Jean-François Lalouette

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Jean-François Lalouette

Jean-François Lalouette (Paris, 1651 - Paris, 31 août 1728) est un compositeur français de l'ère baroque. Il reçut sa première éducation musicale à la maitrise de l'église Saint-Eustache de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lalouette étudia le violon avec Guy Leclerc et la composition avec Jean-Baptiste Lully. Lalouette fut nommé premier assistant de Lully. On sait que Lully demanda à Lalouette de compléter les parties intermédiaires de quelques-unes de ces dernières œuvres. Mais quand on l'eut entendu se réclamer d'avoir écrit la meilleure partie de l'opéra de Lully, Isis (1677), il fut évincé sans surprise de son poste d'assistant par Lully[1]. Cependant l'insuccès de l'opéra Isis était dû à la scène de Junon courtisée par Neptune. Louis XIV y vit une allusion déplacée à l'égard de sa maitresse Madame de Montespan.

En avril 1678, Il se produisit à la cour de Savoie à Turin, où il fut nommé compositeur de musique et chargé de diriger le groupe des violonistes de l'orchestre. Mais en juillet 1679, il fut congédié de nouveau sans doute parce qu'il n'avait fourni qu'une seule sonate à trois pendant tout son service. Il retourna à Paris. Au cours de cette période, il écrivit probablement un opéra, puisqu'il existe une lettre de 1681 d'un officier du roi lui interdisant la moindre représentation de son œuvre sur les scènes qui violerait le privilège accordé à Lully par le roi de France Louis XIV.

Les informations sur ses activités durant la période 1683 à 1693 sont plutôt rares. En avril 1683, il fut refusé à Lalouette la possibilité de concourir pour l'un des quatre postes de sous-maître de chœur à la chapelle royale de Versailles. Lully intervint pour faire nommer à ce poste Pascal Collasse, le nouvel assistant qui l'avait remplacé. Apparemment, il fut capable d'autofinancer son séjour à Rome en 1689, où il composa un concerto dans le style italien qui n'eut cependant qu'une seule représentation. Vers 1692, on le retrouve dans les environs de l'église Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris. Le 7 décembre 1693, il est nommé maître de chapelle à la cathédrale de Rouen ayant remporté sa nomination sur Nicolas Bernier. Il y reste jusqu'au 15 février 1695.

Les renseignements concernant la période 1695 à 1700 sont contradictoires. Selon une source, à partir de septembre 1695, on le retrouve à Saint Germain l'Auxerrois occupé à un opéra en 4 actes l'Europe. Une autre source le décrit à Notre-Dame de Versailles entre 1695 et 1697 puis à Saint-Germain-l'Auxerrois en 1697-1698. Tout ce qu'il y a de certain c'est qu'en novembre 1700, Lalouette fut désigné pour succéder à André Campra en tant que maître de chapelle à la cathédrale Notre-Dame. En 1716, il demanda à être déchargé de cette pénible tâche. Sa démission fut acceptée et il obtint un canonicat à l'église voisine Saint-Jean le Rond (un petit baptistère sur le flanc nord de Notre-Dame, démoli en 1751). Quoi qu'il en soit, au début de 1718, Lalouette adressa une requête pour être réinstallé dans son poste de maître de chapelle au sein de la cathédrale car il déplorait la piètre exécution de sa musique. Son Miserere fut exécuté au Concert Spirituel en 1726.

Sa démission définitive de toute occupation intervint le 22 janvier 1727. Il lui fut alloué une pension annuelle de 400 livres.

Le 9 juillet 1728, le chapitre de l'église à laquelle il avait appartenu, accepta de donner le corpus complet de ses œuvres musicales aux archives pour les conserver[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Motets de 1 à 3 voix et bc, premier livre, (Paris, 1726)
  • Psaume Miserere à grand chœur & Hymne, Veni Creator à 3 voix, second livre, (Paris, 1730)
  • Missa Veritas à 4 voix, (Paris, 1744)
  • Messe en plain chant (Recueil de messes en plain chant musical)
  • Motet O Cibum super Omnia à 2 voix et bc (également attribué à Lully)
  • 6 Motets à 3 voix et bc (attribués à Sébastien de Brossard; et aussi à Lully)
  • Menuet pour le premier dessus (Suites de danses pour les violons et les hautbois)

Œuvres perdues :

  • Œuvre pendant son séjour à Paris, vers 1678–1680
  • Concerto (datant probablement de 1689 ?).
  • Sérénade à 3, 1678.
  • Ballets airs, musique de scène[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Romain Rolland - Quelques musiciens des jours anciens - page 166 1968 « Lully congédia Lalouette parce qu'il s'était donné lui-même les airs d'un maître et se vanta d'avoir composé quelques-unes des meilleures pièces d'Isis. »
  2. a et b (it) Jean-François Lalouette sur Handel Forever

Liens externes[modifier | modifier le code]