Inside Job

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Inside Job

Réalisation Charles Ferguson
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film documentaire
Sortie 2010

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Inside Job est un film documentaire américain produit, écrit et réalisé par Charles H. Ferguson sorti en 2010. Il analyse les causes de la crise financière mondiale débutant en 2007 et a remporté l'Oscar du meilleur film documentaire en 2011.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Inside Job est le premier film qui s'essaye à une analyse exhaustive de la crise financière mondiale qui a émergé en 2008. Selon le réalisateur, celle-ci était évitable, car, pour que la crise de 1929 et la Grande Dépression ne puissent se reproduire, « des mécanismes avaient été mis en place, qui ont protégé les États-Unis de toute crise financière jusqu’en 2008 »[1]. Mais, « avec la dérégulation progressive du secteur financier, les années 80 ont vu l'émergence d'une industrie de plus en plus criminelle, dont les « innovations » ont provoqué une succession de crises financières. Chaque crise étant pire que la précédente, et pourtant, au vu des enjeux d'enrichissement et du pouvoir croissant de l'industrie, chacune a envoyé très peu de gens derrière les barreaux »[1]. C. Ferguson fait ainsi remarquer qu’en dépit « des fraudes qui ont provoqué des milliers de milliards de pertes, personne n'est allé en prison »[1]. Le film donne la parole à l'ensemble des protagonistes, dont des experts qui avaient annoncé la crise, et qui à l’époque n'avaient pas été écoutés ou jugés être des cassandres. Selon la présentation du film faite par Sony Pictures, Inside Job révèle « l'émergence d'un business dénué de tout scrupule et expose les relations scandaleuses qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire »[1].

Cette crise est la plus importante depuis celle « la Grande Dépression » de 1929. Son coût a été estimé à plus de 20 000 milliards de dollars. Elle a causé la perte d’emploi pour des millions de gens, qui ont aussi perdu pour certains leurs retraites, maisons et économies. Elle a menacé d'effondrement l'ordre financier mondial.

Le film s’appuie sur une recherche exhaustive et de nombreux témoignages, présentés sous forme d’extraits d’entrevues avec les principaux initiés financiers, politiciens, journalistes et universitaires réputés, spécialistes de ces questions. Ainsi le spectateur peut-il entendre les réponses ou commentaires de Nouriel Roubini, Barney Frank (en), George Soros, Eliot Spitzer, Charles R. Morris, Dominique Strauss-Kahn, Christine Lagarde et d'autres. On voit aussi les réponses embarrassées, cafouilleuses ou vite agressives de lobbyistes qui ont défendu ou défendent les banques.

En particulier, le film éclaire le lien incestueux d'universitaires prestigieux (en particulier des universités de la Ivy League : Harvard, Université Columbia et d'autres) qui, du fait de la réputation de sérieux scientifiques, ont fourni une garantie (articles, rapports à la chambre de commerce d'Islande) mais ont été rémunérés (grassement) et ont fait, ou font encore, partie des conseils d'administration de grandes entreprises financières mises en cause : banques d'affaires (Merrill Lynch, Morgan Stanley, Lehman Brothers), assurances (AIG), agences de crédit immobilier (y compris gouvernementales : Freddie Mac & Fannie Mae) et agences de notation financière (Standard & Poor's, Fitch Ratings, Moody's).

Au sujet de Charles H. Ferguson[modifier | modifier le code]

Réalisateur et cinéaste spécialisé dans les sujets de sciences politiques, titulaire d'un doctorat en science politique obtenu au M.I.T. en 1989. Ferguson a été nommé à l'Oscar pour un précédent documentaire No End in Sight, consacré à l'occupation américaine de l'Irak. Il est également un entrepreneur informatique à succès sachant que son logiciel Frontpage sera notamment revendu pour plus de 100 millions d'euros à Microsoft en 1996.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Production du film[modifier | modifier le code]

Charles Ferguson dit avoir conçu ce film « avec l'espoir qu'en moins de deux heures, il permette à tout le monde de comprendre la nature fondamentale et les causes de ce problème »[1].

C’est la voix de l’acteur Matt Damon, bien connue des Américains, qui narre les actions ou réactions des services financiers et du gouvernement, geste jugé « assez audacieux de la part de l'acteur » selon l'un des viewer-reporters du film[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Site officiel du film, consulté le 7 novembre 2010
  2. a et b (en) Logan Hill, Is Matt Damon's Narration of a Cannes Doc a Sign that Hollywood is Abandoning Obama? ..., New York magazine Entertainment blog, 16 mai 2010. Consulté le 16 mai 2010.