, l'Institut Pasteur, conjointement avec l'AFM et l'association VML, a débuté un essai clinique pour le traitement de la MPS IIIB[2].

Des essais cliniques pour les autres formes de maladie de Sanfilippo (type B, C, D) sont programmés et portés par d'autres laboratoires et groupe de recherche[3].

Dans l'attente de la validation de ces traitements, seul un traitement symptomatique peut etre proposé aux patients [4]

Conseil génétique[modifier | modifier le code]

Mode de transmission[modifier | modifier le code]

Transmission autosomique récessive, les deux parents sont porteurs sains de la maladie.

Diagnostic anténatal[modifier | modifier le code]

  • Mise en évidence de l'activité déficitaire enzymatique par culture de trophoblaste ou au niveau des cellules amniotiques
  • Dépistage de la mutation si celle-ci est connue chez les parents.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]