Jean-Georges Vibert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vibert.

Jean-Georges Vibert

Naissance 30 septembre 1840
Paris
Décès 28 juillet 1902
Paris
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Peintre,
Dramaturge
Formation École des beaux-arts de Paris
Maîtres Félix-Joseph Barrias, François-Édouard Picot
Élèves Ferdinand Roybet

Jean-Georges Vibert ou Jehan Georges Vibert, né le 30 septembre 1840 à Paris, mort dans la même ville le 28 juillet 1902, est un peintre de genre et dramaturge français.

Biographie[modifier | modifier le code]

La Sauce Merveilleuse, 1890, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo.

Jean-Georges Vibert commence très tôt son apprentissage artistique chez son grand-père maternel le graveur Jean-Pierre-Marie Jazet. Plus intéressé par la peinture que par la sculpture, il entre dans l'atelier de Félix-Joseph Barrias et puis est admis à l'École des beaux-arts de Paris à l'âge en 1857[1]. Il y reste pendant six ans où il reçoit la formation de François-Édouard Picot.

Vibert commence à exposer en 1863 au Salon de Paris avec deux œuvres, La Sieste et Repentir, mais cette première expérience fut un relatif échec[2]. Il rencontre le succès les années suivantes et gagne une médaille au Salon de 1864 pour Narcisse Changé en Fleur, il est médaillé au Salon 1867 et de 1868, et obtient une médaille de troisième-classe à l'Exposition universelle de 1878[3] avec plusieurs aquarelles dont celle de La Cigale et la Fourmi remarquée par le New York Times[4].

Durant la guerre franco-allemande, Vibert s'engage et devient tireur d'élite. Il est blessé à la bataille de Malmaison en octobre 1870, blessure qui lui vaut la Légion d'honneur. En 1882, il sera élevé au rang d'officier de la Légion d'Honneur.

Vibert présente ses œuvres au Salon jusqu'en 1899. Ses scènes de genre anecdotiques et au ton volontiers ironique dépeignant des cardinaux, thème alors à la mode, lui valent un grand succès[5]. La popularité de son travail atteint les États-Unis où il vend ses œuvres à grand prix, notamment à John Jacob Astor IV et William Kissam Vanderbilt. Un large ensemble de peintures de Vibert est collectionné par Mary Louise Maytag, héritière d'Elmer Henry Maytag (en), pour le compte de l'évêque de Miami Coleman Carroll (en) qui les apprécie beaucoup. La collection fut donnée au séminaire de Floride St. John Vianney College Seminary (en).

Jean-Georges Vibert est inhumé à Paris, au cimetière du Père-Lachaise (4e division)[6].

Élèves[modifier | modifier le code]

Ferdinand Roybet

Galerie[modifier | modifier le code]

Œuvres théâtrales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Charles Sterling, Margaretta M. Salinger, French Paintings: XIX century, vol. 2, Metropolitan Museum of Art,‎ 1967, p. 196
  2. (en) Edward M. Knox, Catalogue of the Private Gallery of Valuable Paintings, BiblioLife,‎ 2009, 146 p. (ISBN 978-1110832187), ?
  3. (en) General Catalogue Of Objects In The Museum, August, 1901, Art Institute Of Chicago,‎ juillet 2009, 390 p. (ISBN 978-1113106995), p. 165
  4. (en) New York Times, le 14 juillet 1878, French Genre Painters. The few works they exhibit at the fair. [lire en ligne]
  5. (en)[PDF]Bill Rau, « When Comedy Went to Church : 19th-Century Cardinal Paintings », dans Fine Art Connoisseur, mars-avril 2011.
  6. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne), p. 342

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :