La Mulâtresse Solitude
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La mulâtresse Solitude (vers 1772 - 1802) est une figure historique de la résistance des esclaves noirs en Guadeloupe. Solitude a existé, mais ce que l'on sait d'elle relève principalement de la légende.
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[modifier] Biographie
Née vers 1772, fille d'esclave, elle connaît l'abolition de l'esclavage en 1794 et rejoint une communauté marrone de Guadeloupe.
Lorsqu'en 1802 Napoléon Bonaparte rétablit l'esclavage en Guadeloupe[1], elle se rallie à l'appel de Louis Delgrès et combat à ses côtés pour la liberté[2]. Survivante de la bataille du 8 mai 1802, enceinte, elle n'est exécutée par pendaison que le 19 novembre de la même année - le lendemain de son accouchement.
En 1999, une statue de Jacky Poulier est dressée à sa mémoire au carrefour de Lacroix, sur le boulevard des Héros aux Abymes en Guadeloupe.
En 2007, une statue a été érigée à Bagneux (Hauts-de-Seine) à l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage et de la traite négrière (Bagneux étant jumelée avec la ville de Grand-Bourg située sur l’île de Marie-Galante). Cette œuvre, composée de bois d’Afrique (iroko) et de métal, est, selon son créateur le sculpteur Nicolas Alquin, « le premier mémorial au monde dédié à tous les esclaves résistants ». L’œuvre rappelle le "Nègre de fer mis au fer dans sa propre peau".
[modifier] Bibliographie
- Sylvia Serbin, Reines d'Afrique et héroïnes de la diaspora noire, Sépia.
- Maryse Condé, La civilisation du bossale, L'Harmattan.
- Arlette Gautier, Les Sœurs de Solitude, la condition féminine dans l'esclavage aux Antilles du XVIIe au XIXe siècle, L'Harmattan "Mondes caraïbes".
- André Schwartz-Bart, La Mulâtresse Solitude, Seuil (roman).