Légion 88

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Légion 88

Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Rock anticommuniste
Années actives 1984-1989
Labels Rebelles européens[1]
White League
Composition du groupe
Membres Alain Pérez[2] (chant)
Jean (guitare)
Dominique Laffont (guitare)
Fred Wartner[2] (basse)
Vico (batterie)
Géno (décédé)

Légion 88 est un groupe de rock anticommuniste néonazi parisien, originaire de l'Essonne. Né dans les années 1980, il est dissous avant 1993[2]. Il reste en France un groupe emblématique pour les mouvements skinhead[3],[4],[5], et plus généralement parmi les jeunes militants de l'extrême droite française[6].

Le 88 est un code pour signifier Heil Hitler (littéralement « Salut à Hitler »), le H étant la 8e lettre de l'alphabet[3]. Ce chiffre signifie également SS, S étant la 8e lettre de l'alphabet à l'envers.

88 est aussi le tempo auquel marche la Légion étrangère française, le nom du groupe peut donc aussi être interprété comme un jeu de mots.

Membres du groupe[modifier | modifier le code]

  • Alain Pérez : chant
  • Jean : guitare
  • Domi : guitare
  • Fred Wartner : basse
  • Vico : batterie

Biographie[modifier | modifier le code]

Le premier chanteur du groupe, Jean-Christophe M. alias Géno, est arrêté en mars 1986 pour avoir attaqué un local du Parti communiste français à Livry-Gargan[7]. Il est remplacé par Alain Pérez. Celui-ci, ainsi que Fred Wartner et Dominique Laffont comptent un temps parmi les membres du monde de la musique du Parti nationaliste français et européen (PNFE)[7]. Alain Pérez quitte Légion 88 pour « Short Cut », un groupe de hardcore[2], puis Tribal Zone [8].

Le label indépendant Street Fighting Records a sorti un album hommage au groupe[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Leclercq 2008, p. 567
  2. a, b, c et d (fr) Jacques Leclercq, Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale, de 1945 à nos jours, L'Harmattan,‎ 2008, 695 p. (ISBN 9782296064768, lire en ligne), p. 178
  3. a et b (fr) Benoît Marin-Curtoud, Planète skin: les groupuscules néo-nazis face à leurs crimes,‎ 2001, 204 p. (ISBN 9782296147171, lire en ligne), p. 79 :

    « Quand Ian Stuart, figure emblématique des skinheads anglais, leader du groupe Screwdriver (qui fait depuis toujours référence dans le milieu “skin” international, aux côtés de formations comme Légion 88 […]) »

  4. (fr) Anne Marie Duranton-Crabol, L'Europe de l'extrême droite: De 1945 à nos jours, Editions Complexe,‎ 1991, 221 p. (ISBN 9782870274040, lire en ligne), p. 39 :

    « Aux traditionnels chants de marche et chants guerriers s'ajoute, dans la décennie 1980, le rock droitier: […] France (Légion 88, Bunker) »

  5. (fr) Commission nationale consultative des droits de l'homme, La lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie, Paris, La Documentation française,‎ 2007 :

    « Légion 88 (groupe mythique de la musique skin française »

  6. (fr) Fiammetta Venner, Extrême France, Paris, Grasset,‎ 2006 :

    « En matière de scène française, Légion 88 (plutôt proche du PNFE) est un groupe qui paraît être le plus admiré »

  7. a et b Leclercq 2008, p. 515
  8. Voir REFLEXes
  9. Rock Haine Roll. Origines, histoires et acteurs du Rock Identitaire Français, une tentative de contre-culture d'extrême droite, mai 2004, Collectif, Éditions No Pasaran, p.43

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(fr) Jacques Leclercq, Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale, de 1945 à nos jours, L'Harmattan,‎ 2008, 695 p. (ISBN 9782296064768, lire en ligne)