Julie Mehretu

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Julie Mehretu

Julie Mehretu est une artiste plasticienne américaine, née à Addis-Abeba en 1970.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née le 28 novembre 1970 à Addis-Abeba, d'un père éthiopien et d'une mère américaine[1], elle y vit jusqu'en 1977, lorsque sa famille s'installe aux États-Unis. Elle passe son adolescence dans le Michigan et obtient un MFA (Master of fine Arts) à la Rhode Island School of Design en 1997[2]. Elle est en résidence au Musée des Beaux-Arts de Houston en 1998-99 puis s’installe à New York où elle vit et travaille, avec sa partenaire la plasticienne Jessica Rankin (en). Le couple a deux fils[2],[1].

Plusieurs de ses œuvres ont été présentées lors de l’exposition Ethiopian Passages en 2003. Elle participe à l'exposition Africa Remix (Paris, Centre Georges-Pompidou, 2005)[3].

Dans une publication intitulée Poetry of Sappho, elle a également illustré les traductions anglaises de la poétesse grecque Sappho, réalisant vingt imprimés, placés en alternance avec les textes grecs et leur traduction anglaise. Ces gravures peuvent évoquer les figures abstraites de Kandinsky[4], entre dessins architecturaux, et formes graphismes ou calligraphiques[5].

En septembre 2005, elle a été lauréate du prestigieux Prix MacArthur[6], qui lui assure une bourse de 500 000 dollars sur cinq ans pour développer ses activités.

Le MOMA a intégré plusieurs de ses œuvres dans ses collections permanentes, et elle expose de manière régulière à New York[7],[1], Londres[1] et Berlin[8] (où elle a vécu en résidence artistique[8],[7] en 2007). En 2010, elle a terminé une fresque murale de 24 mètres de long commandée en 2007 par la banque d'affaires Goldman Sachs pour le hall d'entrée de son nouvel immeuble[9].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Ses tableaux, souvent de taille impressionnante, consistent en de grands tourbillons de couleurs, de traits et de formes. Chacune des œuvres est à la limite entre la figuration et l'art abstrait, et peut rappeler par certains aspects le futurisme du début du XXe siècle. Le trait est rapide, énergique[10]. Les toiles superposent des éléments architecturaux (édifice, façade, porte...) à des éléments purement graphiques, en couches très minces, avec des effets de transparence et des couleurs furtives. L'ensemble constitue un langage plastique singulier[5].

Elle est peut-être l'un des peintres américains les plus importants de sa génération, et, en tout état de cause, parmi ceux dont les œuvres atteignent des montants les plus importants[2],[1],[11].

Quelques expositions[modifier | modifier le code]

  • 2012
    • Julie Mehretu : Musée de la pointe de la Douane, Fondation Pinault, Venise
  • 2010
    • Julie Mehretu: Grey Area, Solomon R. Guggenheim Museum, New York, NY
  • 2009
    • Julie Mehretu: Grey Area, Deutsche Guggenheim, Berlin, DE
  • 2008
    • Julie Mehretu: City Sitings, North Carolina Museum of Art, Raleigh, NC
    • Julie Mehretu: City Sitings, Williams College Museum of Art, Williamstown, MA
  • 2007
    • Julie Mehretu: Black City, Kunstverein Hannover, Hannover
    • Julie Mehretu: Black City, Louisiana Museum, Humlebaek
    • Julie Mehretu: City Sitings (traveling through 2008), The Detroit Institute of Arts, Detroit
  • 2006
    • Black City, MUSAC - Museo de Arte Contemporáneo de Castilla y Léon, Léon
    • Julie Mehretu – Heavy Weather, Crown Point Press, San Francisco, CA
    • The Unhomely: Phantom Scenes in Global Society, 2nd International Biennial of Contemporary Art in Seville, Spain
  • 2005
    • Drawings, The Project, New York, NY
    • Currents, St Louis Art Museum, St Louis, MO
  • 2004
    • Matrix, University of California Berkeley Art Museum, CA
    • Julie Mehretu: Drawing into Painting, REDCAT, Los Angeles, CA
    • Julie Mehretu: Drawing into Painting, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NY
    • Déjà-vu, carlier │gebauer, Berlin, Germany
    • Landscape Allegories, Thomas Dane, London, UK
  • 2003
    • Julie Mehretu: Drawing into Painting, Palm Beach Institute of Contemporary Art
    • Julie Mehretu: Drawing into Painting, Walker Art Center, Minneapolis (travelling)
  • 2002
    • Julie Mehretu: Renegade Delirium, White Cube, London, UK
  • 2001
    • The Project, New York, NY
    • Art Pace, San Antonio, TX
  • 1999
    • Module, Project Row Houses, Houston, TX
  • 1998
    • Barbara Davis Gallery, Houston, TX
  • 1996
    • Paintings, Sol Kofler Gallery, Providence, RI
  • 1995
    • Ancestral Reflections, Archive Gallery. New York, NY
    • Ancestral Reflections, Hampshire College Gallery, Amherst, MA

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Farago 2013.
  2. a, b et c Franck-Dumas 2014, p. 36.
  3. Catalogue Africa Remix, Ville et terre, p.  196-197.
  4. L'avertissement de Julie Mehretu, sur le blog Ici Palabre, hébergé par LeMonde.fr, 15 avril 2009.
  5. a et b Vincent Zonga, Julie Mehretu, sur le site Boumbang, 26 décembre 2011.
  6. « Julie Mehretu », sur le site Dak'Art 2014
  7. a et b Dillon 2009.
  8. a et b Rosenberg 2010.
  9. Tomkins 2010.
  10. Julie Mehretu sur le site du Palazzo Grassi.
  11. Gleadell 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Franck-Dumas, « Julie Mehretu. Ar(t)gentée. », Libération,‎ 10 juin 2014 (lire en ligne).
  • (en) Jason Farago, « Julie Mehretu paints chaos with chaos – from Tahrir Square to Zuccotti Park », The Guardian,‎ 20 juin 2013 (lire en ligne).
  • (en) Karen Rosenberg, « Painter as Architect, Swinging a Wrecking Ball. », The New York Times,‎ 20 mai 2010 (lire en ligne).
  • (en) Calvin Tomkins, « Big Art, Big Money. Julie Mehretu’s Mural for Goldman Sachs. », The New Yorker,‎ 29 mars 2010 (lire en ligne).
  • (en) Mark Prince, « Julie Mehretu. », Frieze,‎ mars 2010 (lire en ligne).
  • (en) Brian Dillon, « Grey eminence. Brian Dillon on Julie Mehretu's 'Grey Area' exhibition at the Deutsche Guggenheim. », The Guardian,‎ 5 décembre 2009 (lire en ligne).
  • (de) KulturSpiegel, « Hannover, 10. Februar: Julie Mehretu. », Der Spiegel,‎ 29 janvier 2007 (lire en ligne).
  • (en) Colin Gleadell, « Contemporary market: Julie Mehretu. », The Daily Telegraph,‎ 31 janvier 2005 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]