High Line

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High Line
Image illustrative de l'article High Line
La High Line au-dessus de la 20e rue. La végétation a été choisie pour rendre hommage aux plantes sauvages qui avaient colonisé la voie ferrée abandonnée avant qu'elle soit reconvertie.
Géographie
Pays États-Unis
Commune New York
Caractéristiques
Création 2009
Type Parc linéaire urbain et surélevé
Localisation
Coordonnées 40° 44′ 38″ N 74° 00′ 25″ O / 40.74388, -74.006940° 44′ 38″ Nord 74° 00′ 25″ Ouest / 40.74388, -74.0069  

Géolocalisation sur la carte : New York

(Voir situation sur carte : New York)
High Line

Géolocalisation sur la carte : New York

(Voir situation sur carte : New York)
High Line

La High Line est un parc linéaire urbain suspendu à Manhattan, New York, aménagé sur une portion (2,3 km) désaffectée des anciennes voies ferrées aériennes du Lower West Side (West Side Line (en)).

La première des trois sections de cet espace vert a été inaugurée[1] en 2009. Le parc est géré par le New York City Department of Parks and Recreation[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Logo des amis de la High Line.

Au début du XXe siècle les communications de Meatpacking District, le quartier des abattoirs de Manhattan sont saturées. Piétons, chevaux, carrioles, automobiles, camions, partagent la rue avec les trains qui circulent au beau milieu de la chaussée comme un banal tramway. Pour remédier aux gigantesques encombrements et aux nombreux accidents (la 10e rue est alors surnommée la rue de la mort), la construction d'une voie ferrée aérienne débute en 1930. Longeant l'Hudson River la voie ferrée traverse certains immeubles et desserts directement des entrepôts de la zone. Lors de la décennie 50-60 on observe le déclin du rail au profit de la route, les camions supplantent les trains et le trafic de la ligne décline. En 1980 le dernier train circule avec trois wagons de dindes congelées[1]. Désaffectée la ligne devient une friche industrielle urbaine envahie par les herbes folles. Dès 1979, l'architecte américain Steven Holl propose de réaménager les voies suspendues en jardin et les immeubles en lofts et logements sociaux[3].

La destruction parait inévitable, sous le mandat de Rudy Giuliani, l'administration municipale projette sa totale démolition. Mais en 1999 Joshua David et Robert Hammond, deux riverains de la zone, fondent « les Amis de la High Line »[1], une association à but non lucratif dont le but est de sauver la structure de la démolition et de la réaffecter en équipement public de quartier. À l'instar de la promenade plantée parisienne, ils suggèrent un parc urbain suspendu. Forts de la mobilisation des habitants du quartier, l'association obtient le soutien du nouveau maire, Michael Bloomberg et en 2004 le financement de la ville est attribué.

Réhabilitation[modifier | modifier le code]

Malgré le délabrement de surface, les bases de la ligne sont saines : la structure portante en acier riveté est mise à nu, réparée et repeinte, les voies et l'ancienne chape de béton sont déposées. Pour permettre l'accès au public, de nombreux escaliers, passerelles et ascenseurs ont été aménagés à intervalles réguliers. Outre les plantations, des bancs, tables et terrasses sont implantées tout le long. Au croisement entre la 10e avenue et la 17e rue, un belvédère vitré surplombe la chaussée.

Écologie[modifier | modifier le code]

La High Line est « le plus long toit vert du monde » puisqu’en plus de son aspect récréatif, il permet d'avoir jusqu'à 80 % à la rétention des eaux de pluie, corrige l’effet d’îlot de chaleur et fournit de l’ombre, de l’oxygène ainsi qu’un lieu d'habitation pour les oiseaux et les insectes. La High Line est un lieu permettant une régénérescence de la nature à New York.

S'élevant depuis l'intersection de Gansvoort Street et Washington Street à la 30e rue, la High Line dispose d'un mobilier urbain sobre entre les espaces verts, de mini-amphithéâtres et d'œuvres d'arts ; il existe pourtant seize interdictions indiquées sur une pancarte, dont ne pas rouler à bicyclette, mendier, promener son chien, consommer des boissons alcoolisées, cueillir les fleurs, écouter ou jouer trop fort de la musique, fumer ou encore jeter des détritus[4].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « High Line History », Friends of the High Line
  2. (en) « High Line », New York City Department of Parks and Recreation
  3. (fr) « La "High Line", jardins suspendus de New York », Le Monde
  4. Jean-Pierre Chanial, « Une coulée verte à Manhattan », in Le Figaro, mercredi 10 avril 2013, p. 34.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]