Le Tango de Satan

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Le Tango de Satan

Titre original Sátántangó
Réalisation Béla Tarr
Scénario Béla Tarr, d'après le roman éponyme de László Krasznahorkai
Acteurs principaux
Sociétés de production Mafilm
Pays d’origine Drapeau de la Hongrie Hongrie
Genre Drame
Sortie 1994
Durée 450 minutes (h 30)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Tango de Satan est un film hongrois réalisé par Béla Tarr, sorti en 1994.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un Groupe d'âmes perdues dans la grande plaine hongroise balayée par le vent et l'incessante pluie d'automne. Dans la ferme collective démantelée et livrée à l'abandon, ces quelques habitants végètent et complotent les uns contre les autres, lorsqu'une rumeur annonce le retour de deux autres personnages que l'on croyait morts. Cette nouvelle bouleverse ces êtres en manque de perspective. Certains y voient l'arrivée d'un messie, d'autres redoutent celle de Satan... Une longue épopée sur la chute du communisme en Europe de l'Est.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

L'idée de faire un film à partir du roman de László Krasznahorkai naît en 1985, lorsque Béla Tarr « tombe amoureux » de ce livre. Il contacte l'auteur et ils deviennent amis. Mais après Almanach d'automne, plus personne ne souhaite investir dans un film de Béla Tarr[1]. Le film sera achevé finalement 9 ans plus tard. Le Tango de Satan nécessitera plus de deux ans de tournage et presque autant de montage[2].

Analyse[modifier | modifier le code]

Le film est divisé en douze sections que clôture une voix-off. Le film est composé principalement de plans-séquences, dont certains durent plus de 10 minutes. Selon Béla Tarr, le film comporte à peu près 150 plans[3], soit une moyenne d'environ 3 minutes par plan.

Le film est tourné en noir et blanc afin de s'éloigner du naturalisme[2], pour montrer qu'on est dans de la création[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lengyel David, « Sátántangó : Éléments pour une lecture psychanalytique », Le Coq-héron, no 211,‎ avril 2012, p. 67-76 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liste des plus longs films par durée

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Isabelle Regnier, « Béla Tarr : "La véritable damnation, c'est la solitude absolue" », Le Monde,‎ 9 septembre 2011 (lire en ligne)
  2. a et b Damien Marguet, « L’or noir du cas Tarr », Libération - Next Magazine,‎ 30 novembre 2011 (lire en ligne)
  3. (en) Eric Schlosser, « Interview with Béla Tarr »,‎ 2000 (consulté le 17 mai 2013)