John George Haigh

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John George Haigh

John George Haigh
Information
Surnom Le Tueur au Bain d'Acide
Naissance 24 juillet 1909
Stamford, Lincolnshire (Angleterre)
Décès 10 août 1949 (à 40 ans)
Prison de Wandsworth, Londres
Cause du décès Pendaison
Sentence Peine capitale
Meurtres
Nombre de victimes 6
Période 6 septembre 1944 - 18 février 1949
Pays Angleterre
États Londres

John George Haigh (né le 24 juillet 1909 à Stamford dans le Lincolnshire– mort le 10 août 1949 à la Prison de Wandsworth à Londres) fut un tueur en série britannique.

Sommaire

Sa jeunesse [modifier]

L'enfance de John George Haigh est marquée très tôt par l'imprégnation des principes religieux du fait que ses parents John (contremaître dans les mines) et Emily était membres d'une secte fondamentaliste chrétienne, Assemblées de Frères[1]. C'est ainsi qu'afin d'éviter que le Mal ne pénêtre dans leur foyer familial, l'introduction de journaux, de la radio ou même des divertissements les plus simples était proscris. George n'avait pas le droit de pratiquer de sport en dehors de l'école, et en toute occasion il devait être impeccablement vêtu. La famille qui s'adonnait quotidiennement à la lecture de la Bible dont les prescriptions devaient êtres prises au pied de la lettre, refusait tout contact avec l'extérieur en dehors des autres membres de la secte. De ce fait, George devint un garçon solitaire, qui en dehors de l'école ne fréquentait guère les autres enfants.

Lors de ses études, il se montra paresseux ne manifestant un certain don que pour les sciences, et négligeant les matières qui lui déplaisaient. Élevé dans la crainte de la punition divine et celle du diable, il découvrit que ses mensonges ne serait puni ni par Dieu ni par les hommes. Il fit alors profiter auprès de ses camarades de ses talents de faussaire, c'est ainsi que sa carrière criminelle débuta…

À 17 ans, Haigh quitta l'école, sans diplôme, et son premier employeur se plaint de sa paresse.

En juillet 1934, il épouse Béatrice Hammer, un ancien mannequin devenue serveuse. Moins de quatre mois plus tard, Haigh est condamné à 15 mois de prison pour escroquerie, les deux époux se sépare alors et ne se sont plus jamais revus. Dès lors, il sombre dans la délinquance en commençant par voler des voitures, puis entreprit d'obtenir de l'argent grâce à des escroqueries en achetant à crédit tout en donnant des adresses fictives.
Libéré de prison pour la 3e fois, en septembre 1943, Haigh obtint un emploi de représentant de commerce pour le compte d'une petite fabrique d'articles de fantaisie basée à Crawley, dans le Sussex de l'ouest. Mais, malgré des conditions de vie honorables, Haigh fut de nouveau attiré par les lumières de Londres. Durant l'été de 1944, il y loua une chambre meublée puis créa une compagnie appelée Union Group Engineering. Peu après, il rencontra William Mc Swan, un ami de longue date qui fut sa première victime "connue", avec qui il avait travaillé en 1936.

Historique [modifier]

Le 18 février 1949, une riche et respectable veuve disparaît de l'hôtel londonien dans lequel vivait également Haigh. Il ne s'agit tout d'abord que d'un cas de disparition parmi d'autres mais, bientôt, les policiers découvrent une effroyable série de meurtres.

Haigh se prenait depuis toujours pour un juriste, comme en témoignent de nombreuses escroqueries qu'il commit en se faisant passer pour tel. Dans le cadre de ses lectures, il tomba sur l'expression latine Corpus Delicti (que l'on peut librement traduire du latin par « corps du délit »), qualifiant l'essence même du délit, dont l'accusation doit prouver l'existence. Haigh ne connaissait guère le latin et encore moins le droit : il crut que cette expression désignait de manière tout à fait littérale le corps, et en conclut que nul ne pouvait être convaincu de meurtre si l'on ne retrouvait pas le corps de la victime. C'est pourquoi il dissolvait le corps de ses victimes dans une solution d'acide sulfurique concentrée.

Sa conviction en la matière apparut totale lorsque, ayant avoué le meurtre de Mme Durand-Deacon, il demande triomphalement aux policiers : « Comment pouvez-vous prouver qu'il y a eu meurtre, s'il n'y a pas de corps ? »

Il allait découvrir l'étendue de son erreur, et apprendre qu'il pouvait être condamné sur la base du plus infime indice, grâce aux progrès de la médecine légale.

Il a affirmé :

« Je n'ai pas ressenti de remords après avoir tué, car je savais que j'obéissais à une force supérieure. »

Reconnu coupable de meurtre, il fut pendu à la prison de Wandsworth de Londres, par le bourreau Albert Pierrepoint, le 10 août 1949.

Ses victimes [modifier]

Références [modifier]

  1. Cullen, Pamela V., "A Stranger in Blood: The Case Files on Dr John Bodkin Adams", London, Elliott & Thompson, 2006, ISBN 1-904027-19-9

Liens internes [modifier]

Articles externes [modifier]